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Full text of "Systematische Darstellung aller über das Strassenwesen und die Eisenbahnen"

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DICTIONNAIRE GEOGRAPHIQUE 



LA SUISSE 



NEUCHATEL — IMPRIMERIE PAUL ATTINGER 



DICTIONNAIRE GEOGRAPHIQUE 

DE LA Sil SSE 



PUBLIK SUIS LES AUSPICBS DE 

LA SOCIETE NBÜCHATBLOISB DE GEOGRAPHIE 

KT SOÜS LA DIRBOTION DK 

CHARLES KNAPP MAURICE BOREL 

PROFESSEUR A l'aCADEMIE DK NEUCHATEL CARTOGRAPHE 

ET DE 

V. ÄTTINGER 

EDITEÜR 

AVEC DES COLLABORATEURS DE TOUS LES CANTUNS 

ILLUSTRE DE 

NOMBREUSES CARTES, PLANS ET VUES DIVERSES 

DANS LE TEXTE ET HORS TEXTE 

TOME PREMIER 

AA- ENGADIN E 



NEUCHATEL 
ÄTTINGER FR ER ES. EDITEURS 

1002 



Da 

[4- 

0)5" 
t-l 



JUL i i 1973 



PREFACE 



L'idee de faciliter l'etude de la Suisse par la publication d'un Dictionnaire n'est pas 
nouvelle. Dillerents auteurs, ä diverses epoques, ont essaye de presenter uri tableau 
geographique de notre pays. Tous se sont heurtes ä de serieux obstacles resultant entre 
autres de l'absence de documents ou de la difficulte de se les procurer. Un travail tres 
complet, et vraiment remarquable pour l'epoque, est le Dictionnaire geographique et sta- 
tistique de la Suisse de Marc Lutz, dont la premiere edition date de 1836 et la derniere 
de 1860. A cöte de ce seul vrai dictionnaire geographique de la Suisse, absolument vieilli 
aujourd'hui, on peut encore citer, entre 1840 et 1850, les Historisch-Geographisch-Sta- 
tistischen Gemälde der Schweiz, publies par Huber et G e ä Berne et Saint-Gall. Le prin- 
cipal defaut de cet ouvrage est de ne guere s'occuper que des deux cantons ou il parais- 
sait. Vers 1870, Max Wirth mit au jour une Allgemeine Beschreibung und Statistik der 
Schweiz dans laquelle la partie physique est totalement negligee; il en est de rneme des 
Schweizerkunde de H.-A. Berlepsch, en 1864 et 1875. Notons encore quelques Ortslexikon 
dont le principal est celui de Weber, paru ä Saint-Gall, en 1887. 

Precedemment, quelques autres publications avaient dejä donne des descrip- 
tions plus ou moins exactes du sol helvetique. La premiere en date que nous ayons sous 
les yeux n'est pas la moins interessante, c'est la Neue u. Vollständige Topographie der 
Eydgnossschaft, de David Herrliberger, ä Zürich, et portant la date de 1754. Cet ouvrage 
est illustre d'une maniere tres riche et tres soignee pour l'epoque. 

L'ceuvre de Lutz formait donc le tableau le plus detaille que nous eussions de la 
Situation geographique de notre pays. Nous avions songe tout d'abord ä la revision de 
cette publication. Mais, des les premieres pages, l'impossibilite de cette revision s'est 
manifestee ä nous. Nomenclature et textes, tout etait ä revoir de la premiere ä la derniere 
ligne. 11 etait difticile qu'il en fut autrement si l'on reflechit aux transformations multiples 
qui se sont accomplies en Suisse dans l'espace de cinquante ans : changements politiques 
et sociaux, industriels et commerciaux, developpement considerable des Communications 
par routes, postes et chemins de fer. Sur cent localites prises au hasard, Lutz pouvait 
choisir une dizaine de noms meritant l'honneur d'une description. Aujourd'hui ces cent 
noms fönt au moins l'objet d'une mention dans le Dictionnaire. Au point de vue de la 
geographie physique, des changements non moins considerables sont la consequence 
des etudes scientitiques qui se sont poursuivies avec tant de succes dans tous los domai- 



nes, en partieulier en geologie, depuis environ un demi-siecle ; de l'achevement des 
grands travaux eartographiques dont la Suisse a ete l'objet, et surtout de l'etude des 
hautes regions dont l'alpinisrne a inspire le goüt : notre predecesseur ignorait les noms 
de la plupart des eimes aujourd'hui connues de tous ; son ouvrage ne repose pas sur 
les bases scientifiques qu'on est en droit d'exiger aujourd'hui d'un Dictionnaire geogra- 
phique. 

Ges constatations nous ont prouve la necessite d'entreprendre une oeuvre nou- 
velle, sur des bases tres larges et d'un caractere aussi encyclopedique que possible. Ge- 
pendant nous aurions peut-etre recule devant l'enormite de cette entreprise, sans l'appui 
spontane que la Societe Neuchäteloise de Geographie nous a accorde ä la premiere 
mention de nos projets. La decision qu'elle a prise d'attacher son nom ä notre ceuvre en 
la prenant sous ses auspices, a ete pour nous un precieux encouragement et nous a deter- 
mines ä marcher de l'avant avec courage. 

Notre Dictionnaire aspireä donner une description precise, minulieuse raerae, mais 
pratique, d'une consultation facile, de toutes les parties du territoire suisse, au point de 
vue physique i montagnes, plaines, vallees, lacs, cours d'eau, etc.) aussi bien qu'au point 
de vue social et politique (hameaux, villages, villes, communes, districts, cantons, Indus- 
trie, commerce, population, etc.). La geographie est une science ä la fois analytique et 
synthetique. Elle embrasse les sujets les plus divers : topographie, geologie, climat, flore, 
faune, cultures, habitations, Organisation sociale, Industrie, commerce, histoire meme. 
Son champ d'activite peut se resumer en deux mots : la Terre et l'Homme. Nous avons 
cherche ä appliquer ce vaste program me ä la redaction de nos textes, en elaguant les 
details insignifiants ou peu interessants. 

Toutefois notre ceuvre n'aurait pas ete complete sans une adjonction devenue indis- 
pensable ä notre epoque oü le goüt et l'habitude des representations graphiques sont 
entres dans les mcßurs. La valeur scientifique de ces documents n'etant plus ä demon- 
trer, la question de l'illustration du Dictionnaire a ete resolue de la maniere suivanle : au 
point de vue cartographique, plans et cartes dans le texte, cartes en couleur hors texte ; 
au point de vue documentaire et pittoresque, adjonction de vignettes dans le texte pour 
tous les lieux et localites dont l'importance paraissait justiner cette mesure. 

Mais 1'accomplissement d'un programme aussi ample aurait ete materiellement 
impossible sans l'appui el'feclif de collaborateurs des plus capables ; les uns charges de 
rassembler les donnees de collaborateurs locaux, les autres de rediger certains articles au 
point de vue scientifique. Nous avons ainsi reuni une collaboration distinguee compre- 
nant des collaborateurs locaux, des collaborateurs regionaux ou cantonaux et des collabo- 
rateurs scientifiques. Nous les remercions encore tous ici vivement de leur devouement et 
de leur fidelite. 

La reunion des documents rassembles ou crees de toutes pieces par cette armee 
de travailleurs n'a ete possible que par la creation d'un Bureau central dont l'organisa- 
tion, croyons-nous, ne laisse rien ä desirer. Nous pouvons le declarer hautement, rien 
n'a ete neglige pour faire de notre ceuvre une encyclopedie geographique nationale digne 
de notre epoque, digne d'inspirer une entiere confiance ä tous ses souscripteurs, et desti- 
nee ä rester, pendant de longues annees, une source utile ä consulter ä laquelle devront 



avoir recours tous ceux qu'interesse l'etude de notre patrie. Comme touto oeuvre humaine, 
eile est loin d'etre parfaite: le Supplement que nous publierons plus tard corrigera quel- 
ques erreuys, döveloppera certains articles pourlesquels les donnees nöcessaires nous sunt 
parvenues apres coup, en ajouteru de nouveaux. Teile qu'elle est, nous pouvons croire, 
ä lire les nombreux temoignages qui nous sont parvenus de toute part, que notre but est 
atteint et que le üictionnaire geograpbique de la Suisse est utile ä ceux qui sont appele's 
ä le consulter. 

Aux remerciements (jue nous devons ä nos nombreux et devoues collaborateurs, 
nous en ajouterons d'autres non moins merites. Notre publication a pris une teile enver- 
gure qu'elle a oecasionne des depenses considerables. Aussi, nous pouvons bien le dire, 
le succes n'a ele possible que par l'appui elficaee des autoriles cantonales et föderales, 
lesquelles, avec une constante bienveillance, n'ont cesse de nous temoigner le plus vif 
interel, nous ont appuyes de toute maniere etont meme subventionne diverses categories 
de fonclionnaires pour leur faciliter l'acquisition du Dictionnaire. Une teile attitude et de 
tels encouragements sont un temoignage precieux de la valeur de notre publication. 

N'oublions pas enfin les souscripteurs de la premiere heure dont la confiance nous 
a, en partie, permis d'assurer les bases financieres de notre entrepiise. Nous esperons 
voir leur nombre croitre regulierement et nous faisons encore appel ä toutes les bonnes 
volontes pour nous permettre de realiser sans defaillance la täche que nous nous sornmes 
assignee. 

LA DIUECTION. 



LISTE DES COLLABORATEURS 

DU 

DIGTIONNAIRE GEOGRAPHIQUE DE LA SUISSE 



Prof. D r Aeppli, D r Emile Andre. 

Pasteur Baechtold, Pasteur Baehler, Directeur Baumgartner, Cure Blaettler, F. Bichsel, 

D r Billwiller, Prof. Brandstetter, D r Bretscher, Bibliothecaire Brunner, D 1 ' ßuomberger. 
Archiviste Carl Gamenisch, L. Gourthion. 
Pasteur De la Harpe, Bibliothecaire Diacon, Max de Diesbach, D r Oscar Dill, D r Emile 

Dunant, Cuie A. Daucourt. 
Prof. G. abEgg, Prof. Elzingre, A. Erni. 
D r H. Flach, Prof. F.-A. Forel, D r L. Freivogel. 
Prof. Gerster, Prof. D r 'de Girard. 
Prof. Heyer, Prof. J. Heierli, Prof. D r Hess. 
D r E. Imhof. 

Prof. Henri Jaccard, D r Paul Jaccard, H. Jacottet, Ingenieur Jacot-Guillarmod. 
Kollbrunner, Vicaire A. Küchler, E. Kühne, L. Kurz. 
E. Lehner, D r Leuthardt, A. Liardet, D r Lugeon. 

D r Mangold, Prof. Mariani, Archiviste S. Meisser, Prof. G. Mayer, chanoine. 
Archeologue cantonal A. Naef, Statisticien E. Naef. 
Prof. Oberholzer. 

Directeur Alex. Perrochet, D r E. Pitard, Prof. L. Poirier-Delay. 
Conseiller d'Etat Bebmann, Elisee Beclus, Prof. |E. Benevier, Secretaire d'Etat Bibi, 

D r L. Bollier, Prof. W. Bosier, Depute aux Etats Arnold Bobert. 
D' H. Schardt, D r Schenk, Prof. D r G. Schröter, D r Ct. Streun. 
D 'Tarnuzzer, D r de Tribolet. 
D r Walser, Cure Maurus. Waser, Prof. Wolff, Landamman Wyrsch, Prof. D r Bernard 

Wyss. 
Prof. D r Emile Yung. 
D r Zeller, Prof. D 1 ' J. Zemp, D r Gomte Eberhard de Zeppelin, Prof. Zobrist, Becteur 

Zollinger, D r E. Zollinger, etc. 



LISTE DES ABKEVIATIONS 



Pour faciliter la lecture du Dictionnaire, qous donnons i< - i quelques indications generales, ainsi 
que la liste dos abreviations admises parla Directum. 

Ordre alphabötique rigoureux. Dans los uoins composös, tols que Estavager-le-L&c, Estanayer-le- 
Gibloux, Vuisternens-en-OgO''., le nom principal Beul determine La place de l'article. 

Daus los noms composes, La premiere Lettre du nom principal Lndique La place de L'article : ainsi 
Ober-iEgeri, Unter-iEgeri, ilgurent a la suite l'un de l'autre sous lettre A; — Saint, Sankt, Santo, 
sous lettre S. 

Dans les inots formes d'un nom commun et dun nom propre ou d'un adjeetif iouant ce röle. la 
premiere Lettre du nom propre regira la place de l'article, ainsi Moni Rose figurera ä lt. 

Les artielos de geographie physique, dosoriptions de cantons, de districts, precedent les artirlcs 
so rapportant ä dos vules et sdllages. 

Lorsque le meme aom s'appUque ä plusieurs localites de divers cantons, lesarticles se classenl par 
ordre alphabötique de cantons ou de districts, ainsi Gorcelles (Berne), precede Gorcclles (NeucliAlol). 

Nous nous röservons d'utiliser pour les courts articles, les indications fröquemment repetöes, ou 
suivant les exigences typograpliiques, los abreviations dont voiei la liste : 



c. 


canton. 


eh. de fer. 


chemin de fer. 


rh.-l. 


chef-lieu. 


Com. 


commune. 


D. 


district. 


E. 


Est. 


h. 


habitants. 



ha 

ham. 

hl. 

kg. 

hm. 



Legende des sipes pniipi 












.V"' 


Tunnel 

Höhe 














L/mites d'Etat 
Limites de Canton 
Limites de District 
Limites de Cerc/e 
Limites de Commune 
Chemin de fer 
CA dfa \/o/e e'troite 
Tramway 
Grande route 
ßouie 

Chemin, sentier 
Limites de Bassin 
de Canton 



heetare. 

hameau. 

hectolitre. 

kilogramme. 

kilometre. 

metre. 

maison. 

i cartes in Dictionnaire i 

,. ., Commune*. 

Vi/'es Hameäux 

m\ □ 

m © 

S © 

□ o 



N. 
0. 

s. 

tlg. 
tlp. 

vge. 
vlle 



CHEF-LIEU 
Commune 
Aulre/ Localztes 
A/oms divers 

Les chefs-lieux de Districts sont soulignes par an trau plein, 
ceux de Cercles var un trait ponetae". 



Nord. 

Onest. 

Sud. 

telegrapbe. 

telephone. 

village. 

ville. 

texte et hors texte. 



de plus de 5000 h? 
de 2500 -5000 h? 
de /OOO - 2500 Li- 
de 500 - /OOO /t 
de moins de 500 6 
Hotel 
Chateau 
Fort 
ßuint 
Monument 
Eg/ise 
Pont 

Champ deßatadle 
Bain 
Mine 
Signa/ 



TABLE DES PLANCHES 



Pages. 

La Suisse, cantons et districts . 1 
Plan historique des developpements 

successifs de la ville d'Aarau . 9 

Garte orographique de la Suisse . . 33 

Garte geologique de la Suisse 49 

Garte florale de la Suisse .... 57 

Canton d'Appenzell 73 

Agriculture et productions du sol du 

canton d'Appenzell 75 

Principales industries du canton 

d'Appenzell 77 

Ganton d'Argovie 85 

Agriculture et productions du sol du 

canton d'Argovie 89 

Principales industries du canton 

d'Argovie 105 

Plan historique des developpements 

successifs de la ville de Bäle . . 129 

Ganton de Bäle 143 

Agriculture et productions du sol du 

canton de Bäle 145 



Pages. 

15. Principales industries du canton de 

Bäle 153 

J6. Ganton de Berne 193 

17. Ganton de Berne : Regions agricoles 

et principales productions du sol . 201 

18. Reparation du Detail dans le canton 

de Berne 205 

19. Principales industries du canton de 

Berne 209 

20. Plan historique des developpements 

successifs de la ville de Berne. . 217 

21. Lac de Bienne 249 

22. Bodan (Lac de Gonstance). . 281 

23. Lac de Brienz 333 

24. Garte du groupe du Gervin . . 425 

25. Plan historique des developpements 

successifs de La Chaux-de -Fonds . 465 

26. Plan historique des developpements 

successifs du chäteau de Ghillon. 485 

27. Garte du groupe du Damma ... 581 

28. Garte du groupe des Emmen . . 698 



NOTE POUR LE RELIEUR 



Le Tome I«r du Dictionnaire eomprend 44 feuilles, 28 planches hors texte 
ci-dessus, et les XII pages de tete. 



placer suivant la table 



ERRATUM DU TOME F { 

DU 

DICTIONNAIRE GEOGRAPHIQUE DE LA SUISSE 

(L1VRAISONS 1—44) 



Un certain nombre d'exemplaires du tonie I<"' doivent etre corriges suivant la liste d'errata que voici : 



AAR. l';iL;e 4, 2 e colonne, ligne 4. Lire : ...dont 440 
km* de glaciers, etc. 

AARBERG. Ligne Lausanne-Lyss-Soleure. 

AARBOURG. Un certain nomine d'exemplaires de 
l'edition franeaise indiquent l'altitude de 105 au Heu de 
405 m. 

ABESSES. Lire : Echandens. 

ACH. A 8,5 km. de Saint-Gall. 

/EGERI (OBER). Decouvertes de vieux tableaux au 
Beinhaus. 

/CLPELIKOPF. Sommet des cöntreforts de l'Alvier 
et non de la chaine des Kurfirsten. 

/EMSIGENALP (C. Obwald, Com. Alpnach). 

AFFELTRANGEN, AFFOLTERN. D'apres des do- 
cuments plus recents, ce mot est d'origine alemane et non 
celte, et provient de Apfel et de tera (arbre, angl. tree). 

AGIEZ. A siipprimer : Terminus du tramway electri- 
que Chavornay-Orbe. 

AIRE. Lire : AIRE. 

ALBERTSWIL. Liune Gossau-Sulgen. 

ALGENTSHAUSEN. Ligne Gossau-Wil. 

ALLEE (Pinne de L'). 

ALLER (CROIX D'). Lire: Parblanche. 

ALPES. Page 4:5, 1" col., ligne 29. Lire : Corno di 
Campo. 

Page 51, Vignette Plan d'un glacier : Lire : Crevasses 
longitudinales. 

ALTBRÜN. Lire: ALTBÜRON. 

ALTDORF (C. Schaffhouse). A 7 km. N.-Ü. de la 
Station de Thaingen. 

ALVIER. Legende de la Vignette: Extremite S.-O. de 
la chaine de l'Alvier [Ganzen). 

ANDELFINGEN (IHstrict d'). Lire : Truttikon. 

ANDELFINGEN (GROSS-). Remplacer : Ces sei- 
gneurs s'etablirent ä Zürich, par: Andelfingen fut ache- 
tee en 1431 par la rille de Zürich, qui en fit un bailliage. 

ANDWIL (C. Saint-Gall). Ligne Gossau-Sulgen. 

ANGELI CUSTODI. A 30 km. de la future Station 
de Tirano. 

ANNIVIERS. Page 70, col. 1, Iis;ne 26. Lire : Frilihorn. 

APPENZELL (RH. -EXT.). Canton situe entre les 
47°15' et47 D 28' de latitude N. 

Page 72, 1™ colonne, ligne 1 : Au lieu de : Le Mittlern, 
lire : La chaine centrale. — l le colonne, derniere ligne, 
lire : Laufegg. — 2" colonne, ligne 7, lire : Sankt-Anton. 
— 2 e colonne, ligne 13, lire : Fröhlichsegg. — 2 e colonne, 
ligne 25, lire: Degersheim. 

Page 73, 1" colonne, ligne 29 den bas lire : 2423 mm. 
de chute d'eau. — 2° colonne, ligne 20 d'en bas, lire : 
Lutzenberg; ligne 4 d'en bas. lire 3002 chevres. 

Page 76, l ra colonne, ligne 25 d'en bas. Lire : -f- 7,5 . 

Page 78, l' e colonne, ligne 12, lire : Haslen et Gonten. 

APROZ. Lire : Gorges de la Prinze. 



AQUILA. Lire : Brenno. 

AREUSE. Ajouter aux affluents de gauche : la Noi- 
raigue, et, ligne 21, au lieu de l'Urgonien, lire: VOxfor 

dien marno-calcaire. 

ARPILLES (DESSUS, DESSOUS). Lire: Ho- 
chers des Ray es. 

ARZIER-LE-MUIDS. Lire: la Chartreuse d'Oujon, 
fondee en 1150 par Louis de Moni. 

ASCHUEL. Habitants piotestants et non catholiques. 
ASSENS. Lire : 625 m. Paroisse cornprenant Assens, 
Etagnieres, Malapalud et Bioley-Orjulaz. 

ASUEL. Col. 2. La derniere phrase doit etre modifiee 
comme suit : « il fut partiellement detruit par le tremble- 
inent de terre du 18 octobre 1356, puis restaure et enfin 
brüle par les Bälois en 1374 ». Asuel etait une baronnie et 
Tun des 4 grands liefs de l'Eveche de Bäle. Cette famille 
a donne 2 eveques ä Bäle. 

ATHEN AZ. Habitants catholiques et non protestants. 
AU (C. Saint-Gall, D. Ober-Rheinthal). Le bureau 
des postes, telegraphe, telephone et voiture postale indi- 
ques ici appartiennentä AU, f'wter-Rheinthal. 
AUBONNE (Rivit-re). Lire: Mala-Arrnarv. 
AUBONNE (Ville). Ligne 17. Lire : Saint-Prex. Sup- 
primer ligne 37 : et rendu ä la France, 

ÄUGST (BASEL-). Lire : Gräce ä l'initiative de Rir- 
mann, et dotee en 1893 par Handsehin. 

AVERS (VALLEE D'). Page 113, col. 2, ligne 26, 
lire : Passo della Duana. 

BADEN (District de). Ligne 11, lire : La densite est 
de 150 h. par km' 2 . 

BAGNES. Ajouter en tete de la 2 e colonne, page 126: 
En 1595 plusieurs villages furent empörtes; et ligne 3 : En 
1894 et 1898 une poche, etc. 

BALANDES (BOIS DES) (Com. Gingins et Chese- 
rex). 

BÄLE-Vili.e. Page 128, col. 2, corriger le tableau de 
la reparlition des terrains comme suit : 

Forets 3,9 km' 2 

Vignes 0,7 » 

Champs, pres, jardins 25,8 » 

Terrain productif . . 30,4 = 81,9% 

Bätiments 2,4 km 2 

Rivieres, ruisseaux . 1,3 » 
Voies ferrees, routes . 2,8 » 
Roches, deblais. . . 0,2 » 

Terrain improductif. 6,7 = 18,1 % 

37,1 = 100 % 
BALLENS. Ajouter: Ballens forme un cercle cornpre- 
nant les communes d'Apples, Ballens, Berolle, Biere, 
Mollens. En 1139Barlens. 

BARCHETSEE. Lire: Ce sont de grandes mottes 
arrondies d'un gazon de carex que les riverains detachent 



XII 



ERRATUM 



il.'s bords et sur lesquelles ils se placent pour couper 
V herbe de la rone cötiere. 

BAS-MONSIEUR. Supprimer: Belle propriete ap- 
partenanl ä la Sociätedes Sonneurs de La Chaux-de-Fonds. 

BASSECOURT. Remplacer: Bassecourt fait parlie 
de la paroisse de Boecourt, par : Bassecourt est une pa- 
roisse catholique romaine. Ce village fut en grande parlie 
brüte en 1871. 

BASSERSDORF. Au lieu de Bassilodorf, lire : Bas- 
silsdorf. 

BATZENBERG. Bemplacer: Sur la pente 0. se trou- 
vent les ruines d'un chäteau, par: Sur la pente 0. se 
trouvait un chäteau donton ne voit plus trace. 

BAU BERGALP. Aj outer : (C. Uri). 

BAULMES. Ajouter : Baulmes forme un cercle com- 
prenant les communes d'Abergement, Baulmes, Lignerol- 
les, Rances, Sergey, Valeyres-sous-Rances et Vuitteba'uf. 

BELFOND (DESSUS, DESSOUS). Ajouter: Pa- 
roisse des Pommerats. Orphelinat de garcons dirige par 
les soeurs d'Ingelbohl. 

BELLERIVE (C. Vaud). Au lieu de: hab. protestants 
de la paroisse de Montet, lire : des paroisses de Cotterd 
et de Constantine, et ajouter : autrefois grand etablisse- 
ment d'education pour demoiselles, aujourd'bui asile des 
vieillards de la ßroye (districts d'Avenches, Moudon, 
Payerne). Le chäteau, situe ä Cotterd, 

BELLINZONE (Ville). Ajouter: Chapitre collegial de 
12 chanoines avec un prevöt. 

BELMONT (C. Vaud, D. Yverdon). Supprimer: tele- 
eraphe. 

BCRMEWEILER. Lire : BERMEVEILLER, V. 
Baerswil. 

BERNE (Canlon). Page 194, col. 1, ligne 18, lire: 
Le niveau moyen est actuellement de 431 in. (au lieu de 
434 m.). 

BERNE (Ville). Page 218, col. 2, ligne 8, lire: Chal- 
lande au lieu de Challan. 

BIERE. Ajouter: Le premier rassemblement de trou- 
pes eut lieu ä Biere en 1822. Les terrains ont une super- 
licie de 180 ha. dont les trois cinquiemes appartiennent ä 
la commune et le reste ä l'Etat de Vaud et ä la Confede- 
ration. Sans quitter le terrain de manceuvres on peut tirer 
jusqu'ä 4000 m. 

BINNENTHAL. Page 256, col. 1, lignes 9 et 10 d'en 
bas, lire : epidote et chabasite (au lieu de epivote et cha- 
basie). 

BLANCHE (COL DE LA DENT). Dans la legende 
de la coupe geologique, lire: Senonien (Cretacique supe- 
rieur) au lieu de Senerien et Cretacique, et Cenomanien 
au lieu de Cinemanien. 

BLENIO (VAL). Page 273, col. 2. Ajouter: Voir carte, 
page 325. 

BORNENGO (PASSO PIAN)(C. Grisons et Tessin). 
Passage militaire. Voir Pian Bornengo (Passo). 

BOSSY. Ajouter: Bossy appartint ä la republique de 
Berne de 1536 ä 1567, puis ä celle de Geneve de 1590 ä 
1601. C'est donc pour la troisieme fois, en 1815, que cette 
localite devint suisse. 

BOUDRY (MONTAGNE DE). Page 308, col. 2, li- 
gne 19, lire Lanvouennes et non Lanvonennes. 

BOUGE (MOULIN DE LA). Ajouter: Bonge, Ortho- 
graphie defectueuse de l'atlas Siegfried. Le nom officiel est 
Bouege. Au berge. Scierie. Douane. 

BOURG-SAINT-PIERRE. Page 310, col. 2, ligne 
12, lire 1889 et non 1899. 

BOVERESSE. Remplacer: Quatre maisons d'horlo- 
gerie, par: Fabrique d'outils d'horlogerie et de moteurs 
divers. 

BRASSUS(LE). Ligne 23, lire: Lionne et non Sionne. 

BRAUNAU. Remplacer: De la paroisse de Tobel,par : 
Braunan est une paroisse. 



BREMGARTEN (District). Page 321, col 1, ligne 2, 
au lieu de Nesslenbach, lire : Nesselnbach. 

BREMGARTEN. Ajouter: Telephone. Chemin de fer 
olectrique Bremgarten-liietikon. Patrie du pretre Conrad 
Hoffmann, le defenseur des catholiques contre Zwingli ä 
Zürich. 

BRÜNIG. Page 350, col. 2, lire: (C. Berne, D. Ober- 
hasli, Com. Meiringen), au lieu de (C. Obwald, Com. Lun- 
gern). 

BÜHL (C. Appenzell Rh.-Int.). Lire : Kellenberg, au 
lieu de Killenberg. 

BURSINS. Supprimer la phrase : de l'allemand Brust, 
etc. 

CAQUERELLE. Des renseigneinents nouveaux infir- 
ment toute la fin de l'article. Le Supplement du Diction- 
naire donnera une nouvelle redaction. 

CERVIN. Page 425, col. 2, ligne 20 d'en bas, lire: le 
Laquinhorn (4005 m.), au lieu de (4051 m.). 

CHAILLY. Page 433, ligne 11, supprimer: En 940, 
Carliacum. 

CHALET A GOBET. Supprimer telegraphe, mais 
ajouter telephone. 

' CHAMBLON. Ligne 13 d'en bas, lire: 12-14° au lieu 
de 12-40°. 

CHAMPEX (LAC). Ligne 7 d'en bas, lire: Phoxinus 
laevis au lieu de Phosinus lauris. Ligne 5, lire : Alona, 
au lieu d'Atona. Ligne 4, lire: Anuraca, au lieu de Cau- 
raca. 

CHARDONNET (AIGUILLE DU). Ligne 11, lire: 
1865, au lieu de 1895. 

CHASSERAL (LE). Page 447, col. 2, ligne 13 d'en 
bas, lire atratum, au lieu d'utratum. Ligne 10, lire: gla- 
bratum, au lieu de gahratum. 

CHÄTEAU-D'OZX. Page 453, col. 2, ligne 11 d'en bas, 
supprimer : Symphitum tuberosum. 

CHAUFFAUD-SUISSE (LE). Supprimer les trois 
lignes: C'etait une, etc. et ajouter: Climat rüde, terrain 
peu fertile, maigres päturages, un peu d'agriculture. Eleve 
du betail. Poste de gardes-'frontiere, bureau des douanes. 

CHAUFOUR (LE). Supprimer les 4 lignes: Climat 
rüde, etc., et ajouter. C'etait une des limites du fief de 
l'eglise de Bäle dite « la Chemie». Le Chapitre de Saint- 
Ursanne en fut possesseur jusqu'en 1793. 

CHAVANNES-DES-BOIS. Ligne 9, lire : Bonmont, 
au lieu de Romont. 

CHEVILLY. Ligne 11, lire Conflens, au lieu de Gon- 
flans. 

CHURFIRSTEN. Ajouter: Voir G. Baumgartner. Das 
Churfirsleiigebiet, Jahresbericht der St. G allischen natur- 
wiss. Gesells. 1901. 

CLOS DU DOUBS. Supprimer la phrase: II n'en 
est separe que par la profonde excavation au fond de la- 
quelle serpente la riviere. 

COIRE (Eveche de). Page 509, col. 2, ligne 9, rem- 
placer les chiffres de la phrase : Tous ces chapitres Gri- 
sons comprennent, etc., comme suit : comprennent 94 
paroisses, puis Lichtenstein avec 10 paroisses; Schwyz 
avec 18 paroisses ; Marche-Glaris avec 20 paroisses; Jri 
avec 19 paroisses; Nidwald avec 7 paroisses; Obwald 
avec 7 paroisses et Zürich avec 22 paroisses et stations. 

CONTHEY (District). Page 524, col. 1, ligne 10 d'en 
bas, lire: Superficie 22900 ha. 

COURTETELLE. Remplacer: habitants catholiques 
de la paroisse de Courfaivre, par: Courtetelle est une pa- 
roisse. Grande et riche eglise. 

DENEZY. Ligne 6, au lieu de Villars-le-Grand, lire: 
Villars-le-Comte. 

DENTS (LES). Col. 2, lignes 7 et 12: Altitude des 
Doves-Blanches. au lieu de (3300 m.) lire: (3600 m.). 

DIESSBACH (OBER). Ligne 16, au lieu de Ringen- 
berg, lire : Kurzenberg. 



IHCTIONNAIRE GEOGRAPHIQUE 



DE LA SUISSE 



AA 



AA 






AA. Nom de plusieurs cours d'eau de la Suisse centrale 
et Orientale. Nousne citeronsque les principaux. Aa, latin 
aqua; \ i t> i 1 allemand aha; gothique ahwa, riviere. 

aa (G. Lucerne, I». Sursee). Deux ruisseaux, affl. S. du 
lac de Sempach. 

aa d'Engelberg (C. Nidwald). All S. du lac des Quatre- 
Cantons, d'une longueur de :!(> km. et dont le bassin 
mesure "2<i<* km*. L'Aa prend sa source pres du eol des 

Suicncs, ä "i^lH) in., Iraverse l'Alpe de ce nom, puis la haute 

vallee d'Engelberg, Kmxi m., qui forme son bassin de re- 
ception ; eile en sorl par des gorges de •! km. de longueur. 
A l'issue de ces gorges, 6U0 m., l'Aa sedirige du S. au N. 
et sa vallee va s'clargissanl jusqu'a la petite plaine 
de Stans cFoü, par un coude brusque au N.-E., eile 
courl sc jeter dans le lac des Quatre-Cantons et y 
former un delta assez importanl ; ses äff. sont sans 
valeur; a droite, le Bärenbach, le Seklisbaeh el le 
Buohölzbach. Le cours inferieür de l'Aa a ete cana- 
lisö sur plus de 8 km.; eile es1 traversee par cinq 
ponts principaux. 

AA de Grüningen (C. Zurieh, D. Hinwil el Uster). 
Gros ruisseau de 10 km., source pres de Grüningen, 
coule du S.-E. au N.-O. äff S. du Greifensee. 
AA de Hai.i.wii. (C. Argovie). Äff. S. de l'Aar, riv. 
d'une longueur de 15 km . 
ä partir du lac de Hall- 
wil. Son bassin hydro- 
graphiques'etend, auS., 
dans le c. de Lucerne et 
mesure 290 km*, soit 170 
km- pour celui de l'Aa 
et 1,20 km s pour celui 
de la Bünz, son seul et 
tri's important äff. En 
considerant la Wag {4 
km.), qui relie le lac de 



aa hi Righi (G. Schwyz). Torrenl de H> km., source au 
Righi Staffel, I6im> m., coule de l'E. ä l'O. sous le nom de 
Sagenbachaa, puis de liigliiaa. licpoussöe ä l'E. parl'ebou- 
lement de Goldau, 515 in., eile va sc jeter, pres d'Arth, 
dans le lac de Zoug. ti porits donl 2 de eh. de Ter Scieries. 

aa de Sarnen (C. Obwäld). Äff. du lac des Quatre- 
Gantons, Riviere torrentielle d'une longueur de 28 km. 
(Lauibach, (i km., lac de L ungern, t> km., cours moyen, 
5 km., lac de Sarnen, <i km., cours inferieür, 9 km.). Son 
bassin mesure 400 km*. 

Le torrentdu Lauibach, iliini la source sc (nunc au pied 
de l'Arnifirst el qui sejette dans le lac de Lungern, forme 



t<wr 



WSWTipty 



~~?7--> 




m lac 




Bassin .le l'Aa de Hallwil. 



de lialdegg (4,:) km.), com- 
me le cours moyen de l'Aa, 
etla Ron (11.5 km.), tribut. du 
lac de Baldegg, coinme son 
cours superieur, la longueur 
totale du cours principal 
serait alors de 4'2 km. Les lacs 
de Baldegg. 466 m., et de Hall- 
wil, 452 m., forment deux 
cuvettes successives, ilonl les 
barrages glaciaires d'Ermen- 
see et de Seon expliquent la 
formation. L'Aa arrose la val- 
lee de Lenzbourg et se jette 
dans l'Aar pres de Wildegg, 
oii eile reeoit la Bünz. 353 m. 
I'i ponts, dont 'i de eh. de fer, 



traversent son cours inferieür vi \i etablissements 
triels ulilisent la force hydraulique de cette riviere. 







C"-r 



Bassins des Aa d'Engelberg et de Sarnen. 

le cours superieur de l'Aa. Le lac de Lungern, 659 m., sc 
deverse par un canal souterrain de 450 m. de long., creeen 
1836 dans l'Aawasser, cours moyen de l'Aa et tribut. du lac 
de Sarnen. 473 m. Au-dessous de ce lac, l'Aa est canalisee 
surun parcours de 8 km., puis traverse en divaguant les ma- 
rais d'Alpnach pour aller se jeter dans le lac d'Alpnach, 't37 
m., dont eile adeja comblc de ses alluvions mir snrl'acc d au 
moins 18 ha. Alf. de gauche: le Bundelbach, le Lauibach t\r 
Gisvvil, le Forstbach, le grand Schlieren ; de droite: la petite 
Melchaa et la Melchaa, gros torrenl venant du Melcfithal. 
L'Aa compte i pemts principaux dont 1 de chemin de fer, 
tous situes pres de Samen, fjnegrande parqueterie, dans la 
meine region, utilise les eaux d'un canal lateral. 

AA de Steinen (C. Seh wyz). Torrenl de 11,5 km , source 
au Hochstuckli, 1566 m., passe par Sattel, Steinen et sc 
jette dans le lac de Lowerz dont eile a fortement modilic la 
forme par ses alluvions qui couvrent 17 ha. 3 ponts dont 
1 de chemin de fer. 

AA d'ÜSTER (C. Zürich, D. Hinwil et Uster). Bassin de 
dict. geog. —1 



2 



AA 



AAM 




la Glatt, riviere de 11 km., emissaire du lac de Pfäffikon, 
,">'il in., coule au S.-E., a traversles marais de Robenhau- 
sen,puisä l'0.,pour aller sejeter dans le Greifensee, 439m., 
apres avoir traverse" I'importante localite dTJster. 16 ponts 
dont 3 de eh. de fer. L4 Etablissements industriels. L'ecou- 
lemenl du lac de Pfäffikon au Greifensee etant parfaite- 
nii'iii regle 1 par une ecluse, la riviere constitue une f'oi'ce 
motrice constante dont la chute >'st d'environ 1(X) m. 

AA DB WiEGGITHAL (C. Schwyz). luv. torrentielle. äff. S. 

du lac de Zürich, d'une longueur de 23 km., d'un bassin 

total de 100 km*. Sa source 

se trouve sur l'Oberalp, 1579 

m.; l'Aa coule du S. au N., 

a travers l'Hinter wäggithal, 

850 m., ei le Vorderwäggi- 

thal, 740 m., qui forment 

deu\ bassins superposes; 

eile reeoit, ä gauche, le dan- 

gereui torrent du Scblieren 

ei le Kratierli ; a droite, le 

?bsen venant du Trebsen- 

tbal, apres lequel l'Aa pene- 

dans des gorges elroites 

2 km. de longueur, pour 

deboucher ä Siebnen, dans 

i plaine de la March qu'elle 

a couverte de ses alluvions 

sur une surface d'environ 

15 ha. De Siebnen, l'Aa est 

canalisee sur un parcours 

de plus de 5 km. jusqu'au 

lac de Zürich oü eile forme 

un delta tres apparent. 

Dans la March, l'Aa compte 

CTf-ä^^-J 3 ponts importants et 6 

%■ dans le Wäggithal ; sa force 

hydraulique est utilisee pour 

les fdatures de Siebnen. 

Une grande compagnie a 

l'intention, parait-il, de translbrmer en lac le Vorder- 

wäggitbal en vue de la creation de f'orces motrices elec- 

triques. 
AA (In der) (C. Zürich, D. Hinwil, Com. Wald). Harn. 

de 43 h. 795 m. 
AA (ALP) (Obwald, Com. Kerns). 1770 m. Alpe 

qui, avec le Melchsee-Alp et le Tannenalp, forment un 

groupe de trois montagnes tres elevees, dans le fond de la 

vallee du Melchthal, ä la frontiere du c. de Berne et ä l'ü. 

du Hohenstollen. 11 chalets 

avec une petite chapelle. 
AABACH (C. Zürich, D. 

Morgen). Gros ruisseau de 9 

km., source pres de Schönen- 
berg, 720 m. , coule entre la Sihl 

et le lac de Zürich et se jette 

dans ce dernier au ham. de 

Käpfnach.7ponts dont 1 de eh. 

de fer. 2 etabliss. industriels. 
AABERN ALP(C.Schwyz, 

D. March, Com. Innerthal). Pe- 
tit groupe de chalets au fond 

du Wäggithal, 1063 m. 

AACH (C. Appenzell, R.- 

Ext., I). Vorderland, Com. 

Rehetobel). Moulin sur la Gold- 
ach, 629 m. (brüle en 1898, 

non reconstruit), remarqua- 

ble par un barrage, au moyen 

duquel l'eau de' la Goldach 

est dirigee par un tunnel du 

cöte nord de la montagne, 

alin de fournir les f'orces mo- 
trices necessaires pour elever 

l'eau du lac de Constance jus- 

qu'ä la ville de Saint-Gall. 

Pour le rnomentetjusqu'äl'a- 

chevementde cestravaux, l'eau 

du lac est transmise ä Saint-Gall au moyen de la vapeur. 
AACH (C. Thurgovie, D. Bischofszeil et Arbon;. Petite 

riviere de 15,5 km., en partie canalisee, source pres 




de Riet, coule a l'E. en suivant la ligne ferree Sulgen- 
Romanshorn, passe par Engishofen, Ober et Nieder-Aach, 
Amriswil et Aach, se jette" dans le lac de Constance pres 
de Bomanshorn. 20 ponts dont 4 de ehem. de fer. Mou- 
lins. 

AACH (OBER, et NIEDER-) (C. Thurgovie, D. Bi- 
schofszell). 1° Ober-Aach. Vge de 48 maisons outre 20 
autres bätiments; il l'ait partie de la com. d'Amriswil et 
forme, avec Niederaach et Haeusle, une commune scolaire. 
145 in. A 30 min. d'Amriswil, Station de la ligne Romans- 
born-W'interlliour. Depot des postes. Telephone. 269 h. 
Agriculture. Industrie principale: la broderie. II y a aussi 
une tannerie avec fabrique de tiges de boltes, ainsi qu'un 
atelier de mecanique. A cöte de l'agriculture, la plupart 
des habitants exercent un melier quelconque. 

2° Nieder-Aach (D. Arbon) possede 14 maisons d'habita- 
tion. 62 h. II la i t partie de la commune de Hefenhofen. 
L'agriculture y esl pratiquee comme ä Ober-Aach. 

AACH (C. Thurgovie, D. Arbon, Com. Romanshorn). 
Ham. ä environ 3 km. de Romanshorn, sur la ligne qui 
relie cette localite ä Frauenfeld et pres de la riviere l'Aacb. 
422 m. Tous les habitants se vouent ä l'agriculture 33 b. 
Depot des postes. 

AADORF (C. Thurgovie, D. Erauenfeld). Com. et 
beau village sur la Lützelmurg, Station de la ligne VVinter- 
tbour-Saint-Gall. 529 m. Telegraphe ettelephone. La com. 
compte 2650 h. dont 1250 prot. et 1400 catboliques. Le 
cinqniemedela population environ exploiteplusieurs indus- 
tries, le reste s'oecupe soit d'agriculture, soit de l'exeicice 
de dilferents metiers. Depuis longtemps les f'orces motrices 
de la Lützelmurg fönt marcher divers etablissements indus- 
triels; Aadorf possede une filature de coton, un tissage, 
une teinturerie, une imprimerie en rouge sur tissus, une 
fabrique de fermetures de magasins, une de meubles, une 
de limes et deux de broderies. Forets, vignes, grande 
fromagerie. Vie sociale active. 

La fondation de la localite remonte ä l'epoque de l'inva- 
sion des Allernanes vers 400 a 500 de notre ere. Ses Pre- 
miers seigneurs fonciers furent les sires de Linzgau 
(Bade). Par faveur de Charlemagne, Ulrich de Linzgau'fut 
cree comte de Thurgovie. Celui-ci fonda l'eglise et le 
couvent d'Aadorf, qu'il plaga, ainsi que leurs biens, sous 
l'obedience de l'abbaye de Saint-Gall. Apres les guerres 
de l'Appenzell, cette derniere se vit forcee de vendre 
Aadorf au couvent de Tänikon. Plus lard, le fonds de l'e- 
glise devint la propriete du couvent de fiiili qui le ceda a 
l'Etat de Zürich par les soins duquel la Reformation fut in- 
Iroduite ä Aadorf. 



Berqli5WckJ^%, Anken balli 





$fzf 



<•!>,/ JJ'J-ß 



lffi*OberaarRoth h ' 



Cabane tfu ttuö alpin 



Glaciers actuels de l'Aar. 

AAMÜLE (C. Zotig, Com. Zoug). Groupe de maisons ä 
l'O. de la ville, sur l'Aabacb, qui met en mouvement un 
moulin et une scierie. 



AAM 



AAR 



AAMÜHLE (C. Zürich, I). Ilc 

will. Moulin Bur l'Aabach, 544 n 

AAR (GLACIERS DE L'). 
glacier superieur, Oberaargletscl 
glacier inierieur, Unteraargletscl 

Le glacier supörieur, 2243 m. i 
commence dans la zone des i 



aantea masses de glacesau delä du Brünig, haut de 1000 in., 
elles descendirenl ensuite, par l'l nterwald, jusqu'au lac 
des Quatre-Cantons. Pendanl la pgriode interglaciaire « i ■ i ■ 



•lieh/. 



II s'< 



gueurde 7 km. etmesure 10,49 km s de su- 
perlicie. II est compris dans la vallöe situäe 
entre la eröte du Löffelhorn et du Siedel- 
horn au S. el la chaine formee par le 
Scheuchzerhom el le Zinkenstock, qui le 
-. oare du glacier infeneur au N. C'esl un 



crevasses; sa langue terminale est petit 

L'ömissaire de ce glacier sc reunit, dai 

I' Aarboden, ä celui du glacier inferieu 

Apres l'avoir monte" dans toute sa loi 

gueur, on arrive sur le col de l'Oberaai 

joch et ä la cabane du Club alpin suiss 

dou Ion peut faire l'ascension du Pinsle 

aarhorn. Au pied du glacier, l'Oberaai 

alp (Aermliche Alp), quoique situee sur 

lerritoire bernois, ne nourril que des Jonction des gl 

bestiaux venus du Valais. 

Le glacier införieur, 1879 m. ä sa base, 
est, apres celui d'Aletsch, le plus long dos Alpes el l'un 
dos pfusgrands. Superficie, 39 km 2 . II s'ötend au N. dela 
chaine du Zinkenstock, parallelement au glacier superieur. 
II osi alimente" par los neves du Finsteraar, de la Strahlegg 
el du Lauteraar. C'esl ä l'Abschwung, 2490 m. ä sa base, ä 
l'oxtri'inito do la chaine du Schreckhorn, que ceschampsde 
aeige so reunissent e1 formenl le glacier införieur de l'Aar 
propremenl dit, large de plus d'un km., et de 17 km. de 
long. La proportion du neve au glacier est 1,35: I. Le gla- 
cier interieur so distingue par ses moraines colossales, la 
mediane SUrtOUt, lbrinee au piod de l'Abschwung par los 
moraines laterales dos trois champs de neves el qui, vers 
le bas du glacier, mesure 200 m. environ de largeur, sur 
10 de hauteur. 

Dos periodes glaciaires admises aujourd'lnii, l'avant-der- 
niereet laderniere glaciation (grande et petite periodes gla- 
ciaires) onl seules laisse" des traces. Les restes de la pre- 
miere ne consistent, il est vrai, qu'en quelques debris de 
moraines aux environs de Berne et au bord du lac de 
Thoune (delta de la Kander). Duranl le cours de la grande 
poriode glaciairo, le glacier qui s'avanoait jusqu'ä Berne 
par la vallee de l'Aar. dejä existante, fut arröte par le gla- 




insteraar et >lu I.auteraur, au pieil de 



de la 



me 



renl |us 




der du Rhone, qui ne cessait de grandir. Doja ä Thoune, 
le glacier de l'Aar vint so heurter contre celui du 
Rhone qui remplissait toute la Suisse centrale, entre les 
Alpes et le Jura. Le glacier de l'Aar souleva alors ses puis- 



siiivit, los glaciers de l'Oberland hernois sc 

qu'ä leur limite minimale anlörieure. Lors ae la üerniere 

glaciation, donl on peul sc faire une idee assez exaete gräce 

l'Aar ci du Rhone so rencontrerenl de nouveau pro. de 
Berne. Cette fois-ci, le glacier de l'Aar put conserver ses 
positions. Ce n'est qu'aux environs de Kerne quo la lutte 
entre los doux glaciers tourna tantöl ä l'avantage de l'un, 
tantöl a l'avantage de l'autre. Lors de sa retraite definitive, 
le glacier de l'Aar laissa, eomme temoin de son passage, 
les nombreuses moraines qui donnent ä la vallöede l'Aar, 
entre Berne et Thoune, son cachet particulier et ajou- 
tent un si grand charme au paysage. Autant qu'on peut 
en juger par la limite superieure des blocs erratiques, 
l'epaisseur du glacier de l'Aar a 616, lors de la grande 
glaciation dans le voisinage du lac de Thoune, de 900 ä 
1000 m. 

Le glacier inferieur de l'Aar est une Station classique 
dos otudos glaciaires. Son abord facile, dopuis le Grimsel, 
sa grandeur et sa formation typique, determinerent, dans 
les annees I8ii)a 184(5, dos sawmts distinguos ä \ chercher 
la Solution de differents problemes relatifsaux phenomenes 
dont les glaciers sont le thoätre. Un aoüt 1840, 
Agassiz, Nicolei, Desor, Vogt, de Pourtales et 
Coulon construisirent a l'Abschwung, soiis 
un bloc de la grande moraine mediane, une 
cabane qu'ils decorerent du nom pompeux 
d'lli'ilid dos Neucliätclois. Ce bloc s'etant 
brise en deux, fut remplace, en 1844, par 
le Pavillon Desor et la cabane Dollfus- 
Ausset, appelee la Smala, eriges sur une 
hauteur, ä gauche du glacier et ä 5 km. 
environ en amont de sa base. Dollfus-Aus- 
set, de Mulhouse, passa plusieurs etes des 
annees 1844 ä 1864 sur le glacier, iit re- 
construire ä neuf et solidement le Pavillon 
qui prit son nom, et fit meine faire, pen- 
dant toute une annee, de 1865 ä 1866, des 
observations möteorologiques suivies. Les 
rosultatsde ces etudes sont consignes dans 
les ouvrages suivanls devenus classiques : 
Louis Agassiz, Systeme glaciaire, 1 vol. avec 
atlas, Leipzig et Paris,' 18-47. Dollfus-Aus- 
set. Mtthh-i.ni.r pour Vetude des glaciers, 9 
vol. avec alias. Paris 1864. Le Pavillon Doll- 
fus primitif n'est i>lus aujourd'hui qu'un 
monceau de ruines. A cöto s'eleve une cons- 
truetion rdeente, cödee, en 1872, par la fa- 
mille Dollfus au Club alpin suisse. Celle cabane, trans- 
l'oi nioe on 18:14, est admirablement placee et tres souvent 
utilisee. On part de la pour toute une serie d'excursions 
dans le massif du Finsteraar et pour les passages du 



AAR 



AAR 



Finsteraarjoch, de la Strahlegg et du Lauteraarjoch. Di- 
sons encore que le naturaliste soleurois Hugi, dans les an- 
n.vs 1827, 1829, 1830 el 1836-37, avail peneire dans les 




Glacier de lÄarpendant la grande penodeglaciame. 

Langue du glacier pendant la dernierepenode ul&ciaire. 

Glaciers actuels du bassindel'Aar 

Giacier du ffhöne pendant la grande penode glaciaire 

Glacier du Rhone pendant la dernierepenode glaciaire. 
Limite entre leGlacierdel'Aaretcelui du Rhone pres de 
Thoune pendant la grande penode glacaire J^r, , 



Penudes historiques des glaciers de l'Aar. 

oeves du Finsteraar. En 1827, i! batit une cabane au pied 
meme de l'Abchswung. 
Si le phenomene glaciaire est connu dans ses grandes 



parVenetz, en 1829, ei par Charpentier en 1834. Le glacier 
diluvien de l'Aar n'a öte que toul recemment l'objet d'une 
excellente rnonograpliie : A. Haltzer, Der diluriule .\a>- 
ijletxflicr. Beitrüqc :»/■ i/i-olot/. Karte tler Sc/nvei:. Lief. 
30. Berne, L896. 

AAR (Aark). Aflluent prineipal du Rhin qni parcourt 
les canton de Berne, de Soleure et d'Argovie. Meme ety- 
mologie qu'Aa. Le liassin de l'Aar, d'une superlicie de 
171)17 km- dont 440 de glaciers, couvre les deux cinquie- 
mes de la superficie totale de la Suisse. C'est le plus grand 

Les al'lluenls prineipaux de l'Aar sont: 

A gauche: La Lütschine, la Kander (et la Simme), la Sa- 

rine (el la Singine), la Thiele (avec l'Orbe, l'Areuse et la 
Broye), la Suze. la Dünnern. 

.1 (trolle: La grande Emme, la W'igger, la Suhr, l'Aa 
de Hallwil, la Keuss (l'Aa. la petite Emme, la Muotta, la 
Lorze), la Limmat (avec la Sihl). 

La longueur totale du eours de l'Aar est de 485 km.; sa 
profondeur, en aval de Thoune, varie de1 ä 3 m.; pres de 
Koblenz, eile atteint (i m. ; sa vitesse moyenne est de 1,5 in. 
ä 2 in. par seconde. L'Aar peut se diviser en trois sections, 
correspondant aux Alpes, au Plateau et au Jura. 

I. Seclum nl/ieulre, du glacier de l'Aar ä Thoune. L'Aar 
pivml naissance dans les deux glaciers du meme nom; la 
brauche du glacier superieurest a une altitude de 2243m., 
celle du glacier inferieur de 1879 m. Elles coulent dans im 
lil < mnniim. sc divisant en nombreux bras, a travers l'an- 
cien lit plat et rocheux du glacier inferieur de l'Aar (Aar- 
boden el Spilalboden). Pres de l'hospiee du Grimsel, 
l'Aar, grossie de l'el'lhient du lac du Grimsel, se preeipite 
dans la gorge du Spitallamm, qu'elle a creusee dans la 
masseduJuchlistock (258(im.) et du Spitalnollen(1981 m.). 
Dans edle fraction de son cütirs, oü l'ancien chemin 
ä mulels et la route actuelle ont ele tailles dans le roc, 
l'Aar est comme enseveHe, une grande parlie de IVte, 
dans la neige provenanl des avalanches. Un ancien lit de 
l'Aar passail, ä la droite du Nollen, a cöte" de l'ernplacement 
de l'hospiee actuel et du lac et penetiait dans la vallee du 
Hasli proprement dite, en franchissant un eol peu ideve 
(1900 m.) entre le Nollen et le pied du Nägelisgrätli. 




'origine des moraines et des I Ce passage, en raison de la securite qu'il 
itdans(li's]-i'-gi(insd('pourvues avalanches, est encore suivi, pendant l'hive 



lignes, ci si, entre autres. 

ratiquesqui setrouvent 
actuellement de toul glacier, est bien Stabile dans ses gran- 
de- lignes, on le doit aux observations faites dans le Valais 



offre contre les 
ver, par les tou- 
ristes qui visitent le Grimsel. Au delä, l'Aar, douee d'une 
grande force d'erosion, coule dans une gorge profunde, 



AAR 



Uli 



jusqu'au gradin de la 
que (laus le petil bass 
ga 



deck, iic sc calmanl quelque peu 
In Raterichaboden. Elle recoit, .1 

le Bächlisbach, issu du glacier du mö nom, et, 

droite, le Gelmerbach, descendanl en cascadc du Gelmer 
Bee. Le gradin de la Handeck esl tres caracteriatique. le sol 
de la vallcc s'abaissant, par.une pente abrupte, de 140 m. 
C'esl lä que la riviere forme la chute de la Handeck, de 
'i(iin. de hauteur : l'Aerlenbach, sortie du glacier d'Aerlen, 

tomhedans le me gouüre. Autrefois, il fallail payer 1 r 

contempler la chute, maia depuis l'ötablissemenl de la 
i'oulc, eile esl accessible ä tous. Jusqu'ä Innertkirchen, 
l'Aar conserve son caraclere torrenticl. Elle coule, dans le 
llasli, entre d'abruples pnroia de granil qui ne secartenl 
quelque peu qu'ä Gutlannen; mais, pres d'Innertkirchen, 
la vallcc s'ötale en un large baasin D'abondants affluents, 
sortia du Gadmenthal el de l'Urbachthal, reposant, iOO m. 
plus haut, (laus im,' cuvette rocheuae, apporlenl ä l' \.ir le 
tribut de leurs eaux. L'Aar abandonne les formalions geo- 

logiques primitives pour en II er ilans la y.one lies Alpes Cal- 



caires sep 



lollal," 



I II, 



roi di 



ilca 



Ires dure, le Kirchet, relrecit sin-ulicrcincnl la valläe. 
L'Aar y a perce une gorge elroite (Lamm) un vrai canon. 
Par un pndnomene singulier. l'Aar n'a nullemenl creusö 
celte gorge dans la partie la moins clcvcc du iles d'äne que 
forme la röche el que snii in roule. Le glacier diluvien <lc 
l'Aar, donl Ics döoris morainiques jonchenl encore le 
Kirchet, peul l'avoir dötourne, du cöle" de l'E., deceaillon 

deja coinmence. Ce SOnl Ics relchres gorges de l'Aar. pres 

de Meiringen. Rendues accessibles, res gorges sont une des 
grandes attractiona de ("Oberland. Tot ou tard, la grande 
roule snivra Ics gorges, aiin d'eviter la longue et fastidieuse 
in, mii ',■ par dcssiis la crete du Kirchet. 

Les bassins el gradins d'Innertkirchen, de Guitannen, de 
la Handeck et de Räterischsboden remontent aux epoques 
glaciaires, ce que prouve le l'ail qu'ila sc Irouvenl aus en- 
droits de la vauee au llasli ,>ii des glaciera lateraux venaienl 
sc sonder a l'ancien glacier de l'Aar et oü, auiourd'hui en- 
core, les torrents qui remplacent ecs placier« clisparus vien- 
ncni sc jeter dans l'Aar. Au sortir des gorges, l'Aar, tou- 
jours rapide, gagne le lac de Urion/., en passant par Mei- 
travers tesalluvions que, 



ringen, 011 son lit a ete corrige, 
sur une distance de 10 ki 



geur de -2 km., eile a 




la gorge de 



deposeesdans le fond de la vallcc. II ful un temps oü le lac 
de Brienz venait baigner Ics llancsdu Kirchet. Serpentant 
paresseusement sur ces terraina de tranapqrt, les inondanl 
completement ä l'epoque des crues, la riviere tranaformail 



ie e arais. Avec 1 appui de la Conföderation, 

lux de correction furenl entrepris.de 1866 ä 1875, 

' 1-2,7:. km. lue pen 




3)36 ",„> pennet ä l'Aar de ileposor toutes ses alhnions 

dans le lac de Brienz. Ces travaux ont coüte fr. I 208000. 

L'Aar a ete, plus tard, canaliaee en 1 nt, dana le baaain 

d'Innertkirchen. A partir du lac de Brienz, 566 m., l'Aar 
perd son caraclere de torrent. Son parcours est, jusqu'ici, 
de 36 km. pour 1677 in. de chute. 

Le lac de Brienz, d'une longueur de 14 km., d'un bleu 
venlätre, est encaisse dans une vallee longitudinale, entre 




la chaine cretacee du Brienzergral el Ics penteR abruptes 
du Faulhorn, compose de terrains jurassiques el des Uancs 
duque) descend en cascades le Giessbach. A son extrömite 

Lütachine qui traversait autrefois le Bödeli el que les 
chanoines d'Interlaken ont derivee dans le lac pour l'em- 
pc-hi ir d'inonder la contree. 

(in nomine Bödeli la plaine parsemee de construetions 
qui s'ctcnd entre les lacs de Thoui I <lc Brienz el qu'onl 

creee les puissahts eines il'.i 1 1 u\ ions de l,i , Lulschine et 

du Lombach, venus l'un du N., Lautre du S. A sa sortie 



A.MI 



AAH 



du lacde Brienz, l'Aar longe d'abord le Brienzergrat, puis 
traverse obliquement le Bodeli et. evitant le cöne d'allu- 
vions du Lombach, eile forme le lac de Thoune, apres un 
parcours de5 km., corrige' en partie en vue de l'etablisse- 
menl du porl d'Interlaken. 

Los communes d'Interlaken etd'Unterseen utilisent, pour 
des installations industrielles, la force motrice provenant de 
Im differencede Diveau, 6,2 m., qui existe entre lesdeuz lacs. 

Le lac de Thoune, de 18 km. de longueur, est moins en- 
caisse' que le lac de Brienz. II recoit deux affluents assez 
importants: le Lombach, qui Grode fortemenl les schibtes 
eocenes du Habkernthal, et la Kander, dont le delta ne 
date que de 1714. Jadis, la grande tnoraine de Strättlingen 
l'eloignait du lac, ce qui l'obligeait ä sc deverser dans 

\.n . cu aval de Thoune. Los crues violentes de la Kander 
ont dctermine le canton de Berne a deriver cette riviere 
dans le lac de Thoune. Lors des travaux preliminaires, les 
sondages du lac ont l'ail decouvrir, sur remplacemenl du 
delta actuel, un delta plus ancien, provenant de l'6poque 
oi'i la Kander n'avait pas encore ete deriveepar la moraine. 
\ lexl rennte du lac de Thoune, l'Aar est regularisee par 
um' ecluse de 3 m. 

2. Section du Plateau, de Thoune ä Aarbourg. A Thoune, 
l'Aar sort de la region alpestre pour entrer dans celle du 
Plateau, qu'elle traverse jusqu'au pied du Jura et dont eile 
longo ensuite les chaines jusqu'ä Aarbourg. G'est une con- 
hee raollassique, ä siratilications horizontales, modelee par 
les glaciers des epoques glaciaires et par les rivieres de 
l'epoque actuelle. Tantöt i'un, tantöt lautre de ces carac- 




Canaux d 



Ui is predomine, tantöt iis se confondent, ce qui donne une 
grande variete d'aspects au cours de l'Aar. Ces caracteres 
ont en outre determine l'emplacement des localiles. 

En aval de Thoune, l'Aar traverse l'Allmend, recouvert 
jadis par les eaux du lac. Elle reyoit, ä droite, la Sulg, tres 
violente en temps d'orage, tandis qu'ä gauche, une foret, le 
Kandergrien, s'eleve a l'endroit oü, jusqu'en 1714, la 
Kander deversait ses Hots bourheux dans l'Aar. Pres de la 
Station d'Uttigen, la colline du Thungschneit indique l'an- 
cienne rive N. du lac de Thoune. 

La vallee de l'Aar s'etale en un lit de gravier d'environ 
1 km. de largeur, oü la riviere coulait en nombreux mean- 
dres; aujourd'hui eile est endiguee et longe le Belpberg, ä 
gauche de la vallee. De vastes etendues de terrains et les 
marecages de Belp ont ete conquis ä la culture. Ces der- 
niers sont lirnites, au N., par des moraines et des ainas de 
graviers, au travers desquels l'Aar s'est frayee un passage 
jusqu'ä Herne, distante de 3 km. 

Outre les affluents dejä inentionnes, il y a lieu de citer, 
entre Thoune el Berne, le Rotachen et le Kiesenbach, sur la 
rive droite, et la Gürbe, sur la rive gauche. Entre Thoune 
el Kerne, la vallee de l'Aar, plate et large, est fermee par 
les moraines de Berne. Son aspect a ete modifie aux epo- 
1 1 in s glaciaires. Le troncon suivant, de lierne ä Aarberg, a 
une physionomie toute difförente. Formant de nombreux 
meandres, la riviere s'est creuse", dans le gres de la region 
mollassique, un lii profond, revetant parfois le caractere 
d une gorge. Au N. de lierne, l'Aar decrit une boucle de 
9 km. de longueur, dont l'ouverture, de 500 m. de dia- 
metre, esl tournee ä l'O. Cette deviation et cet empiete- 
ment sur le bassin de la Sarine n'ont pas toujours existc. 



Lorsque leglacierdu Rhone s'avancaitjusque dans levoi- 
sinage de Herne, les eaux du glacier de l'Aar s'ecoulaient 
vers le N., dans la direction de .legenstorf, Ul/.enslort el 
Wangen, oü coule actuellement l'Emme, dont la large val- 
lee est certainement un ancien lit de l'Aar. II en est de 
meine de la vallee tpii s'etend de Münchenbuchsee a Lyss. 
Sa largeur et sa profondeur lenioignenl d'une puissance 
d'erosion donl la riviere actuelle ne serail pas capable. Ce- 
pendant, la deviation a l'O. du cours de l'Aar doil elre 
anlerieure aux ('poques glaciaires. et l'Aar, refoulee nio- 
mentanement par la moraine au N. de Herne, a repris, 
apres la disparition du glacier du Rhone, son ancien cours 
que, des lors, eile n'a plus abandonnc. Tres encaissee el 
di'crivant de nombreux meandres, l'Aar serpente a travers 
la mollasse et, apres avoir recu la Sarine, eile se diriec 
vers le N., oü eile entre dans la plaine du Seeland. Cette 
plaine, appelee aussi le Grand Marais, n'est qu'une frac- 
tion du vaste bas-fond qui s'etend d'Entreroches, pres de 
La Sarraz, jusqu'ä Soleure. Elle comprend les trois lacs de 
Morat, de Neuchätel et de Bienne, avec la vallee de la 
Broye. Comme les dilTerencesde niveau sont insigniliantes : 
Enti-eroches 445 m., Soleure 430 m., sur une distance d'en- 
viron 100 km., que l'Aar a accumule pres de Hiiren de 
grandes quantites de galets, les inondations et la transfor- 
mation de tout le bas-fond en un lac immense elaient 
assez frequentes avant la correclion des eaux du Jura. Le 
manque de pente ohligeait l'Aar ä se trainer paresseuse- 
ment, ä parlir d'Aarberg, divisee en de nombreux bras 
formant une niultitude de meandres, le long de l'extremite 
Orientale du Grand Marais, dans la direction de Hiiren, 
oü eile etait rejointe par la non moins paresseuse Thiele. 
Au milieu du XVIIl e siecie on eut dejä l'idee d'entre- 
prendre des travaux de correclion, en vue d'empecher les 
inondations provenant des crues de l'Aar et des longues 
periodes de pluies. La grande inondation de 1816 engagea 
legouvernementbernoisälaireetudierlaquestiüii du regime 
de l'Aar par 1'ingenieurbadoisTulla ; mais,nepouvantcomp- 
tersur l'appui d'autres cantons, Berne nevoulut pas entre- 
prendre seul de longs et coüteux travaux. Les evenements 
politiques qui suivirent lirent perdre de vue cette question. 
Elle ne fut reprise qu'en 1834, epoque oü de nouveaux pro- 
jets furent elabores par Lebwel. En 1835 surgit, pour la 
premiere fois, l'idee emise par Merian, de detourner l'Aar 
dans lelac de Bienne, afin d'attenuer l'amplitude des crues 
et d'empecher l'accumulation de galets pres de Büren. En 
1839, l'Etat de Berne remit cette entreprise ä une 
societe par actions qui s'adressa ä l'ingenieur grison La 
Nicca. Apres des etudes approfondies, La Nicca formula, 
en 1842, les propositions suivantes: 1° Abduction de l'Aar 
ä partir d'Aarberg, par Hagneck, dans le lac de Bienne; 
2» ecluse ä la Rappentluh, pres Aarberg, destinee ä laisser 
passer letrop-plein des eaux dans la vieille Aar; 3° cana- 
lisation de l'Aar et de la Thiele, de Nidan ä Büren ; 4° cor- 
rection de la Thiele superieure et de la Broye inferieure; 
5° drainage du Grand Marais. L'idee de Merian, reprise 
par La Nicca, ne fut pas executee tout de suite. Dilferentes 
complications surgirent : expertises complementaires. mo- 
difications subsequentes, dil'licultes linancieres, defautd'en- 
tente entre les cantons interesses, projets de corrections 
partielles, guerre du Sonderbund. Ce n'est qu'en 1863 que 
le Conseil föderal donna son approbation au projet La 
Nicca et Bridel et proposa daecorder une Subvention de 
4 760 000 francs sur un devis de 14 000 000 de francs. Ine 
Opposition, dirigee par le genöral Ochsenbein, tenta de faire 
i'chouer le projet, mais l'entente entre cantons se fit, en 
1867, et l'Assemblee föderale vota une Subvention de 
5000000 de francs. Commence en 1868, le canal de Hagneck 
fut ouvert dix ans plus tard : en 1889, un dernier troneon, 
le canal Meinried-Büren, etait acheve. Cette correction, 
dont les travaux durerent ainsi vingtans, a tenu ses promes- 
ses. Des lors, les inondations ont cesse, et le vaste territoire 
du Grand Marais, ainsi que la vallee de la Broye superieure, 
ont ete rendus ä la culture. Les frais se sont eleves ä 
17 400 000 francs. A la verite, le canal Nidau-Hüren est un 
peil Irop etroit, de sorte qu'en temps de crue ou de pluies 
persistantes, le lac de Bienne monte ä tel point que la 
Thiele passe ä l'etat d'aflluent du lac de Neuchätel, dont les 
rives exondees sont alors submergees. On espere parer ä ces 
inconvenients en etablissant une ecluse entre les lacs de 
Neuchätel et de Bienne, en tronconnant l'Aar pres d'Aar- 



AAK 



AAR 



berg el en corrigeanl le meandj ntre Büren et Soleure. 

He Soleure, 429 m., ä Aarbourg, 392 m., l'Aar suii le 
pied du Jura, sa pente devienl plus rapide; eile forme 
comme des sauls, a Attisholz, en aval de Soleure, ä Wynau 
ei en amont d'Aarbourg. < In a deja installe, ä ces deux der- 
iiiris endroits, des usines electriques ; une Installation ana- 
logue esl projetöeä Attisholz. Pres de Wangen, l'Aar tra- 
verse l'extremite de la moraine du glacierdu Rhone, de la 
derniere pöriode glaciaire. Ces < l < ■ l > i- i ^ onl meme refoulö 
la riviere de son lii primitif, la vallöe de la Dünnern, vers 
ollen, et Ini ont imprime son cours actuel. Sur le parcours 
Soleure-Aarbourg, tes principaux affluents de l'Aar sont: 
la Grande Emme, la Langeten, la Pfaffnern ei la Wigger. 
Sur le parcours Bienne-Aarbourc se groupenl d'impor- 
tantes localites : Büren, Solenn', Wangen, Aarwangen et 
Aarbourg. 

üanscette section de son cours, l'Aar, constituanl une v&- 
ritable voie de communication, a döterminö 1'emplacement 
de ces localiles. 

3. Section jurassienne, d'Aarbourg ä l'embouchure. Pres 
d'Aarbourg, l'Aar se dirige vers le N. et traverse, par une 
cluse, la cnaine meridionale du .Iura, entre Born ei Engel- 
berg. A ollen, 386 in., oü eile recoil la Dünöern, eile re- 
gagne la vallöe qu'elle suivail primitivement, avani la der- 

plaine du Niederamt, oü l'on utilise, pour des Etablisse- 
ments industriels, sa force motrice. Enaval d'Aarau, l'Aar 
recoil la Sühr et, pres de Wildegg, l'Aa, du lac de Hall- 
wil. Coulant vers le N., l'Aar traverse deux chainons du 
Jura, dont l'un porte le chäteau de Eiabsbourg. A partir 
de Schinznach, eile suit la direction N.-E., longe la pit- 
toresque petite ville de Brugg, recoit, en aval. ses deux 
principaux affluents, la Reuss et la Liinmat. De Lauffohr 
a Koblenz, l'Aar traverse encore les larges chainons du 
.Iura, Lei tres rapproches les uns des autres. Dans sa vallee 
inferieure, large de 3 km., l'Aar a aussi ete canalisee sur 
un parcours de 7187 m., de Böttstein ä l'embouchure. Elle 
se deverse dans le Rliin par une pente de 1,2 %o. Le 
conlluent est ende Koblenz et Waldshut. Au conlluent, 
le Rhin, dont le volume d'eau est moindre (425 m :1 par se- 
conde), parait se jeter dans l'Aar (508 m 3 ). 

AAR (OBER et UNTER) (C. Berne, D. Seftigen, 
Com. Belp). Deux fermes et moulin au pied du Belpberg, 
pres du pont de Hunziken. 

AARAU (District d'Argovie). Superficie 10,438 ha., 
chef-lieu du district et du canton : Aarau. 13 communes : 
Aarau, Biberstein. Buchs, Densbüren, Ober-Entfelden, 
Unter-Entfelden, Erlisbach, Gränichen, Hirschthal, Küt- 
tigen, Muhen, Rohr, Suhr. Population, 23,345 h., 2488 bä- 
timents, 4383 menages, 19 215 protestants, 1581 catholiques 
et 55 israelites. 

Ce district, coupe en deux parties inegales par l'Aar, est 
limite, au N., par le district de Laufenburg, ä l'O., par le 
canton de Soleure, au S.-O., par le district de Zofingue, au 
S.. par le district de Kulm, ä l'E., par les districts de 
Brugg et de Lenzbourg. La rive gauche de l'Aar est mon- 
lagneiise etl'aitpartie de la region jurassique. Le sous-sol 
de Tautre rive est forme de mollasse; le terrain est mame- 
lonne. Les coteaux du .Iura produisent d'assez bon vin, 
mais ensuitede mauvaises recoles, la viticulture adiminue 
ces dernieres annees. L'agriculture, le commerce et I In- 
dustrie sont les principales ressources du district. Les ter- 
rains arables sont fertiles et eultives avec le plus grand 
soin. Arbres fruitiers, eleve du betail. 

Le territoire comprend : ha. 

Champs 2439,5 

Prairies 2375,2 

Vignobles 193.2 

Terres ä litiere 137 

Forets 4117,3 

Terrains steriles comme röutes, carrieres, 

rivages sablonncux, digues 1175,8 

Total . 10438 
Les forels, qui oecupent ä peu pres la moitie du sol pro- 
dnetif, appartiennent en majorite aux communes et a l'Etat. 
Ün exploite les roches jurassiques comme pierres ä bätir 
ou pour la fabrication de la chaux, du gypse et du cirnent. 
La fabrication du eiment a pris un developpement con- 
siderable, On abandonne de plus en plus la eulture peu 



remuneratrice des ceröales , 
indiisiiie slaitieres. Les chan 




t^e district d Aarau 



itatislique du betail donne les releves comparatifs 



Betes ä cornes . 

Chevaux 

Porcs. ... . 
Chevres .... 
Moutons .... 
Ruches d'abeilles 



1876 
3875 
328 
1321 
1173 
26 
1109 



1833 
108 
1435 



50S6 
43-4 
1736 
1805 
55 
1753 



Aarau et les localites voisines formen t le centre d'indus- 
tries aussi variees qu'actives. Les principales sont Celles du 
coton, soit filatures, teintureries et tissages, la fabrication 
de rubans de soie avec ses parties detachees; fahriques de 
chaussures et d'elastiques, de eiment et de tuyaux en gres, 
de machines, de vernis; l'industrie electrique, les arts gra- 
phiques, la lithographie et l'imprimerie, la fabrication 
d'inslruinents de mathematiques et de geodesie; fonderie 
de cloches, menuiserie de batiment, fabriques de brosses, 
filatures de chanvre et de lin, fours ä chaux et ä plätre, 
inoulins et scieries. Environ 2000 ouvriers domicilies ä la 
campagne gagnent leur vie dans les fahriques du chef-lieu. 
Parmi les etablissements philanthropiques, il y a lieu de 
mentionner: l'Hopital cantonal ä Aarau, inaugure en 1887. 
En 1897 on y a soigne 1746 malades ; l'Hospice pour enfants 
faibles d'esprit ä Biberstein, fonde en 1889. Nombre des 
pensionnaires : 47; l'Ecole de sourds-muets ä Aarau, nom- 
bre des eleves : 32, la maison des diaconesses ;i Aarau. 
Deux lignes de eh. de fer traversent le district de l'E. ä 
l'O., la ligne Brugg-Aarau-Olten et la ligne Lenzbourg-Zo- 
fingue, ces deux lignes sont reliees par l'embranchemenl 
median Aarau-Suhr. Cinq routes principales relient le 
chef-lieu du district aux cantons et aux districts voisins. 
AARAU. Ville, chef-lieu du canton d'Argovie, chef-lieu 
de district, ä81 km. N.-E. de Berne (Lat. N. 47° 
23', 31". Long. E. Paris, 5 42', 45"), sur la rive 
droite de l'Aar, bätie en terrasses sur les pentes 
du Distelberg ei i\u Gcenhard (410 m.), en face 
du Hungerberg; a 1388 m. d'altitude. Station 
des lignes Ölten - Zürich, et Aarau -Zotingue 



8 



aar 



AAH 




7S3I h. Siege des autorites du canton d'Argovie, siege d'un 
arrondissemenl postal. 
Place d'armes föderale, Aarau possede deui arsenaux. 

deux gran- 
des caser- 
nesneuves, 
e d'in- 
fanteri e. 
pe de 
ca valerie, 
avec place 
d'exercice 
el de lir au 
Schac hen 
ei une au- 
laGeh- 
ren, com. 
'Erlisbach. 
Aarau est 
une ville 
d'aspect 
presqueen- 
tierement moderne. II ne lui reste, du inoyen äge, que ta 
tour Rore, formant actuellement la porte centrale de l'hötel 
de ville, lf Schln'ssli, surunroc isole, le Stieberthurm, le 
Haldenthor, la Fontaine de la Justice, et quelques pignons 
decorea de vieilles peintures. Parmi les constructions mo- 
dernes, on pent eiler le bätiment du gouvernemenl ei 
celui du Grand Conseil, entoure d'un jardin anglais. 

Nombreux etablissements d'instruction. Vaste College 
renfermanl les classes primaires; ecole normale (semi- 
naire d'institutrices), ä cöte de laquelle se trouve le Musee 
d'bistoire naturelle, liibliotheque canlonale, dans le bäti- 
ment du Grand Conseil (80 000 volurnes et500 manuscrits). 
Cabinel des monnaies, dans le bätiment du Musee indus- 
triel (plusieurs milliers de pieces, dontla grande majorite, 
d'origine romaine, provient de WindisclO'ancienne Vin- 
donissa). Musee industriel, construit pres du bätiment 
de l'Ecole cantonale, et coinprenant, outre les produits 
industriels. des collections ethnographiques, des antiqui- 
tes, des tableaux et de beaux vitraux provenant du cou- 
vent de Muri. Le ineine bätiment löge une ecole profes- 
Bionnelle cantonale. Höpital municipal,äla Halde, occupant 
le ci-devant couvent des Augustines de Scluennis. Höpilal 
cantonal, avec 260 lits, pavi'llonset baraques pour le trai- 
tement des maladies contagieuses. 

Aarau possede de nombreuses industries, entretenues 
par de puissantes forces motrices naturelles et pardesusi- 
nes ölectriques. Les eaux del'Aar, captees 
au inoyen de trois grands biefs, fournissent 
une force de 1500 chevaux, et le ruisseau 
qui traverse la ville fait marcber plusieurs 
moulins et machines. 

Pabrication de rubans de soie, introduite 
des le XVIII' siecle par Jean-Rodolphe 
Meyer(f 1813). Pilature de coton. Fabrica- , 
lion de tissus laine et coton. Tressage me- :.•_ 
canique de la paille et du über. Fonderie lar 
declocbes. Fahrique de ciment, la plusan- 
cienne de la Suissc. Poterie, autrefois re- 
putee, oü l'on fabrique aujourd'hui des 
tuyaux de canalisation, des tuiles. des ca- 
tefles. Fabrique de produits chimiques, de 
vcrnis, de cire ä cacheter. Teinturies de 
soie, de laine et de paille. Fonderies, ate- 
liersdi' ini'caniciens,d'armüriers,deserru- 
rerie arlistique. Fabrication de pieces pour 
inslallalions electriques et de compas. 
Brasseries, fabrique de cbocolal, conlise- 
rie. Imprimerie, lithographie, reliure. 
83 Bocietes dont voici les principales : 
S. Arlistique (Kunstverein), d'llistoire, 
des Sciences naturelles, d'Agricullure, des 
Ingenieurs et Arcbitectes, des Commer- 
cants, au noinbrc de deux, du Club alpin, des Voyageursae 
commerce, des Artisans (Handwerker und Gewerbeverein). 
Parmi les societes d'utilite publique, mentionnons : l'Of- 
fice des etrangers (VerUebrsverein), la Societe des habi- 
lants, celle de secours et de culture intellectuelle. 
Au point de vue religieux, la population, de 6699 bab. en 



1888, eomprenait 5377 prot, 1264 cath., 58 appartenant ä 
d'autre cultes ou n'en professant aucun. Cette population 

elait repartie dans 710 niaisons, occupees par 1497 menayes. 
En 1900, environ 8000 bab. occupenl 1500 bätiments. 

L'origine d'Aarau remonte probablemenl ä l'^poque 
merovingienne; c'est ä cette epoqiie (ju appartiendraienl 
la tour Rore et le Schlcessli. En 9-20, c'etait dejä une place 
fortifiee. Tombee au pouvoir des comtes de Uabsbourg el 
plus tard des ducs d'Autriche, eile combattit dans les 
premieres guerres contre les Confederes. Conquise par 
Herne en 1415, seshabitants eurentä lutter pendant um cer- 
tain temps contre la noblesse qui tenait pour TAutricbe. 

Le 25 janvier 1798, la diete des XIII cantons se reunil 
pour la derniere fois ä Aarau. Le 2 Cevrier, la ville plantail 
im arlire de liberte et se proclamait independante de 
Berne. Elle devenail peu apres le siege provisoire du 
gouvernement de la republique belvetique et, apres l'Acte 
de Mediation de 1803, le chef-lie'u du nouveau canton 
d'Argovie. 

Aarau a donne naissance ä Jean-Rod. Meyer (1739-1813), 
introducteur d'industries nouvelles, fondateur de l'ecole 
cantonale. Francois-Xavier Bronner (1758-1850), auteur 
d'idylles, prof'esseur ä l'ecole canlonale, bibliotbecaire can- 
tonal, arcbiviste de l'Etat, a ecril un excellent ouvrage 
sur le canton d'Argovie. Albert Rengger( 1764-1835), ininis- 
Ire belvetique. Augustin Keller (1805-1883), boinine d'Etat 
distingue et pödagogue. Vital Troxler, prof'esseur et pu- 
bliciste. Abraham-Em. Frcehlicb, tabuliste. Tanner, poele. 
Jacob Frey (1824-1875), auteur de nouvelles suisses. Kurz, 
professeur ä l'ecole cantonale. Le D r Rochbolz, antiquaire. 
Le D' Rod. Bauchenstein, recteuret pbilologue. Jean Her- 
zog, bomme d'Etat, fondateur d'industries. Le general 
Herzog; le conseiller föderal Frey-Herosee. Le conseiller 
national Feer-llerzog, une autorite en fait de questions 
monetaires. Ferd.-Rod. Hassler (1770-1843), Ingenieur 
distingue, cbef du Service du Coasl Survey des Etats-L'nis 
d'Amerique. Le conseiller federal D 1 Emile Welti. 

L'historien et romancier Henri Zscbokke, ne ä Magde- 
bourgen 1771, a vecu ä Aarau la plus grande partie de sa 
vie; il y est mort en 1848. La ville lui a eleve un niunu- 
ment, ainsi qu'ä Augustin Keller. 

AARBERG (District de Berne). Superficie 15370 ha. 
Population en 1900, 17424 ämes, soit 109 b. par km-'. 
Chef-Heu : Aarberg. Le district est compose des 12 com- 
munes politiques suivantes : Aarberg, Bargen, Gross» Hol- 
ten), Kallnach, Kappelen, Lyss, Meikircb, Niederried, 
Radelfingen, Rapperswil, Scbüpfen et Seedorf. Bargen 
forme une paroisse avec Aarberg, Niederried en forme 




vue d Aarau. 

une aulre avec Kallnach. Le district se trouve principa- 
lement dans le triangle forme par l'Aar et le Lyssbach ; 
neanmoins, il empiete au N., de Lautre cöte de l'Aar, 
sur le Grand Marais et comprend en outre, ä l'E. du 
Lyssbach, le pays mamelonne jusqu'ä la base du Bucbegg- 
berg, dont le centre est occupe par le Frienisberg, 826 in. 




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AAK 



AAR 



(l'iiltiLiitl**. La depression la plus 
U9 in. Le canal de Hagnecfi m 
d'Aarberg. Les 16788 h. occu 
■ui 2407 maisons et formen 
89 mönages, pour la plupar 

pagnards. 

La majorite" de la popu' 
9t protestante; on cort 

o.-)l personnes exercenl d 



,a 



le .hi ponl de l \.n el qui 
■essemble i une grande placi 



^ 



ilteurs, 1734 sont occupöi 
ms ditl'örentes industries. 
La principale occupation ( 
i population est I agricu 



,1 Ml 



Le seil, Cor 
nifiii argil 
de L'äpoqui 
du Rhone) 

remarquable. La partie supd- 
rieure du Frienisberg est cou- 
verte de belies forets de pins 
ei de liciivs. Les terres pro- 
duetives se döcomposent com- 
me suil : 

Champsetjardins. 01173 ha. 
Pres et vergers. . 3460 o 
Forets 4 167 o 



Total. 14300 ha. 
soil le 93 "„ de la totalite du 
sol. Les champs sont affectes 
aux eultures suivantes : 

Cereales .... 

Betteraves .... 

Fourrages artiüciel: 




. . 2460 1 

. . 1707 

. . 23(19 

Divers" 137 



Le district d'Aa 

jlise 



?rg. 



Somme egale 6673 ha. 
Ensuite de la fondation dune fabrique de sucre ä Aar- 
berg, la eulture de la betterave prendra une plus grande 
extension. En 1898, les lerres arables ont donne lesrende- 
ments suivants : Quintaux de luu kg. 

Cereales 19,80 par ha. 

Betteraves et choux-raves 360— » 
Fourrages artificiels . . 81,30 » 
Bon l'oin de pres ... 100 — » 
ce qui est tres satisfaisant. 

La statistique du betail presente les cbiffres suivants : 

1876 1886 1899 
lieies ä cornes . . 6682 844-2 9498 ' 

Chevaux 1 101 117-2 1221 

Porcs 4484 5733 7898 , 

Chevres 2435 2992 2746 

Moutons .... 2434 1937 927 

Buches d'abeilles. . 1303 1775 1527 
L'industrie la plus importante du district est 
eonstiluee par les labriquesd'horlogeriede Lyss. 
II y a des luileries ä Schupfen, Lyss, Rappers- 
wil, Aarberg et Radelfingen, qui tiienl leur ma 
liero premiere des nombreuses glaisieres de la 
contrle. A Lyss, une grande usine produit des 
pierres ä bätir artificieiles en ciinent. Le district 
fonde degrandes esperances sur l'introduction 
de l'industrie sucriere avec le concours de 
l'Elat. 

Le district d'Aarberg est traverse par deux 
voies ferrees, savoir celle de Bienne-Lyss-Berne 
el celle de Morat-Aarberg-Lyss-Neu-Solothurn. 
Les roiites les plus importantes et de I re classe 
soni celles de Berne-Aarberg-Bienne et Aarberg- 
Anel-Neucbatel. 

AARBERG (C. Herne). Com. et chef-lieu du 

district du meine nom. Cette petite ville est 
sur la rive droito de l'ancien lii de 
immediatement au-dessous de sa deri- 
tlans le canal de Hagneck, a 458 m. 
>mpte 128 mais., 251) meuage> el 1:1/2 li. 
dont 1200 protest., 7 cath. et 28 israelites. 
Hans sa Inline primitive, la ville consisle en 



ii, ce dernier ci-devapt resi- 
mais depuis Longtemps siege 

ale. 

■ la ligne Palezieux-Payerne- 
des routes de Neuchätel, de 



s'elevenl 

deine des colnles d'Aarbi 

de l'administration prefe 

Aarberg est une statin 
Lyss. C'est aussi le carre 
Herne, de Moral, de Soleure et de Bienne; 

L'industrie des hötels, autrefois tres tlorissante, i 
bien decline" depuis la creation des chemins de Ter 
neanmoins le nombre des cafes-restaurants a plutöt aug 
mente. 

Marches importants de betail el de ble. Fabrique desu 
cre, la seulc en Suisse, fondeeen 1898. Capital, I 500000 fr 
Traitement journalier de 3500 kg. de betteraves. Onespen 
pousser la produetion jusou'ä 7000 lig. 250 ouvrier 
sont oecupes ä celle l'alincal ion (|iii produit le sucre cris 
tallise, le pile, la cassonade. L'Etat de Berne s'est interessi 





a celle 

10 cent 

Comi 

rempai 

ainsi qi 

ticum a 
Herne 



•prise et paie au: 

)rime par 100 kg. 

iriosites, H j a tout pres de la ville de vieux 

iinii sous le ii. ji 1 1 de e Bargener Schanzen -. 

ä traces dune voie romaine, qui reliail \.ven- 

illee de l'Aar inferieure. En 1351, la ville di 

i Aarberg d un de ses comtes. 



III 



AAR 



AAR 



rbourg (Aarbur«), Villcdu canton d'Argovie, 
district de Zofingue, sur la rive droite de ['Aar, 

ilans im delile de la rivieiv, ä 'lÜÖ in d'alli- 
tude. 2300 h. Point de bifurcation de voies 
ferrees, dun cötö sur Lucerne, de l'autresur 
Berne. Bureau des postes, te"16gr. ei teleph. 
Los monuments les plus remarquables d'Aar- 
bourg sind la forteresse ei l'eglise, avec ses 
diu\ campaniles, toutes deux construites sur 
vi 1 , la nom eile euli>e, a\ ee ses clochers elances. 





Ecole secondaire mixte; pensionnats de jeunes gens et 
dejeunes Blies. Etablissement de correction pour jeunes 
gareons dans l'ancienne forteresse. 

Jadis, le transport des marcbandises par eau, des vins 
vaudois en particulier, etait, pour Aarbourg, une source 
de revenus ainsi que le llottage des bois de marine. Aujour- 
d'hui, des industries nouvelles se sont implantees dans 
cette ville : tricoterie, filature et tissage, chemiserie, bros- 
serie, soieries, fabriques de meubles, vannerie, chaudron- 
nerie, cartonnage, cigares, appareils electriques, appareils 
de mecanique. 

Entouree de murailles vers Tan 800, Aarbourg doit son 
origine au bürg dont eile porte le nom. Commandant, non 
seulement la voie navigable de l'Aar, mais encore la route 
qui reunit le Gothard au Jura, son importance strategique 
est teile que les Romains avaient dejä edifie un castel sur 
son ernplaceinent. 

Les barons d'Aarbourj; possedaient, outre la ville et le 
chäteau, le village d'Oftrigen et de nombreux domaines. 
Ville et chäteau passerent successivement sous la domina- 
tion des comtes de Frohbourg, des fils d'Albert I er (1299), 
de la famille noble des Kriechen, de Berne enfin, en 1584. 
Ceux-ci construisirent la forteresse (1660), dont les rem- 
parls out ete en partie demolis et qui, avant d'etre vouee 
ä sa destination actuelle, a ete utilisee comme arsenal, 
puis comme penitencier cantonal. 

Aarbourg et les localites de la vallee de la Wigger (ä 
l'exeeptiun de Zufiniiue) furcnt enges en bailliage jusqu'en 
1798, epoque ou l'Argovie devint independante. 

Incendiee deux fois, en 1818 et en 1844, la ville a ete 
rebätie chaque fois plus belle qu'auparavant. 

AARHOF ou RUGACKER (C. Ar^ovie, D. Brugg, 
Com. Villnachern). Maison de campagne sur la route de 
Schinznach, devenue maison oü Ton traite les maladies 
par la priere. 

AARINSELI (C. Soleure. U. Soleure, Com. Selzach). 
L'Aarinseli se trouve ä env. 4 km. au-dessus de Soleure, 
une nouvelle ile au-dessous de la precedente est en train de 
se former. Superficies 8 ha. Dans le voisinage de la vieille 
ile un bac rehe les deux villages d'Altren et de Leuzingen. 
Ilans l'ile existe une source permanente, dont l'eau pro- 
vienl .du Rümbberg. L'ile appartient ä une seule famille. 

AARMÜHLE. Partie du village d'Interlaken, entre ce 
village ei le Petit Rü^en. Cette designation a ete of'ficielle- 
inent siippiimee en 1891. Voir Interlaken. 



AARON (CHEZ). Ilameau de la commune de L'AB- 
havi; DEJOüX, Voir ce nom. 

AARÜTI (C. Zürich, I). Bülach, Com. Olattfelden). 358 
in. Ilameau de 16 mais., 98 h., a 3 km. de Glattfelden, 
Station de la ligne Zürich- Eglisau. l'ne brasserie. 

AAR WANGEN (ÖISTRICT de Berne). Superficie 16 000 
ha. Chefs-lieux, Aarwan^en (siege du tribunal, du secre- 
taire de la prefecture et de l'office des poursuites) et Lan- 
genthal (prefet et reeeveur de district). 26 communes : 
Aarwangen, Auswil, Bannwil, Bleienbach, Busswil bei 
Melchnau, Gondiswil, Gutenburg, Klein- 
dietwil, Langenthai, Leimiswil, Lotzwil, 
Madiswil, Melchnau, Obersteckholz, CE- 
schenbach, Beisiswil, Roggwil, Rohrbach, 
Rohrbachi;raben, Bütsciielen, Schüren, 
Schwarzliiiseren, Thunstetten, Untersteck- 
holz, Lrsenbach, Winau. En 1888, il y avait 
26,757 h., dont 26,471 protestants, 209 ca- 
tholiques et 62 israelites; 167 h. par km 2 . 
Le district d'Aarwangen possede la po- 
pulation la plus dense du canton apres 
eeux de Berne et de ßienne. Elle habite 
3273 maisons et forme 5531 menages. 

Ce district est en majeure partie forme 
des bassins moyen et inferieur de la Lange- 
ten et des collines qui les entourent; au 
N., ä partir de Langenthai et dans la direc- 
tion de l'Aar, le territoire est generale- 
ment plat. Le district est limite, ä l'E., par 
'es cantons de Lucerne et d'Argovie, au N., 
iar le canton de Soleure et le district de 
Wangen, a l'O., egalement par le meine 
district, au S., par les districts de Berthoud 
et de Trachselwal. Vu la fertilite du sol, 
l'agriculture et specialement la production 
du fourrage le long de la Langeten, forment la principale 
occupation de la population. La superficie du terrain cul- 




<>"--.0el* e rb,ch k .'J'JW^VA \/Ä A ( 



Le district d'Aarwangen. 

tive (ä l'exclusion des forets) etait, en 1895, de 9966,30 ha. 
dont 7063,30 ha. pour les champs : 



AAR 



AM! 



II 



ri.mirs en cöröalea 2467,70 

« en tubercules el racinea . 1547,30 

■• en prairies artificielles . . . . 2924 

» en Ugumea, lin ei chanvre . . 124,30 

Les prairies couvrenl um espace de . 2903 

Bl les forets, en 1867 W93.50 

Le recense nl du bötail donne lea chillres suiv 



L876 
9461 



1886 

12726 

044 

Y.m 

2771 i 
1254 
2717 



963 
6291 
2740 

1141 
2615 



produil 7815,6 quintaux de 



Betes ä cornes 
Chevaux .... 707 

Tons 25915 

Chevres .... 3056 
Moutons .... 903 
Ruches d'abeilles L988 

En 1894, 36 fromage 
Fromage, pour la plup 

Le district estaussi tres industriel ; l'industrie va encore 
sc developper, par suite de ['Etablissement d'une iisine 
eiectrique a Winau, sur l'Aar, et d'une usine hydraulique 
en construetion ä Bannwil. Les industries principales sont : 
des tissages mecaniques, des fabriques de toile ei de mi- 
laine, de'machines, de chicoree, de inline, de tapia, de car- 
bure de calcium; tuileries, blanchisseries, moulins, com- 
merce de fromage et de materiaux de construetion. 

II y a un höpital de district ä Langenthai. 

Le district est traverse par le chemin de fer Berne-Her- 
iogenbuchsee-01ten,et par la ligne Langenthai- Wohlhusen. 
Six routes principales se soudenl ä Langenthai et fönt de 
cette localite le veritable centre du district. 

La ville de Berne acheta, en 1432, la seigneurie d'Aar- 
wangen de Guillaume de Grünenberg, et mit, de cette 
maniere, son territoire en cornmunication avec l'Argovie, 
conquise par eile en 1415. Elle y ajoula, en 1480, le reste 
du district, par voie d'aehat aux sires de Luternau. 

AARWANGEN (C. Berne, D. Aarwangen). 440 m. 
Un des cliet's-lieux du district. Village bäti sur trois ter- 
rasses, pres de la rive droite de l'Aar, traversee ici par un 
pont neuf en fer, a 4 km. au N. de Langenthal ; bureau des 
postes, halte de la voiture postale Langenthal-Niederbipp, 
telegraphe et telephone. Joli village avec un vieux chäteau 
qui a ete transforme et oü siegentles autorites judiciaires 
du district. 250 mais., 1793 h. Les habitants s'oecupent 
principalement d'agriculture et exercent aussi differents 
metiers; il y a un moulin a cylindres et une menuiserie 
mecanique. L'ancien grenier ä ble a ete converti en asile 
cantonal pour jeunes gens. Les communes de Bannwil et 
de Scliwarzhäusern appartiennent ä la paroisse d'Aarwan- 
gen. Le chäteau a ete jadis la residence des comtes d'Aar- 
wangen, puis des baillis bernois. 

AARZELG (HINTER et VORDER) (C. Berne). Par- 
ties d'Interlaken au N. de cette localite", pres de l'Aar. llin- 
teraarzelg est groupeeautour de la brasserie llorn. Vorder- 
aarzelg est uroupee autour de la brasserie Hofweber. 

AARZIEHLE ou MARZILI (C. Berne). Faubourg de 
Berne, 115 mais. contenant 349 menages et 1576 h. II est 
situe dans un bas-fond de la vallee de"TAar, expose aux 
brouillards, au S. de la ville ä laquelle il est rat- 
tache par un funiculaire. Un pont en fer relie 
les deux rives de l'Aar. Usine ä gaz et hydrau- 
lique pour le Service de la ville; fabrique de 
billards, atelier de reparalion de telegraphes, 
Etablissement de bains puhlics. Vue splendide 
de la facade S. des palais federaux. 

AASTUDEN ou AASTAUDEN (C. 
Schwyz, D. March, Com. Wangen). Partie ou 
village de Wangen au bord de l'Aa, ediliee sur 
un terrain aulrefois sterile et couvert d'arbus- 
tes (Stauden). 

AATHAL (C. Zürich, I). Ilinwil, Com. 
Seegraben). 5(18 in. Village sur l'Aabach. 19 
mais., 408 h. Importantes filatures et tissa-es 
decoton. Bureau des postes. Telegraphe. Station 
de la ligne Zurich-Rüti. 

AATHAL (C. Zürich, I). Winterthour, Com. 
Elgg). 510 m. Fabrique de moteurs electriques, lourhage 
de fer sur la Lützelmurg, pres Aadorf (Thurgovie). 

AATHAL (HINTER et VORDER) (C. Zürich, l>. 
Hinwil). 687 m. Groupes de II maisons et fabriques de la 
commune de Wald, dans la vallee de la Iona. 

AATHALMÜHLE (C. Saint-Üall. 1). Siint-Gall-See, 



Com. Saint-Gall-Kapelle). 2 maiaona du hameau de Neu- 
haua. Anciennemenl moulin äur I ^abach. 

aawangen (C Thurgovie, I». et Com. Frauen- 
feld), tout pres de l.i limite zurieoise, Sc compose de 

5 peliles localiles, savoir: Aaw an-eli avec .- lis,. rl eure, 

Hut/enwil, F.iedthal, Häuslenen (öcole), Burg ei Moo 
240 li. donl 24 catholiquea. Agriculture ei ölevage de 
bestiaux. 3 carrieres de B able el une de luf. A Friedthal - 
trouveun lavage de döchets decoton, qui Bonl utilisäe pour 
li' nettoyage des machines, Ecole primaire avec bibliothe- 
que, Depots postaux ä Aawangen el Häualenen 
Tonte la commune d'Aawangen appartenail jadis au 

COllVelll de K l'ell/l I IILLCIl . Clllllllle ll'Uniins ile erlle i|inl|lli- 



loml 



lallliniise, I). Schatl'hoii 

la com. de Neuhauaen. d 



'Hill 



ine pait, la cloche de l'ecole, l'öghae 

lemise ä ileul'eil [851 el, daulie part, la enisse ablial i.ile 
SCulptee dans i 

AAZHEIM 
Propridtd rural 
considerable, appartenanl autrefois ä I höpital de Schaf- 

I se. Elle fut vendue en 1556 ä l'abbö de Rheinau, qui 

en lit sa residence d'ete. Depuis 1838, ce domaine esl 
devenu propri^te" de la commune de Schaffhouse. 

AAZOPF (C. Schwyz, D. Schwyz, Com. Arth). II. au 

a l'embouchure de l'Aa, pres d'Arth, sur les bords du lac 

de Zoiii^. 

AB (C. Berne, I». Oherhasli). I'etit ruisseaii de inontagne, 

auN.-O.de Grindel wald. Il forme une jolie cascade et esl 

un hui depromenade tres frdquenteä I h.V^de Grindelwald. 

ABBAYE (L') (C. Fribourg, D. Sarine, Com. Vuister- 

nena en Ogoz). 835 m. Hameau situe au pied N. <\u Gi- 

liliiux. 125 h. 

ABBAYE (L') (C. Fi iluuirg, D. Gruyere, Com. Sorcns). 
SI5 in. Domaine avec dependances situe non loin de l'an- 
cien couvenl d'Humitimont, dont il faisait partie jusqu'en 
1580. II appartienl depuis lors au College Saint-Michelde 

ABBAYE (L') (C. Vaud, I). La Valhv). L'une des trois 

communes de la vallee de .loux, oecupant le territoire 
entre la rive Orientale des lacs de .loux et de Brenet et une 



ligne qui suitde pres la crete relianl la Den1 de V 
Mont Ferret. Ce territoire a unesui 



de :I5 km 2 , com- 
priae entre les allitudes de 1008 in. et 1653 m. ; il est essen- 
tiellement couvert de päturages et de foreta, et, dans la 
partie inferieure, de quelques champs et pres. Peu de four- 
rages, surtoul des cereales. 

La populalion (1350 h.) habite une zone assez etroite 
touchantau lac de .loux. Elle se groupe en plusieurs ha- 
meaux, entre aulres les Bioux, chez Aaron, chez Gros Jean 
et les villages de l'Abbaye el du Ponl, ce dernier ä Textre- 
mite N. du lac. 

L'activite de cette population se porte sur l'industrie 
laitiere et l'exploitation des forets. L'exploitation agricole 
proprement dito est restreinte. 

L'horlogerie oecupe aussi une bonne partie des habi- 
tants, mais dans une proportion moindre que dans d'au- 
tres parties du district. Coutellerie aux Bioux. 




Vue de l'Abbaye de Joux. 

Cette commune a ete formee en 1571. Auparavant la 
communaute du Lieu comprenait toute la vallee de 
Joux. 

ABBAYE (L) l Vaud. D. La Vallee). 1015 m. Vge dans 
la com. decenoin, ä 8 km. N.-E. du Sentier (9,3 km. par 
route) et ä 2,3 km. S. du Pont, sur la ri\e Orientale du lac 



ABB 



ach 



de .loux et sur la route du Pont au Brassus. 185 h. l'n 
service de voiture postale et de navigation ä vapeur (ceder- 
nier peudanl l'öte) le relie avec les autres localites de la 
vallee. Le village a 6te on partie detruit par un grand in- 
cendie en 1833. Immediatemenl au S. du village coule 
le ruisseau de la Lyonne (ou Lionne, Lionnaz). Quoique 
d'un parcours tres restreint, ce ruisseau est sujet ä de Portes 
crues. A.u-dessus, et pres de sa source, se trouve l'entree 
des grottes nommöes Chaudieres d'Enfor, remarquables 
par leur etendue et les aspects divers sous lesquels elles 
so presentent. 

Cet endroittire son nom et son origine d'une abbaye de 
chanoines de saint Norbert de Pr6montre\ Le monastere 
tut fondö vers LI26 par libal II, sire de La Sarraz et de 
Grandson. Cette abbaye fut oomme'e d'abord « Leona » puis 
Domus Dei f>. En 1149 on rencontre le nom de o Abbatia 
Lacus Cuarnensis » qui se maintient encoreau XIII'- siecle. 

Pendant le XII 1 siecle, l'abbaye aequit des domaines 
nombreux dans le pays de Vaml et subsista jusqu'a la Re- 
formation. A cette epoque l'öglise (qui datedu XIV? siecle) 
devint paroissiale ä la place de celle du Lieu qui l'elait 
pour les deux localites. Plus tard celle-ci formerent deux 
paroisses s6pare"es. La tour est le seul reste de l'ancien 
monastere. 

ABBAYE DE BEVAIX (C. Neuchätel, I). Boudry, 
Com. Bevaix). Ferme et vignoble appartenant ä l'Etat de 
Neuchätel. Ancienne abbaye fondec en 998 par un seigneur 
du nom de Rudolphe; eile dependait du cloltrede Bomain- 
mötiers et de l'ordre de Cluny. En 1531, lors de la Refor- 
mation, ce domaine revint ä l'Etat ; la porte du teinple de 
Bevaix, de pur style roman, provient de cet abbaye. 

ABBAYE DE HAUT-CRET (C. Vaiul. D. Oron). 
Groupe de inaisons sur la rive gaucbe de la ßroye, t'aisant 
partie de la commune de Tavernes. Voir Haut-Cret. 

ABBAYE DE ROSSENGES (L>) (C. Vaud, D. Mou- 
don). 7(K) in. llam. principal de la com. de Rossenges et ä 
0,5 km. N.-O. du harn, de ce nom ou passe la route de Mou- 
don ä Montpreveyres, et ä 2,3 km. S.-O. de Moudon 54 h. 

ABBAYE DE SALAZ (C. Vaud, D. Aigle, Com. Ollon). 
Ancien monastere, aujourd'hui maison d'habitation et 
In ine ä 3,5 km. de la Station de Bex, ligne Lausanne- 
Brigue. On v exploite des carrieres de gypse. 

ABBERGGLETSCHER (G. Valais, D. Viege). Nom 
donne ä deux glaciers paralleles ; le plus important, celui 
du midi, descend du Brunneggborn (384(5 in.) dans la 
vallee de Saint-Nicolas, jusqu'a 2690 m. On monte par la 
branche S. en 6 h. 30 min. de Saint-Nicolas au Brunn- 
eggjoeli (3383 in.) d'oü on passe ä Gruben dans la vallee 
de Tourtemagne en 3 heures. 

ABDORF (C. Argovie, D. Laufenbourg). Nom d'Ober 
Herznach. Voir Herznach. 

ABENDBERG (C. Herne, lt. Inlerlaken). 1139 m. 
Ramification du Morgenberg et du Därligengrat, au S.- 
(»., et ä 2 heures d'Interlaken par un che min muletier. 
Point de vue avec hötel-pension tres frequente. Cbapelle. 
De 1'liötel Bellevue, un sentier mal trace traverse la mon- 
tagne ä travers des foröts süperbes, et mene en 1 h. 15 .i 
Saxeten, dans la vallee du meine nom. 

Vers l'annee 1840, un docteur Cuggenbühl y avait fontle 
une Institution pour les cretins ; eile ne subsista pas long- 
temps 

ABENDSMATT (C. Bäle-Campagne, D. Waidenburg, 
Com. Lampenberg). Fermes et pension. 

ABERGEMENT (L') (C. Vaud. I). Orbe). 654 in. Vge 
et -om. ä4,5km. N.-O. d'Orbe,au pied du MontSuchet etsur 
la route de Haiilmesä Lignerolles. l'aroisse de Rances-Val- 
leyres. 53 raais. et 250 b. Com. 296 h. Population essen- 
tiellement agricole. Scierie rnecanique. A 3 km. de la Sta- 
tion des Six-Fontaines, ligne d'Yverdon-Sainte-Croix. 

ABERGEOT (C. Fribourg, D. Gruyere, Com. Montbo- 
von). 1259 m. Chalet et montagne du meme nom pres de 
la IVontierc vaudoise. Vue splendide sur la vallee de la 
Gruyere et du cöte du col de Jaman. 

ABERGIRE (C. Fribourg, 1). Guyere, Com. Tour-de- 
'J'rcine). 1089 m. Chalet et päturage du meine nom situes 
au pied N. du Moleson, a proximite de l'ancien couvent de 
la Part-Dieu. Belle vue sur la Basse-Gruyere, le Gibloux 
el le -Iura. 

ABERIEU (PORT DE l_')(C. Valais. D. Montbey.Com. 
Port- Valais). 384 in. Groupe de maisonsau bord du Rhone. 



ABESSES ou ABBESSES (LES) (C. Vaml, I). 
Morges). 445 in. Croupe de maisons de la commune d'E- 
cbandens a 3,08 km. de ce ällage. Vignes. 

ABFRUTT (C. Uri, Com. Goeschenen). 1 157 m. llam. 
d'environ 25 mais. et 90 h., ä 20 minutes de Goeschenen, 
sur la rive gauche de la Reuss de Goeschenen. 

ABIN (LANGENBERG) (C. Berne, D. Laufon). Monta- 
gne boisee du canton de Rerne, districts de Laufon et 
IJeleinont, s'etendant entre les villages de Soyhieres et de 
Liesberg; largeur 1 km. sur 4 km. de longueur; allitude 
maximale, 7.V2 m., au N.-E. de Soyhieres. 

Sur loversantN. passe la route de Soyhieres-Resel ä Lies- 
berg, au S., la montagne est longee par la Birse et le 
cheinin de fer de lleleinonl a Hälc Les plus beaux points 
de vue sont aux Ordons (700 m.) et au roc Rolle (692 in.). 

ABISEGG (C. Appenzell; Rh. -Int.). 880 m. Groupe 
de maisons de la commune de Rüti, pies d'Appenzcll, 
sur le Hirchberg. 

ABLÄNTSCHEN (C. Berne, I). Gessenay). 1303 m., 
Village de la com. de Gessenay dont les 213 maisons eparsi-s 
oecupent les llancs de la petite vallee d'Ablänlselien. 
Le groupe principal entoure la cbapelle, au N.-O. de la 
vallee; cette derniere, arrosee par la .laun (.logne), ap- 
partient geographiquement au bassin de la Sarine. Ine 
mauvaisc route ä chars conduit, en efl'et, directemenl ä 
Bellegarde (Jaun), canton de Fribourg, 6 km., tandis que 
des sentiers ä travers des päturages relient seuls la vallee 
d'Ablantschen ä celle de Gessenay par les cols faciles de 
Grubenberg, (1650-hi.) et de Birren (1794 m.), et au Sim- 
menthal par le Jaunpass. (1511 m.) Une bonne route car- 
rossable traverse mainlenant ce col de Boltigen ä Jaun, 
mais pour l'atteindre depuis Abläntschen il faut descen- 
dre presque jusqu'a Jaun. Abläntschen est domine au N.- 
O. par les aiguilles rocheuses des Castlosen (1995 in.). 

ABLE. Voir Pont D'ÄBLE. 

ABONDANCE (COL D'). Voir Pas de MOBGINS. 

ABORDAGE (L') (C. Vaud, D. Lausanne). Maisons de 
la commune de Pullv, au bord du Leman. 

ABSCHLACHT (C. Valais, D. Viege, Com. Visperter- 
minen). 1946 m. Harn, ä 45 min. au-dessus de Visper- 
terminen ; c'est une prealpe tres produetive, avec quelques 
habitations, etables et granges. 

ABSETZE (C. Soleure, D. Baisthal, Com. Holderbank). 
Groupe de maisons situees ä l'O. du village d'Holderbank, 
sur la pente du Haucnstein. 

ABTWIL (C. Argovie, I). Muri). 539 m. Com. et vge 
sur les pentes du Lindenberg, ä 5 km. d'Oberrüti. Station 
de la ligne Lenzbourg-Rothkreuz. 53 mais., 325 h. catho- 
liques. Depot postal. Syndicat agricole, fromagerie. Sta- 
tion de cheinin de fer ä Oberrüti. 

ABTWIL (C. Saint-Gall, D. Gossau). 645 in. Hain, de 
la commune de Gaiserwald, 399 h., ä 4 km. de Saint-Gall. 
Bureau des postes et telegraphe. Amiculture. 

ACACIAS (LES) (C Geneve). 380 m. Localite de crea- 
tion recente, situe entre Carouge et l'Aire; partagee en- 
tre les trois communes de Carouge, Plainpalais et "Lancy; 
fait partie de la banlieue de Geneve. Station des lignes de 
eh. de fer ä voie etroite Geneve-Carouge et Geneve-Lancy. 

ACH (C. Saint-Gall, D. Rorschach). 415 m. Harn, de la 
commune de Tubach, ä 2 km. de Saint-Gall. 73 h. 

ACHEN (C. Saint-Gall, D. Rorschach). 504 m. Harn., 
com. Morswil. 48 h. 

ACHENBERG (C Argovie, D. Aarau). 716 m. Monta- 
gne sur la route de la Staffelegg, signal, au N. du village 
de Küttigen. Le pied est eultivo en vignes, le hautest boise. 

ACHENBERG (C. Argovie, D. Zurzach et Klingnau). 
Ferme avec auberge et cbapelle de N. D. de Lorette, lieu 
de pelerinage. Le 14 mai 1814, 30 personnes de Böltstein, 
qui se rendaient en pelerinage ä Achenberg, se noyerent 
dans l'Aar. 

ACHER et ACHERLI (de Acker, champ). Nom de 
nombreuses petites proprietes de la Suisse centrale. 

ACHERBERG (C. Uri, Com. Bürglen). Montagne de 
993 m., entre Bürglen el Spiringen, au N. de la route du 
Klausen. 23 mais., 123 b. 

ACHERBIELEN (C. Valais, D. Brigue). 885 m. Col- 
line ä 30 minutes au-dessus de Brigue. Chalets entre les 
communes de Ried-Termen et Brigue. Ancien corps de 
garde oü l'on allumait des feux en guise de signaux^en 
temps de guerre et de troubles politiques. 



ach 



ADE 



13 



ACHEREGG(C. Unterwald, 11. Slansslad). A l\'xt r.'-n i i !.'• 
E. du Lopperberg et ä l'entree du lac d'Alpnach. Depuis 
im temps iiiiiin ; iiiori;il, jl s'j trouve une auberge pour les 
bateliers, *>n \ conslruisit, en [860, un pont-levia pour 
pelier les deux rives du lac. Des lors ce pont-levis a fait 
place ä un pont tournant. Carriere. Traces de ruines dun 
vieux chäteau. 

acherli (C. Uri). :>lo ä 57(1 in Groupe de maisonsde 
Im ei iiinc de Schattdorf. 186 h. 

achermühle (C. Lucerne, H. Hochdorf, Com. Es- 
ehenbach). 450 tn. Moulin pres de la roule cantonale, 
Station Eschenbach. 

ACHERN «:. Valais, I). Rarogne). 1340 m. Hameau de 
la commune de Birchen. 55 h. 

ACHSELBERG (C. Schwy?). 2160 in. Massif rocheux 
au S. de Muotathal ; le pic denude de l'Achselstock, en est 
la sommili'' principale. 

ACHSEL! (('.. Cialis, Com. Sool). 1413 in. Chalets aveC 

terrasse sur le chemin de Sool ä l'alpe Fässis. Beau point 
de vue. 

ACHSENBERG. Voir AXENBERG. 

ACHSENFELS. Voir ÄXENFELS. 

ACHSENFLUH. Voir AXENFLUH. 

ACHSENSTEIN. Voir AXENSTEW. 

ACHSENSTRASSE. Voir AXENSTRA.SSE. 

ACHSETEN (AUSSER et INNER) (C. Herne, D. 
et Com. Frutigenf. 1300 in. Hameau dans la vallee d'Eng- 
stligen. 47 mais., 223 h. 

ACHSLEN (C. Saint-Gall, I). et Com. Tablat). Hameau 
de 35 h. sur la route dt' Saint-Gall ä Rehetobel, ä 30 mi- 
nutes de Saint-Fiden, Station de la ligne Saint-Gall-Rors- 
ehach. Agriculture et arboriculture. 

ACHTELSASSGRAT (C. Herne, D. Oberhasli). Arete 
pocheuse de 1993 m., au N. de la vallee de Gadmen ; tres 
beau point de vue. 

ACKER (C. Saint-Gall, I). Ober-Toggenburg). Hameau 
de la commune d'Ebnat, 85 h. Le nom d Acker (champ) est 
donne a un grand nombrede fermes de la Suisse Orientale. 

ACKERLI (C. Herne, II. Herlhoudl. 'l fermes dans la 
commune de Wynigen, ä 4 km. au N. de ce village. 

ACKERMANNSHUB (C. Thurgovie, pres de Steine- 
brunn, I>. Arbon, Com. Neukirch). Croupe de maisons ä 
20 min. de Neukirch, grande ferme. 

ACKERN (C. Herne, D. et Com. Frutigen). Groupe de 
30 maisons, comprenant 127 h. 

ACKERSTEIN (C. Zürich). Maison de campagne pres 
de Zürich, bätie avec les materiaux fournis par un seul bloc 
erratique (sernifite). 

ACLA. Ce nom, frequemment employe dans les Gri- 
sons (Haute-Engadine), peut etre rapproche des Mayens du 
\alais, des Voralpen ou Maiensasse de l'Oberland hernois. 
Acla derivedu latin accola, et designe des chalets hätis par 
des etiangers ä la commune, ou simplement des biens par- 
tieuliers joütant les villages et les biens communaux. O-n 
les utilise au printemps, pour le betail, avant de monter ä 
l'alpe et en automne, en redescendant de l'alpe. Ce serait 
alors le « Voisinage », comme on dit dans le Jura. Dans 
la Haute-Engadine, les eommunes rurales s'appellent en- 
core aujourd'hui vicinantim ou sclarinaunchas, c'est-ä- 
dire des « voisinages «. 

ACLA (C.Grisons, D. Heinzenberg). 1250 m. Ferme dans 
la com. de Tenna sur la route de "Versarn ä Safien. 31 h. 

ACLA (C. Crisüns, J). Vorderrhein). Hameau de 9 mai- 
sons et chapelle, com. de Medels sur la route du Lukma- 
nier. 1476 m. 36 h. 

ACLA MARTIN (C. Grisons, D. Vorderrhein). 1250 m. 
Croupe de maisons sur le cöte droit de la vallee, com. 
de Truns. 

ACLA SILVA (MEIERLI) (C. Grisons, I). Maloja). 
1800 m. Restaurant d'ete tres frequente ä l'E. du lac de 
Saint-Moritz, com. de Saint-Moritz. 

ACLAS (C. Grisons, D. Vorderrhein). 500 m. Groupe de 
mayens sur le cöte gauche de la vallee de Somvix, com. 
de Disentis. 

ACLAS SEURA, DAFORA et DAVEINS (C. Gri- 
sons, I). Albula). 1795 m., 1694 m. et 1707 m. Forment 
ensemble les Aelas d'Alvagne. Mayens, com. d'Alveneu. 

ACLENS (C. Vaud, I). Morges). 466 m. Vge et com. ä 
0,5 km. N. de Morges. Station de eh. de l'er a Vufflens la 
Ville, 2.5 Um. Depot des postes. Voiture postale Morges- 



Cossonay. 308 h. Com. 333 h. Agriculture el vignes. Vil 
läge deja mentionne en 1002. II existail dans le voisinage 
un village nomine Saint-Christophe. 

aclertobel ic. Grisons). Gorg obel gorge, 

ravin) laterale de la vallee de Safien, formanl limite i ntre 

les eommunes de 'Pelina el \ei--am, les diStrictS de ll'iii- 

zenberg et de Glenner. 

Par suite de l'etl'ritemenl du haue d ardoise sur lequel 
passail la route de Safien, il se produisail de frequents 
glissements de terrain, de Borte qu'il a fallu construire un 
tunnel pour parer ä cel inconvenient. 

acletta iC. GriBons, h. Vorderrhein). 1291 m. 

Hain, de ( .t maisons el chapelle. 51 h. C de Disentis, ä 

l'o. du village de Disentis, a l'entröedu joli vallon d' Acletta 
qui seiend jusqu'au pied du Piz d'Acletta. 

acletta (col D') (Acletta Pass). (C. Grisons, II. 
Vorderrhein). 2790 m. Col situe" ä l'O. du Piz d'Acletta et 
conduisant de la vallee d'Acletta au Brunigletscher, ä 
travers le Bündtnergrat. 

ACLETTA (PIZ D') (C. Crisons, |i. \'orderrhein). Pic 
de 2017 in., au N.-O. de Disentis (vallde du Rhin antörieur), 
dans le massif de l'Oberalpstock, au fondde la vallee d'A- 
cletta, sur la erole qui eouil du Hriinni l'ass ä l'E. el 
l'Acletta l'ass a l'( I. 

ACLETTA (VALLEE D') (C. Grisons, D. Vorder- 
rhein). Joli vallon qui s'buvre au pied du l'i/, d'Acletta 
(2917 in.), du Piz Cavardiras (2005 m.) et du Piz Aull 
CMK\ m.) et descend jusqu'au hameau d'Acletta (1291 m.) 
uii il s'ouvre sur la vallee du Rhin anterieur. 

ACLEX (C. Vaud, II. I'ayernei. Quelques maisons sin- 
le territoire de Combremont-le-Grand, ä 2,5 km. N.-E. du 
village. 

ACQUA(ALL*)(C.Tessin,II.Leveiilina.C< 1 |ii.Hedn tlo). 
liospice a 1605 m., pres Airolo, auberge frequentee par 
les touristes qui passent le Nufenen et le San Giacomo. 

ACQUA (PIZ DELL') (C. Grisons, I). Inn) Pic de 
3127 m. et petit val ; ils touchent la frontiere d'Italie auS. 
de Zernetz. 

ACQUACALDA (C. Tessin, I). Hlenio, Com. Olivone). 
Auberge avec pension l'requenti'e par les touristes <|ui pas- 
sent le Lukmanier et le val l'iora. 

ACQUADICE(MONTI ALL)(C. Grisons, I). Moesa). 
1368 m. Petit groupe de maisons avec chapelle, commune 
de Rossa. 

ACQUA ROSS A (C. Tessin, D. Blenio, Com. Lottigna). 

Val Blenio. 530 m. Hameau de 121 h. ; grand etablisse nt 

de bains. Eaux aeidulees, ferrugineuses, arsenicales. He- 
pöt des postes. Telegraphe, voiture postale pour Biasca 
1 heure et demie. 

ADAGHEGLIO (C. Tessin, II. Locarno). 960 m. Petit 
hameau dans le val d'Üsola, commune de Brione-Verzasca. 

ADDOUX (LES) (C. Fribourg, D. Gruyere, Com. 
Gruyeres). 715 m. Maisons du village d'Epagnj situees au 
borii de la route cantonale. En creusant les fondements 
du bätiment qui sert actuellernent d'auberge, on deeouvrit, 
en 1824, huit squelett.es humains des epoques prehistori- 
ques. 

ADELBODEN (C. Berne, 1). Frutigen). Vge a 1357 in. 
Com. de l'Engstligenthal; sa Situation sur le Haue gauche 
de la vallee et sa belle exposition en ont fait tine Station 
climalerique en vogue depuis quelques annees. Bu- 
reau des postes, voiture postale. telegraphe et lelephone. 
Vieille eglise avec une vieille fresque du moyen äge. 156 h. 
Com. 1564 h. Agriculture, tissage de la soie, fabrique 
de boites. Pensions d'etrangers. On peut se rendre d'Adel- 
boden ä la Lenk par le passage tres l'acile du Hahnenmoos, 
1954 in., ou monter ä l'Engstligen Alp, d'ou Ton pmit 
faire l'ascension du Wildstrubel (3253 in.) ou passer ä la 
Gemmi par le col pierreux de la Rothe Kumme (2()32 m.). 

ADELBODEN (C. Lueerne, D. Willisau, Com. Wy- 
kon). 445 m. Vge sur la route cantonale de Zotin^ue a Hei- 
den dans la vallee de la Wigger, 28 mais.. 261 h., d 150 

catholiques et 111 protestants. Depend de la paroisse de 
Heiden. Une bonne partie des habilanls sunt agriculteurs 
et ouvriers dans les fabriques de Zofingue. Dans le voisi- 
nage, le chäteau de Wykon, actuellernent pensionnat i\<- 
demoiselles. Beau poinl de vue. Station de Heiden ou de 
Zofingue, de la ligne Olten-Lucerne. 

ADELBODENSCHWAND ou SCHWAND. Partie 
du village d'Adelboden, C. Herne. Voir ce nom. 



14 



ADE 



ADU 



ADELBODEN (VALLEE D') (C. Hörne, D. Fruti- 
gen). On donne comtnunement ce nom ;i la partie supe- 
rieure de l'Engstligenthal oü so trouve le vi Hage d' Adelboden. 
C'esl une dos plus riantes vallees i\c l'Oberland bernois, 




et une dos plus visitees par les touristes dans la belle Sai- 
son. Elle abouti tau massif du Wildstrubel, qui luiimprime 
im caractere grandiose. 

ADELGOS (C. Berne, D. Frutigen, Com Reinisch). 
Hameau de 6 maisons, Höh. Fabrique (l'alluinetles. 

ADELRAIN (C. Borne, I). Frutigen, Com. Reinisch). 
Hameau de 75 h., pres de Frutigen. Fabrique d'allumettes. 

ADELWIL (C. Lucerne, U. Sursee, Com. Neuenkirch, 
paroissedeSempach). 525 m. Hameau de 9 maisons, 65 h., 
chapelle pres de la voie du chemin de fer, ä 1 km. de la 
Station de Sempach. 

ADERBOGEN (C. Uri, Com. Wassen) Groupe de 
chalets dependant du hameau de Bei der Kapelle dans le 
Meienthal et au bord de la Meienreuss. 

ADEREN (C. Fribourg, D. Morat). Colline de 519 m. 
au N.-E. de Morat. Point de vue asse/. etendu et qu'on d6- 
signe comme le quartier-general du comte de Romont, 
allie de Charles-le-Temeraire, lejour de la bataille de Morat. 
Äderen figure avec Bois-Domingue et le Mont de Courge- 
vaux dans les armoiries de Morat. 

ADETSWIL (C. Zürich. D. Hinwil). 730 m.Vge et com. 
de 70 maisons et 520 h. A 15 min. de la Station de Bärets- 
wil, ligno en construction, de Verikon ä Bauma. Actuelle- 
meiit voiture postale Bäretswil-Bauma et Baretswil-Wetzi- 
kon. Elevage du betail. Tissage de la soie comme industrio 
domestique. Tuilerie, four a chaux. 

ADISWIL (C. Lucerne, D. Sursee, Com. Gunzwil, 
paroisse de Münster). Hameau sur la rive droite du Winon, 
067 m., 45 h. Agriculture. Poste ä Münster. Station Hitz- 
kirch. 

ADLEMSRIEDK, Berne, I). Ober-Simmenthal,Com. 
Boltigen). Hameau de 88 h. au centre du Simmenthai, ä 
20 ininulos de lioltigen, sur un coteau de 1047 m. bordant 
la rive gauche de la Simme. Adlemsried estdejä rnentionne 
dans une charte de 1276. 

ADLENBACH (C. Glaris, Com. Luchsingen). 570 m. 
Partie S. du village de Luchsingen dans la vallee de la 
Linth, 239 h. Station de Luchsingen de la ligne Glaris- 
Linthal. Filature et tissage de laine et decoton. Fabrique 
de carton. 

ADLER (C. Bäle-Campagne, Com. Pratteln). Montagne 
boisee de 528 m. connue sous le nom de Madion. Traces 
de ruines au sommet. 

ADLER (GLACIER DE L') (ADLERGLETSCHER) (C. "Va- 
lais, [). Viege). Glacier de3 km. partant du col de l'Adler 
a 3798 in. et so deversant ä 2900 tn. dans le glacier de 
Findelen, au pied O. du Strahlhorn, vallee de Saint-Nico- 



las. II est situö entre la paroi dos Biinpfischwänge, au N., 
et l'Adlerhorn. 

ADLERHORN (C. Valais. II. Viege). Rio de 3993 in. qui 
s'eleve sur l'arete S.-O. du Strahlhorn, ä l'E. de Zermatt. 
■ ADLERPASS ou COL DE L'AI- 
GLE (3798 m.). Lr: premiere caravane 
qui le traversa, en 1849, lui donna le 
nom de Rimpfischgrat, et la seconde, en 
1853, colui de col Iniseng, mais il est tou- 
jours appele aujourd'hui col de l'Aigle 
parce quo Wills, en 1853, trouva sur le 
sommet memo une plume d'aiglc Ouverl 
enlre le Rimpfischhorn, au N.-E., et le 
Strahlhorn, au S.-O. II est probable que 
le passage de Saas ä Zermall par le gla- 
cier d'Allalin, dont fönt mention plusieurs 
anciens ecrivains, est plutöt l'Allalinpass 
(3570 m.) que l'Adlerpass. En tout cas, 
i'Adlerpass a ete certainement alleint de- 
puis la vallee de Saas, le8 aoüt 1849, par 
le eure Imseng, de Saas, aecompagne 
dun chasseur de chamois, et, le jour 
suivant, la premiere traversee complete 
jusqu'ä Zermall tut aecomplie par 
le professeur Ulrich, Lauterburg et 
Gottlieb Studer. De Mattmark au col, 
5 heures; de lä ä Zermatt, 4 heures, en 
Loh t 9 heures. La descente de la premiere 
pente de glace sur le versantde Zermatl 
oll're seule quelque difficulte ä un griin- 
peur peu experimente. 

ADLETSHAUSEN(C. Zürich, D. Hin- 
wil). Harn, de la com. de Grüningen. 45 h. 
ADLIGENSWIL (C. Lucerne, D. Lucerne). 540 m. Vge 
et com. ä 3 km. d'Ebikon, Station de la ligne Lucerne-Rolh- 
kreuz, et ä 3 km. de Meggen, slation de la ligne Lucerne- 
Art. Depot des posles. Voiture postale pour Lucerne. Te- 
lephone. 575 h. Sol fertile. Agriculture, i'ruits et commerce 
de bestiaux. 

ADLIHUBEL (C. Berne, D. Aarwangen). Trois t'ormos 
pres de Reisiswil, commune de Melchnau, au pied du 
point de vue Hohwacht. 

ADLIKON (C. Zürich, D. Andellingen). 450 m.Vge. 
214 h.; com., 501 h. ä 2 km. d'Andeltingen, Station de la 
ligne Winterthour-Schairhouse. Bureau des postes. Tele- 
phone. Les habitants s'oecupent de viticulture, d'agricul- 
ture et d'eleve du betail. 

ADLIKON (C. Zürich, D. Dielsdorf, Com. Regens- 
dorf). 439 m. Vge ä 1,5 km. de Regensdorl', Station de la 
ligne (Erlikon- Wettingen. 120 h.; ecole, petit vigno- 
bie. 

ADLISBERG (HINTER) (maison forestiere) (C. Zü- 
rich, Zürich V). 665 m. Restaurant champetre tres frequente 
pendant la belle saison. Champs d'essais de FEcole 
forestiere du Polvtechnicum federal. 

ADLISWIL (C. Zürich, D. Horgeo). 447 m. Vge de 1589 
h. com. 2876 h., des deux cutes de la Sihl. Station de la ligne 
de la vallee de la Sihl. Poste et telegraphe. Le territoire de 
la commune comprend 699 ha. Agriculture, importarrtes 
filature de coton, tissage de la soie. Pres et forets, quelques 
vignes. 

ADREY (L') (C. Fribourg, D. Gruyere, Com. La Roche). 
780m. Nom donne a une partiede la commune de La Roche, 
appelo quartier de l'Aarey, environ 70 habitations, tres 
eparses, 219 h. 

ADREY (EN L') (C. Fribourg, D. Gruyere, Com.Vua- 
dens). 873 m. Deux domaines avec fermes au pied N.-E. des 
Alpetles et ä proximite des bains des Colombettes. 

ADULA (C. Grisons). Les anciens ecrivains ont donne 
le nom d'Adula Mons on Alpes Adulse au massif mon- 
tagneux dans lequel le Rhin prend naissance et plus spe- 
cialement aux passages qui traversent les Alpes par le 
Gothard, le Lukmanier, le Saint-Bernardin et le Splügen. 
Aujourd'hui on entend, par le « Massif de l'Adula », la moitie 
Orientale des Alpes lepontiennes, soit celle qui s'etend du 
Gothard au Splügen et qui forme la limite entre les Grisons 
et le Tessin. Ce massif renferme ainsi les trois sources du 
Rhin. On donne, en particulier, le nom d'Adula au groupe 
eulminant, celui du Rheinwaldhorn. Ce massif, assez con- 
siderable, est encore peu parcouru par les touristes, quoique 



AI)U 



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ses aommets el ses glaciers meritenl d'attirer ['attention. 
Le Brand massifde l'Adula sc compose de plusieura massifs 



h\ ■ \ \C*' . -}».; '■■■-.ife.i.', 

jjitflhernwalcÜ'iorn «?- ■ .J^-r'' * 





v I-. .» >\;. 



Massif de l'Adula. 

plus petits: I" Le massif coinpris entre le Gothard ei le 
Lukmanier, cimes prineipales : le Badus ou Six Madun, 
3931 in. le Pizzo Centrale (30015 m.) et le Piz Blas (3023 in.) 
Le lUiin anterieur prend naissance au pied N. du Badus et 
le Hhin moyen ou de Medels au pied S. du l'i/ Blas. 2° Le 
massifde- Medels, entre le Lukmanier et le col de la Croina ; 
cimes prineip. : le Piz Medels (3203 m.) et le Scopi (3200 m.) 
3" Le massif du Rlieinvvaldhorn, entre la Greina et le Saint- 
Bernardin. Son sommet le plus eleve et le Rheinwaldhorn 
ou Piz Valrhein, 3398 m. (escalade en 1789 par le moine 
Placidus ä Spescha, de Disentis); d'autres cimes remar- 
quables sont: le Güferhorn (3993 in.) le Vogelberg (3220 m.) 
et le Zervreilerhorn (2899 m.j; le Piz Terri (3151 in.) et le 
Piz Aul (3124 m.) s'elevent sur des cretes qui prolongent ce 
massif vers le N. Au pied oriental du Rheinwaldnorn et 
dans le glacier le plus etendu de ce massif (qui en contient 
plus que les autres groupes de ce meme massif) se trouve 
la source du Rliin posterieur, la branche la plus conside- 
rable de ce lleuve; tout pres de la s'eleve la cabane 
Zapport du Club alpin suisse ; c'est le point de depart le plus 
coinmode pour faire l'ascension du Rheinwaldborn, 3 b.. 
par l'arete N.-E., depuis la Lentalücke, 2954 m. Ce dernier 
col est le verkable passage entre le vallon de Zapport et 
celui de la Lenta, car le nom « d'Adulajoch » qui figure dans 
l'atlas Siegfried est place trop au N. et doit indiquer seule- 
ment Fendroit oü se reunissent les aretesN.-E. et N.-O. du 
Rheinwaldhorn. Si Ion fait l'ascension ä partir d'Olivone 
(route du Lukmanier) ä l'O., il faut coucher dans les chalets 
au fond du val Carasina et monter de lä par le glacier de 
Bresciana au Rresciana Pass (3190 m.) d'ou Von gravil 
l'arete N.-O. 4° Le massif des doloinites de Splügen est un 
petit massif calcaire tres bien dessine, qui s'eleve au N. du 
village de Splügen, entre la vallee de Safien et le village 
d'Andeer; point eulminant, FAlperschellihorn, (3045 m.) 
Sur la Prolongation de ce massif, au N., se trouve le Piz Be- 
verin (3000 m.) belvedere bien connu. 5" Le massif du Tarn bo, 
entre le Saint-Rernardin et le Splügen, eime culminante, le 
Piz Tambo (3276 m.) point de vue süperbe et facilement ac- 
cessible en 3 h. depuis le sommet du Splügen. Dans la haute 
vallee du Rhin posterieur, ainsi que dans les vallons deVals 
et de Safien, les habitants parlent l'allemand; ils descen- 
dent d'une colonie valaisanne qui y einigra au XIII e siecle. 

ADVERSAU (L')(C.Vaud). Riiisseau, petit aftluent de 
la Baie de Ciarens, rive g. (bassin du Leman). Parcours 1,5 
km., emb. ä 2 km. en amont de Brent (com. du Chätelard). 

/EBLETEN (C. Zurich, I). Meilen). 400 m. Croupe de 
10 maisons de la com. de Meilen, ä 20 min. de la Station 
Meilen, ligne Zurich-Rapperswil. 68 h.,Vignoble. 

/EBNET (OBER et UNTER) (C. Soleure, D. Rals- 
thal, Com. Ramiswil). Deux fermes. L'Ober /Ebnet appar- 
tient au couvent de Saint-Joseph, ä Soleure. 

/EBERSBUHL ou EBERSBUHL (C. Bcrnc, II. Sef- 
tigen, Com. Burgistein). Hameau de 4 maisons, 30 h.,sur 
le chemin de Wattenwil. 



/ebnit, aussi ebnit ou ebnet (C. Berne, D. Sef- 
tigen, Com. Burgistein). Ham.de8mai8.,90h.,agriculteurs. 

/EBNIT (OBER el UNTER» u EBNIT (C. I in, 

I). Trachselwald, Com. Sumiswald). 855 m. Ham. de |0 
maisons el 79 h. dependant du village de Wasen. 

/echerli (C. Lucerne, l>. I. meine. Com. V'itznau). 
'i7'^ in. Maisons au bord du lac <\<-* Quatre Cantons, sta- 
liun a Vitznau. 

/echerli-alp (C übwaldel Nidwald, C Kerns). 

l'iOO m. Alpe riel n pälurages, situde ä l;> b. sur du 

col entre Kerns ei Dallenwil, Bur la pente du Stanser- 
hörn, Combal entre les Nidwaldiens el les Francais en 
1798 

/ECKENMATT ou ECKENMATT IC. Keine, |l. 
Schwarzenbourg, Com. Wahlern). 664 m. Hameau de 30 

wasser. \ I b. de Törishaus, Station de la ligne Fribour« 

Berne. Voiture postalede Berneä Schwarzenbourg. Moulin. 

/edelwil (C. Appenzell, Rh.-Ext., D. Hinterland). 

8(10 m. Hameau de 128 h. Com. de lleri.au (4 mais.), de 
Schwellbrunn (0 mais.) el de Waldstadl (2 mais.), sur la 

route de Herisau ä Schwellbr ; traverse" \>.<v la Glatt. 

Belle campagne. Tissus el broderies. L'origine du hameau 
doit etre ancienne, son nom vienl du vieux mot allemand 
Adalo. 

_ /EDERMANSDORF IC. Soleure, 1). Balslbah. :',7:. in. 
Cum. et vge de 476 II.. ä km. de la roininune de llalslbal. 

possede de grandes Forets sur les pentes du Weissenstein 
et du Hauenstein. Bureau des |»>sies. Nahe de la voiture 
postale Balsthal-Moutier. Agriculture el eleve du beiail. 
Fromagerie, commerce de porcs. Grande fabrique de po- 
teries: on extrail l'argile >\u Weissenstein; fabrique de 



Miueles 



\l. 



'.derniaiisdoif possede dans le 
insi qu'un pelerinage fröquentd 



zendorf formenl une sc 
esl a Matzendorf, mais 
Horngraben une chapelli 
en l'honneur de sainl Antome. 

/EFFENBERG (C. Scbwyz, I). March). Fermes faisanl 
partie de la commune d'Altendorf. 

/EFFL.IGEN (C. Berne, 1). Berthoud). 499 m. Vge el com. 
554 h., a 2.5 km. de Kirchberg, dans la plaine, sur la rive 
gauche de l'Emme. Sc rattache ä la paroisse de Kirchberg. 
Station du chemin de fer de FEmmenthal. 50 mais., 
490 h. Bureau des postes et b'lephone. Agriculture. Fa- 
brique de laine artiticielle. Fromagerie. 

/EGERI (LAC D') (C. Zoug, bassin de la Reuss). 728 
m., surface 7 km., longueur 5,5 km., largeur 2 km., pro- 




fondeur 82 in. Charmant lac alpestre. ä Festrennte" S.-O. 
duquel s'eleve abrupl le Kaiserstock d'i2S m.i. avec ses 
grandes forets. La rive Orientale est dominee par le Saint- 
Jostenberg el le Morgarten. l'ne belle route !<• long du lac' 
conduit dans le canton deSchwyz. <>n passe aupres d'une 



16 



JEGE 



MLP 



jolie chapelle, situee ä l'extremiie S.-E. du lac, pres des 
maisons de Hauptsee, oü les dernieres recherches ä ce 
sujel placenl la ceMebre bataille de Morgarten, en lieu et 
place do-- hauteurs de ce nom. Le lac, tres poissonneux, 
abonde en truiles; depuis 1890, un bateau I vapeur fait 




V'Lie du lac dVEgei-i. 

le service des rives, Une quantite deruisseaux alimentent 
le lac, les deux principaux sonl : sur la cöte N., le Schluen- 
bach, et sur la cöte 0. le Hüribach. Le lac d'.Kgeri se de- 
lerse du cöte" du N. dans le lac de Zoug, par la" Lorze. 

/EGERI (MITTEL) (C. Zoug). llanieau de 109 h., com- 
mune d'Unter /Kgeri, entre ce village et Über .Kgeri, avec 
une petite chapelle, qui est ornee d'un remarquable ta- 
lilean du peintre zougois .Moos, representant le combat du 
Gubel. Depot des postes, telephone. 

/EGERI (NEU) (C. Zoug). 686 in. Gros hameau sur la 
Lorze, 2 ponis sur la riviere. 208 h. dans les communes 
de Menzingen et d'Unter .Kgeri. Ce hameau est situe ä 
l'enlreedes gorges sauvages de la Lorze. De la deux routes 
conduiscnl, l'une dans l'.Kgerithal, l'aulre a Menzingen et 
au village montagnard de Neuheim. Soierie, fahr, de Co- 
lon. Voiture postale de Zoug ä Unter-, Kgeri. Depot des 
postes, telephone. 

/EGERI (OBER) (C. Zoug). 739 m. Com. situee sur le 
Schluenbach et au bord du lac d'.Kgeri, a 2 km. auS. d'Un- 
tei '.Kgeri, ä 7 km. de la Station de Sattel-/Egeri etä9,5km. 
de feile de Zoug. Bureau des postes. Voiture poslale Zoug- 
Sattel. Telegraphe et telephone. Helle eglise qui conlient 
un chieur de style gothique. Le village est le plus ancien 
de la vallee d'.Kgeri. La commune compte environ 1900h., 
le village env. 700. La conlreeest tres l'ertile. Les agricul- 
ieiirs s'occupent aussi bien de l'industrie laitiere et froma- 
gere que de l'öleve du betail. II y a, en outre, des scieries. 
200 ouvriers sont occupes ä l'industrie de la soie. Ober 
.Kgeri a compte comme personnages celebres: Christian 
Ilen, capitaine du XVI e siede; Billeter, chroniqueur du 
XVII' siede; Heinrich, ambassadeur francais au XVIII 1 ' 
siede. C'est sur le territoire de cette commune que se 
trouvent les champs de bataille de Morgarten (1315) et de 
Saint-, lost (1798). Une route de inontagne congluit par des- 
sus le Katen au Biberbrücke. 

/EGERI (UNTER) (C. Zoug). 730 m. Com. de 2440 h. 
et village paroissial de 1261 h., sur la Lorze et au bord du 
lac d'. Kgeri. Voiture poslale Zoug-Sattel. Postes, telegra- 
phe, telephone. Village tres industriel, grande fabrique 
de eolon, belle carriere. Agrieulture. On y remarque une 
eglise gothique moderne et un beau College. Au-dessus 
du village se trouve la pension Waldheim. Entre Ober et 
l'nter .Kgeri, sur une hauteur s'eleve le Sanatorium 
construil par la Societe d'utilile publique de Zürich pour 
les enfants scrofuleux. Pres du lac, la celebre maison de 
Santa pour enfants du l> r lliirlimann, qui diiige aussi le 
Sanatorium. 

/EGERIRIED. Marais forme par la Biber sur le terri- 
toire d'Ober JEgeri et limite au S.-E. par la ligne de 
chemin de l'er, au S., par lesjardins de Bolhenthurin,ä l'O., 
par le territoire de Morgarten et, au N., parcelui de Saint- 
.lost. Une dizaine de maisons sont eparses sur ce territoire 
el se repartissent entre les communes avoisinantes. Leurs 
habitants se li\ rent ä l'agriculture, mais surtout a l'exploi- 
tation d'excellente tourbe qu'ils conduisent jusqu'au lac de 



/.mich. II s'vlroiive aussi une fabrique de litiere de tourbe. 

/EGERSTEIN (C. Heine. I». Oberhasli, Com. Guttan- 
nen). Kroupe de maisons a 30 minutes au-dessous de Gut- 
tannen, sur la rive gauche de l'Aar. 

/EGERSTENGRABEN ou WEIDLIGRABEN (C. 
Berne, D. Seftigen, Com. Burgistein). 780 m. Hameau de 
9 maisons sur le chemin de Watten wil a Burgistein. Baic 
de Kirchenthurnen. A 2,5 km. de la Station de Pfanders- 
niatt, ligne du Giirbethalbahn. 

/EGERTEN (C. Argovie, I). Zolingue, Com. Kdlliken 
et Safenwil). 503 m. Hameau de 120 h. ; signal pres de 
la foret. Station a Safenwil, 1,5 km. 

/EGERTEN (C. Herne, 1). Aarwangen, Com. Wynau). 
152 m. Village dans une plaine, entre la Station de Bogg- 
wil et le village de Wynau. 621 h. 

/EGERTEN (C. Berne, L). Ilaul-Simmenthal). Village 
de 561 h., la plus forte agglomeration de la commune de 
Lenk. 115 maisons et nombreux chalets. 

/EGERTEN (C. Berne, ü. Nidau). 438 m. Com. el vge 
de 577 h. au bord du cana) de l'Aar, ä 4 km. S.-E. de 
Bienne, paroisse de Bürglen. Un pontsur le canal l'unit a 
Briigg, commune jumelle de la rive gauche et Station du 
chemin de fer Bienne-Berne. Agrieulture, arboriculture, 
horlogerie, fromagerie. 

/EGERTEN (C. Kribourg, D. Singine, Com. Brunis- 
ried). 870 m. Croupe de 4 maisons situees sur la route de 
Tavel ä Planfayon, ä 7 minutes de Brunisried. 

/EGERTEN (C. Claris, Com. Hüten). Croupe de mai- 
sons avec dependances rurales dans le petit village d'Un- 
terbilten. 

/EGERTEN (C. Soleure, D. Halsthal). Hameau de la 
commune de Halsthal, situe sur une colline ä 1 km. de 
Baisthal; 33 h. Agrieulture. 

/EGERTEN (C. Soleure, D. Olten-Gbsgen). Hameau de 
cinq proprietes rurales, de la commune de Vinznau, ä 1 
km. du village, dans un val eleve. 35 h. 

/EGERTLI (C. Zürich, D. Borgen). 465 in. Hameau de 
107 h. de la com. deThalwil.Vinnes. Station aThalwil, 500m. 

/ELAPASS ou COL D'AELA (C. Grisons). 2760 m. 
Passage ä l'O. du Piz d'.Kla. 11 mene de Bergün par la ca- 
bane d'/Ela du Club alpin suisse au hameau de Naz sur la 
route de l'Albula, mais peut etre employe comme passage 
entre Bergün et Tinzen, quoiqu'il ne soit ni le col le plus 
direct entre ces deux endroits ni le point le plus bas 
dans la crete rocheuse entre le Piz d'Aela et le Tinzenhorn. 

/ELA (CABANE D«) (.Elahutte) (C. Grisons). 2201 m. 
Cabane du Club alpin suisse, situee dans le val Spadlatscha. 
entre le Piz d'/Ela et le Tinzenhorn. C'est une cabane ou- 
verte, amenagee pour dix personnes. On fait de lä les as- 
censions du Piz d'.Ela (3340 m ), du Tinzenhorn (3132 m.), 
du Piz Michel (3461 m.) et de 1'iEla Pass (2762 in.). 

/ELA (PIZ D*) (C. Grisons). Sommite de 3340 m. ä 
l'intersection des districls de Plessur, de l'Albula et d'O- 
ber-Landquart. L'ascension du pic se fait depuis Bergün. 

/ELGÄU (C. Berne, D. Interlaken, Com. Habkern). 
1780 m. Groupe de chalets au pied du Hohgant. Le meine 
nom est donne ä plusieurs groupes de chalets ä l'O. du 
Tannhorn, dans le Brienzergrat. 

/ELGÄU ALP (C. Obwald, Com. Alpnach). 1581 m. 
Groupe de chalets dans le petit Schlierenthal. 

/ELGGI ALP (C. Obwald, Com. Sachselen). 1647 m. 
Tres belle alpe avec 10 chalets et une chapelle. Une nou- 
velle route conduit de Sachselen ä ^Elgi et de lä un sen- 
tier passe sur le Abschütz, puis sur le Hohenstollen et 
aboutit au Frutt. 

/ELPELIKOPF (C. Saint-Gall, D. Werdenberg). 1645 
m. Petit sommet des contreforts de la chaine de l'Alvier, au- 
dessus de Flums. Signal geodesique. Un chalet, l'.KIpeli- 
hütte (1620 m.), se trouve au N. du sommet. 

/ELPELTISPITZ (C. Grisons, D. Ober-Landquart). 
Pic de 2690 m. au N.-E. de Klosters (Prätigau). II forme 
l'extremite O. de la chaine sau vage qui separe le val Ion 
de Schlappin de la vallee de la Landquart en amont de 
Klosters. 

/ELPLI(C. Saint-Gall, D.Ober-Toggenburg, Com. Sankt- 
Johann). Groupe de chalets au pied du Siintis dans la val- 
lee de la Säntisthur. 

/ELPLIHORN (C. Grisons, D. Plessur). Pic de 28-40 m. 
situe aux sources meines de la Plessur, au S. d'Arosa. II 
domine ä l'E. le pälurage appele l'.KIpli, mais est lui-meme 



/ELP 



.ks<: 



17 



doniiiit'' par sis deux voisms, le Rothhorn d'Aroaa ei le 
Rothhorn de Parpan. Ascension facile. 

/ELPLIHORN (C. Grisons, I). Landquart). Pic de 
3010 id., massif de Monstein, au S. de Daves, ('.'est le poinl 
culminant de ce massif, qui s'öleve au N. du Ducan 
Pass. Facilemenl accessible en :i ou 'i h. de Sertig Dörfli, 
Monstein et Spinabad en gagnant l'aröte S. Belvödere 

/elplilücke (C. Herne, I). Oberhasli). Passage, 
environ '2750 in. jusie ä l'O. ilu Petit Diamanstock (2790 in.) 
BUr l'arete qui le relie an Grand Dianianstoek (.'!ir>l in.). 
Ce col fait communiquer le glacier de Bächli avec le gla- 
cier de Gruben. 

/ELPLISEEHORN (C. Grisons, I). Plessur). Pic de 
2723 in. de la chainc de l'Arosa Uolhliorn, (|iii s'eleve im- 
medialeinent an midi d'Arosa et du lac d'.EIpli, landis que 

ÄLPLISTOCKiC Kerne, I >. < Iherhasli). Pic de 2895 
in., a 1'0. de la ronle du passage (In Grilnsel el sur la erele 

i|ni separe les vallons d. Erlen ei de Bächli. ()n y lrouve 
iles cnstaux. 

/emelsberg (C. Saint-Gall, Ü. Ober-Toggenburg). 
1181 in. Montagne de la com. de Krummenau, comprise 
enlre deux all', de la Tlnir. Les penles sonl COUverteS de 
ferines el de cilllnres. 

iEMISEGG (C. Saint-Gall, 1). Unter-Toggenburg). 
Croupe de maisons ile la commune de Saint-l'elerzell. 

/EMLIGEN (C. Berne, D. Konolfingen). 620 m. Harn. 
de la com. de Stalden, sur la route de Berne-Münsingen 
ä Langnau et ä distance egale (1 Km.) des stalions deTä- 
gertschi et de Konolfingen de la ligne Berne-Lucerne. En- 

/EMLISHCWAND (G. Obwald). Partie de lacom.de 
Kerns, dependanl de Wisserlen, au pied du Stanserliorn. 
16 mais., 60 h. 

/EMSIGENALP (C. Obwald, Com. Alpnacli). 1350 
in. Chalets sur la ligne du Pilate, oü se trouve im garage 
avec une machine hydraulique destinee ä elever l'eau an 
sommet du Pilate. 

/ENERHOLZ (IM) (C.Soleure, I). Balsthal, Com. Lau- 
persdorf). 552 m. Harn, de 22 mais., situe sur le versanl 
septentrional du Weissenstein. A 4 km. de Balsthal, Station 
de la ligne ( Knsingen-Balstha I, voitureposta le Moutier-Bal s- 
Ihal. Agriculture, prairies. 143 h., la plupartdesjeunesgens 
travaillent dans les etablissements metallurgiques de la 
Cluse.dans les fabriques de papieret desoieriesde Balsthal. 

/ERENBOLLIGEN (C. Berne, 1). Aarwangen). 670 
in. Gros ham. de la com. d'Auswil, dans le vallon du Frei- 
bächli, a 3 km. de Rolirbach, Station de la ligne Langen- 
llial-Wohlhusen. Telephone. Environ 80 h., Industrie lai- 
tiere et fromagere. 

ÄRGEREN (.Erckrnracii). (C. Fribourg.) Appellation 
alleniande de la Gerine. Voir ce nom. 

/ERGERTEN (C. Uri, ( !om. Bealp). Chapelle el chalets, 
a 2 km. au S.-O. de Bealp, sur la Reuss. 

/ERLEN (GLACIER D') (.Erlengletscher) (G. Berne, 
D. Oberhasli). Petit glacier sur les llanes du Graugrat, 
a l'O. de la Handeck, sur la route du Grimsel ; s'ouvre sur 
le vallon d'.Erlen, parcouru parle ruisseau du meme nom, 
all', de l'Aar. A une alt. de lb85 m. se trouvent les chalets 
de l'.F.rlen-Alp, domines au S. par l'.Krlenhorn, 2454 m. ; 
un peu en amont de ces chalets, la vallee se bil'urque: un 
vallon conduit au glacier de Gruben, lautre, le Binderthal, 
ä celui d'. Erlen. L'un ou l'autre de ces glaciers conduisenl 
a la cabane de Gauli du Club alpin suisse, au fond de la 
vallee d'örbach. Le Bitzlipass (3050 m. env.) fait commu- 
niquer le glacier d'.Frlen avec celui de Gauli. 

/ERLENHORN (C. Berne, I). Oberhasli). Sommite 
rocheuse de 2454 m., a l'O. de la Handeck. A ses pieds se 
lrouve r.Frlenalp d'ou sort l'.Frlenbach, qui se jette dans 
l'Aar ä la Handeck, dans le meme gouffre que l'Aar : le 
contrasle des eaux blanehes de 1. Erlenbach et de l'eau 
grise de l'Aar est saisissant. 

/ERMIGHORN (C. Berne, I). Frutigen). Sommel de 
2457 in., de la chaine separant la vallee ile Kandersleg du 
Kienthal, vue splendide sur le massif de la Blumlisalp. 
L'ascension s'en fait de Frutigen, du lac Bleu ou de Kan- 
dersteg, par l'alpe de Giesenen, et du Kienthal par la 
Bacbalp (4 ä 5 heu res), 

/ERNEN (OBER- el NIEDER-) (C. Valais, I). Con- 



ehes). I Ulli in. Cum. el vge dans une belle silualion au- 

dessus de la rivegauchedu Rhone el vis-a-vis de Fiesch, ä 
:! h, 30 min. de |; ( siaiiun de Brigue, ligne du J.-S. Bureau 
des postes. T616graphe el telephone, :i7.">h. pour le village el 
120 pourla commune, tousagriculteurs.Carrieresd'ardoise. 
L'öglise renferme divers objets ayanl appartenu au celebre 

eardinal Mathini Sehinner, enlre aulres des hahits Bacer 

dotaux ei une fori helle coupe d'or emaillö. 

/ernergalen (C. \al.n-, 1 1. Conches), 2480 ni. 
Grand plateau couverl de pälurages qui Betend entre la 
vallöe du Rhone et le vallon de Kappen. Galen ''si un nom 
eiiminuii dösignant les larges croupes enlre les vallöea et 
les Kummen ou com bes. 

/esch, /eschi. In grand nombre d'endroits de la 
Suisse Orientale el centrale portenl le nom d K-eh, soil 

simple, seil en COmpOSitiOD avec (|ueli|ile Suffixe. Ces lirii\ 

liraient leur appellation des frönes (Eschen) donl ilsötaienl 

planles. 

/esch (C. Argovie, D. Zofingue). 124 m. Ham. de la 

com. de Rothrist, vallee de la Wigger, ä 2 km. de la Sta- 
tion de Zolingue (ligne Ollen-Lucerne) ; depend du bu- 
reau des posles de Strenyelbach. 35 h. La pluparl des 
habitantS travaillent dans les l'ahriques de Zofingue. 
/ESCH (C. Bäle - Campagne, I». Ariesheim). 322 in. 

Com. et. vge sur la Hirse. Station de la ligne Delrmont-BAIc. 

Telegraphe, trdephone. L'ecole occupe ['ancien chäteau de 
la famille de Klarer, originaire de eetle localid'. 1867 h.. 
en majorite catholiques, 250 inaisons. Fabriques, scieries 
et. distillerie. Vignes. 

/ESCH (C. Lucerne, I). Hochdorf). 187 m. C el vge. 

sur le Vorderbach, au bord ^n lac de llallwil, ä 2 km. de 
Musen, Station ,de la ligne du Seethal. Voiture postale 
Fahrwangen-Geliingen. Telephone. 030 h. et 104 mais. 
Agricullure, elevage du betail, vignoble. Scierie, moulin, 
tressage de la paille. 

/ESCH (C. Tri, Com. d'Unterscbäclien). Main, de HO 
chalets du Sehaehenllial. ()n designe aussi sous ce nom la 
vallee en amont d'Unterschächen. Belle cascade du Slauhi. 
tres visible de la nouvelle route du Klausen. 

/ESCH (C. Zürich, D. Hinwil). Ham. de la com. de 
Fischenthal, Station de Steg (Slag), ligne du Tössthal- 
bahn. 69 h. Eleve du betail, hroderie. 

/ESCH (C. Zürich, I). Morgen). 689 m. Ham. de 4 mais. 
Com. Schönenberg, ä 2 km. de cette Station (ligne Zu- 
rieh-Bicliterswil). Eleve du betail. 

/ESCH (C. Zurieb, U. Uster, Com. Maur). 632 in. Cros 
ham. ä 4 km. de la Station Uster (ligne Zurich-Küti-Rap- 
perswil). Bureau des postes, 384 h. Eleve du betail, tis- 
sage de la soie. 

/ESCH (C. Zürich, D. Winterthour, Com. Neftenbach). 
440 m. Hafri. a 1 km. de la slation de Bettungen (ligne 
Winterthour- Schatl'house), 160 h. Vignes, earriere de 
gres. Le nom de « In der Burg » apparait comme designa- 
tion territoriale. On ne sait cependant rien d'un chäteau 
ni dune famille feodale de celte localite, sinon qu'en 
1254 un 0. de Asche est cite comme temoin ä Bussnang, 
en compagnie du comte Hartmann l'Ancien de Kybourg. 

/ESCH (C. Zürich, D. Zürich). 545 m. Com. et Vge su, 
I Ksrhenbach, ä 3 km. de Birmensdorf, Station de la 
ligne Zurich-Zoug. Depot des postes. Com. 312 h., vge 268. 
Agriculture et eleve du betail. Le tissage de la soie oc- 
cupe le tiers de la population. Les Romains avaient deja un 
etablissement ä la Halde. Une famille patricienne de la 
noblesse zurieoise tirait son nom de cette localite. L'exis- 
tence d'un chäteau ä cet endroit n'est cependant pas prou- 
vee. 

/ESCHAU (C. Berne, D. Signau). 696 m. Ham. de la 
com. d'Eggiwil, au bord de l'Emme, ä 4 km. de Signau, 
Station de la ligne Berne-Lucerne. Depot des postes. Voi 
ture postale Signau-Rothenbach. Telephone, 35 h. agricul- 
teurs. 

/ESCHBACH (C. Berne, I). Berthoud). 735 m. Groupe 
de mais. de la com. de Hasle, sur le versant N. de We- 
gissen, ä 4,5 km. de la Station Hasle-Ruegsau, ligne Ber- 
thoud-Thoune. 44 h. agriculteurs. Fromagerie. 

/ESCHBACHBÜHL (C. Zürich, D. Fsler). Ham. de 
la com. de Maur. sur l'.Esehbach, ä 2 km. du Greifensee, 
ä 5 km. de la Station de Scliwerzenbacb (ligne Zurich- 
Rüti-Bapperswil). Ancienne Station lacustre, pilotis, armes 
dr celte epoque. Vergers. 

im t. geoo. — 2 



18 



iESC 



ASCHEN (C. Appenzell R.-K., 1). Hinterland). 880 m. 
Hain, de la com. de lluiulwil, ä 4 km. de cette localite 
ei Bur la route Hundwil-Urnäsch. 170 h. Eleve du betail 
ei tissage a la main. 

/ESCHER (C. Appenzell R.-L, Com. Schwende). 1461 
m.Auberge ä 10 km. d'Appenzell, pres de "Wildkirchlein, 
tres frequentee en &t& par lea touristes. Sejour pour conva- 
lescents. 

/ESCHEREN (HINTER, VORDER) (C. Borne, I). 

Aarwangen, Com. Melehnau). 590 m. 5 maisons avec une 

anborge t'aisant partie ilu village de Melehnau. 

/ESCHI ou ESCHI (C. Berne. 1). Frutigen). 859 in. Com. 
et vge paroissial sur la eroupe d'une montagne qui s6parc 
la vallee de la Kandcrdn lac de Thoune, a 4,5 km. de Spiez, 
Station du chemin de Ter de Thoune a Interlaken. Voiture 
postale Ksehi-Spiez. Toloyraphe et telophone. Commune 
[195 h., vge 183 h. Eleve du betail, hoteis et pensions. 
Station climatique bien connue. .Eschi etait le sejour de 
predilection de l'excellent peintre des Alpes Baud-Bovy, 
qui l'a illustre. L'eglise, qu'on voit de loin, ollVe un pano- 
rama etendu et varie\ I In en attribue la fondation ä la bonne 
reine Berthe (X° siecle). Anciennement, le village, avec la 




contree avoisinante, formait ce qu'on appelait le pays 
d'. Eschi ; La population avait sa banniere et ses Statuts par- 
ticuliers. 

/ESCHI (C. Nidwald, Com. Hergiswil). 660 m. On en 
distingue trois : le haut, le bas et le petit. Ce sont des pro- 
prietes particulieres dans la montagne au-dessus d'Her- 
giswil. Le canton d'Unterwald compte de nombreuses 
fermes portant ce nom. 

/ESCHI (C. Soleure, D. Kriegstetten). 515 m. Com- 
mune et village sur la route de Soleure ä Herzogenbuch- 
see. A 2 km. de la Station d'Inkwil, ligne de Soleure 
a Herzogenbuchsee. Bureau des postes. 346 h. (41 protes- 
tants.) Agriculture, terrain tres fertile. Tourbieres vors le 
lac d. Eschi avec rosh>s de construetions lacustres. 

/ESCHIRIED (C. Berne, I). (•'rutigen, Com. yEschi). 
1001 in. Gros harn., pres du lac de Thoune, ä 6 km. de 
Spiez, Station de la ligne Thoune-Inteiiaken. Environ '250 
h. Kleve du betail. 

/ESCHISEE (Lac h'.E.sciii). Voir Biir<;a:schisee. 

«SOHLEN (C. Berne, I). Konolfingen). 800 ä 1100 m. 
I'aroisso de Diessbach. Cette commune ne comprend que 
des maisons eparses sur le llanc meridional de la petite 
valloe de Diessbach, limitöe au S. par les hauteurs boiseos 
de la Sehal'egg. A 2,5 km. de Diessbach, Station du chemin 
de fer electrique Berthoud-Thoune. Voiture postale Diess- 
bach-Linden-Heimepschwand. Telephone. 340 h. Agricul- 
ture, elevc du betail. Sur le territoire de la commune se 
trouvent les ruines du chäteau de Diessenhery detruit par 
les Bernois le 31 mars 1331. 

/ESCHLEN (C. Herne, I). Thoune, Com. Sigriswil). 
750 m. Vge sur la rive N. du lac de Thoune, a environ 



ÄFF 

7,5 km. de Thoune, et ä 2,5 km. de Gunten, Station des 
bateaux ä vapeur du lac de Thoune. Depot des postes ä 
(liinten. 400 h. Agriculture. 

/ESCHLENBERG (C. Frihourg, D. Singine). 764 m 
Hain, de la com. de Saint-Ours (Sankt- Ursen), paroisse 
d'Alterswil, situö ä 2 km. d'Alterswil, au bord du Gotteron, 
5 mais. et 45 h. 

/ETIGKOFEN (C. Soleure, I). Bucheggberg). 608 m. 
Com. et vge au sommet du Bucheggberg, ä 9 km. de la 
Station Büren, ligne Herzogenbtichsee-Lyss. Voiture pos- 
tale Soleure-SchnotUvil. Depot des postes. 150 h. protes- 
tants. Paroisse .Etingen-Müldedorf. Agriculture. Caniere 
sur le Schöneberg. 

/ETINGEN ou /EUGEN (C. Soleure, D. Btfchegg- 
berg). 497 m. Com. et vge sur la route de Soleure ä Bahn, 
ä6 km. de la slalion dTtzensdorf, ligne de Soleure a Ber- 
thoud. Döpöl des postes. 200 h. La commune comprend le 
rillage de Brittern et compte 302 h. 

/ETSCHENRIED (('.. Nidwald). Territoire compre- 
nant 5 fermes sur le contrefort S.-O. du Bürgenstock, d'oü 
l'on a une vue süperbe sur tont le hassin de l'Aa d'Engel- 
berg. .Etschenried appartient en partie ä la Commune 
d'Ennetburgen, en partie a celle de Stansstaad-Obburgen. 
£TTENBERG (C. Argovie, I). Muri, Com. Muri). 
564 m. Fermes sur une hauteur au S. du hameau de Muri- 
Langdorf, ä 1,5 km. de la Station de Muri, ligne Wildegg- 
Arth-Goldau. Prairies. En hiver, tressage de la paille. 

/ETTENBERG (C. Fribourg, D. Singine). 1607 m. 
Sommite denudee, rameau du Kaisereck, entre la Singine 
chaude et la Singine froide. Divers chalets sur la montagne 
portent le ineme nom. 

/ETTENSCHWIL (C. Argovie, D. Muri, Com. Keren- 
berg). 493 m. Petit vge sur la pente Orientale du Linden- 
berg, 3 km. de la Station de Sins, ligne Wildegg-Arth- 
Goklau. Depot des postes, 234 h. Agriculture. Industrie 
domestique du tissage de la soie, tressage de la paille pen- 
dant l'hiver. Commerce de betail. 

ZEUGST (C. Zürich, D. Aflbltern). 700 m. Com. et vge 
sur les tlancs de l'/Eugsterberg, ä 3 km. de la Station 
d'Affoltern (ligne Zuricn-Zoug). Depot des postes. 599 h. 
Agriculture et tissage de la soie. Pres de cette localite se 
trouvent les bains de W'engi. 

/EUGSTEN (OBER et UNTER) (C. Berne, D. 
Schwarzenbourg, Com. Rüschegg). 905 in. Un des ha- 
rneaux qui composent la com. de Hiischegy. Agriculture. 
/EUGSTERBERG (C. Zürich, D. AHoltern). 830 in. 
Colline boisee, dont les contreforts bordent les rives O. du 
Türlersee, haute valloe de la Beppisch qu'un de ses eboule- 
monts prehistoriques a cornblee en partie. 

/EUGSTERTHAL (C. Zürich. D. AHoltern). 513 m. 
Nom de la valloe superieure de la Reppisch, a l'O. de l'Al- 
bis et einbrassant toutes les maisons autour du Türlersee. 
Station d'Affoltern ä 4 km. (ligne Zürich - Zoug), 281 h. 
Manufacture, tissage de la soie, ancien couvent de fommes 
dans la inaison appeloe encore le Kloster. 

/EUGSTISRIT (C. Saint-Gall, D. Werdenberg, Com. 
Sennwald). Harn, au pied du Hohenkasten, ä 2 km. de 
la Station de Salez, ligne Sargans-Altstätten. Bureau des 
postes. Telephone, voiture postale 2 fois par jour Gams- 
Salez. 200 h. protestants. Agriculture, commerce de bois, 
hroderies. Pendant la guerre de Souabe (1499), ce village a 
ete completernent detruit par les Imperiaux. 

/EU LI ii AU ELI (C. Appenzell R.-Ext., D. Hintorland, 
Com. Urnasch). 1113 m. Groupe de maisons habitees seu- 
lement rote au f'ond de la vallee d'Urnäsch. 

/EWIL (C. Saint-Gall, D. Unter Toggenbourg, Com. 
r >anters\vil). 800 m. Harn, dans une Situation idyllique, 
vue süperbe sur la vallee de la Thur, s'etendant du Hörnli 
ä Wil en Thurgovie, ä 3 km. de la Station de Bütschvvil, 
ligne du Toggenbourg. Bureau des postes. 56 h. protes- 
tants et catholiques. Tissage de la soie, broderies. 

/EZIKOFEN (C. Berne, D. Aarberg, Com. Meikirch). 
649 m. Harn, forme de trois groupes de maisons entre 
Kirchlindach et Meikirch, ä 5 km. de Schupfen, Station 
du chemin de fer de Berne a Bienne. Environ 50 habi- 
tants. 

AFFEGRIST (C. Saint-Gall, D. Werdenberg, Com. 
Garns). Harn, sur un contrefort septentrional du Säntis. 
ä 2 km. de la Station de Haag-Garns, ligne Buchs-Bor- 
schach. Agriculture. 



ÄFF 



AFP 



19 



AFFEIER 011 VIVER (C. I'risons, D. Glenner, Com. 

( Ibersaxen). Harn, snr la rive droite du Rhin antärieur. D6- 
p.'ii des poBtes. 28 li. Agriculture. 

affeltrangen (C. Thurgovie, I). Munchwilen). 
Com. ei vge situe sur la route de Wil (Saint-Gall) ä Con- 
Btance, dans la haute vallöe de la Lauche, äff. de droite 
de la Murg, ä 7 km. de Wängi, Station de la ligne de Wil 
a Frauenfeld et de Weinfelden, ligne de Romanshorn ä 

Winterthour. Bureau des postes. Telegraphe ei lelepl ■. 

2 servicea postaux desservent la localite: 1° Märstetten- 
Affeltrangen-Mätzingen ; 2 3 Weinfelden-Affeltrangen-Wil. 
Une Station de eh. de fer sera etäblie »Ifs que la ligne Con- 
stance-Weinfelden-Wil, depuis longtemps projetee, de- 
viendra une röalite". Ce village possede une 6col« secoadaire. 
La population s'oi'cupe d'agriculture, de eulture des arbres 
fruftiers et de broderie. A la commune d'habitants d'Affel- 
trangen appartiennent Bollsteg, Eisenegg, Kreuzegg, Näge- 
lishub et Reuti. Elle constitue, avec Märweil, tme paroisse. 
Lecloehet de l'eglise, i'n forme d'aiguille, est Tun des plus 
beaux de la contree. La commune municipale d'Affeltrangen 
comprend Äffeltrangen, Zetzikon, Märweil et Buch avec 
1230 h. (900 protestants et 333 catholiques). 

Parsuitedu voisinagede Saint-Gall etiles relations indus- 
trielles t|iii se sont etablies avec cette localite*, le village a 
gagne. en bien-etre et en elegance. 

En 779, Immo, et en 798 le comte tsenbart, lirent don ä 
l'abbaye de Saint-Call de biens situes ä Affeltrangen. 
Celle-ci reeut, en meme temps, la juridiction du village, 
mais Fabbe Rumold la donna, ä la findu XIII- siecle, ä la 
commanderie de Tobel qui venait d'obtenir du comte Frede- 
ric de Toggenburg la dime d'Affeltrangen. A la suppression 
de la commanderie de Tobel, cette dime echut ä l'Etat. 

AFFELTRANGEN (C. Zürich, D. Hinwil, Com. Ilin- 
wil). 534 m. Harn, ä 2,5 km. de la Station de Bubikon, 
ligne de Zürich a Rüti. Marais. 

AFFELTRANGEN, AFFOLTERN. Ces noms ont 
une origine commune dans l'alemane apfcl et de tera 
(arbre) lieu plante de pommiers. Aileltrangen est compose 
de Affaltra et de wanga, eminence. All'oltern vient du 
datif pluriel Affaltrun: vers les pommiers. Le pommier 
etait primitivement rare dans ces contrees et les lieux oü 
il croissait etaient remarques. 

AFFOLTERN (District du Canton de Zürich). Su- 
perticie de 11 195 ha. Population 13268 ämes, soit 122 h. par 
km'. Chef-lieu : All'oltern (am Albis). Le distrief se compose 
des 14 com. politiques suivantes : .Eugst, All'oltern, Bon- 
sletten, Hausen, Hedingen. Kappel, Knonau,Masch\vanden, 
Mettmenstetten, Obfelden, Ottenbaeh, RifTerswil, Stallikon, 
Wettswil. Situe entre l'Albis et la Reuss, il est Limite* ä l'O. 
par le canton d'Argovie, au S. parcelui de Zoug, ä l'E. par 
le district de Horgen et au N. par celui de Zürich. 

Le district comprend les pentes occidentales de la chaine 
de l'Albis, le val de la Reppisch avec le lac de Türlen (Tür- 
leisee), la vallee de la Jonen. A l'O., la frontiere est mar- 
quee par la Lorze et, apres sa jonetion avec la Reuss, par ce 
dernier cours d'eau. Les collines qui separent les vallees 
sont l'ormees de croupes doucement arrondies et composees 
de molasse recouverte partout d'assez puissantes moraines 
provenantdel'ancien glacierdela Reuss, lorsde latroisieme 
periode glaciaire. On y trouve des moraines de fond et de 
nombreux blocs erratiques. De cette epoque clatent egale- 
inent les grands marais de Rifferswil, de Mettmenstetten, 
de Bonstetten, qui ont ete formes par les eaux retenues par 
les moraines lors de la t'usion des glaciers. Le val de la Rep- 
pisch olt're un grand contraste avec les vallees voisines; la 
Heppisch s'est cieuse, entre les moraines laterales et l'AI- 
liis, apres la troisiemeglaciation, une nouvelle vallee, encore 
assez prolbnde : de lä, les parois abruptes, denudees, et les 
nombreux glissements de l'Albis et de l'iEugsterberg. La 
tnajorite des habitants est protestante; le district compte 
cependant 1070 catholiques et 2 israelites. 

Les terres se decoinposent comme suit: 
Vignes 120 ha. 

Champs et jardins 2162 » 
Pres et vergers 5093 » 
Marais 1006 » 

Forets 2709 o 

11090 ha. 

Lavigneestendeclin; la eulture proprementdite est, toute 
Proportion gardee, considerahlc; le prairies ei l'6*levage 



du bi'-tail consliluenl la principale lichrssr du (hslriii. Les 

villages du s. ecoulenl teure produits ä la fabrique de lail 
condense* de Cham, <tu\ du N. le vendenl dans la ville 
de Zürich. 
La statistique du bötail donne les chiffres Buivants: 
1876 L886 1896 
BÄtesäcornes 5203 6567 7429 

Chevam 296 309 495 

Porcs 1493 1859 1672 

Chevres 872 672 445 

Mi ms 108 56 3i 

Ruches d'abeilles 1299 1521 2089 
L'industrie esl importante, surtoul celle de la soie. tanl 
coinme travail dans les manufactures que comme fabri- 
cation domestique. 

Outre le icsrau des nomluviiscs roulcs locales, il faul 

signaler deuxvoies importantes: l'ancienne route de Zoug 




l,e district d'Affoltern. 

(Zueerstrasse), reliant diiectement Zürich ä Zoug ä travers 
l'Albis par Hausen ei Kappel, et la ligne ferree de Zuricli- 
Affoltern-Zoug. 

AFFOLTERN (GROSS) ou GROSSAFFOL- 

TERN (C. Berne, I). Aarberg). 511 m. Vge et centre de la 
com. de ce nom, dans la l'ertile et riante cuvette du haut 
plateau, ä droite de la vallee du Lyssbach, ä 2 km. de la 
Station Suberg-Grossaffoltern de la ligne Rerne-Rienne. 
Bureau des postes. Telegraphe et telephone. 90 mais. et 
environ 500 h. La commune politique, avec Ammerzwil, 
Kaltenbrunnen, Kosthofen, Krummen, Suberg, Ottiswil, 
Vorimholz et Weingarten, compte 1700 h. Cereales et four- 
rages, eleve du betau. Plusieurs moulins, deux scieries. 
fabrique d'huile, une distillerie. 

AFFOLTERN (C. Berne, D. Trachselwald). 800 m. 
Com. et vge, sur une colline entre Huttwil et Berthoud dans 
rFinmentlial, au point de Separation des eaux entre l'Fmme 
et la Langeten, ä 10 Um. de la Station de Huttwil (Langen- 
thal-Huttwil), ä 7 km. de celle de Hasle-Ruegsau, ligne de 
l Emmenthal. Voiture postale entre les deux slations Hasle- 
Huttwil. Telegraphe, telephone. 1142h. Agriculture, tissage 
de la toile comme industrie domestique. 

AFFOLTERN AM ALBIS (C. Zürich, D. All'oltern). 
500 m.Com. et vge sur la Ionen. Station dela ligne Zurich- 
Zoug. Rureau des postes, voiture postale Affoltern-Muri. 
Telegraphe, telephone. 2779 h. Agriculture, eleve du be- 
tau, industrie de la soie ei du coton. Le village s'est agrandi 
considerablemenl depuis l'installation d'un etablissement 
de eure suivant la mt'thode Kneipp. Eglise avec un clocher 
liali sur les plans du crlebre architecte Semper. Affoltem 



90 



ÄFF 



possede quelques monuments de l'age de la pierre, des tu- 

niuli de la periode de Hallstatt et des ruines romaines. 
Dos vassaux du baron de Schnabelburg prirent le nom 
d'AJToltern. lls appartenaienl probablement ä la classe des 
paysans libres ei ue residaient pas dans un chäteau, mais 
daiis iiiio metairie, La suzerainete du village, qui etait echue 
ä l'Autriche, passa, en 1415, par la conquete du bailliago 
übte, ä la ville de Zürich. Allöltern pritune partaclive au 
mouvemenl populaire de 1804, connu sous le nom de 
Bockenkrieg. In obelisque a ete eleve ä la memoire des 
chefs de ce mouvement : Schneebeli, Willi et Häberli, exo- 
cutes le 25 aviil 1804. Lieu de naissance du D r Jacques 
Dubs, conseiller national, de 1848-54. conseiller aux Etats, 
de 1855-61, conseiller föderal, de 181)1-72. Trois Ibis Pre- 
sident de la Confederation. 1864, 1868, 1870. 

AFFOLTERN BEJ ZÜRICH ou BEI HffiNGG (UNTER U. 

Ober)(C. Zürich, I). Dielsdorf). 457 in. Com. et vge ä 6 Um. 
de Zürich, pres du pelit lac de Katzen, Station de la 
ligne (Erlikon-Seebach-Wettingen. Bureau des posles, te- 
legraphe, telephone. 1424 h. Beaucoup de tumuli de la pe- 
riode de Hallstatt. Ruine romaine pres d'Althoos. Pres 
d Ober-Atloltern, toinbeaux franco-allemanes. En 870, le 
village porte le nom d'AH'altrahe Les personnages nom- 
mes Lülhold, lierchtold et Burckhard d'AH'altrahe, dans 
les chartes du nioyen äge, peuvent aussi bien etre des 
paysans libres que des ministeriaux de la maison de Regen s- 
lieiger. On n'y trouve pas de veslige de chäteau. Le village 
soutl'rit beaucoup des guerres de l'an 1799. 

AFFOLTERN (MOOS) (C. Berne, D. Aarberg, Com. 
Rapperswil). 590 m. Vge ä droite de la route München- 
buchsee-Bapperswil, entoure de bois de trois cötes, ä 3 
km. de la Station de Münchenbuchsee, ligne Berne-Bienne, 
21 mais., 141 h. Agricullure. 

AFFORETS (LES) (C. Vaud, D. Aigle). Bochers sur 
la route d'Aigie au Sepey. Gisemenls de fossiles liasiques. 

AGAREN ou AGARN (C. Valais, D. Loueche). 637 m. 
Com. et petit vge, dans la vallee du Rhone, ä 2 km de la 
Station de Souste, ligne Brigue-Lausanne. 279 h., belies 
prairies. En 1798 et 1799, cette localile a ete complelement 
detruite par les Francais. En mars 1899, un incendie, allume 
par des enfants, a presque entierernent devaste le village. 

AGARONE (C. Tessin, D. et Com. Locarno). 350 m. 
Hameau sur la rive droite du Tessin. A 3 km. de la Station 
de Reazzino, ligne du Gothard, au milieu de süperbes vignes 
et de beaux chätaigniers. Population intermittenle; en hi- 
ver, la localito compte 130 h. et en etö 60, principalement 
femmes et enfants. Culture de la vigne, elevage du betail. 

AGASSE ou AGACE (C. Berne. 1). Courlelary). 1461 
m. Sommet en partie boise au S.-S.-E. de Villeret, domi- 
nant la gorge pittoresque de Comlie-Grede. Le torrent qui 
coule au fond de ce profond ravin recueille les eaux du 
versant N. de la parlie la plus elevee de Chasseral. Beau 
point de vue sur la vallee ae Saint-Imier. 

AGASSIZHORN (C. Berne, D. Interlaken). Pic de 
3956 m., au N.-O. du Finsteraarhorn et separe de celui-ci 
par l'Agassizjoch (3850 m.). Cette sommile fut baptisee en 
1840 par Desor en lhonneur de son savant ami Agassiz. 
Panorama remarquable, d'oü l'on apereoil en meme temps 
le village de Grindelwald et l'hospice du Grimsel. 

AGASSIZJOCH (C. Berne, D. Oberhasli). 2850 m. 
Passage entre l'Agassizhorn et le Finsteraarhorn. Accessi- 
ble depuis le Finsteraarjoch ä l'E., par un couloir abrupt, 
et depuis le Fiescherfirn, ä O., en montant les neves de la 
pente du Finsteraarhorn. Premiere traversee en 1866. ün 
s'en sert pour faire l'ascension du Finsteraarhorn depuis 
Grindelwald. 

AGASUL (C. Zürich, D. Pfaflikon, Com. Illnau). Harn, 
a 3 km. de cette derniere Station, ligne Effretikon-Hinwil. 
71 k. 

AGERSTENBACH (C. Thurgovie, I). Kreuzungen, 
Com. Ermatingen). 410 m. Ham. sur l'Agerstenbach, au 
bord de l'Unter See, lac de Constance, ä 1 km. d'Erma- 
tingen, Station de la ligne Schallhouse-Constance. Ager- 
stenbach n'etait, au XVIII'' siecle, qu'une sorte de cou- 
vent que le College des .lesuites de Constance avait fait 
bätir comme residence d'ete, non sans une vive resistance 
de la part du corps ecclesiastique thurgovien quicraignait 
que l'Ordre ne s'rtablit tout ä fait dans le pays. L'expulsion 
des .lesuites le delivra de ses craintes. Des lors, le bäti- 
ment fut habite par une ou deux familles, mais tomba en 



AGN 

ruines et fut delruit complelement en 1892. A sa place 
s'elevent deux maisons habitees par deux familles, l'une 
protestante, l'autre catholique. Separe seulement par le 
ruisseau, mais appartenant deja a lacom. de Tribollingen. 
se trouve la fabrique d'orgue « Seelhal ». 

AGES (ES) ou AYGES (C. I'ribourg, D. Sarine, Com. 
Avry-sur-Matran). Alt. 628 in. Hain, ä 1 km. de la Station 
de Malran, ligne Fribourg-Berne. 62 h. de langue fran- 

AGETTES (LES) (C. Valais, D. Herens), 1200 m. 
Com. et vge sur le versant S. de la vallee du Rhone, ä 4 
km. de Sion. Depot des posles. 278 habitants catholi- 
ques. 

AGHER (MONT D') (C. Grisons, D. Moesa, Com. 
Cauco). 1472 m. Alpe et chalets. Inhabites. 

AGIEZ (C. Vaud, D. Orbe). 528 in. Com. et pelit vil- 
lage ä 3 km. de la Station d'Orbe, ligne Yverdon-Lau- 
sanne, et ä 4 km. de la Station de Croy, ligne Lausanne- 
Pontarlier. Terminus du tramway electrique Chavornay- 
Orbe. Depot des postes. 279 h. Vignobles (vins rouges). 
Exploitation de carrieres de pierre blanche, calcaire urgo- 
nien, qui peut etre sciee ä la main et jaunit avec le 
temps; produclion annuelle 4000 m 3 , dont une partie s'ex- 
porle hors de Suisse. 

AGIONE (AJONE) (C. Grisons, D. Moesa, Com. 
Cäuco). 1891 m. Alpe, chalets, ruisseau et vallon du val 
Calanca se terminant ä Cauco. 

AGITTES, AGETAZ, AGESSE, etc. Ces noms 
signifient päturages de printemps et d'automne. 

AGITTES (LES) [C. Vaud, D. Aigle). Päturage avec 
quelques chalets (propriele particulicre), habites seule- 
ment en juin, juillet et aoüt, situes ä 1 h. 30 min. de Cor- 
beyrier, vge auquel il est relie par une route ä voituresde 
construclion recente et d'un reel pittoresque, et par deux 
sentierr dont Tun, celuide la Sarse, est assez vertigineux. 
La route entre dans le päturage au col des Ruvines (1607 m.) 
d'ou l'ont jöuit dune vue splendide sur le massif du Trient, 
la Dent du Midi, la plaine du Bhöne et surtout la nappe 
bleue du Leman; la route doit aller un jour jusqu'aux 
päturages d'Ayerne (on y travaille) et servir ä l'exploita- 
tion des grandes forets de l'Etat dans cette commune; pour 
l'heure, un cäble aerien fait descendre les troncs ä Roche. 
Les Agittes sont dominees au S.-E. par des letes rocheuses 
appelees Sex des Nombrieux (1806 m.) et Sex de la Sarse 
(1629 m.). Des Agittes on peut gagner Roche directement 
par un etroit sentier. Flore interessante en juin. Butd'ex- 
cursion classique de Corbeyrier el d'Aigie. 

AGLIASCO (C. Tessin, D. Locarno, Com. Berzona). 
Petit ham. estival ä 1100 in. d'alt., sur le flanc oriental du 
Pizzo della Croce, habite de juin ä septembre. 8 etables. 

AGLO (VANTS D') (C. Valais, D. Entreinont). ürlho- 
graphe Vants et non Vents, ce qui signilie le Rochers des 
Aigles. Pics de 2823 in. et 2854 m., ä l'O. du col de Fenetre 
(Val Ferret), sur la frontiere d'Italie, et qui relient le 
Mont Fourchons au col de Fenetre d'oii l'on domine toute 
la partie superieure du Val Kerret. Beau point de vue. 

AGNAS (AU) (C. Ürisons, D. Maloja, Com. Bevers). 
1710 m. Maison isolee sur la route de Bevers ä Ponte. Ce 
nom signifie « aux Aunes ». Cet endroit fut jadis le siege 
de l'assemblee politiqueetjudiciaire de la Haute-Engadine, 
en amontet en avalde la FontaineMerla, tout pres des Agnas. 

AGNELLI (PIC D') (C. Grisons, D. Albula). 3209 m., au 
N. du Col du Julier. Sommite neigeuse, la plus ineridionale 
du beau massif d'Err, accessible de la veduta de Julier, 
3 h., plus facile encore du Flexsattel. Gravi dejä en 1835 
par un des ingenieurs topographes de la carte Dufour; 
c'est un signal trigonometrique de premier ordre, souvent 
visite partes officiers du genie suisse. II dornine au S. la 
Fuorcla da Elex (3053 m.), ä l'E. le col d'Agnelliet au N. le 
val d'Agnelli qui descend jusquepresdu sommet du Julier. 

AGNELLI (VAL D') (C. Grisons, D. Albula). Vallon 
descendant du pic d'Agnelli sur le col du Julier. 

AGNO (C. Tessin, D. Lugano). 282 m. Com. et vge 
sur le Vedeggio, au fond du lac Ceresio (lac de Lugano), ä 
6 km. de la Station de Lugano. Voiture postale de Lugano- 
Sessa et Lugano-Novaggio. Bureau des postes, telegraphe. 
Eglise collegiale. 723 h. Chapitre de chanoines. La loca- 
lite perd en moyenne, chaque annee, 80 jeunes gens qui 
vont s'elablir dans les pays etrangers ; eile compte 300 de 
ses ressortissants en Amerique et en Afrique. Lieu de nais- 



AGN 



AK; 



21 



cour de Russie. 

AGNONE (Pizzo D') (C. Grisons, l>. Moesa). Pic de 
2195 n>. etalpe de la vallöe di Cama, entre Bellinzone et 

Chiavenna. La so ite" nommde Pizzo d'Agnone, 

_!.">:i."> in., sur la carte Dufour, est le Sasso della Paglia. 

AGNUZZO (('.. Tessin, D. Lugano, Com Muz- 
Mno). 305 in. Harn, ä I km. de la route d'Agnö ä 
Lugano el ä 4 km. de cette derniere ville. 60 h 
Grand vignoble, forte emigration. 

AGOULLIONS (C Vaud, D. La Vallee). Chale 
acarte" de la com. de l'Abbaye.ä 2,5 km. du vgl 
du Pont, sur une colline boisee ä 1217 m., limitan 
a l'O. le lac Brenet. 

AGRA (('.. Tessin, D. Lugano). 559 m. Com. e 
vge au pied du Mont Croce. Iti'i h. Vignoble. L'emi 
gration est considörable. 

AGRISWIL (AGRIMOINE) (('.. Fribotirg, D 
Lac). 501 m. Com. et Vge sur la rive -audio de li 

Biberen. ä 'i km. de Cbietres ou de Cnarmey, Sta- 
tion de la Ligne Morat-Lyss. KiT h. de langue alle- 
mande ei protestants. Paroisse Baumettes. Agricul- 
ture el dleve du belail 

agro (C. Tessin, I». Locarno). Ruisseau, vallor 

et - pe de chalets aboutissant au Val Verzasca 

au S. du Gagnone, ä l<> km de Lavertezzo, habite 
seulement pendant röte" par une quarantaine d< 
personnes. Eleve du betail, fromagerie. 

AGRONE(C Tessin, I). Maggia,Com. Bignasco). : 
Croupe de chalets a 1620 in., a l."> km. de cette der- *5 
niore localite. Alpage d'ete, vaches et grand trou- | 
peau de chevres, fromagerie. 

AGSCHWEND (C. Schwyz, I). Einsiedeln), 947 
in. Ferme et pont sur le Grossbach, all", de la Sihl. 

AGTEBODEN (C. Valais, I). Conches, Com. Gesehe- 
nen). 1410 m. Croupe de chalets ä 1 km. de Gesehenen et 
ä l'entree du Trützithal. 

AGUAGLIOULS (PIZ) (C. Grisons, I). Maloja). Pic 
de 3126 in. au S. du val Roseg. Sur le versant N. se 
trouve, entre les glaciers de Roseg et de Tschiera, le 
contrefort de l'Aguagliouls ('2676 m.) ou « .lardin », pente 
couverte de gazon et de fleursoü paissent en"eV des mou- 
tons bergamasques et but favori de Promenade des touristes 
ou sejour ä Pontresina. Le motladin <r</!/ar/^si<,'nifieaiguille. 

AGY (AGIEZ) (Enghsberg) (C. Fribourg, D. Sarine). 
603 m. Croupe de maisons de la commune de Granges- 
Paccot, ä 2 km. N. de Fribourg. Beiles maisons de cani- 
pagne. Paroisse Civisiez. Vestiges d'un ancien chäteau de 
la famille d'Englisberg. Combat le "21 mars 1448 entre les 
Savovards et Moratois et les Fribourgeois. 

AHORN (C. Saint-Gall, D. Gossau, Com. Strarubenzell). 
704 m. Fennes au pied X. du Menzel, colline tres boisee, 
ä 2 km. de la Station Bruggen-Saint-Oall. 70 h. 

AHORN (IM) (C. Valais, I). Loeche). Croupe de cha- 
lets de la com. d'Oberems (Voir Ems). 

AHORN (IM) (C. Valais, I». Viege, Com. Kisten), Croupe 
de chalets, dans la vallee de Saas, sur une pente rapide, 
rive droite de la Viege de Saas. En ete, la Station la plus 
rapprochee est Stahlen (ligne Viege-Zerrnatt) ä 7 km., et en 
hiver Viege, ä 16 km. Uu simple sentier relie ce village ä 
Schmieden. 40 h. Eleve du betail. 

AHORNALP (C. Claris, Com. Näfels). 1405 m. Alpes 
el chalets au pied du Schinherg, dans une vallee laterale 
de l'Oberseethal, ä 8 km. de Näfels ; habite" seulement 
l'ete par des faucheurs. 

AHORNBERG (C. Schwyz, 1). Schwyz, Com. Lo- 
\verz).771 in. l'ermes sur le tlanc N. du Highi (Bülerberg), 

AHORNENBODEN (C. Lucerne, D.Entlebuch, Com. 
Romoos). 903 m. Ferme ä 10 km. de Wohlhusen, Station 
de la liune Berne-Lucerne. Paroisse de Romoos. 

AHORNMUNTER .OBER I Herne. |). Haut-Sim- 
menthal). Chalets de la com. de Zweisimmen, sur la pente 
occidentale du Bundschlergrat. Päturage. 

AHORNLI (C. Schwyz,' I). March). 1270 m. et 1317 in. 
Chalets du Yordervväuüithal, 

AI (TOUR D') (C. Vaud, 1». Aigle. Com. Leysin). Soin- 
met de 2334 m. au pied duquel se trouvent le petit lac et 
les chalets d'Ai, 1800 in. Montagne en forme de dent, for- 
mte par les calcaires massifs gris, du.lurassique supi'-rieur; 
ins caracteristique, visible de la plupart des localitesdes 



bords du Löinan, ■< 'S heures N. de Leysin. Admirable 
poinl de mio, l'r < -< | < 1 1 ' 1 1 1 1 1 1 < - ■ 1 1 M-ih' de Leysin donl c'est 
t'excursion classique. In etroil sentier, parfois iros ver- 




30 min. La vue est particulieremenl interessante sur lo 
lac I.enian. dun cöte, et, de l'autre,sur la chaine du Mont- 
Blanc, le Combin, le Cervin, los .Misehahol el los liiablerets. 
Flore alpine tres interessante. Station de la rare Cruci- 
fere Pötrocalle des Pvrenees. 

AIGLE (District' du canton de Vaud) 'i2873 ha. 
21222 h., soit 43 h. par km- ; compose de 15 com., Aide, 
Bex, Chessel, Corbeyrier, Gryon, Lavey-Morcle's, Leysin, 

Noville, Ollon, Or t-Dessus, Ormont-Dessous, Rennaz, 

Koche, Villeneuve, Yvorne, groupees en ä cercles : x\i- 
gle, Ollon, les Ormonts, Hex, Villeneuve, compris dans im 
triangle dont les angles seraient Samfr-Maurice, l'Olden- 
horn et Veytaux. On l'appelle, dans le canton de Vaud, le 
grand district. 

Region essentiellemenl montagneuse, dont les sommites 
les plus elevees sont : les liiablerets, 32'i2 in.; l'Oldenhorn, 
312t in.: le Grand-Muveran, 3061 in.; la Dent de Mordes, 
2980 in.; le Tarent, 2551 m.; la Pare de Marnex ou Tor- 
nette, 2543 m. et, outre ces derniers, la Croix de Javernaz, 
le Chamossaire, les Tours d'AV et de Mayen, le Chaussy et 
les Rochers de Naye. Les principales vallees de ce disi'ricl 
sont celles de l'Avancon (des Plans de Frenieres et d'An- 
zeindaz),de la Gryonne, de la Grande Eau ou des Ormonts, 
de I Kau froide el de la Tiniere. 

Les 18048 h. de ce district, pour la plupart agriculteurs, 
oecu pent 3266 maisons et foniient 4531 mimages; on compte 
17 030 h. protestants, 1588 h. catholiques et 8 israelites. 
La principale oecupation de la Population est l'agricul- 
ture ou, plus exaetement, l'eleve du hi'tail et l'exploitation 
des forets dans les montagnes. 

Los terres produetives se decomposenl comme suit: 
Champs et jardins, pres et vergers, 11050 ha. 

Forets II 500 ha. 

PAturages 19 500 ha. 

I'roduit des terres arahles en 1898; 659 ha. de vignes 
ont donne 23 100 hectol. valant 1 590000. Les autres cul- 
tures ont fourni une valeur de fr. 3400 000, sans compter 
le produit des foröts. 
La statistique du betail presente les chififres suivants : 
1876 1886 1896 1900 
Betes ä cornes . 8877 10192 10050 11787 
Chevaux .... 890 946 1059 1270 

Porcs 2696 3022 4774 2767 

Chevres .... 3354 3301 4090 2683 
Moutons. . . . 3059 2956 2787 2639 
Ruches dabeilies 961 L165 1274 1135 



A1G 



Nombreux syndicats agricoles et societes de vignerons. ] Bureau des poste 

L'industrie est representee par les salines de Bex, les plus I Aigle-Sepey-Leysin, Ai 

anciennes de la Suisse(39300pm.en 1899); les importan- i pey-lHablerets-lMHon-C 

tes carrieres de marl.iv de Saint-Triphon et d'Arvel (Vil- i phe, telephone. 

4?'W 



AIG 

tote des lignes : Aigle-Üllon-Villars, 

Sepey-Chäteau-d'CEx, Aigle-Se- 

y, Aigle-Corbeyrier. Telegra- 




Le district d'Aigle. 
leneuve); les fabriques de plätre de Bex et Villeneuve, de 
chaux et ciment de Roche ; papeterie, meunerie et fabri- 
que de pätes alimentaires ä Bex ; grandes scieries ä Bex et 
Aigle; parqueterie, brasserie, meunerie, brosserie, filature 
de laine, etc., ä Aigle; et surtout par le commerce des vins 
recoltes dans la contree. 

Mais l'industrie la plus importante de ce district est cer- 
tainement celle des etrangers qui, chaque annee, aflluenl 
par milliers dans les stations de villegiature suivantes: 

Hotel Byron (Villeneuve), Aigle, grand hötel des Bains 

(eau salee et eau-mere), Bex (bains, aerotherapie, eure 

de raisins), Leysin-Feydey (stat. d'hiver et d'ete pour poi- 

trinaires), Corbeyrier, le Sepey, la Comballaz (eau sulfu- 

reuse), Ürmonts-Dessus (hiver et ete), Chesieres (Station 

d'hiver et d'ete), Villars, Gryon, les Plans de Frenieres, 

Lavey-les-Bains (eau sulfureuse chaude et eau mere), outre 

nombre de hameaux de montagneoü l'on vient passer une 

partie de I'ete en pension ou dans un chalet loue ä cet eilet. 

Le district est desservi par la ligne de Lausanne ä 

Brigue, puis par le chemin de fer electrique de Bex-Be- 

vieux-Gryon qui se prolonge sur Villars, et celui d'Aigle- 

Feydey, sans parier du projet de chemin de fer Monthey- 

Aigle-Sepey qui se poursuivra un jour par le Pillon pour 

rejoindre ä Gessenay la ligne de Thoune-Chäteau-d'CEx.Un 

chemin de fer electrique a cremaillere relie Ais?le ä Levsin. 

AIGLE (.Elen) (C. Vaud). 420 m. Com. et Ch.-l. duD. 

du meme nom, situe sur la rive dr. du Rhone. 

|~ ~&4& iCompte, en 1888, 3540 h. (3181 protestants, 349 

5ftf catholiques), 423 mais. En 1900, 3897 h. La ville 

,}J d'Aigle proprement dite se trouve principale- 

ment sur la rive gauche de la Grande-Eau, ä 

'--.'^V'V^ ' '" sl "' ' ll ' ,:l valb'e d«'s Ornionts. Kllr i'Sl en 

^* J **' grattde partie bätie en marbre de Saint-Triphon. 



La ville d'Aigle est connuc 
par lesvignobles quel'on cul- 
tive aux environs et qui four- 
nissent un vin estime, riche 
en alcool. Ses foires, particu- 
lierement Celles d'automne, 
sont tres frequentees ; en oc- 
tobre, on y compte jusqu'ä 
1000 totes de betail. 

Aigle possede le tribunal 
du district, une agence de 
la Banque cantonale, un col- 
classique et industriel, 
une parqueterie (100 ouvriers), 
quatre scieries, une fdature, 
deux imprimeries, deux jour- 
naux ; eile fabrique de la 
chaussure renommee, des 
brosses, de la biere, du bit- 
ter. Cette ville est la patrie 
du compositeur de musique 
Gust. Doret, du peintre Fred. 
Rouge, du romancier Samuel 
Cornut, etc., eile s'honore 
egalement des noms de Beat.- 
Ph. Vicat, des 1741, profes- 
seur de droit ä l'Academie 
de Lausanne, d'Abram-Louis 
Decoppet, botaniste distingue, 
collaborateur du grand Haller 
dans son Histoire des planten 
suisses, du landamman Da- 
vid-Franrois-Rodolphe Clavel 
(1767-1837), des freres Ch. et 
Fred. Veillon, du botaniste 
Jaccard, auteur d'une remar- 
quable Flore du Valais, etc. 
Aux environs, belle source 
de Fontanney, deversant les 
eaux collectees dans les cal- 
caires du tlancS.-E. du Massif 
d'Ai', notamrnent des bois du 
plateau de Leysin, et qui four- 
nit ä la ville d Aigle une eau abondante et d'une exquise 
fraicheur. Depuis le printemps 1900 la ville est traversee 
par un tramway electrique qui relie la gare du Jura-Sim- 
plon ä la Station du nouveau chemin de fer electrique 
Aigle-Leysin et le grand hötel des Bains d'Aigle situe au 
lieu dit « le Fahy ». On trouve ä Aigle une eglise protestante 
nationale, une eglise libre, une eglise allemande(ancienne 
eglise St-Jacques oü precha Farel)et une eglise catholique. 
Etablissements de bienfaisance. Comitede secours pour 
les indigents, fonde en 1863; infirmerie du district d'Aigle, 
ouverte en 1867, possede 20 lits ; environ 180 malades par 
annee ; eile depend de la generosite du public charitable; 
bourse allemande, dont les interets sont repartis entre les 
pauvres ; siege de l'orphelinat des Alpes, en faveur de l'en- 
fance abandonnee dans le I ei arrondissement ecclesiast. 
(districts d'Aigle et du Pays-d'Enhaut, plus les cercles de 
la Tour et de Montreux); Caisse d'epargne et de prevoyance, 
fondee en 1835, etc. 

Aucun ecrivain latin ne fait mention d'Aigle, mais la 
localite existait certainement ä cette epoque, comme le te- 
moigne les restes d'aqueduc, les medailles, les abondants 
debris de poterie et de briques decouverts dans les vi- 
gnes qui entourent le chäteau. En 1835, on a meme mis 
au jour, aux environs, un eimetiere cellique d'une cen- 
taine de tombes. 

La premiere mention d'Aigle, AUium, d'oi'i le nom patois 
d'^4(7iedonne ä la ville et de Jacques d'Aille aux habitants, 
ligure dans une Charte de St-Guerin, eveque de Siön, 1138- 
1143. La localite appartint successivement ä plusieurs fa- 
milles. Thomas, comte de Savoie, concede, en 1231, la sei- 
gneurie d'Aigle a la famille de Saillon ; les nobles de 
Chivron, Tavelli, la Tour, etc., y avaient aussi des fiefs. 
Dans la seconde moitie du XP siecle, la seigneurie d'Aigle 



AIG 



AIR 



23 



passa par un inariage des Saillon a ja farnille de Compe; 
Thorens qui la posseda jusqu'ä ta cbnquele bernoise, e 
1475. Le chäteau, pille ei brüle par les Bernois, l'nl rebä 
et devint, jusqu'en 1798, la residence du gouverneur d< 



avoisinantes. 2 h. de Bauin 

Club Alpin Suis8e de cetti 

table d'ori 



c de 'i km., ä pic .in 
pour lea contreet 
le Sainte-( Iroix. Le 
icalite' a etabli une 
Moni de Bai es, 




extremite t. de* 

AIÜUILLE 
NAIRE (L') (C 



DE SAINT-TAN- 

Valais, D. Saint-Mau- 
Petil sommel de 1870 m., i l'E. 
■oupe de la Denl du Midi, qui do- 
Samt-Maurice au S.-ü. ei qui s'e- 
au-dessus de Mex. i h. de Saint- 
icepar Mex ei les chalets de Planney. 
Splendide point de vue aur le versant \- 

E. dela C de 1'Esl delaDentdu Midi, 

la vallöe du Rhone ei le Grand Combin. 
AIGUILLON ICOL DE L') (C. 

Vaud, I). Yverdon). 1-287 .... Passage de 

•il (>. de I'Aiguillon de Baulmes. 
aino (C ll.-isuMs, I). Bernina, Com. 
ischiavo). 1071 m. Petil village sur la 
c droite du Poschiavino ei sur la route 
la Bernina, ä 2 km. au N. de Poschiavo. 
ipötdes postesä San Carlo. Voiture pos- 
leugne de Samaden-Bernina-Poschiavo- 



e. Ele 
bien 



i mandements d'Aigle. Aujourd'hui le pittoresque edifice 
renferme les prisons de district. L'hötel de ville date de 
1640. 

AlGREMONT (C. Vaud, I). Aigle, Com. Ormont-Des- 
sous). Ruines du chateau sur une colline de 1390 .... A 15 
min. du ham. des Voetes, sorte d'eperon boise qui domine 
la route du Sepey ä Ormont-Dessus. 11 ne reste plus qu'un 
pin de murqui se dresse solitaire au inilieu d'une foret de 
sapins. La lögende y voit des tresors Caches et les paysans 
de la contree ont fouille ces decombres dans l'espoir de les 
i eli ouver. La colline est formee par un terrain detritique 
du l'lysch, classique par los enormes blocs de granit, dits 
o blocs exotiques », qui paraissent provenir du versant S. 
des Alpes. 

En 1321 le comte de Savoie cede ä Guillaume de Pont- 
verre le droit de rendre la justice aux Ormonts; c'esi pro- 
bableinent ;'. la suite de cet evenement que son lils A\ moii 
lil liiHir ce chäteau, qui tut detruitvers 1476 par les monta- 
gnards de Chäteau d'(Ex, de Gessenay et des Ormonts, 
diartu's de s'opposer au passage des Lombards, allies du 
duc de Bourgogne. 

AIGUE NOIRE (A !_■) (C. Vaud, D. Aigle). 1183 m. 
Croupe de 30 maisons ä Ormont-Dessus, rive droite de la 
Grande Eau, sur le chemin qui conduit de l'Hötel des Dia- 
blerets au Creux de Champ, partie sup. de la vallee des 
Ormonts, hnmediatement au pied du Sex Rouge, ä 15 min. 
du dit hötel. Plus on moins habite suivant le moinent de 
lannee, gräce aux habitudes nomades des Ormonans. Ce 
noin est du ä l'existence d'une source tres pure, fraiche et 
abondante, courant sur un sol noir (Aigue noire = Eau 
noire). 

AIGUEROSSE (C. Vaud, 1). Aigle). 1304 m. Ruisseau 
et chalets, sur le chemin de Glion ä Solelex. 

AIGUILLE (L') (C. Rerne, D. Franehes-Montagnes, 
Com. des Bois). 831 .... Rommet boise. L'Aiguille s'eleve 
imraediatement au S. du Moulin de la Mort et domine le 
Uoubs. Quelques l'ermes isolees s'echelonnent au S. de ce 
soni.net, par 781 in., sur Tun des embrancheinents de la 
roule de Riaufond aux Rois. 

AIGUILLE (POINTE A L') (C.Vaud, D. Aigle). Som- 
metde 1936m. ,entre la vallee de laTiniere et cellede l'Eau 
froide. Dentelure sans importance de l'arete qui relie la 
Pointe d'Aveneyre au signal de Malatrait, ä 15 min. S.-O. 
du Pertuis d'Aveneyre, lequel est ä 3 h. 45 de Villeneuve, 
par le chemin qui remonte le vallon de la Tiniere. Jolie 
vue, plus complete du Malatrait. 

AIGUILLES DE BAULMES (C.Vaud, D. Grandson). 
Chainon du Jura au S. de Sainte-Croix fermant au N. le 
vallon de Baulmes. Le point culminant, appele parfois l'Ai- 
guillon, ä 1563 m., le signal au sommet, 1520 m. Les 



gne sous le noin de San (.arlo, que loule 
la haute partie de la commune de Poschiavo, divisee en 
[rois fractions, Aino, Borgo et Squadra di basso. 

La fraction Aino, qui s'etend sur une longueur de 5 km. 
du pied de la Bernina, en aval, jusqu'ä Poschiavo (Borgo) 
COmprend les sept localites suivanles: Aino ou San Carlo, 
Angeli Custodi, Pedcosta, Pedemonte, Privilasco, Rivacie 
et Sommaino. La fraction Aino compte 629 h. de langue 
italienne, qui demeurent dans 99 maisons. 

AINT A SOM CIERFS (C. Crisons, D. Münsterthal, 
C. Cierfs). 1735 m. Ham. sur la rive droite du Rammbach, 
ä 1,5 km. de Cierfs. Voiture postale de Zernez ä Santa 
Maria. 41 h. protestants et parlant le romanche. Prairies. 

AIRA (C. Valais, I). Mailigny, Com. Saxon). 992m. Ini- 
portant ham. de 160 h. Tour datant du moyen äge. Arbo- 
riculture et jardinage en grand pour la fabrique de con- 
serves alinientaires de Saxon. Carrieres de marbre etardoi- 
sieres. 

Ai'RE (C. Geneve, Rive droite). 422 m. Ham. coinpose 
de plusieurs groupes de maisons de la com. de Vernier, 
quelques maisons dans la com. du Petit-Saconnex. Non 
loin du Rhone, bac sur ee lleuve, ä 1,5 km. de la Station 
de Chätelaine du eh. de fer ä voie etroite Geneve-Vernier. 
36 niais., 152 h. catholiques et protestants. Vignes le long 
du Rhone, plantes fourrageres, cereales, legumes, carrieres 
de sable et de gravier. 

AIRE (L*) (C. Geneve, Rive gauche). Petite riviere tor- 
rentielle, all', de l'Arve, rive gauche. Source pres du village 
de Neydens (Haute-Savoie), au pied du Mont Saleve, ä une 
alt. approximative de 700 m. Son parcours est de 17 km. 
dont 10 sur territoire suisse. Sur une longueur de 1600 m., 
entre le village de Certoux et la frontiere francaise, eile a ete 
canalisee et rectifiee. L'Aire se jette dans l'Arve ä un demi 
km. du confluent de l'Arve et du Rhone, au pied de la 
colline du Rois de la Rätie, ä une alt. de 375 m. 12 ponts 
sur le territoire suisse. Non.breux äff. Les prineipaux, tous 
sur la rive droite, sont l'Arande, en territoire franeais, le 
Voiret et l'Eaumorte, sur le territoire du eanton de Geneve. 
Son bassin est de 92 km- dont 28 en Suisse. 

AIRE-LA-VILLE (C. Geneve, Rive gauche). 384 in. 
Com. et vge non loin du Rhone. Paroisse. l'onl sur le 
Rhone ä 368 m. ; ä 2,5 km. de la Station de Vally, chemin 
de fer ä voie etroite Geneve-Chancy. Depot des postes. 
Telegraphe et telephone. 59 niais., 186 h. catholiques. Ce- 
reales. plantes fourrageres. 

AIRETTE (L') (C. Valais. I). Conthey). Chalets de la 
com. d'Ardon. Station estivale ä liOO m. d'alt. sur la rive 
droite de la Lizerne. 

AIROLO (Eriel) (C. Tessin, I). Leventine). 1179 m. 
Com. et vge au pied du Gothard,ä l'entreeS. du grand tun- 
nel. Station. Bureau des postes, telegraphe. 1628 li. Eleve 



u 



A.IA 



ALB 



du WtaiJ et industrie laitiere. Belle bourgade, rebätie 
apres le terrible incendie de 1877, au pied de la grande 




Vue d'Airolo avan 



ls;is 



Sejour d'ele prefere des touristes italiens. ()n a construit 
de grandes Ibrlifications au N. d'Airolo, sur les flancs du 
Gothard et principalement ä Fondo del Uosco. pour defen- 
dre l'entree du tunnel du Gothard du cöte de l'Italie. 

Le 28 decembre 1898, ä 2 h. du matin, une masse d'ä 
peu pres 500000 m 3 se detacha du Sasso Rosso au-dessus 




L'ebouleinent d'Airolo en 1898. 

d'Airolo et ensevelit 10 maisons dont l'Hötel Airolo; une 
partie des ruines ont ete detruites par le feu. Trois per- 
sonnes furent tuees. 15 ha. de forets et 20 ha. de helles 
prairies furent couvertes par des blocs de rochers. 

AJANO (C. Grisons, 1). Moesa). Ruisseau, vallon, alpe 
et chalets de la rive droite du val Traversagna. Le vallon 
aboutit au S. au Passo di Camedo qui conduit de Suisse 
en li.ilie au val Gravedona. 

AJARLO (C. Tessin, I). Maggia, Com. Maggia). 1376m. 
Hain., oecupe seulement pendant Tele. 

AJOIE (L'). Voir PORRENTRÜX 



AJÜZ (('.. Grisons, I». lim). Ce nom, qui veut dire cirae 
pi6, est porle par deux sommets de la ISasse-Engadine. 
plus eleve (2707 in.) esi ä l'extremite N. du massif de 
S.-E. de Schills, le second (2754 in.), im peu 
plus au N.-E., imiiiediatement ä l'E. de 
Remüs. 

ALABARDIA (C. Tessin, D. Locarno, 
Com. Piazzogna). Hain, au bord du lac 
Majeur, a 2 km. S. de Nazzaro. Station 
de la lignedu Gothard (Bellinzone-Luino). 
ALBANA (PIC D') (C. Grisons, 1). 
Maloja). Pic de 3104 in. formant le con- 
trefort S.-E. du Piz Julier, au N.-O. de 
Silvaplana. 

ALBANA (C. Grisons, I). Maloja, Com. 
Silvaplana). 1937 m. Chalets au-dessus du 
vge de Campler, habites en ete. Au S. 
une maison est appelee Albanella. 

ALBAGNO (C. Tessin, D. Bellin/.one, 
Com. Montecarasso). 1650 ä 2200 m. 
Chalet et päturage dans le val de Monte- 
Carasso, ä 18 km. de Bellinzone. 

ALBAGNONI (COSTA DEGL') (C. 
Tessin, D. Lugano, Com. Arogno). Mont. 
hoisee de 1371 m. sur la frontiere ita- 
lienne, dernier chainon du Monte Gene- 
roso du cöte du N.-O., au-dessus d'Aro- 
gno. 

ALBANO (MONTE) (C. Tessin, I). 
Bellinzone). 1975 m. Sommite sur la fron- 
tiere italienne, au haut du val Morohbia. 
Un sentier traverse l'arete frontiere au 
pied S. du Monte Albano et conduit dans 
la vallee italienne de Dongo. 
ALBASE (C. Valais, D. Martigny, Com. Martigny- 
Combe). 1749 m. Chalets au-dessous de la Croix-de-Bovine. 
ALBEGG (C. Schwyz, D. Einsiedeln). 912 m. Maison 
de la vallee de l'Alp. Un couventde religieuses y sera ins- 
talle sous peu. 

ALBEGL1A (C. Tessin, D. Riasca). Alpe et chalets, 
au S. desquels un sentier de bergers tra- 
verse, par la Forcarella d'Albeglia (2114 
m.), une Croupe rocheuse au S. du val 
I'ontirone,sur les flancs du PizzoMottone. 
Habites seulement pendant l'ete. 

ALBENBRUNNEN (C. Valais, 1). 
Viege, Com. Zenggen). 964 in. Chalets 
sur le ilanc gauche de la vallee du Rhone, 
a 4 km. de Viege. 

ALBENRIED (C. Valais, D. Rarogne). 
Petit vge situe au point de croisement des 
districts de Rarogne et de Viege, de 
sorte que la limite entre les deux passe 
au inilieu du village. Jolie localite, en- 
touree de forets de rnelezes et de sa- 
pins, de champs, prairies et vergers. 
Arbres fruitiers, surtout des cerisiers, 
pruniers et pommiers. La eulture la plus 
importante est Celle du ble. Du village 
brüle en 1899, il ne resta qu'une mai- 
son et la chapelle. Depuis des maisons 
en pierre ont remplace les cabanes de 
bois. 

ALBERA (C. Tessin, I). Mendrisio, 
Com. Bruzella). Fermes ä 824 m. dans le 
val de la Grotta. 

ALBERENBERG (C. Saint-Gall, 1). 

Rorschach, Com. Mörswil). 624 m. Hain, ä 

2 km. au S. de Mörswil et ä 4 km. environ 

de la Station de ce village, sur la ligne Saint-Gall-Ror- 

schach. 

ALBERIGLIA (C. Grisons, D. Moesa , Cercle Ca- 
lanca, Com. Buseno). 745 m. Chalets inhabites au bord de 
la Calancasca, sur la route de Buseno ä Arvigo, val Ca- 
lanca. 

ALBERO (COSTA DELL') (C. Tessin, D. Bellin- 
zone, Com. Sanl'Antonio). Croupe de chalets et d'etables 
de la valle Maggina, ä 1 heure de Sant'Antonio et ä 3 h. 
de Giubiasco, Station du Gothard. Habites en ete. 
ALBERSWIL (UNTERDORF, Ouerdorf) (C. Lucerne, 



ALB 



ALB 



25 



w 



km 



w 



tu). 



Langentb 



tu, Blation 



ii. et petil vge sur Im Wigger, ä 3 
du cli. de Per, ligne de Wohlhu- 



Depdt des 



,.,,„ 



posies, teiephone, voiture 
postale Willisau -Nebikon a Burgrain. Orphelinat. 439 
Ii. s'occupanl de l'öleve des bestiaux ei de fa fabrication 
du fromage. Grand moulin. Commerce de farine el de 
grains. Ruines du chäteau de Kasteln, öleve" en 1682 par 
Henri de Sonnenberg et detruit dans la fluerredes paysans. 

albertswil (G. Saint-Gall, D. GoBsau, Com. Gos- 
s;uii. 02-2 in. Harn, ä 2 km. de la Station d'Arnegg el ä 2 
km. de celle de Gossau, ligne Gossau-Fraüenfela. 50 h. 
^griculture, eleve du betail, belle fromagerie, arbori- 
enlture. 

ALBERTUSCIO (alpe DELL*) (C. Grisons, D. Ber- 
nina). 2087 in. Alpe el chalets de la com. de Poschiavo, au 
S.-K. du l'iz/.o ili Sassinlioiie. 

ALBERWIL (C. Fribourg, lt. Singine, Com. Guin). 
584 in. Groupe de maisons sur Im rivedroitede la Sarine, 
i i km. de la Station de Guin. 

albeuve (C. Fribourg, D. Gruyere) 767 m. De alba 



(3293 in. i el se dirige sui 

siiperieiirs sonl a 2700 in 




Vue d'Albeuve. 

aqua, eau blanche; devrait s'ecrire Albivue, comme d'au- 
tres localites de la meine contree: Neirivue, Saussivue, 
Rogivue, elc. Un des plus grands villages de la Gruyere. 
Sur la rive gauche de la Sarine et sur la route de Bulle 
a Montbovon, ä 13,3 km. de la Station de Bulle, ligne Bulle- 
Etomont. Bureau des postes, voiture postale Bulle-Chäteau- 
il'(Kx. Telegraphe, teiephone. Eglise bätie en 1879. La 
commune d'Albeuve comprend le village meme et les 
« Sciernes ». 75 niais., 508 h. catholiques. Agriculture, 
Fabrication du fromage et surtout elevage du betail, trois 
grandes foires par annee (janvier, naars et octobre). La 
commune possede 566 tetes de betail bovin, de race pie- 
noire. 

Albeuve lit partie du comte de Gruyere. 11 appartint plus 
lard aus eveques de Lausanne et depuis 1555 au canton de 
Fribourg. Ce village fut detruit par un terrible incendiele 
20 juillet 1876. 165 bätiments sont devenus la proie des 
llammes, 450 personnes environ t'urent sans asile, il ne 
resta que 5 petites maisons. Hans la montagne derriere 
Albeuve, appelee la Grosse Frasse, se trouve un gouffre 
tres profond, en forme d'enlonnoir, de 12 m. de circon- 
ference. 

ALBEUVE (L') (C. Fribourg, 1). Gruyere). Ruisseau 
descendant du Moleson, traverse le bois d'Albeuve et se 
jette dans la Treme, au-dessus du vge d'Epagny. 

ALBIGNA (C. Grisons, D. Maloja). Ruisseau du Val 
Bregaglia, emissaire du glacier d'Albigna, aupiedduquel 
il forme la jolie Cascata dell'Albigna, pres des chalets si- 
lues a '2064 m. L'Albigna se jette dans la Mera ou Meira 
a Vicosoprano, apres un cours de 6 km. 

ALBIGNA (GLACIER D') iC. Grisons, It. Maloja). 
Glacier de 4,5 km. d'etendue et 11 km s de superficie, 
qui prend son origine sur la crete de la frontiere italienne 
t l L . la Ciuia di Castello (3400 m.)ä la Cima della Bondasca 



Bregeglia au N. Les nevöa 
ase ä 2100 m. ll esl bordd 
(>. par la cliaine du Cacciabella, tandisqu'ä I'E. il recoil 
les petits glaciers de Castello e1 de Cantone, descondanl 

des ciiues de ce num. Hans l'aröte S. de la frontiere 
italienne s'ouvre un passage, la Forcella di San Martino 
ou l'asso di Zocca (2743 m.), entre le Monte di Zocca 
(3179 m.) el le point 3050 m. Ce passage conduit ä Morbe- 
gno dans la Valleline. <tn a donnä le nom de col d'Albigna 
a l'echancrure neigeuse (env. 3180 m.) au N. della Cima 

della Bondasca, qui l'ail co ini(|iier le glacier d'Albigna 

avec le glacier el le val Ion de Bondasca. imis deux sur le 
versant suisse. 

albikon (C. Saint-Gall, lt. Alt-Toggenburg, Com. 
Kirchberg). 741 m. Harn, de 57 h. sur la routede Kirch- 
herg a Fischingen, a '2 km. de Kirchberg. 
ALBIN (C. Vaud, I). Lavaux, Com. Forcl). Hain, a I 

km. de la Corne-de-Cerfs. 4 km. de la stati le Chätil- 

lens, ligne Palözieux-Payerne-Morat. 
alb'inasca (C. Trssin, lt. I.eveni ine). 1293m. Par- 
tie de la com. d'Airoio, Albinasca-Bedrina, 
a lentree du Val Bedrelto. A 2 km. d'Ai- 
roio. 35 h. 

ALBINEN (ARBIGNON) iC. Valais, II. 
Loeche) Com. el vge, öglise a l'277 m. au 
N. de Loeche. 380 h. Les chalets sont ex- 
Iremement serres les uns contre les autres, 
laut l'espace reserve au village est res- 
treint. La Station la plus rapprochee esl 
Loeche, distante de 7 km. On parvienl 
a cette localite par des sentiers tres rapides 
qui partent de Loeche el de Varen. Un 
aulre sentier tres connu, celui des Echel- 
les fixees contre une paroi de rochers, 
haute de plus de 100 m., conduit ä Loe- 
che-les-Bains. Le village ne compteaueune 
auberge, aueun magasin, pas meine un de- 
bil de sei. Eleve du betail, commerce de 
bois. 

ALBINENGO (C. Tessin, D. Leven- 

tine, Com. Airolo). Chalets ä 1 km. d'Airoio, 

sur la route du Gothard. Hab. pendantl'ete. 

ALBIO (C. Tessin, I). Mendrisio, Com. 

Riva San Vitale). 586 m. Fennes sur les 

tlancs du San Giorgio. A 3 kin. de Riva 

San Vitale. 

ALBIONASCA (VAL D') (C. Grisons, It. Moesa). Val- 

lee laterale gauche du val Traversagna, descendant de la 

Cima di Cugn (2237 m.), oü se rencontrent les frontieres 

iles Grisons, du Tessin et. de l'Italie. Elle se termine ä l'alt. 

de KtOd m. La route de Roveredo au l'asso de San .lorio la 

traverse dans loute sa longueur et la quilteau pied <>. dt* 

la Cima di Cugn. La riviere qui traverse la vallee et se 

jette dans la Traversagna porte aussi le nom d'Albionasca, 

ainsi que des chalets ä 1314 m. 

ALBIS (C. Zürich, D. Affoltern). Extremites S. de la 
chaine de l'Albis, entre le col du meme nom et les yoryes 
de la Sihl. Signal du Bürglen (918 m.) et duGütsch (915 m.). 
ALBIS (CHAINE DE L') (C. Zürich). I.ongue de 16 
km., cette chaine s'etend du S.-S.-E. au N.-N.-O., entre la 
vallee de la Sihl et celle de la Reppisch. Sur presque tonte 
son etendue, eile präsente une arete des plus elroites. Ses 
sonimets otl'rent une vue süperbe. Ce sont: l'Uetliberg 
(873 m.), la Baldern (813 m.), l'Albishochwachl (880 m.), le 
Biirglen (918 m.) et l'Albishorn (Gütsch), 915 m. 

Toute la chaine se compose de couches de l'epoque ter- 
tiaire, presque horizontales, faiblement inclinees vers le 
N. ; la masse principale est forinee de mollasse, puis vien- 
nent quelques hancs denagelfluh (poudingue), ainsi que de 
nomhreuses mais peu importantes couches de marne. Sur la 
crete se rencontrent encore, en maints endroits, comme a 
l'Uelliberg, ä l'Albishochwacht, au Bürglen, ä l'Albishorn, 
des restes de la formation de la premiere periode gl;i- 
ciaire. On trouve des moraines de fond a cailloux stries, 
surmontees de couches de graviers tres puissamineiil 
comprimees, formant de la nagellluh quaternaire, appelee 
nageliluh vacuolaire (löcherige) qui est plus recenteel sou- 
venl plus dure que celle du terliaire. Les forines abruptes 
de l'arete de l'Albis, ses parois denudees, les glissements 
qui se produisent sur les {\cus llancs, prouyenl qu'icj la 



26 



ALB 



ALB 



formation de la chaine esl recente el pas cncore terminee. 

Apres la creation de la grande vallee principale (vallees 
du lac de Zürich et ile la 
Reuss), l'Albis s'eleva en um» 
colline de mollasse, pareille 
au Zürichberg, mais, arretes 
par les moraines du gla- 
cier de la Linth de la troi- 
sieme glaciation, la Sihl et la 
Reppisch se creuserent de 
Douvelles vallees en rongeant 
de plus en plus l'arete etroite 
de l'Albis. 

Bibliographie : A. Wert- 
stem, Geologie v. Zürich u. 
Umgebung. A. Heim, Ge- 
schichledes Zurichsee (Neu- 
/ahrsblatt d. Zeh. natf. Ges.) 
A. .Eppli, Erosionsterrassen 
und Glazialschotter (mate- 
riaux pour la carte gcologi- 
quede laSuisse). 

ALBIS (OBER et UN- 
TER )i < '.. Zürich, D. Morgen). 
578 m. Mais, de la com. de 
Langnau. Unter Albis, Ober, 
793 m. Unter Albis est distant 
de 14 km. de Zürich, de 5 de 
Langnau, Station du chemin 
de fer de la vallee de la Sihl, 
Ober Albis se trouve plus 
haut, au sommet du col. Ce 
sont deux auberges habitees 
en ete. Station climaterique. 
Telephone. 

ALBIS(ROUTE DEL') 
(C. Zürich). Ce passage, le 
plus important ä travers l'Al- 
bis, relie la ville de Zürich a 
celle de Zoug, par la vallee 
de la Sihl, Langnau, atteint 
par de nombreux zigzags le 
sommet du col de l'Albis et 
redescend sur Hausen et 
Kappel. Avant l'etablissement 
des eh. de fer, cette voie en- 
globait presque tout le com- 
merce entre Zürich et la 
Suisse centrale. C'est par 

cette route que les Schwyzois attaquerent, en 1444, les 

Zurichois et que ceux-ci marcherenl, en _ 

1531, contre Kappel. 

ALBISBRUNN (C. Zürich, D. All'ol- 

tern, Com. Hausen). 630 m. Etablisse- 
ment hydrotherapique tres important et 

tres frequenle ä 7 km. de Metttnenstet- 

ten, ligne Afl'oltern-Zoug, et ä 1 km. de 

Hausen. Voiture postale Mettmenstet- 

ten-Hausen ; en ete, omnibus Hausen- 

Albisbrunn. Position abritee, grandes fo- 

rets dans le voisinage. 

ALBISGÜTLI (C. Zürich, D. Zürich, i 

Com. Zürich). 476 in. Auberye et jardin 

tres frequentes, sur le chemin prineipal 

de TUetliberg, ä 3 km. de Zürich. A 200 

in. se trouve le Stand de la Societe de 

tir de la ville de Zürich, construit avec 

lous les perfectionnements modernes. 

ALBISRIEDEN (C. Zürich. I). Zü- 
rich). 438 m. Com. et vge ä 5 km. ä l'O. 

de Zürich (gare). Bureau des posier. I.a 

com. coinpte 766 h., le vge 582 : 664 

protestants et 93 catholiques. Agriculture, 

eleve du betau. Diverses industries be- 

m'licient du voisinage de Zürich. 
Ruines romaines pres de Galgen ainsi 

que des ruines franco-allemanes. Vers 820, 

Albisrieden «'tait appele Villula juxta 

montem Albis nomine Rieda. Au I\ e siecle, Charlemagiu 

en fit don au chapitre de la cathedrale de Zürich. L'avoue 




rie d'Albisrieden appartinl plus tard ä la famille noble des 
Mülner. Le vge souffrit beaueoup de la guerre en 1799. 

ALBLIGEN (C. Beine, I). Schwarzenburg). 704 m. 
Com. et vge pres de la Sarine, dansune belle Situation, a 5 
km. de la Station de Flamatt, ligne de Berne a Fribourg. 
Bureau des postes, voiture postale 3 Ibis par jour Fribourj,'- 
Flamatt. Telephone. 650 h. prot. Agriculture et eleve du 
betail. A 3 km. d'Albligen se trouvent les ruines de Gras- 
burg. Plus presencore, les carrieres de Plattenbruch-Ruch- 
mühlbruch. 

ALBONAGO (C. Tessin, D. Lugano, Com. Vi^anello). 
465 m. Harn, sur le llane ü. du Monte Bre, ä 2 km. de 
Lugano. 20 h. Vignoble. 

ÄLBONELLO(C. Tessin, I). Mendrisio, Com. Cabbio). 
Ferme et alpage dans la vallee de Muggio, 800-1140 in. 
Chalet connu par la fabrication de ses petits fromages ap- 
peles robbioli. 

ALBRIS (PIZ) (C. Grisons, I). Maloja). Pic de 3166 m. 
ä l'E. de la route de la Bernina, au S.-E. de Pontresina, 
immediatement au midi du belvedere repute du Piz Lan- 
guard dont il est separe par la Fuorcla de Lanimard. Un 
alpage et des chalets a 2450 in. portent le meme nom. 

ALBRISTEGG (C. Berne, D. Haut Simmenthal). 
Sommet de 2125 m. Contrefort N.-O. de l'Albristhorn. 

ALBRISTHORN (C. Berne). Sommet de 2764 m. sm 
la frontiere des districts de Frutigen, Haut et lias Sim- 
menthal. Point eulminant de la chaine du Niesen, s'elevant 
au-dessus d'Adelboden. Facilement accessible de cette lo- 
calite par la Krinde, de la Lenk ou de Saint-Stephan. Tres 
beau panorama. 

ALBRUN (COL DE L') ou BOCCHETTA D'AR- 
BOLA (C. Valais, 1). Conches). 2410 m. Passage impor- 
tant du Haut-Valais, situe entre l'Ofenhorn (3242 in.) au 
N.-E. et l'Albrunhorn au S.-O., reliant Fiesch et Binn, 
par la vallee de Binn avec la vallee de la Devera et 
Domo d'Ossola. II faut compter de Fiesch ä Binn 2 h. 45 
min., au col de l'Albrun 6 h., ä Devera 8 h. Ce passage, 
connu deja au moyen äge, a ete traverse par des troupes 
en 1425. On y voit les restes d'un vieux chemin pave. Si, 
de ce col, on veut aller ä la cascade de la Tosa, il faul 
franchir encore le col de Vannino ou Scatta Minojo, ce que 
Ton i'ait tres souvent. 

ALBRUNHORN ou MONTE FIGASCIAN (C. 
Valais, D. Conches). Pic de 2880 m., se dresse au S.-O. du 
col de l'Albrun, ä la frontiere italienne, facilement acces- 
sible du col de val Deserta, ä l'E., en 1 h. 15 min. Dominc 
d'un cöte la jolie vallee de Binn et de l'autre la vallee de- 
solee de val Deserta. 

ALBULA (C. Grisons). Biviere, äff. prineipal du Bhin 
posterieur. Longueur 36 km., le bassin mesure 950 km 2 




Cot de l'Albula. 



(Albula 331 km" 2 , Julia 325 km 2 , Landwasser 294 km j ). 
Source pres du col du meine nom, par environ 2070 in., 



ALB 



ALM 



27 



forme le petil lac de Palpuogna ei 
cascades. La riviere esl coupöe p 
tale. Au-dessous de Bergün, I 
abrupte de Bergüner-Stein. A !• 



deacend par une sene de 
usieurs fois par la route 
Albula traverse la gorge 
snr sc termine bod pre- 



ralt, pour l 
qui bc tri 
Campell 1 1 
bonne roi 




mier bassin de reception oü eile s'est grossie de quelqu 
gros ruisseaux, de gauche l'Ava da Mulix, de droite 
Tischbach, le Tuorsbach et le Stulserbach. De Filisur ä 
Tiefencastel, la vallee s'elar^it ; au-dessus d'Alvaneubad 
l'Albula recoit de droite (1158 m.) la Landwasser, puis, a Tie- 
fencastel, de gauche (839 in.), la lulia, deux. all', presque 
aussi considerables que le cours principal. A partir de 
Tiefencastel, l'Albula se creuse un lit encaisso entre des 
rochers ä pic (Schynschlucht) : a Solis; le pont de pierre 
est ä 76,5 m. au-dessus du lit de la riviere, qui recoit ici, 
de droite, le Heidebach, puis s'enfonce dans les Jorges du 
Schyn, d'oü eile nesort que pour aller se jeter ;i Zollbrücke 
dans le Rhin posterieur (602 in.). Au-dessus du conlluent, 
une iniportante filature utilise la lbrce motrice de la riviere. 
ALBULA (COL DE L') (C. Grisons, 1). Albula ei Ma- 
loja). In des deux passages principaux par les(juels on pe- 
netre de Coire dans la Haute-Engadine. II etait deja connu 
en 1251 , date de la construction par l'eveque de Coire du chä- 
teau de Guardaval. Ce chäteau commandait le passage oü 
l'eveque percevait un peage sur les voyageurs. Le noin pa- 



;i premiere fois, en 1349, bous la forme d llbi li n 

usfor ii 1451 '-n ['Allbaien que Tschudi ei 

572) changerenl en Albula da blanche), i ne 
!.■ carrossable, donl la partie supärieure a &t6 
construite en 1805, quitte celle 
Julier a Leu/ et remonte la 
riviere de l'Albula en traver 
mni Alvaneu. Filisur ei Ber- 
gün jusqu'ä l'hoepice sur le 
so ict du passage. (2315 m). 

( '.<•[ i'lalilissemenl dale du XI V' 

siecle. Le col osi domine' au 

N. par le Piz Albula OU Piz 

l fertsch (3273 m. i que I on es- 
ealade facilemenl en 3 h. La 
descente iusqu'ä Ponte (9 km. 
de I'hospice ei 43 de Lenz) Be 
äil rapidement. Le chemin 
de ferde la Haute-Engadine, 
qui doil §tre termine" en 1903, 
issera bous l'Albula. Actuel- 

eiuenl, les Iravaux de perce- 
ment du tunnel ont deja nun 
mence. 

La region superieure fournit 
au botaniste nombre de plan- 
tes alpines interessantes, entre 
autres qucl(|ties especes eir- 
cumpolaires tres rares dans la 
region alpine, telles sont: Ca- 
rex Valdii, Alsine bifiora, To- 
/ietdia borealis, en particulier. 

ALBULA (DlSTRICT du 

Canton des (Irisons). Le dis- 
Irict d'Albula est l'une des 14 
juridictions du canton des Gri- 
sons. II comprend les cer- 
clesd Alvaschein, Beifort, Ber- 
gün, überhalbstein. II a pour 
mites, ä FE. et au S., la 
Haute Engadine, ä 10., la val- 
ee du Rhin posterieur et, au 
N., le Schanligg. Le district 
est cornpose des 27 communes 
suivantes : Alvaschein, Mons, 
Mutten, Obervatz, Stürvis, Tie- 
fencastel , Alvaneu , Brienz, 
Lenz, Schmitten, Surava, Ber- 
lin, Filisur, Latsch, Stuls, 
Wiesen, Conters im Ober- 
halbstein, Manuels (Marmo- 
rera), Mühlen (Molins), I'ra- 
sanz, Reams, Roffna, Salux, 
Savognin, Stalla (Bivio), Sur 
et Tinzen. 7841 h. en majori te 
romanches, peu d'Italiens et 
d'Allemands, tous catholiques 
sauf les habitants du cercle 
de Bergün, de la commune 
de Mutten et dune partie de 
a commune de Stalla. La population vit presque exclusi- 
vement de l'eleve du betail, en partie aussi du roulage 
ä travers les passages de l'Albula et du .1 ulier conduisant 
dans FEngadine. En quelques endroits, l'industrie des 
clrangeis se developpe dune maniere rejouissanle. Autre- 
fois, on exploilail quelques mines dans le cercle de Beifort, 
inais, depuis de longues annees, elles sont abandonnees. 
Le district d'Albula esl tres riebe en heaules naturelles. 
La stalistique du betail donne les chiffres suivants: 
1876 188(1 1896 
Betes ä cornes . 69-28 6813 6225 
Chevaux . . . 312 309 362 
Porcs .... 1007 981 1329 

Chevres . . . . 4107 3850 3713 
Moni, ms . . . 71X5 7022 8316 
Ruches d'abeilles &85 080 830 
Ine seule grande route traverse le 1). d'Albula, celle de 
Coire ä Silvaplana par le Julier. Une autre route, relianl 
Thusis et la vallee du Bhin anlcrieur ä la Haute Engadine. 
acquierl de l'importance par le passage du Co! de l'Albula. 



28 



ALB 



ALE 



albumo (C. IVs-.in. ii. Lugano. Com. Corticiasca). 
1(»70 in. Harn, sur la rive gauche du Cassarate, ä 16 km. 
de Lugano, la Station la plus proche. 118 h. ßleve du betail, 
les hommes einigrent en qualite de chaudronniers. 

alchenflüh (C. Berne, D. Berthoud, Com. Rüdli- 
gen). Gros Iimiii. sur la rive gauche de l'Emme, vis-ä-via de 
Kirch Ihm--, village auquel il est reite par im pont. Station 
de Kirchberg, ligne de lEmmenthal. '203h. Cereales et prai- 
ries artißcielles. Deux fabriques de materiaux de ronstruc- 
lion et une fahrique de piment. Lieu de naissance de.lean 
Weber (1828-1878), conseiller d'Etat, directeur du Gothard, 

ALCHENSTORF (OBER, UNTER), (C. Berne, 
lt. Berthoud). 510 m. et 502 m. Vge, com. el paroisse de 
Koppigen, ä 8 km. N. de Berthoud, dans une plaine tres 
ferlile, ä 3 km. de Wyningen, ligne Berlhoud-Herzogen- 
buchsee. Bureau des postes, voiture postale Wyningen- 
Koppigen. 615 h., cereales et prairies artißcielles. 

ALDESAGO (C. Tessin, 1). Lugano, Com. Bre). 58(1 in. 
Ham. au milieu des vignes. Magnifique vue sur le lae de 
Lugano. 150 h. dont la plupart emigrent eonime macons 
pendant 8 mois de l'annee. 

AL DI LA DEL PONTE (C. Tessin, D. Lugano, Com. 
Torriceila el Taverne). Hain, sur la rive gauche du Vede- 
yio.al km. de la Station de Taverne (ligne du Gothard) 50h. 

ALDUR (C. Grisons, Ü. Unter-Landquart). Chalets de 
la com. de Fanas. Inhabilis. 

ALEGI (C. Yalais, D. Barogne, Com. de Blatten). Pre- 
alpe (mayens). 16110 in., a 5 heures de la Station de Gam- 
pel, ligne duJura-Simplon. Habitceseu lernen) pendant Fete. 

ALESSES et HAUT D'ALESSES (C. Valais , D. 
Saint-Maurice, Com. Dorenaz). 896m. Village et groupe de 
chalets ä 1909 m. Paroisse d'Outre-Rhöne. Ardoisieres 
appreciees dont les produits sont transporles ä Dorenaz 
au moyen dun cäble aerien. Village habite uniquement 
par des carriers. 19 maisons. 115 h. Le Haut d'Alesses est 
a 2 h. 15 au-dessus et se compose de päturages et de cha- 
lets pitloresques occupes spulement pendant l'ete. Sentier 
eonduisant aux lacs de Fully. 

ALETSCH (GLACIER D') (C. Valais, D. Brigue). 
Le plus vaste glacier de tonte la chaine des Alpes. D'apivs 
les donnees du professeur Heiin, de Zürich (dans sa Glet- 
scherkunde, p. 46 et 73), sa superlicie (a l'exclusion de ses 
aftluenls) est de 128,99 km- dont les neves oppupent 99,54 
et le glacier proprement dit 29,45. La longueur du glacier 
est de 24km., dont les neves occupent7,5 et . sa largeur, au 
milieu de son cours, est de 1800 m. II se terminea l'alt'. de 
1353 m. Les dimensions de ses deux affluents les plus im- 
portants sont: qlacier d'Ober Aletsch, superlicie 30 km'-' 
(dont 23,89 km- de neves), glacier lui-meme, longueur 4,55 
km., l'extremile inl'erieure est ä l'allitude 
de 1863 m. ; glacier de Mittel Aleisch, su- 
perlicie 10,45 km- (dont 7 de neves), longueur 
du glaeier lui-meme 4,25 km., altitude de 
l'extremite inferieure, 2326 m. La superlieie 
totale du glaeier d'Aletsch, y compris ses 
deux grands affluents, est de 169,45 km-, 
dont 39.5 sont des glaeiers. le reste etant des 
neves. Le grand glacier d'Aletsch prend son 
origine a l'endroit qui a ete nomine la 

Place de la Concorde de la Nature», par 
M. Ilardy, en 1859. «De la, dit-il,on apereoil 
de chaque cöte une helle route el un dorne 
magniliqiie» (l'eaks, Passes et Glaeiers, 
1™ serie, p. 292). En eilet, c'esl lä que se 
reunissent les quatre grands neves qui ali- 
mentent ce glacier süperbe: ils viennent de 
la Lcrtschenlücke ä l'O. (c'esl le neve le 
plus considerable), de la Jungfrau et de la 
chaine des Fiescherhörner (ce dernier neve 
porte le nom special de I« Ewigsehneefeld ») 
au N.-O. et de la Grünhornlücke au N.-E. 
.luste a l'angle E. de ce Square grandiose 
s'elevent la cabane de la Concordia (2847 m.) 
et '.out prea le nouveau pelit hötel de mon- 
tagne, bati par M. Cathrein.de l'Eggishorn; 
Tun ou lautre sert de point de deparl pour 
l'ascension de toutes les eimes et les pas- 
sagea autour du grand glacier d'Aletsch, 
aussi bien que pour lesascensionsdu Finsteraarhorn e 
l'Agassjzhom, en Iraversant la Grünhornlücke jusqu' 



I neiges superieures du glacier de Fiesch. Apartirdela Place 
I de la Concorde, ce (leuve immense de glace se deroule 




Les glaeiers d'Aletsch. 



I majestueux et pirsque ä niveau vers le S.-E., entre les 
I chaines paralleles du Dreieekhorn ä l'O. et du Wanne- 




Partie superieiiri' 



horn a FE. A l'endroit ou il se dirige vers le S -O., se 
trouve sur son bord E. le celebre lac de Marjelen, 2367 in. 



ALK 



ALG 



29 



(Voir l'article special.) Ce lac repose dans une i »« i i t »• exca- 
vation barröe par le glacier lui-möme ; il sevide de temps 
cn temps au moyen ae canaux Souterrains. II est certain 




se jette dans le Rhone im peu en amont de Brigue. Ces 

eines, qui et:iieiil etiles .1 I Venu li'ini'ii! ilu lac ile M ;i i- 1 • - 1 • - 1 1 

par dessous le glacier, ne se produironl plus, on peul l es- 

pörer, ensuite dea travaux de correction apportes ä ce lac 

e„ 1895 (voir Marjelen). 
ALETSCH ALP (C. Valais, D. Brigue). Maigre pätu- 

rage, resserre" entre le erand Glacier d'Aletsch el le glacier 
'Ober Aletsch, immeaiatemenl au N. et en dessous de 
hötel Belalp. II s'\ troure deux groupea de chalets siiues 

I7(i(i el 1707 III. 

ALETSCH (CABANEO'OBER)(C. Valais, D.Brigue). 
abane construite en Inno par la section de La Chaux-de- 



Is ,l.i Chi 
2670 in. sur le 



Kiesel,. Presque vis-a-vis de ce lac, 
sa rive droite, sun aftluent principal le Glacier de Mittel 
Aletsch, descendant entre l'Aletschhorn et le Dreieckhorn. 
A remarquer, surtout des bords du lac de Marjelen, Ja mo- 
raine immense du glacier, moraine qui, vne d'Eggishorn 
oii de L'hötel Belalp, ressemble si bien a une ronte carros- 
sable que les touristes ine\periinentos demandent quel- 
quefois des voitüres pour aller visiter le glacier. C'est ä 
Belalp que le physicien anglais Tyndal s'installa pour 
faire l'etude du glacier et qu'il lit plusieurs decouvertes 
importantes dans'le domaine scientilique. 

Le grand glacier coule rnaintenant enti'e les contreforls 
de l'Aletschhorn ä l'O. et la chaine de 
l'Eggishorn ä l'E.,se dirigeant de plus en 
plus vers le S.-E. Ln route, il recevail au- 
trelbis, sur sa rive gauche encore, les gla- 
ces du glacier d'Ober Aletsch (descendant 
du Nesthorn et de l'Aletschhorn), mais 
aujourd'hui cel aftluent s'est tellement 
raccourci que ses rnoraines seules vien- 
nent toucher le glacier principal. Le gla- 
cier principal depasse, toujours sur sa rive 
droite, les deux groupes de chalets sur 
l'alpe d'Aletsch, pres desquels on a l'habi- 
tude de faire passer des mulets, se ren- 
dant de l'hötel Belalp a la Rieder Alp, ä 
travers le glacier, traversee d'un genre 
peu cominun dans les Alpes. On peut 
constaler ici combien le glacier s'est re- 
tire pendant les dernieres annees, car il 
a laisse derriere lui des dalles de rocher 
polis, par lesquelles il laut ä present 
aescendre pour arriver sur la glace, tan- 
dis qu'il y a peu annees la glace tou- 
chait l'herbe el les arbressur les bords. Le 
recul varie de 5 ä 10 m. par an. Contraire- 
uient a im grand nombre de glaciers des 
Alpes, celui d'Aletsch n'a pas montre la 
crue de lin du XIX L ' siecle commencee en 
187.") et rnaintenant a peu pres lerininee. 
(l'orel, Lugeon el Muret, Les variations 
p&riodiques desglctfiers des Alpes.) En aval, l'inclinaison 
du glacier devient de plus en plus grande, el il se termine 
(mais le spectacle est loin d'etre aussi beau qu'autrefois) 
dans la gorge sauvage et profonde de la Massa, nom du 
torrent fougueux qui sort ici du glacier el. apres im trajet 
tres court mais assez dangereux, car il deborde souvent, 



i suisse. Elle s'öleve a une altitudede 

•n.it s.-o. du Fuashom Cid-Js m.) qui 

ivance dans le glacier d Ober Aletsch el serl de poinl de 

■pari pour l'aseeiisioii de tonte ■; les ei nies au loiir du glacier 
ober Aletsch, surtoul l'Aletschhorn, le Fusshom el le 

Nesthorn. Elle est eloi^nee de -1 heurus de l'hötel Belalp. 
ALETSCH (COL DE WIITTEi.) (( 1. Valais, Il Brigue) 

Passage diflicile ä travers la ereieenire l'Aletschhorn et 
Satielliorn (HT'iti m.i (|ui l'ail communiquer les glaciers 

■ Mlltel Aleiseh el d Ober Aletsch. 

ALETSoH (COL. D'; (C. Valais, I). Brigue). Nom 

l'on a prODOSe" de donner au Beichgral actuel, mais qui 
est aujourdhiii allrihue au cid neigeux, env. :!(i;il) in., 
Ouvert entre l'Aletschhorn au S.-O et le Dreieckhorn au 
N.-E. 

ALETSCH (LAC D') (('.. Valais, I). Brigue). Nom 
autrefois domnä an lac bien coniiu de Marjelen, au bord 
E. du grand Glacier d'Aletsch (Voir M.kr.iki.kn). 

ALETSCHHORN (C. Valais, 1). lirigue). 4182 m. 
Deuxieme cime en all. des Alpes Bernoises. Elle s'öleve 
juste ä la jonction des trois branehes du glacier d'Aletsch, 
et fut gravie pour la prämiere Ibis en 1859 par. r'.-P. 'Wir- 
ken. Aujourd'hui, on en fait l'ascension ordinaiiv de 
l'hötel Belalp ou de la cabane d'Ober Aletsch par le glacier 
d'Ober Aleiseh el l'arcle S., ou par le glacier de Miltela- 
letsch ei l'Aletschjoch. Le panorama dont on jouit depuis 
le soiiiiuet est im des plus beaux des Alpes. 

ALETSCHHORN (PETIT) (C. Valais, 1). Brigue). 
Nom donne ä une cime neigeuse (environ 3750 m.) qui 
s'eleve sur l'arete 0. de lAlefschhorn, entre cetle cime et 
le Sattelhorn, 3745 m. 

ALFERMEE (C. Berne, D. Nidau, Com. Üaucher-Al- 
fermee). Vge dans une Situation pittoresque, sur la rive 




j gauche escarpee du lac de Bienne, a 4 km. de Bienne et 
de Douanne. La siation de cetle derniere localite est la 
plus proche. -20 mais et 1 10 h. Vignohle. Dans le voiainage 
se trouve um' grande carriere de calcaire. 

ALGABY (C. Valais. D. Brigue). 1240 m. II. ou. sous 
le village de Simplon, a lentree du Laquinthal. 



30 



ALG 



ALGENTSHAUSEN (C. Saint-Gall, D. Unter-Tog 
geiibuig, Com. llenau). 565 in. PetitgVge ä 3 km. d'Uz 
wil. Station de,eh. de fer ligne de Gossau- 

Wil. Depot des poslos. Telephone. 50 ä 60 
maisons, 250 h. protestants. Paroisse de 
Niederuzwil. Agriculture. Broderie et tis- 
sage. 

algerie ((".. Berne, D. Delömont). 
460 in. Petit vallon, presei pftturages, pres 

Delemonl. 
ALGIER (C. Argovie, D. Bremgarten, 

Com. Zulikon). Hain, de 7 mais.. ä 2,5 km. 
de la Station de Bremgarten, sur la ronte 
de Bremgarten ä All'oltern. 

ALGISMOOSSCHÄCHLI (C. Berne, 
D. Signau. Com. Trüb). Maisons isolees 
du Brandöschgraben, a 3 km. au N. de 
Trüb. 

ALIKON (OBER et UNTER) (C. f* 
Argovie, D. Muri, Com. Meienberg). 2 ham. 
sur le versant E. du Lindenberg, l'un a 533 
in., lautre a 485 m. A 3km. de la Station 
de Sins (limie Lenzbourg-Wohlen-Roth- 
kreuz). Ensemble : 298 h. Prairies, elevage 
du Detail. Tressage de la paille, Industrie 
domestique. 

ALLAINE (C. Berne, D. Porrentruy) 
All', de droite du Doubs, dune longueur de 
05 km. dont 28 en Suisse. L'Aliaine nait dans la 
röche, sur le versant N. de la derniere chaine du Jura. 
Sa source principale est dans les environs de la frontiere 
alsacienne, par 600 m. d'alt. L'Aliaine coule directe- 
ment ä l'O. et traverse Cbarmoille et Miecourt. A Alle, 
d'oü eile tire son nom, l'AUaine reeoit le torrent d'Asuel 
qui descend des Malettes et des Rangiers par 700 m. 
d'alt. A Porrentruy, 425 m., l'AUaine, grossie du Baca- 
voine et du Creugenat, prend les allures d'une riviere re- 
guliere, fait une boucle tres prononcee et coule paresseu- 
sement au N.-O., decrivant une infinite de meandres au 
fond d'unevallee rianteet fertile, bordee de süperbes forets 
de hetres et de coniferes. L'Aliaine quitte le Jura et la Suisse 
en aval de Boncourt, 370 m., et entre en France ä Delle ou 
eile est plus communement connue sous le nom d'Allan. 
A Joncherey, eile reeoit laCoeuvate grossiede la Vendline, 
venues egalement du district de Porrentruy ; ä Sochaux, 
eile reeoit la Savoureuse qui passe ä Beifort, puis eile longe 
Montbeliard au S. ou eile recueüle encore les eaux de la 
Liserne qui passe ä Hericourt et se jette dans le Doubs en 
aval de Vougeaucourl. Le canal du Rhone au Rhin em- 
prunte partiellement le lit de l'AUaine. D'un debit tres va- 
riable, l'AUaine draine, en Suisse, un territoire d'environ 
225 km 2 .; au printemps et en automne, eile inonde regu- 
lierement les plaines fertiles qu'elle traverse, c'est pour- 
quoi lescommunes riveraines, de concert avec le Gouver- 
nement bernois ont elabore un projet complet de canali- 
sation depuis Porrentruy jusqu'ä la frontiere francaise. 
19 ponts, dont 7 de eh. de fer, franchissent l'Allaine. 
Plusieurs etablissements industriels utilisent la force hy- 
draulique de cette riviere dont les truites saumonees jouis- 
sent dune grande reputation. 

ALLALIN (GLACIER D') (C. Valais, D. Viege). Le 
glacier d'Allalin prend son origine au pied de la paroi N.-E. 
du Rimpfischhorn et sur le versant N. du Slrahlhorn et du 
l'luchthorn, ä une altitude moyenne de 3400 m. II descend, 
entre Tarete N. du Fluchlhorn et l'Allalinhorn, vers la 
vallee de Saas ou il se termine pres du lac de Mattmark, ä 
une altitude de 2100 m. On le traverse pour atteindre 
l'Allalinpass. 

ALLALIN (HINTER) C. Valais. D. Viege), Crele de 
3465 m. au N.-E. de rAllalinhorn, separant les glaciers de 
l'ee et de Hohlaub. 

ALLALINHORN (C. Valais, D. Viege). 4034 m. 
Sommite glaciaire de la chaine des Mischabel, entre les 
alle.es de Saas et de Zermatt d'un cöte. et les cols de Fee 
et d'Allalin de lautre, de laquelle descendent, a l'E.. les 
glaciers de Hohlaub et d'Allallin et ä l'O., celui de Melli- 
chen. On le gravit frequemment, suitout depuis Saas-Fee 
et par le col de Feeou Feepass, en 8 h. de Fee et en 7 h. 30 
de la Taschalp. Panorama grandiose, analogue ä celui du 
Dome des Mischabel. Kxcursion a la mode. Premiere 



ascension le 28 aoüt 1856 par un Anglais, M. Arnes, avec 
deux guides. 




ALLALINPASS ou COL D'ALLALIN (C. Valais. 
D. Viege). 3750 m. Fait eommuniquer les deux vallees de 
Saas et de Zerrnatt. II relie l'alpe et l'hötel de Mattmark a 
la Täschalp et ä la Station de Täsch sur la ligne de Viege 
ä Zermatt. De Mattmark au Col, 5 h., ä Täsch, 9 h. Ce col 
est assez facile, et c'est probablement le premier passag«- 
fraye ä travers la crete. On a essaye de rattacher le mot 
Allalin ä la langue arabe, mais cette etymologie estdenuee 
de tout fondement. 

ALLAMAN (C. Vaud, D. Rolle). {Ad Lemanum = vers 
le Leman). 405 m. Com., vge et paroisse de Perroy. Station 
de la ligne Lausanne-Geneve. Tete de ligne du tramway 
electrique Allaman-Aubonne-Gimel. Rureau des postes". 
334 h. Vignoble. Relle foret. Vastes etablissements de pisci- 
culture de Roveray. Chäteau historique, residence des fa- 
milles de Menthon, de Cerjat, de Gentils, marquis de 
Langallerie et de Sellon ; propriete actuelle de cette der- 
niere famille. Maubert y ecrivit ses Mrmoires et probable- 
ment son Testament politique d'Albennii. 

La mere du comte de Cavour, rninistre de Victor-Emma- 
nuel, ('illustre Champion et fondateur de l'unite italienne. 
appartenait ä la famille de Sellon et habita Allaman. 

ALLAMANDS (LES) (C. Vaud, D. Pays d'En Haut, 
Com. Rougemont). Ham. sur la route du Gessenay dont les 
maisons forment comme la contination du village de 
Rougemont. 155 h. 

ALLAMONT (C. Valais, D. Monthey). Sommet de 
1S93 m. Embranchement du Grammont entre ce dernier et 
la Suche, au N. du lac de Tanay qu'il domine directement 
de ses parois rocheuses. Un sentier y conduit depuis le 
hameau de ce nom. Point de vue varie. 

ALLE (Hall) (C. Herne, D. Porrentruy). 450 m. Com. et 
vge de langue francaise, ä 4 km. E. de Porrentruy, sur 
l'AUaine, dans une region fertile. Rureau de poste, halte 
de la diligence Porrentruy-Mieeourt. Telephone. Station du 
chemin de fer Porrentruy-Ronfol. Joli village de 240 mais. 
et 1238 h. catholiques, qui s'oecupent surtout d'agricul- 
ture, d'horlogerie et de commerce de bois. Chäteau des 
nobles de Valoreille. Son eglise date du XIII'' siecle. Quel- 
ques antiquites romaines dans les environs. 

ALLEE (PIGNE DE L*) (C. Valais, D. Sierre). 3404 
m. Sommet neigeux sur la crete entre les glaciers de Zinal 
et de Moiry, au haut du Val d'Anniviers. Ce nom, qu'il 
faudrait ecrire Pigno de la Lex, signifie : Dent de peigne 
de la Lex (Lex, Lue, Luig, etc. = pente de cailloutis avec 
de rares gazons oii peuvent encore paitre des moutons). 
Ascension assez souvent feite de Zinal en 6 h. par l'alpe de 
la Lex et le col de la Lex ; vue grandiose sur le bassin du 
glacier de Zinal. Immediatement au N.-O. du Pigne de 
l'Allee s'ouvre le col neigeux de l'Allee (env. 3100 m.) qui 
mene au glacier de Moirv par l'alpe de l'Allee (2466 m.) ä 
Zinal. 



ALL 



ALL 



,-:i 



ALLEGRETS DESSOUS, DESSUS (L')JC. Iii 

bourg, l>. Gruyere). 1374, 1175 m. Fermea du val de Mo- 
irlon, au pied de la Denl de Brenlaire, 

ALLEMANOS (CRET DES) (C. Neuchätel, D. Yal- 

de-Travers, Com. Saint-Sulpice). Petiteso lite" de 1166 

in. au N. <lt' Saint-Sulpice. 

ALLENBERG (C. /.mich, l>. llinwil, Com. Bäretswil). 
* h >7 iii. Groupe de maisons sm- une terrasse, ä 2 km. E. de 
Bäretswil. Station la plus rapprochee llinwil, ligne Zurich- 
llinwil. 32 h. Eleve du be"tail. 

AULENBERG (('.. Znricli, I). Meilen, Com. Männedorf). 
190 in. Hameau ä 1,5 km. E. de Männedorf. Station de la 
ligne Zurich-Meilen-Rapperswil. 158 li. Vignes. 

ALLENLÜFTEN(C. Herne, D. Laupen, Com. Muhle- 
berg). 642 m. Hameau ä l'E. de la Sarine, sur l'ancienne 
route Berne-Gümenen-Morat, ä 2 km. de Rosshäusern, 
Station de la ligne Berne-Neuchatel. Bureau ile puste a 
Gümenen. Telephone. 48 h. Agriculture, 61eve du bätail. 

allens (C. Vaud, li. ei Com. Cossonay). Petit village 
sui' la route de Morges. 18 mais.. 115 n. 

allenwil (C. Berne, D. Aarberg, Com. Schupfen). 
Hameau dans le vallon de l'Allenwilbach. a 2 km. 



■phoni 



521 ni 

de la Station de Suberg, ligne Berne-Bienne. T« 
Knviron 100 h. Agriculture. 

ALLENWIL (C. Zürich, I). Pfäfflkon, Com. Bauma). 
800 in. Groupe de maisons dans la vallee de la Toss, ä 3 
km. de Bauma, Station de la Tössthalbahn, ligne Winter- 
thour-Rüti-Rapperswil. 

ALLENWINDEN. Nom de plusieurs fermes de la 
Suisse Orientale. L'origine de ce nom s'explique d'elle- 
iiienie. (Allenwinden = ;'i tous vents.) 

ALLENWINDEN (C. Thurgovie, D.Münchwilen.Com. 
Au), 910 m. Croupe de maisons dans une belle Situation, 
vue splendide. A 7,5 km. de Steg, Station du Tössthalbahn. 
Voiture postale de Fischingen-Sirnach. Cet endroit est 
visite en ete par un grand nombre d'etrangers et est de- 
venu une Station climatique. La comtesse Ida de Toggen- 
burg resida quelque temps dans le voisinage. 

ALLENWINDEN (C. Zoug, Com. Haar). 707 m. Kam. 
pres de la Lorze, au point cuhninant de la route postale de 
Zoug ä /Egeri, entre le Zougerberg et le (Jubel, pres des 
i^or^es pittoresques de la Lorze, ä 5 km. de Zoug. Voiture 
postale Zoug-Ouorageri. Telegraphe, lelephone. Hemar- 
quable chapelle et beau bätiment d'ecole. Route historique 
suivie par les Chevaliers de Leopold d'Autriche, avant la 
bataille de Morgarten (1315). 

ALLENWINDEN (C. Zürich, D. Affoltern, Com.Kap- 
pel). 591 m. Hameau de 31 h. 1 km. de Kappet. 

ALLENWINDEN (C. Zürich, 1). llinwil, Com. Gos- 
sain. 539 m. Hameau de 49 h., ä 2 km. de la Station de 
Wetzikon, ligne Zurich-Uster. 

ALLER (CROIX D') (C. Valais, I). Monthey). Som- 
met de 1850 m. sur l'arete N.-E. du Gramont, appelöe 
Hochers Parblanche. Vue süperbe sur le Leman. 

ALLERHEILIGEN (C. Soleure. D. Olten-Gosgen, 
Com. Hägendorf). 974 m. Maisons et chapelle sur l'Aller- 
heiligenberg, crete jurassique. Signal. 

ALLERHEILIGEN (C. Soleure, D. Soleure-Lebern, 
Com. Granges). 572 m. Hameau avec eglise, ä 3 km. de la 
Station de Granges, ligne ßienne-Soleure, au pied du .Iura. 
12 mais., 144 h. Signal. 

ALLEVES (C. Valais, I). Entremont). 1440 m. Ancien 
petit hameau sur les bords de la Dranse. Nest plus habite 
depuisune trentaine d'annees; les maisons sont en ruines. 

ALLEVES (L') (C. Valais, D. Herens). Combe, alpeet 
chalets ä 2218 m. du val d'Herernence. Les chalets sont 
admirablement situes sur un petit plateau a l'issue de la 
combe, au pied S.-E. du Metailler, sur la rive gauche de 
la Dixence, a 1 heure 15 min. du nouvel hötel de Prazlong, 
qui est ä 4 heures de Sion par Vex. 

ALLEVEYS (LES) (C. Vaud, D. Cossonay. Com. La 
Sruraz). Bois taillis au S. de l'hospice de Saint-Loup. Gise- 
ment d'ossements fossiles eocenes dans des crevasses side- 
rolithiques. 

ALLEX (L>) (C. Vaud, 1). Aigle, Com. Bex). 430 m. 
Quartier de Bex, sur la rive gauche de l'Avancon, loealite 
d'assez pauvre apparence. Papeterie. Le mot Allex, qui 
devrait s'ecrire La Lex, rappeile le voisinage d'un eboulis 
situe sur la rive gauche de la riviere. 

ALLFLUH (C. Berne, I). Interlaken). 1427 in. Gros ro- 



cher qui domine au N. le hameau de Duftbach, lequel Be 
trouve au N.-O. du village de Grindelwald. 

ALLIAZ (BAINS DE L') (C. Vaud, D. Vevey). 1044 

m. Commune et paroisse de Blonay, entre les Pleiadea el 
le Moni Folly. ä l'extremite superieure du vallon de la Baie 

de Ciarens, a 10 km. de Vevey, par Blonay. Hains, eaux 

sulfureuses froides. Hötel avec aependances au fond dun 
vallon isole. Chaque annöe, depuis 1893, au moia d'aoüt, 

Kte champötrede la mi-öte". Au moia de mai, le vi n e I 

blancde narcisses. Bureau des postesä Blonay. Ces bains, 

li ii|iirlile-, des le XV e siecle. t'uiiiil aliandoliiK's pendanl 

longtempB et reconstruita aeulemenl en 1813. Le Bite est 
un peu si'vere, mais les environs offrenl dejolis paysagea. 
On visite, pres de 14, le « Scex que pliau ji (le rocher qui 

pleut), d'ou degoulte Consta m m de l'eau suintanl de 

i'inti'rieur de la montagne. 

allieres (LES) (C. Frib 'g, D. Gruyere, Com. 

Montbovon). 1110 m. Hameau dans la vallöe de l'Hongrin ; 
a 500 m. au-dessus, les lermes «litis Pres d'Allieres BOnl 
situees a la l'rontiere du canton de Vaud, au pied de la 
hent de Jaman, sur le passage de Montbovon a Vevey. 

Chapelle. 7 mais., US h. Agriculture et eleve du iM'lail. 

ALLISWIL (C. Argovie, l>. Lenzbourg, Com. Bonis- 
wil). 494 m. Petit village au bord du lac de Hallwil. Sta- 
tion a Boniswil (I km.), ligne du Seethal. Bureau des posles, 
voiture postale de Boniswil a Fahrwan^eii. Tcleyiaphe, te- 
lephone. 116 h. Agriculture, tressage de la paille, taoac, 
commerce de vin. 

ALLMANN (C. Zurieh, It. llinwil). 1083 in. Snminile 
lioisee, la plus haute de la chaine du Bachtel. Signal ä 1003 
m. mais qui n'olhe aueune vue remarquable ä cause des 
grandes forets qui l'entourent. Pres du sommet, ferme de 
l' Allmann, ä 942 m. 

ALLMEIND (C. Saint-Gall, I). Lac, Com. Iona). 416 
in. Groupe de maisons sur la lona, faisant partie du vil- 
lage de lona. Station de Rapperswil. Voiture postale de 
Kappel, 200 h. Industrie du coton, broderie. Agriculture. 

ALLMEND, ALLMEIND, ALLMENT. Ce nom, 
tres frequent en Suisse, designe des territoires qui sont h 
proprieti' de corporations, de communes (allmeind=com- 
munaux) et tlont l'origine remonte fort loin, probablement 
a liiiimigration des Allemanes. Alors, en eilet, le pays etait 
la propriete de tous. Les premieres proprietes particulieres 
se formerent peu ä peu dans les vallees voisines, tandis 
que les territoires primitivement oecupes demeuraient la 
propriete - commune des ayants-droit. Dans la suite, cer- 
tains allmend l'iirent partages entre ces ayants-droit, mais 
c'est le plus petit nombre. Un des Allmend les plus carac- 
teristiques est l'Allmend de Schwyz, ancien pays. (Voir 
Schwyz.) Un grand nombre de fermes ou de groupes de 
maisons ont conserve le nom d'Allmend en devenant pro- 
priötes particulieres. 

ALLMEND (C. Berne, D. Thoune). Plaine de 2,5 km. 
sur 1,5 km. ä l'ü. de la ville de Thoune. L'Allmend forme 
une partie de la plaine qui commence au lac de Thoune 
et ä l'Aar et s'etend jusqu'aux collines de Thierachern et 
d'Utendorf. L'Allmend sert aux exercices de la place d'ar- 
mes fetlerale de Thoune, principalement d'artillerie. Pres 
de la ville se trouvent lescaserneset les ditlerentsetablisse- 
ments militaires. Dans la partie gauche de l'Allmend s'e- 
levent les vastes etablissements qui appartiennent ä la fa- 
brique de munitions et aux ateliers de construetion d'armes. 
Depuis une trentaine d'annees, l'Allmend a ete utilise 
comme place d'exercices et de maneeuvres. Precedemmenl. 
c'etait aussi un camp dans lequel se donnerent les pre- 
miers cours d'instruction militaire diriyes par le general 
Dufour (alors colonel). Le lieutenant d'artillerie Louis- 
Napoleon Bonaparte, plus tard empereur des Francais, 
suivit un de ces cours. 

ALLMEND (C. Soleure, D. Baisthal, Com. Neuendorf). 
440 m. Hameau de 18 mais. et 82 h. pres de la route d'Ol- 
ten ä Soleure. a 'A km. de la Station d'Härkingen, li^ne 
Soleure-Olten. 

ALLMEND (C. Soleure. II. Olten-Ciisgen, Com. Gunz- 
genj. 427 in. Hameau sur la route de Gunzgen ä Aarbour«. 
21 mais., 132 h. 

ALLMEND (C. Zürich, D. Meilen). 555 in. Maisons de 
la commune d'Erlenbach, a 1,5 km. d'Erlenbach, Station 
Zürich-Meilen. 

ALLMEND (C. Zürich, D. Meilen, Com. Küssnacht). 



39 



ALL 



ALN 



Hameau i I knule Küssnacht, ligne Zürich-Meilen. 52 h. 
Vignobles. 

allmend (C. Zürich, l>. Meilen, Com. Männedorf). 
(83 m. Groupe de maisons ä I km. de Männedorf, Station 
de ia ligne Zürich-Meilen. 88 h. Vignes. 

ALLMEND (C. Zürich, I». Zürich, Com. Wollishof'en). 
126 in. Grande prairic des deux cötes de Ia Sihl qui sert 
de place d'exercices et de tir. Nombreux restaurants tres 
frequenles en ele. 

ALLMEND (ü. Zürich, D. Zürich, Com. Zurich-Flun- 
tern), Sur Ia route de Zürich ä Dübendorf. Surle col, deux 
auberges tres frequentees en e"te". Nouvelle place de tir. 

ALLMEND (AN DER) (C. Berne, I). Bas-Simmen- 
tlial, Com. heutigen). 615 m. Village sur Ia rive gauche de 
Ia Kander. a 3,5 km. de Gwatt, Station du chemin de fer 
de Thoune ä Interlaken. 110 h. 

ALLMEND KAPELLE (C. Zoug, Com. Walchvvil). 
1025 m. Chapelle sur le Zougerberg, au pied du Gross- 
mattstallen, au milieu du Walchwilerallmend. 

ALLMEND (ZUGER) (C. Zoug). Plaine en partie tres 
l'ei'tile, en partie marecageuse, entre Zoug, Baar, Stein- 
haufen et Cham. 

ALLMENDEN (C. Berne, I). Bas-Simmenthal, Com. 
Erlenbach). 830 m. Hameau sur une colline bordant Ia 
rive gauche de la Simme. 96 li. s'occupant de l'eleve du 
betaii. 

ALLMENDHUBEL (C. Berne, D. Interlaken). 1938 
m Petite sommite pres de Murren. But de promenade et 
point de vue. 

ALLMENDINGEN (C. Berne, I). Konolfingen, Com. 
Bubigen). Village sur le plateau de la route de Berne- 
Thoune, ä 2 km. de Buhigen. Station de la ligne Berne- 
Thoune. Telephone Environ 300 h. Agricullure. Chäteau 
de la famille de May. 

ALLMENDINGEN (C Berne, D. Thoune). 576 in. 
I'etit village de la commune de Strättlingen, ä 3 km. de 
Thoune, sur la plaine de 1'Allmend. A 2 km. de la Station 
de Gwatt, ligne Thoune-Interlaken. Bureau des posles, 
voiture postaie Thoune-Stocken. 620 h. La pluparl des ha- 
bitants travaillent dans les fabriques föderales de Thoune 
(munitions, armes). Une petite partie de la population 
s'occupe d'agriculture. 

ALLMENSBERG (C. Tliurgovie, I). Arbon, Com. 
Hemmerswil). Hameau. Voir Ai.mensberg. 

ALLMENT (C. Berne, I). Seftigen, Com. Ober-Wich- 
trach). 558 m. Groupe de fermes, pres de l'Aar, apparte- 
nant partie ä la commune de Kiesen, partie ä celle de 
Wichtrach, ä 1 km. de la Station de Kiesen, ligne Berne- 
Thoune. 

ALLMENT (C. Berne, D. Seftigen, Com. Rueggisberg). 
757 in. Croupe de fermes sur la rive droite du Schwarz- 
w.isser, a 12 km. de Kiesen, Station de la ligne Berne- 
Tboune. 

ALLOGNYS (C. Vaud, D. Pays d'Enhaut). Maisons 
eparses le long de la Sarine et faisant partie de la com- 
mune de Bougemont et de celle de Chäteau-d'CEx. 

ALLONDÖN (L') ou LA LONDON (C. Geneve). 
649-357 m. Aflluent de droite du Rhone. Source au pied 
du Mont Colombier, ä Na/, (departement de l'Ain). Par- 
cours de 17 km. dont 6 sur territoire suisse. Se Jette 
dans le Rhone, un peu en amont du village de La 
Plaine, commune de Dardagny. Principaux at'lluents : sur 
la rive gauche, le Journan, tout entier sur le territoire 
t'rancais; sur la rive droite, le Misseson et la Roulavaz. 
Son bassin est d'environ 138 km' dont 18 seulement ap- 
parliennent ä la Suisse. 5 ponls sur territoire suisse, dont 
I de chemin de fer. 

ALLSCHWIL (C. Bäle Campagne, I). Ariesheim). 287 
in. Com. et vge situe ä l'O. de la plaine du Bhin, a 4,3 km. 
ä l'O. de Bäle, Iraverse par le Miihlebach qui, plus au N., 
se perd dans les terrasses inferieures non loin du lleuve. 
Bureau des postes, telegraphe, telephone. Voiture postaie 
Bäle-Allschwil (5 courses par jour) et Allschwil-Schönen- 
buch (2 courses). La commune politique d'Allschwil se 
divise en trois quartiers: Allschwil, Mühlweg (formant 
ensemble le village d'Allschwil) et Neu Allschwil (voir ce 
nom). Elle compte environ 3200 h. et 430 mais. Allschwil 
seul environ 2500 h. et 360 inais. L'ancienne eglise du 
village sert a la communaute des Vieux-Catholiques, tandis 
qne les Catholiques-Bomains en ont construit une nou- 



velle. La population s'occupe principalement de l'eleve 
du betail et d'agricullure j les erreales, poinuies de terre 
et legumes sont les cultures dominantes. Quatre grandes 
fabriques mecaniques de briques, de tuiles et de poteries 
s'elevent sur la haute terrasse qui touche ä Lösslehm. 

ALLSCHWIL (NEU) (C. Bäle-Campagne, D. Arles- 
heim, Com. Allschwil). 279 m. Village sur la route de Bäle- 
Allschwil, ä 2,5 km. de Bäle (gare du Central-Suisse). Bu- 
reau des postes, telephone. Voiture postaie Bäle-Allschwil. 
Environ 700 h. protestants et calholiques. Petite eglise ap- 
partenant ä la communaute protestante. Etablissement de 
lavage chiinique, un pour la preparation et la vente des 
cuirs, 7d'horticulture; menuiserie mecanique. Unegrande 
partie de la population trouve de l'occupation ä Bäle. Neu 
Allschwil est de fondation recente, la premiere maison, la 
Bohrershof, a ete bätie en 1859. 

ALLWEG (C. Nidwald, Com. Staus). 515 m. Hameau 
et chapelle, petit col sur la route de Stans ä Kerns, ä 2 km. 
de Stans et a 1 km. du Rotzloeh, Station des bateaux ä va- 
peur sur le lac d'Alpnach. 150 h. La chapelle a ete erigee 
ä la memoire de Struth Winkelried, le vainqueur du Dra- 
gon, et ä celle d'Arnold de Winkelried, le heros de Sem- 
pach. C'est ä Allweg que le 9 septembre 1798 eut lieu le 
principal combat entre les Nidwaldiens et les Francais: 
cet evenement sera commemore par un monument. Bans 
le voisinage, les ruines du chäteau de Botzberg (1307.) 

ALLWINDEN (C. Saint-Gall, D. Lac). 750 m. Fermes 
de la commune de Sankt-Gallenkappel, au-dessus du ha- 
meau de Hueterswil, sur le versant O. du Köbelberg, ä 5 
km. de la Station d'Uznach. 

ALMAGELL (C. Valais, 1). Viege). Com. et vge, eglise 
ä 1679 m., dans la vallee de Saas. A 45 minutes de Saas- 
Im-Grund et ä 4 heures 15 min. de Stalden, Station de 
Viege-Zermatl. 190 h. A l'E. du village s'ouvre le vallon 
d'Almagell dans lequel se trouve l'Alpe d'Almagell (2225 m.) 
que domine au N. l'Almagellhorn (3332 m.). Le noin de 
Col d'Almagell est quelquefois donne ä un col (3244 m.) au 
fond de ce vallon, qui conduit au vallon italien d'Antrona; 
mais ce passage est mieux connu sous le nom de Col d'An- 
dolla ou Portje. 

ALMAGELLHORN (C. Valais, D. Viege). Pic de 3332 
m. ä l'E. d'Almagell et separant le vallon d'Almagell de 
celui de Furgg. 

ALMATRO(CTessin,D. Lugano). 1360-1650 m. Ferme 
et alpage de la commune de Sala, dans la vallee de Ca- 
priasca. 20 km. de la Station de Taverne, ligne du Gothard. 

ALMATROL (C. Tessin, 1). Lugano, Com. Capiallo). 
Fraction du village de Capiallo, ä 10 km. de Lugano, halle 
de la voiture postaie Tesserete-Lugano. 58 h. 

ALMENS (C. Grisons, 1). Heizenberg). 790 m. Com. et 
vge dans la vallee de l'Hinterrhein. Leruisseau d'Almenser 
Tobel passe au N. du village. A 6 km. de la Station de Bodels, 
chemin de fer Coire-Thusis. Depot des postes. 49 mais., 
226 h. (150 Romanches et 75 Allemands; 145 protestants, 
81 catholiques.) Culture des prairies. Arbres fruitiers. 

ALMENSBERG (C. Appenzell Rh. -Ext., D. Vorder- 
land, Com. Walzenhausen). Groupe de maisons au N. de 
cette commune, sur la route de Rheineck, ä 1 km. de la 
Station de Walzenhausen, ligne Rheineck-Walzenhausen. 
Orphelinat et maison des pauvres de la commune de Wal- 
zenhausen. Agricullure et tissage de la soie. La tradition 
pretend que le nom primitif Almannsberg provient du fait 
que des guerriers Allemanes se sont retires dans cette loca- 
lite apres la victoire des Francs, ä Tolbiac (496). 

ALMENSBERG ou ALLMENSBERG (C. Thurgo- 
vie, D. Arbon, Com. Hemmerswil). 450 m. Hameau ä 3 km. 
d'Amriswil, Station de la ligne Romanshorn ä Frauenfeld. 
57 h. protestants. 

ALMENSBERG (C. Thurgovie, D. Münchwilen, Com. 
Wuppenau). 660 m. Hameau ä 5 km. de Wil, Station du 
chemin de fer de la ligne de Saint-Call ä Winterthour. 
Voiture postaie Wil-Weinfelden. 3 mais., 19 h. catholiques. 
Culture des prairies. Rroderie. 

ALNASCA (C. Tessin, I). Locarno, Com. Prione). Ha- 
meau sur la rive gauche de la Verzasca, ä 18 km. de la 
Station de Gordola, ligne du Cothard. 138 h. Eleve du be- 
tau. La population emigre en Californie. 

ALNASCA ALPE (C. Tessin, D. Locarno). I500-1920m. 
Alpage de la commune de Gerra- Verzasca, dans la vallee de 
Verzasca. 28 km. de la Station de Gordola, ligne du Gothard. 



ALN 



MV 



aunasca (poncione D')iC. Tessin, I). LocarnoJ. 
ommel de 2298 m. dans le Val Verzasca, ä [*E. du village 



ALOSEN (C. Zoii^, Com. ( >her-.Kgeri I. Ol I 
ir le Schluenbach, ä2,5 km. d'Ober-jEgeri. Sm 



Main. 

route 



alpestre d'/Egen a Biberbrücke el Einsiedeln. Pendanl 
l'ere, depöt des postes el voiture postale /Egeri-Biber- 

alouettes (cret des) (C. Vaud, I». Orbe). 
KITS in. Petite montagne boisöe, au N.-E. du Lac Brenet, 
.in pied de laquelle se trouve la source de l'Orbe. 

ALP (C. Schwyz). Petite riviere torrentielle de 19,5 km., 
äff. de la Sihl. Source au Schwarzenstock par 1460 m. en 
viron, coule du S. au .V, en arrosanl la jolie vallöe d'Alp- 
ihal, passe par Einsiedeln (887 m.), oü eile est canalisee sur 
un parcours de 2 km. el va se jeter dans la Sihl, 786 tn., 
apres avoir recu, de gauche, la Biber el traversö, en une 
courte clmie. le pied (>. du Hohe Rhone. 6 ponts donl I de 
chemin de fer coupent le cours de l'Alp el 'i Etablisse- 
ments industriels utilisent ses eaux. 

ALP, ALPE. L'origine de ce mot peut §tre trouvöe avec 
le plus de certitude dans [ecelte Alp = h&ut, hauteur, d'oü 
II a ele appliquä au\ haiils alpages el ä la chaine des Alpes. 
Grimm cherche cette origine dans le latin albus, blanc. 

ALP ARIN (C. Saint-Gall, I). Werdenberg). Chalets de 
la com. de Sevelen, ä 1521 m. Sur la penteN. de l'Alvier 
2337 m.). A Kl km. de la Station de Sevelen. Habites seu- 
lement pendanl l'ete\ Fabrication de beurre el de fromage. 

ALPARENO (('.. Tessin, D. Maggia). I094 h. Ham.de 
la com. de Peccia, dans le Val ili IVccia. Kahrieation du 
fromage ä päte molle appele della Paglia. 

ALP BELLA (COL ou CUOLM D*)(C linsons. II. 
hin). 2698 m. Col fröquente au S.-O. du Gribellakopf, fai- 
sani communiquer la vallee de Samnaun avec la vallee 
ih ■ Paznaun dans le Tyrol. 

ALP (COL ou CUOLM D') (C. Grisons, I). hui). 2799 
in. Col pcu frequenle et assez penible cpii traverse l'arele 
s.-o. du Piz Mondin, faisant ainsi communiquer le vil- 
lage de Schieins dans la Basse-Engadine avec la vallee de 
Samnaun. 

ALP (MOTTA D*) (C. Grisons, D. Innl. 2113 m. Ma- 
melon entre le Piz Mondin et Martinsbrück. 

ALPELEN (C. Uri, Com. Sisikon). 1383 et 1421 m. 
Groupede chalets au-dessus du hameau de Hiemenslalden, 
dans le vallon du meine nom, qui debouche ä Sisikon sur 
le lac des Quatre-Cantons. 

ALPELEN (LAC D') (ÄLPELENSEELll (C. Uri, Com. 

Sisikon). 1546 in. Petit lac alpestre dans la vallee d'Alpe- 
len, au pied N. du Rophaien. 

ALPELER (C. Nidwald). 2420 m. Contrefort oriental 
du Hohbrisen qui domine la jonction des vallons de Sulz 
el de Gitschen ; tous les deux affluents de l'Isenthal (Uri). 

ALPENROSE (C. Grisons, D. Ober-Landquart, Com. 
Davos). 1830 in. Mnisons et anborge sur la route de Davos- 
Dörfli a Süs dans le Flüelathal, ä 5 km. de Davos-Dörfli. 

ALPENWIES (C. Grisons, D. Heinzenberg, Com. Va- 
lendas). Chalets ä 1647 in. au S.-E. du hameau de Carrera. 

ALPERSCHELLIHORN (C. Grisons, I). Hinter- 
Rhein). Soinmet rocheux et pointu de 3045 in.; point cul- 
minant du curieux petit massif dolomitique (Alpes Adules) 
qui s'eleve au N. du village de Splügen, entre la vallee de 
Sahen et le village d'Andeer. Au S.-E. de ce pic s'ouvre le 
col d'Alperschelh (2764 m.) qui l'ait communiquer les val- 
lons de Stutz et de Steilen. 

ALPES. Les Alpes formen! un puissanl arc de cercle 
qui s'etend, sur une longueur de 1200 km., de Savona, pres 
de Genes, jusqu'a Vienne ; leur largeur moyenne est de 
180 km. ; leur superlicie est de 220,000 km 8 ! La hauteur 
moyenne, c'est-ä-dire celle qu'atteindrait le massif en- 
lier s'il etait ramene au meine niveau, sur tonte son eten- 
due, est de 1400 in. La region alpestre est bornee de trois 
cotes par des plaines : ä l'O. par la plaine du Rhone, au S. 
par celle du l'o, ä l'E. par les plaines du Danube. Au N. 
les Alpesse continuent parle Plateau suisse, souabe et ba- 
varois qui s'etend de Oeneve ä Linz avec une elevatum 
moyenne di' 100 ä 000 in. tandis. que le pied S. des Alpes se 
trouve a une altitude de 200 m. Le versant S. est, pour 
une double raison, plus abrupt que le versant ;N., il descend 
plus bas et est, en meine temps, plus etroit : ainsi la dis- 
tance horizontale entre le Monl-Hose et lüella esl de iö km., 



•s VlpeB orlen- 

tenant cornpte 
; esl Inen prefö- 



la difference d'altitude de \ll-l m., par consöquent la d&- 
diviie esi de 9,38%, soii ."> 22'. Sur le versanl ,\., la <li- 
lance du Mont-Rose a Berne esl de 115 km., la difference 

d'altitude 4098 m., ce qui donne une jlivite de 3,48% 

ou de I .Vi'. 

A. UROGRAPHIE. La.division des Alpes est difförente 
Buivant qu'on se place .m poinl de vue geologique ou au 
point de vue orographit/üe, Les geologues ne distinguenl 
longitudinalemenl que dem partiea principales les Alpes 
occidentales. de Savona ä la ligne Rhemthal (jusqu'a 
Reichenau) Greina-Tessin-Lac Maje 

lales, depuiS Celle ligne JUSqU ,i \ lei 

de l'orographie, la division en trois 
rable : o) les Alpes occidentales, « 
Arve-Mont-Blanc-vallöed'Aoste; b) les Alpes centrales," de 
cette ligne jusqu'a la Reachenscheideck el la vallee de 
l'Adige; c) les Alpes orientales, de la vallöe de l'Adige jus- 
qu'au Danube pres de Vienne, Dans cette division, chaque 
partie se Irouve difförenciee de la maniere suivante : les 
Alpes occidentales se composenl d'une Beule chaine princi- 
pale sans grandes valläes longitudinales, les vall6es trans- 
versales j dominenl d'une facon absolue; les Alpes cen- 
trales forment ä l'O. deux, ä l'E. trois chalnes paralleles 
avec de grandes vallees longitudinales de premier ordre ; 
les Alpes orientales enfin, comptenl l! ä 5 de <jes chalnes 

paralleles clont le uomhre va en augmenlanl de l'O. a l'E. 

avec le memo nomhre de \alli'es longitudinales. 

Pour la Suisse nous n'avons ä nous oecuper que des 

\lpes centrales eomprises enlre les deu\ haslions angu- 

laires du Mönt-Blanc et de l'Ortler. La division orogra- 

phique de ce groupe est indiqui'e par les grandes li^nes de 

la carte. Une premiere Separation est constituee par le sil- 
lon longitudinal qui se dirige du S.-O. au N.-E. et qui est, 

en meine temps, une ligne de di'inarcation geologique; eile 
commence par la vallee de Chamonix, continucpar lecol 
de Bahne, la vallee du Rhone, de Marligny a la l'urka, la 
vallee d l'iseren, l'oheralp, la vallee du Rhin anli'rieur 
jusqu'a Coire; de lä, eile suit la vallee transversale du 
Rhin jusqu'au lac de Constance. On obtient ainsi deux 
grandes chalnes qu'on peut appeler Alpes septentrionales 
el Alpes moridionales. I"n second sillon principal se dirige 
perpeiidieiilaireinenl au premier; il est forme par les val- 
lees de la Reuss et du Tessin. Nous avons ainsi, dans les 
Alpes centrales, quatre grandes sections qui correspondent 
en partie aux denominations usuelles : Alpes Bernoises, 
Glaronnaises, Valaisannes el Crisonnes, maisqui embras- 
sent chacune un territoire un jieu plus grand que celui 
qu'on dösigne d'habitude par ces noms. 

I. Section Noiiii-Oi i:st. (Alpes Bernoises au sens largo 
du mot.) Elle comprend les huit groupes suivants ; 1. 
Croupe de la Ueul du Midi. 2. Croupe du Wildhorn. 
:i. Croupe du I- insleraarhorn. 4. Groupe du Dainma. 5. 
Groupe du Chablais. 6. Croupe de la Sarine et de la Sim- 
me. 7. Croupe des Einmen. 8. Croupe de l'Aa. Les quatre 
premiers constituent la chaine principale et rentrent dans 
les Hautes Alpes, tandis que les quatre derniers sont 
moins oleves et sont plutüt des Prealpes. Les trois groupes 
du Wildhorn, du Finsteraarhorn et du Damma forment 
ensemblo les Alpes Bernoises au sens ordinaire ou res- 
treint. lei se retrouve ä un haut degre l'asymetrie des 
versants. La ligne principale de partage des eaux se tient 
lullt pres du Rhone; du cöte S. il n'y a que de petites val- 
lees abruptes, tandis que, du cöte N., donl la pente est plus 
douce, se sonl l'orinees un grand nomhre d importantes 
vallees Iransversales. C'est ce qui ressorl aussi des chif- 
IVes suivants : la distance horizontale, entre le Wildstrubel 
et Sierre, est de lOkm., la ditlerence d'altitude de 2728m., 

ce qui donne une deelivite de 27,28 %OU de 15 ,16'. I'ar 

contre, la distance du Wildstrubelä Berne est de 65 km., 
la difference d'altitude de 2730 m., ainsi la deelivite n'esi 

que de 4,20",,, soil 2°, 20'. 

1. Groupe dela Dent du Midi". Limites : ä l'O. la vallee 
de l'Arve, au S. celle de Chamonix et le col de Bahne, a 
l'E. le Rhone depuis Martigny :i Monthey, au N. une ligne 

passanl par le val d'llliers jusqu'au Cid de Coux puis par le 

Col de Galeze jusqu'a Samoens et Cluses (Arve). Au S.. a 
quelque distance du col de Balme, une route carrossable 
♦ Ce groupe a ete omis sm- la carte annexee ä la liv. 2 du 
DiClionnaire. Nos lecteurs voudront bien l'ajouter eux-memes 
.•il suivaot les limites indiquees ci-dessus. 

mar. GEOG. — 3 



34 



ALP 



ALP 



conduit en Yalais par la Tete-Noire ; au N. de celle-ci 
s'elevent les Aiguilles Monges (2966 in.), Ic Buet (3109 m.). 
ä la frontiere suisse le Ruan (3078 m.) ei la Dent du Midi 
(3285 in. i. Tont ce groupe präsente le caractere de la haute 
montagne el renferme de nombreux, mais petits glaciers. 

i. Croupe du Wildhorn. Limites: ä l'O. la vallee du 
Rhone en remontant jusqu'a Martigny, au S. cette meine 
vallee de Martigny a Loeche. au N. une ligne passant par 
Kandersteg. Adelboden, le llalineninoos ( 1952 in.), la Lenk, 
le Daubenpass (2040 m.|, Lauenen, Chrinnen (1065 in.), 
Gsteig, le col de Pillon (15(12 m.), les Ormonts et Aigle. Ce 
massifesl constitue' par la chaine suivante: Dent de Mordes 
,2972 iu.\ Grand M.everan (30C.1 n,.), Pas de Clieville ('203(3 
m.), Diahlerets (3251 m.), Col du Sanelseh (2246 in.), 'W'ild- 
horn (3268 m.),Col du Rawil (2421 in.), Wildstrubel (3258 
in.), la Gemmi (2302 m.). Ces alliludes montrent que la 
chaine präsente le caractere dun mur uniforme; entre les 
sommets de 3000 ä 3300 m., se trouvent des cols de 2000 
a 2100 in. ainsi beaueoup plus eleves que la depression qui 
separe ce groupe de celui de la Sarine et de la Simme. 
Ensuite de sa hauleur, le groupe du Wildhorn renferme 
de nombreux glaciers, mais leur extension demeure pas- 
sablement inferieure ä celle des glaciers du groupe suivant 
parce qu'ici la chaine ne se developpe pas en largeur. 

3. Groupe du Finsteraarhorn. Ce groupe constitue le 
massif le plus puissant de hautes montagnes dans la section 
des Alpes septentrionales. II ne forme pas seulement un 
mur gigantesque connne le groupe precedent, mais il s'e- 
tend tellement en largeur qu'il renferme un espace süffi- 
sant pour le developpement d'une des plus importantes 
masses glaciaires. Ses limites sont : ä l'O. la vallee de la 
Kander jusqu'a Kandersteg et la Gemmi (2302 m.);au S. la 
vallee du Rhone jusqu'a Gletsch; ä l'E. le Grimsel (2165 in.) 
et le Hasli, au N. les lacs de Brienz et de. Thoune. Une 
ligne passant par Kandersteg, Murren, la petite et la 
grande Scheidegg, divise ce groupe endeux partiesqui dif- 
i'erent par les car'acteres physiques et geologiques. La partie 
septentrionale moins elevee se compose uniquement de 
roches sedimentaires (calcaires et schistes) et revet des 
formes plus adoucies, tandis que la partie meridionale 
formee presque exclusivement de roches cristallines, heris- 
see de dents et de pointes, presente le type le plus parfait 
de la haute montagne. 

aj La partie meridionale renferme un grand nombre de 
sommets celebres. Immediatement ä l'E. de la Gemmi 
commence la chaine principale, Balinhorn (3688 m.), Pe- 
tersgrat, Breithorn (3779 in.), Jungfrau (4167 in.), Mönch 
(4104 m.), Eiger (3975 m.), Schreckhörner (4080 in.), Wet- 
terhorn (3708 m.). Dans cette crete, les coupures les plus 
profondes sont le Lötschenpass (2681 m.) (du Gas lern thal 
au Lötschenthal) et les vallees par lesquelles debouehent 
le glacier inferieur de Grindelwald (entre l'Eiger et le Met- 
tenberg) et le glacier superieur de Grindelwald (entre le 
Schreckhorn et le Wetterhorn). Au N. de cette chaine prin- 
cipale se trouve, vers l'O., un commencement dededouble- 
ment: le Doldenhorn (3647 m.), la Blümlisalp (3670 m.) 
et le Gspaltenhorn (3432 m.) sont separes de la chaine 
principale par un sillon longitudinal oecupe ä l'O. par le 
glacier de la Kander et ä l'E. par celui du Tschingel. La 
chaine meridionale est plus importante que celle du N.; 
separeede la chaine principale par le sillon Löstschenthal- 
Grosser Aletschfirn, eile a pour principales sommites le 
Bietschhorn (3593 m.), l'Aletschhorn (4198 in.), le Finster- 
aarhorn (4275 in.), l'Öberaarhorn (3634 m.), le Siedelhorn 
(2890 m.). Comme la chaine principale, la chaine meridio- 
nale ne presente de profondes coupures que lä oü les gla- 
ciers se dirigent vers le S., c'est-ä-dire au grand glacier 
d'Aletsch et au glacier de Fiesch (Valais). 

Le groupe du Finsteraarhorn se composant ainsi, dans 
toute la partie qui appartient aux Bautes Alpes, de deux ä 
trois chaines paralleles, renferme un grand nombre de 
hautes vallees qui sont oecupees par de grands glaciers. 
Nous trouvons ici 16 glaciers de premier ordre ou glaciers 
de vallee parmi lesquels nous citerons ceux de la Kander, 
du Tschingel, de Grindelwald (inferieur et superieur), de 
Rosenlaui, de Gauli, d'Unteraar et d'Oberaar, avee ecoule- 
ment vers le N., et ceux de Lötschen, d'Oberaletsch, de 
Mittelaletsch, le grand glacier d'Aletsch et celui de Fiesch 
avec ecoulement vers le S. En outre, il y a plus de 100 gla- 
ciers de second ordre ou glaciers suspendus, de sorte que 



les champs de neige et de glace du massif du Finsteraar- 
horn couvrent une superficie d'environ 500 km-. 

b) La partie septentrionale est, comme nous l'avons in- 
dique, separee de la precedente par la ligne Kandersteg-Pe- 
liteet Grande Scheidegg. Elle renferme des vallees presque 
completemenl transversales, comme Celles de la Kander, de 
la Kien et de Lauterhrunncn. Aussi les cretes se dirigent, 
en general, du s. ;m N., par exemple du Gspaltenhorn au 
Schilthorö (3297 m.) et au Morgriilierghorn, (2251 in.). De 
meme entre les deux Lütschine : Lauberhorn (2475 m.), 
Tschuggen (2523m.), Männlichen (2345 na.); de ces trois 
sommets, surtout depuis le dernier, on a, ensuite de leur 
Situation favorable, une vue imposante sur les grandes 
sommites Jungfrau, Mönch, Eiger. Au N.-E. de ce 
groupe, comme eonsequence, la direction des lacs de Brienz 
ei de la vallee de la Lütschine noire, la crete longitudi- 
nale est preponderante, amsi la chaine Faulhorn (2683 



i.), Schwarzhorn (2930 m.). 
4. Groupe du Dann 



Limites : a l'O. le Hasli et la Grim- 
sel, au S. la Furka et la vallee d'Urseren, ä l'E. la vallee 
de la Reuss jusqu'au N. d'Erstfeld, au N. le col des Sure- 
nrs-Kiigelberg-.lochpass-Genthal. Ce groupe est geologi- 
quement la continuation directe de la partie meridionale du 
groupe precedent; il presente les meines caracteres quant 
a l'elevalion etäla formation glaciaire, mais avec de moin- 
dres dimensions. Comme les deux vallees transversales, 
Celles du Hasli et de la Reuss sont assez rapprochees, la 
ciete transversale S.-N. predomine dans la forme du ter- 
rain ; il y a, entre les cretes longitudinales et les erötes 
transversales, le meme rapport qu'entre les petites vallees 
longitudinales, Gadmentlial, Genthal, Maienthal (en par- 
tie) et les grandes vallees transversales de l'Aar et de la 
Reuss. Les sommets les plus eleves sont, du S. au N., le 
Galenstock (3598 m.j, le Dammastock (36:30 m.), les Thier- 
berge (3343 in.), le Sustenborn (3512 m.), le Titlis (3239 m.). 
Celle chaine principale, outre les cols qui en forment les 
limites : la Furka (2436 m.) au S., le Joch (2208 m.) et les 
Surenes (2305 m.) au N., ne presente qu'une seule breche 
profonde, le Sustenpass (2262 in.), qui relie le Gadmentlial 
au Maienthal. Par cette coupure sont constitues deux 
centres glaciaires, le Dammastock et le Ullis; du pre- 
mier partent, outre de nombreux glaciers suspendus, le 
glacier du Rhone au S., celui du Trift au S.-O., le Stein- 
gletscher au N. et le Kehlegletscher ä l'E. Le Titlis et son 
prolongement au N.-E. : Spanniuter, Schlossberg etc., 
n'ont que des glaciers de deuxieme ordre. 

5. Alpes du Chablais. Limites : ä l'O. la vallee de l'Arve 
de Cluses en aval, au S. ligne de Cluses-Samoens-Col de 
Galeze-Col de Coux-Val d'Hliers-Monthey, ä FE. le Rhone 
de Monthey en aval et au N. le Leman. Les vallees trans- 
versales (Rhone, Dranse) sont ici predominantes, elles 
forment une crete principale qui se dirige au N. le long de 
la frontiere suisse, depuis le Col de Coux, et a pour sommets 
prineipaux les Hautforls (2406 m.), les Gornettes de Bise, 
(2439 in.), et les Dents d'Oche (2225 m.). Les autres parties 
de ce groupe se trouvent tout entieres sur le sol savoisien 
entre la Dranse et l'Arve, elles presentent des sommites 
analogues, mais un peu moins elevees. 

6. Groupe de la Sarine et de la Simme. Limites : ä l'O. 
le Leman et la vallee du Bhöne jusqu'a Aigle; au S. Or- 
monts, col de Pillon, Gsteig, Chrinnenpass, Lauenen, Dau- 
benpass, Lenk, Hahnenmoos, Adelboden, Kandersteg; a 
l'E., vallee de la Kander, l'Aar jusqu'a Uetendorf; au N., 
un arc de cercle tres ouvert passant par le Gurnigel, Gug- 
gisberg et Bulle jusqu'a Vevey. Tout ce groupe forme le ta- 
lus septentrionai du massif n» 2, il presente des altitudes 
bien moins elevees et n'a, par consequent, ni neves, ni gla- 
ciers. Les formes sont, en general, moins abruptes que dans 
les Hautes Alpes, ce qui provient aussi, en grande partie, de 
la presence du Flysch qui est souvent peu dur et peu 
ivsistant (voir Geologie). La plupart des pentes sont cou- 
vertes de gazon ou de f'orets, lä du inoins oii de recents 
glisseinenls ou d'autres causes n'ont pas detruit la couver- 
ture vegetale. Malgre ce caractere adouci des formes, ce 
groupe est, au point de vue orographique, plus fortement 
decoupeque les Hautes-Alpes situees plus au S. Tandis que 
les zones de roches similaires se dirigent de l'O. -S.-O. ä 
l'E. -N.-E., suivant Taxe principal des Alpes Bernoises, la 
forme exterieure est donnee par les vallees transversales 
du Bhöne, de la Sarine, de la Simme et de la Kander, mais 



ALP 

il laut remarquer que, pour la meme riviere, la vallee 
longitudinale alterne frequemment avec la vallee trans- 
versale ainsi le Pays d'Enhaut est une section de vallee 
longitudinale, il en est de meme pour la vallee de la 
Simme, entre Boltigen et Wimmis. Les vallees susnom- 
mees divisenl tout le groupe en 3 sections : 

a) Entre Rhone et Sarine. Nous trouvons ici les Tours d'Ai 
et de Mayen (2323 m.), les Rochers de Naye (2343 m.y, ä 
I E. de Montreux, puis, plus au V. ta Denl de Lys (2045m.) 
et le Moleson (2005m.).Le Moni Gibloux qui se trouve au 
pied de ce groupe est mollassique et appartient par conse- 
quent au Plateau. 

b) Entre Sarine et Simme. La Sarine se dirigeant ä 1*0., 
dans le Pays d'Enhaut et la Simme ä l'E., pres de Bolti- 
gen, ces deux rivieres laissent entre dies la place süffi- 
sante pour une chaine d'une certaine longueur, savoir : le 
Vanil Noir (2386 m.), la Denl de Brenlaire (2356 m.i, la 
llent de ltulh(2238 m.),le Kaiseregg, le Canterisl ("2177 in.) 
et le Stockhorn (2193m.). AuN.de cette chaine, qui se dis- 
tingue par des dents de rocher tres hardies (Stockhorn), 
il n'\ a plus que des sommets ä l'ormes adoucies comme 
laßerra (1724 m.); viennent ensuite lescollinesdu Plateau. 

c) Entre Simme et Kander. Les deux rivieres ont modele 
une erete principale allant du S. au N. et se terminant au 
s. par l'Albristhorn (2764 m.), au N. par la belle pyramide 
du Niesen (2366 in.). 

7. <>' rou pe lies h'nuin'H. II est limite orographiquement 
iu S.-O. par les lacs (le Thoune et de Brienz, au S.-L. 
par le Brünig (1004m.), la vallee de Samen, les lacs d'Alp- 
nach el de Kiissnaeht (liras du lae des Ouatre-Cantons), 
au N.-E. par une partie du lac de Zoug et enfln, au N.-O., 
par la ligne de la Reuss et de la Petite Emrne jusqu'ä 
Escholzmatt, puis, de la, par Schangnau ä Stefusburg. 
Malgre le caractere prealpin de ce massif, malgre les val- 
lees transversales, ou coulent la Grande et la l'etile Knnne 
dans la partie superieure de leur cours, ce sont les chai- 
nes longitudinales (pii dominent ici. II y en a deux : 
(/) llrien/ergrat. lirien/errothhorn (2351 in.), Gummen 
(2006 in.), la erete s'abaisse ensuite ä l'E., jusqu'au Brünig, 
(1004 in.) et se continue dans le groupe 7. Au N. de cette 
chaine le Giswilerstock (2098m.) forme im bastion avanee. 

hl Sigriswilergrat (1938m.), Scheibe (1936m.), Hohgant, 
(2199 in.), Schrattenfluh (2009 m.l, Schafmatt (1980 m.), 
Gnepfstein (1926m.), et Pilate (2070m). Toutesces sommites 
forment une seule chaine qui est eoupee par la Grande 
Krnme en amont de Schangnau et par la Petite Emme ä 
l'liildi. Au N.-O. de ce massif se trouve, dans le Plateau, 
la puissante masse de Nagelfluh de la region du Napf. 

8. Groupe de l'Aa. 11 est limite au S.-O. par le llasli, 
au S. par la ligne .lochpass-Surenenpass, a IE. par la 
grande vallee transversale de la Reuss (qui passait priini- 
tivement par les lacs d'Uri, de Lowerz et de Zoug), au N.-O. 
par l'Aa de Samen, les lacs d'Alpnach, de Kussnacht et de 
/oui;. La vallee transversale de l'Aa d'Engelberg f'ait une 
profonde coupure dans ce massif, le Melchthal est im peu 
moins important. Nous avons ainsi, ä l'O., deux cretes 
allant du S. au N., l'une partant du Hochstollen (2484 m.), 
I'autre du Graustock (2663 in.), cette derniere se termine 
par le Stanzerhorn (1900m.), aux llancs escarpes. 

Entre l'Aad'Engelberg et la Reuss il ya encorede la place 
pour des chaines longitudinales. La plus meridionale est 
celle de l'Urirothstock '(2930 in.), puis, en allant vers le X.. 
on trouve celle du Rrisen (2406 in.), Ober- Bauenstock (2120 
in.)etduSch\valmis(2218 m.), Nieder Bauenstock (1923 m.). 
A droite de l'Aa le Buochserhorn (1809 m.) correspond au 
Stanzerhorn. Au N. de l'embouchure de l'Aa d'Engelberg 
s'elevele bürgenstock (1132 m.)dont la Righihochfluh (1913 
in.) est la continuation directe sur la rive droite du lac des 
Ouatre-Cantons. A cette derniere se rattache orographique- 
ment la masse de Nagelfluh du Righi (1800 in.), quoique 
d'apres la röche qui lacompose eile appartienne au Plateau. 

Les groupes septentrionaux (i et 7 n'ont pas de neiges 
persistantes, mais le 8 me a, dans la chaine de l'Uriroth- 
stock, quelques petits neves et glaciers. Les parties de ce 
groupe situees plus au N. presentent aussi le caractere 
des Prealpes, cependant, quoi que ce soit la Vegetation qui 
domine, on y rencontre encore frequemment de haute? 
parois de rochers, par exemple au bord du lac d'Uri. 

II. Section Nord-Est. {Alpes Glaronnaises au sens 
large). Entre les Schöllenen et le Rhin ä Maienfeld, entre 



AM» 



85 



la ligne Oberalp (2052 m.i, vallee du Rhin anterieur, el la 
ligne Zoug- Wädenswil-Wattwil-Trogen-Rheinegg, se trouve 

im massif qui est, au poinl de vue geologiq i orogra- 

phiipie, la continuation de la section N.-O., quoiqu'il lui 
soit un peu inferieur en longueur el en hauteur. Nous 
trouvons ici aussi, au s., une chaine principale ayanl i < > ■ 1 1 

ä l'ail le caractere des Ilaules-Alpes. landis (jiie Jos chai- 
nes situees au N. Bonl (fecoupees par les rivieres et reu 
iivn! dans les Prealpes. Le veraant N. de toute cette sec- 
tion est egalemenl moins abrupt que le versanl S., ainsi la 
distance horizontale du Tödi ä Trons est de lo km., la dif- 
ference d'altitude 2763 m., ce qui donne une declivite" de 
27,63 ",, ou de !■">' 27 '. Du Tödi ä Rappers wil, la distance 
esi de 50km., la difference d'altitude 3214 m., d'oü resulte 
une declivite de 6,43 % ou 3 'ni'. Cette section se divise 
en deux groupes meridionaux : 1° groupe du Tödi; 2° 
groupe de la Sardona ; et deux groupes septentrionaux ; 1° 
groupe de la Sihl ; 2" groupe de la 'I hur. Les deux groupes 
meridionaux forment ensemble cequ'on designe habituelle- 
nient comme Alpes i llaronnaises au sens restreint du mot. 

1. Groupe du Tödi, Limites : A l'O., la vallee de la Reuss 
jusqu'ä Andermatt, au S., le col d'Oberalp el la vallee du 
Rhin anterieur jusqu'ä [lanz.äl'E. leeol de Panix (2407 m.), 
la vallee de la Sernfl et celle de la Linth jusqu'ä Glaris, 
au N. le Klniithal, le col du Pragel (1543 in.) et la vallee 
de la Muotta jusqu'ä Brunnen. Le massif du Tödi corres- 
pond, par son caractere. ä celui du Finsteraarhorn ; il se 

COmpOSe aussi de trois chaines paralleles. 

a) La chaine meridionale a comme sommites principales 
le Piz Giuf (3098in.i avec la merveilleuse pyramide du 
Bristenstock (3075 m.j comme bastion avanee\lu cöte N., 
puis roberalpslock (3330m.), le Todi (3623m.), le Riferten- 
stock (3426 m.l et le Hausstock (3156 m.). De ce dernier 
pari, vers le N., entre les vallees de la Linth et de la 
Seinll, une erete transversale portant le Karpfstock 
(2798 in.). Celle chaine meridionale ne presente qu'un petit 
nombre de breches peu profondes, ce sont le kreuzlipass 
qui relie la vallee de Maderan a Sedrun dans la vallee du 
Rhin anterieur, le Brunnipass (2736 m.) entre les deux 
meines vallees, le Sandalppass (2780 in.) de Linthal ä Di- 
sentis, le Kistenpass (2590 m.) de Linthal a Brigels el 
enlin le col de Panix (2407 m.) a la limite E. du massif 
reliant la vallee de la Sernft a celle du Rhin. Les hautes 
altitudes expliquent l'existence de grands glaciers : ceux 
de Puntaiglas (prononcez Pountelyese) et de Frisal des- 
cendent vers le S. Ms sont plus nombreux du cöte N. ; 
le Brunniijelseher dehouche dans la vallee de Maderan, 
le Sandfirn, les glaciers de Biferten, de Limmern et du 
C.ries (descendant du Selbsanft) döbouchent dans la vallee 
de la Linth. Les deux glaciers les plus iinportants sont le 
glacierde lluli et le Claridenfirn ; le premier s'ecoule dans 
la vallee de Maderan et le second dans celle de la Linth ; 
ils se trouvent dans le sillon longitudinal qui separe la 
chaine S. du chainon central. 

bi Chaine centrale. Elle renfernie la Petite Windgälle 
[2988 in. i, la Claude Windgälle i3189 m.), le Scheerhorn 
(3264 in. i. Llle est bornee äu N. par les deux vallees longi- 
tudinales du Schächen et de I l'rnerboden qui sont reliees 
par le col du Klausen (1692 m ). Puis vient 

c) La chaine septentrionale qui s'etend, en largeur , jus- 
qu'ä la vallee de la Muotta, au Pragel et au Klönthal. Au 
bord du lac d'Uri s'elevent le Rophaien (2082 m.) et le 
Frohnalpstock 1 1922 m. ),suivis a IL. du Rossstock (2463m.) 
et de la Schächenthaler Windgälle (2709m.) d'oii part, se 
dirigeanl ä l'E.-N.-E. et löngeant le col du Klausen et 
lTJrnerboden, l'arete des Marenberge (2100— 2700 m.). Un 
peu au N. se trouvent le Pfannenstock (2572 m.), la Sil- 
bern (2314 m.) et enlin le Glärnisch (2920 m). Ce dernier 
sciil a un petit glacier; par contre, la region de la Silbern 
aux Marenberge et ä la Schächenthaler Windgälle est la 
region de lapiaz la plus sauvage et la plus etendue de la 
Snisse et peut-etre de tout le Systeme des Alpes. 

2. (iriiiijic ile la Sardona. II est borne ä l'O. par le 
groupe 1, au S. et ä l'E. par la vallee du Rhin, au N. par 
les vallees de la Seez et du lac de Wallenstadt. La chaine 
principale est au S., eile est la continuation de la chaine 
S. du groupe 1 et renferme comme principales sommites : 
le Vorab (3i)2r>iii.), le Saurenstock (Sardona) (3056 m.), le 
Ringelspitz (3249 m.) et leCalanda (2808 m.). Cette chaine 
esttraversee par deux cols, celui du Segnes (2626 m.) qui 



36 



ALP 



ALP 




Massif de la Jungfrau (cöte N. 





Ischtngelh'- 


Wandelhom 




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Faulhorn 






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ii) 





Massif du Faulhorn. 



conduit de la vallee de la Sernfl ;'i Flims,et leKunkelspass 
qui, par une breche descendant ä 1351 m.. relie la vallee 
de la Tamina ä Reichenau. On ne trouve plus ici que 
quelques petits glaciers, le Bündnerbergürn sur le Vorab 
el le glacier de Segnes sur le Saurenstock. 



Les autros chaines et sommites de ce massif se rattachent 
assez naturellement au Saurenstock. Une crete separee de 
la chaine principale par le Kalfeuseithal se dirige au N.-E. 
vers les Graue Hörner (2847 m.), une seconde va direcle- 
ment au N. jusqu'au lac de Walenstadt portant le Spitz- 



ALP 



ALI' 



M 




Hintere Thierbergt 






"-^"'•' äM 



■"■ • 



<f ■ ■ 






CspeauMome Um/ des Artics D'deLys 



Berns D' de Bourga D^e^ollieran l/amlNoir M' r rij D^deCor/eon 



*rt %, 



Gruupe de la Sänne et de la Sinn: 




Alpes au N. du Maderanerthal (Gr. du Tödi). 



PizS^rjnca Segnespsss Tschingelhörner 




Groupe de la Sardor 



SMüen (2505 id.). I<> (lulim-n rill-Jit m.i. l.> Schild (2287 m.), 
te Frohnalpstock (2128 m.), le MiirtschiMistmk (2442 m.). 
Bette derniere crete transversale a eteentamee, ä l'O. e1 ä 
IE., par de nombreuses vallees laterales ä celles de la 
Beruft et du Kliin et presente plusieurs braches <|ui sonl 



utilisöes comme passages, par exemple, le Foopass (2235 
in. i et le Risetenpass (2188 m.). conduisant tous deux de 
l,i vallöe de la Sernft dans celle de Weisstannen (vallee 
superieure de la Seez). 
;_!. /.<• groupe de la Sihl esl borne ä l'O. p;ir l'ancienne 



88 



ALP 



ALP 



vallee primitive de la Reuss: lacs d'l'ri, de Lowerz et de 
Zoug, au S. par la valteede la Muotta ei le Klönthal, ä l'E. 
par la Linth, au X. par le lac de Zürich et la ligne Wä- 
denswil-Zoug. Ce groupe a, dans toute son etendue, le ca- 
ractere des Präalpes. Les vallees transversales y dominent 
contrairement ä la structure geologique; ce sont la vallee 
de la Reuss ä la limite 0.,puis celles dela Biber, de l'Alp, 
de la Sihl, de l'Aa du Wäggithal et entin, ä la limite E., la 
vallee de la Linth. C'est pourquoi il n'y a qu'au S. une 
chaine continue allant du S.-O. au N.-E., celle du Forst- 
berg (2216 m.). Drusberg (2281 m.), Rädertenstock (2295 
in.), \Yiggis (221(jin.), Rautispitz (2285m.); les autresmon- 
tagnes forment essentiellement des cretes transversales al- 
lant du S. au N. ; au Forstberg se rattachent le Roggenstoek 
(1777 m.), les Mythen (1903 in.), le Rossberg (1582 m.); au 
Drusberg, entre la Sihl et l'Aa : le Fluhberg (1588 m.), 
l'Aubrig (1702 m.) ; au Rädertenstock : le Zindlenspitz 
(2094 in'.), le Schieilberg (2046 m.), le Köpfenstock (1902 m.). 

4. Le groupe de la Tltiir est tres netteinent delimite au 
S. par les lacs de Zürich et de Walenstadt, ä l'E. par le 
Rheinthal; au N.-O. il passe peu ä peu ä la region mollas- 
sique ; on peut ici indiquer corame limite approximative 
la ligne Rapperswil-Wattwil-Trogen-Rheinegg. La riviere 
la plus hnportante, la Thur, partage ce massif en deux : 
a) la chaine des Churlirsten, entre le lac de Walenstadt 
et le Toggenburg ; b) le massif du Sänlis, entre le Toggen- 
burg et*le lac de Constance. 

a.) La chatne des Churfirsten coinmence ä l'O. par le Leist- 
kamm (2102 m.) et s'etend ä l'E. en une crete primitive- 
ment continue le long du lac de Walenstadt. Mais cette 
crete a ete si bien ebrechee par les torrents du versant N. 
qu'il en est resulte une dentelure comprenant au moins 
dix sommets dont le plus eleve, le Hinterruck, atteint 
2309 m. Puis la crete s'incline vers le S.-E. et s'eleve 
au Sichelkamm ä 2270 m., a l'Alvier ä 2363 m. ; ensuite 
eile s'abaisse et se termine ä 1833 m. par le Gonzen. 
Le versant S. du cöte de la vallee de la See/, et surtout 
au-dessus du lac de Walenstadt est Fun des plus escarpes 
et des plus sauvages des Prealpes ; du Leistkamm ä Quin- 
ten la dilTeience d'altitude est de 1680 m. pour une distance 
horizontale de 2 km., ce qui fait une declivite de 84% ou 
de 40° 2'. Le versant N. du cöte du Toggenburg a une pente 
beaucoup plus douce. Au N.-O. du Leistkamm se trouve la 
combe d'Amden, celebre au point de vue geologique 
corame par son caractere pittoresque. Viennent ensuite le 
Mattstock, qui s'eleve a 1954 m., et la masse de poudingue 
du Speer et du Schänniserberg (1954 m.); avec cette der- 
niere, nous arrivons de nouveau ä la limite du Plateau. 

b) Le massif du Säntis presente, en general, plus de 
concordance entre les formes exterieures et la structure 
geologique que la plupart des autres regions alpines, il 
ressemble un peu en cela au Jura. On distingue aisement 
trois chainons principaux, allant tous du S.-O. au N.-E. 
et qui enferment entre eux de petites vallees longitudi- 
nales : le chainon S. comprend le Kreuzberg (2083 m.), le 
Hohen Kasten (1799 m.) et le Kamor (1762 m.). Dans le chai- 
non central se trouve l'Altmann (2435 m.) et dans le chai- 
non N. le Säntis (2504 m.) et l'Ebenalp (1600 m.). De meme 
que le Speer se rattache ä la chaine des Churfirsten, ici le 
Gäbris (1250 m.), se rattache aux chainons du Säntis. 

Nous voici arrives au terme de la division des Alpes sep- 
lentrionales. Les traits communs ä la section N.-O. et ä la 
section N.-E. des Alpes centrales sont donc les suivants; 
tle Sallanches ä Maienfeld, c'est-ä-dire de l'Arve au Rhin, 
s'etend, en droite ligne, surune longueur de 250 km., une 
chaine de montagnes porlant le caractere des Hautes Alpes 
avec de nombreux sommets de 3 ä 4000 m. et plusieurs de- 
passant 4000 m. Les passages qui traversent cette chaine 
principale sont, la plupart, au-dessus de 2000 m.; outre les 
deux vallees frontieres (celles de l'Arve et du Rhin), les 
vallees du Rhone et de la Reuss forment seules de profon- 
des et importantes coupures. Les Prealpes s'appuient, au 
N., sur les Hautes Alpes, separees de celles-ci par de peti- 
tes vallees longitudinales, des cols, etc. ; leurs plus hauts 
sommets se trouvent, sauf quelques exceptions, entre 2000 
et 2500 m. d'altitude, quelques-uns seulement approchent 
de 3000 m. En general, la vallee transversale domine dans 
les Prealpes ; il est rare qu'une chaine se continue sur une 
grande longueur corame dans les Hautes Alpes ; les Preal- 
pes sont donc beaucoup plus morcelees. Sur toute la li- 



mite N. enfin, les Prealpes passent peu ä peu au Plateau 
de sorte qu'une delimitation rigoureuse n'est possible que 
pour la gvologie, niais pas pour l'orographie. 

III. Section Siid-Ohf.st. (AI/x's Valoisruuiex au sens 
large). Elle se divise en cinq groupes : 1. Croupe du Mont- 
Blanc. 2. Croupe du Cervin. 3. Croupe du Monte Leone. 
4. Groupe de la Sesia. 5. Groupe de la Maggia. Les trois 
Premiers groupes constituent ensemble ce qu'on appelle 
habituellement les Alpes Valaisannes (sens restreint). 

1. Groupedu Monl-Blanc. II est borne au N. parla vallee 
de Chamonix et lecol de Ralme, ä l'O. par une ligne allant 
de Saint-Gervais ä Bourg-Saint-Maurice (dans la Haute- 
Isere), au S. par le Petit Saint-Bernard, la vallee d'Aoste 
jusqn'ä Aoste, ä l'E. par le Grand Saint-Bernard et le val 
d'Entremont. La Suisse n'en possede qu'une petite partie, 
la plus grande partie est sur territoire francais ou italien. 
C'est exclusivement une region de Hautes Alpes qui ren- 
ferme la plus haute sommite des Alpes et de l'Europe, le 
Mont-Blanc (4810 m.). Ce massif s'etend du S.-O. au N.-E. 
sur une longueur de 50 km. ; entre ses nombreux et hardis 
sommets (aiguilles) ne sont pas moins de 20 glaciers del e ' 
ordre et 30 ä 40 glaciers de 2 e ordre. Les plus grands du 
cöte N. sont le glacier de Trelatete, de Miage francais, de 
Bionnassay, de Taconnaz, des Bossons, la Mer de Glace, 
le glacier d'Argentiere et du Tour, tous sur territoire fran- 
cais, et le glacier du Trient qui est suisse; du cöte S. on 
a les glaciers de l'Allee Blanche, du Miage italien, de la 
Brenva, du Triolet, du Pre de Bar, de La Neuvaz et de 
Saleinaz (ces deux derniers sont sur sol suisse). Au S.-E. 
du Mont-Blanc, le col Ferret (2492 m.) conduit dans le val 
Ferret et au S.-E. de cette breche s'eleve, ä la frontiere, le 
Pic de Dronaz (2949 m.), puis vient l'antique et celebre 
passage du Grand Saint-Bernard (2472 in.). 

2. Groupe du Cervin ou Alpes Pennines. II est borne au 
N. par la vallee du Rhone, ä l'O. par le val d'Entremont 
et le Grand Saint-Bernard, au S. par la vallee d'Aoste 
jusqu'ä Chatillon, puis par une ligne passant par Gres- 
sonay-la-Trinite et le col d'Olen dans la vallee d'Anzasca 
jusqu'a Pie di Mulera, ä l'E. par le val d'Ossola et le 
Siinplon (2010 m.). Ici, corame dans les Alpes Rernoises, se 
trouve une chaine de Hautes Alpes de laquelle rayonnent, 
vers le N., de nombreuses chaines laterales separees par 
les vallees des aflluents du Rhone. Les principales sommi- 
tes sont le Velan (3765 m.), le Grand Combin (4317 m.), le 
Mont Collon (3644 m.), la Dent d'Herens (4180 m.), le Cervin 

( H.S2 m.), le Breithorn (4171 m.), le Mont Rose (4638 m.), le 
Strahlhorn (4191 m.), le Weissmies (4031 m.). Presque de 
chacun de ces sommets partent des ramifications vers le 
N., plusieurs de ces chainons lateraux portent des sommets 
qui le cedent de fort peu en hauteur aux sommets princi- 
paux. Les vallees laterales formees par ces chainons se ter- 
minent ä peu pres toutes par des passages conduisant au 
S., mais ces passages sont presque tous, ensuite de la 
grande elevation de la chaine principale, des cols de gla- 
ciers. Les plus importants sont, ä partir du Grand Saint- 
Rernard en allant vers l'E., le col de Fenetre (2786 m.), 
au fond du val de Bagnes, le col de Collon (3130 m.), au 
haut du val d'Herens; le col du Theodule (3322 m.) par- 
tant de Zermatt et passant par le glacier de Theodule, tous 
trois conduisant dans la vallee d'Aoste; le Passo dei Mon- 
delli (Monte Moro, 2481 m.), de la vallee de Saas dans 
celle d'Anzasca, enfin le Simplon (2010 m.), qui seul forme 
une breche profonde. 

Parmi les chainons lateraux, celui qui, du Grand Combin, 
se dirige au N., entre le val d'Entremont et le val de Bagnes, 
compte plusieurs sommets depassant 3000 m., comme, par 
exemple, le Mont Rogneux (3066 m.; le plus grand glacier, 
le glacier de Corbassiere, se trouve du cöte de la Dranse. 
Les sommites entre le val de Bagnes et le val d'Herens sont 
encore plus importantes, la Ruinette (3879 m.), le Mont 
Pleureur (3706 m.), le Mont Fort (3330 m.), le Pigne d'A- 
rolla (3801 m.), la Pointe de Vouasson (3333 m.), etc. 
Parmi les glaciers, on peut citer ceux d'Otemma, de Bre- 
ney, de Gietroz dans le val de Bagnes, el ceux d'Arolla et 
de Ferpecle dans le val d'Herens. Du Cervin part, vers le 
N., entre les vallees d'Herens et de Saint-Nicolas, une 
masse triangulaire qui est ensuite fendueen fourchette par 
les deux courtes vallees d'Anniviers et de Tourtemagne. Sur 
le chainon occidental s'elevent la Dent Blanche (4364 
m.) et les Becs de Bosson (3160 m.), sur le chainon cen- 



ALP 



ALP 



39 



iral les Diablons (3612 m.), sur lcelialnon oriental leRoth- 
horn de Zinal (4223 m. ),le VVeisshom (4512 m.), le Schwan 
hörn (3207m.)- A partir du Mont-Rose, entre les vallees de 
Saint-Nicolas et de Saas, sfifiul la chaine des Mischabel 
avec l'Allalinhorn (4034 m.), le Dom (4554 m.), l'Ulrichs- 
hom (3929 in.), etc. Le fond des dcux vallees esl celebre 
par ses nombreux el majestueux glaciers : autour de Zer- 
matt, par exemple, se trouvent le glacier de Zmutt, celui 
de Furggen, celui deGorner forma par la röunion de sepl 
autres glaciers, et celui de Findelen. Le massif du Mont- 
Rose, au sens restreint, compte 15 grands glaciers ti en- 
viron 120 glaciers suspendus. Enfin entre la vallee de Saas 
et la route du Simpfon part du Weissmies, se dirigeant 
iits le Rhone, une crete portant, entre autres, le Fletsch- 
lioru, 4391 m. 

I.es ramilications S. de la chaine principale sont plus 
ecourt£es, elles s'abaissent rapidement et se trouvent 
toutes sur le sol Italien. 

3. Le groupe du Monte Lfm/r' se rattache au Fletsch- 
horn dont il est separe* par lecol du Simplon. II est hörne 
au S. par le val d'Antigorio (vallee supericiire de la Tosa), 
le col de Nufenen (2440 m.), ei le val Bedretto ; ä l'E. par 
le Saint-Gothard, au N. par la vallee d'Urseren, la Furka 

et la vallee du Rhone jusqu'ä Brigue. Cr grou] st rela- 

tivemenl simple; il se pompöse d'une chaine principale 
avec de courtes ramifications au N. et au S. Les sommit£s 
les plus importantes sunt : le .Monte Leone (35(55 in.), le Hfl - 
senhorn (3183 in.), l'Ofenhorn (3270m.), le Pizzo Rotondo 
(3197 in.) (au N. de celui-ci, comme pousse en avant vers 
la Furka, le Mutthorn (3103 in.) et, presque directement au- 
dessusde la route du C.othard. la l'ihhia (2742m). A travers 
cettechaine le llittcrpass (3274m.) et l'AIhrunpass (-2410m.), 
conduisent de la vallee de Binn dans celle d'Antigorio; au 
N.-K. se Irouve im triangle de passages, le col de Nufenen 
(2440m.), qui relie le Haut-Valais au Val Bedretto, le col 
de San-Giacomo (2300 m.) reliant le val Bedretto ä celui 
d'Antigorio et le col du Gries (2446 in.), ramenant du val 
d'Antigorio, dans la vallee du Rhone. Les glaciers, nioins 
etendus que ceux de la region du Mont-Rose, se groupent 
autour du Monte Leone, de l'Ofenhorn et du Pizzo Rotondo. 

'i. Groupe de In Sesia. II est hörne au N. par la ligne 
Chatillon-Gressoney-la Trinite-col d'Olen-vallee d'Anzasca, 
a l'E. par la Tosa et le lac Majeur, au S. par la plaine du 
Pö, ä l'O. par la Doire Baitee. II renferme donc les rami- 
fications meridionales du Mont-Bose qui diminuent de 
hauteur ä mesure qu'elles s'eloignent de la chaine princi- 
pale. II est sillonne par la Sesia et ses affluents et est si- 
tue tout entier en Italic. 

5. Groupe de la Maggia*. Enferme entre la Tosa ä l'O., 
le col de Nufenen et le val Bedretto au N., la vallee du 
Tessin au S. et ä l'E., ce groupe presente, comme peu 
d'autres, la predominance des vallees transversales. La 
plus grande est le val Maggia ; le val Verzasca est plus 
court, mais a la meine direction. Ces divers vallees sont 
separees par des cretes transversales qui, partant de la 
liinite N. du groupe, se dirigent vers le S. et sont soiiven 
hifurquees par de petites vallees laterales. 

a) Üne de ces cretes eommence au col de Nufenen par 
le Basodino (3276 im), et continue par le Sonnenhorn 
(2788 m.), le Pizzo Pioda (2660 in), le Pizzo di Madaro 
(2250 m.) ä l'E. le Pizzo d'Alzasca (2261 m.), le Pioda di 
Crana (2426 m.) ä l'E. le Pizzo Ruscado (2006 m.) ; puis 
la valle di Vigezzo et le Centovalli forment im sillon eon- 
tinu au S. duquel s'elevent encore le Monte Giove (2201 m.), 
la Cima della Laurasca (2192 m.) et le Ghiridone (2134 m.). 
Toute la region entre la Tosa et la Maggia est ainsi occu- 
pee par cette crete et ses ramilications. 

b) La crete entre la Maggia et le Tessin eommence par 
le Cristallina (2910 in.), suivi a l'E. du Poncione di Ves- 
pero (2714 m.) ; la direction change alors et la crete de- 
vient transversale. Au Piz Carnpo Tencia (3049 m.), eile 
se bifurque et embrasse entre ses deux rameaux ie val 
Verzasca. A l'O. se trouve le Monte Zucchero (2737 m.), et 
ä 1'extremite, pres de Locarno, le Pizzo diTrosa (1866 m.). 
A l'E. de la meme vallee, nous rencontrons encore les 
sommets du Mezzogiorno (2704 in.), de la Cima di Gag- 
none (2510 m.), et le Gaggio (2268 m.), a l'O. de Bellinzone. 

• Les deux groupes du Monte Leone et de la Mar/gia sont 
souvent reunis sous le nom A' Alpes Lepontines nu Liponlien- 
nes. 



Comuii' on le voit, les sommets du groupe de la Maggia 
siini presque toua entre 2000 et 3000 m., il- n'ont, ä peu 
d'exceptions prös (Basodino, Campo Tencia), ni neiges 

persistantes, ni glaciers. Mais n- serait ui rreurque de 

sc repräsenter leurs formes analoguee i Celles des raon- 
tagnes de meme altitude dans les Alpes septentrionali 
La forma tion appartenanl exclusivemenl aux rqches cris- 
tallines, la plus grande abondance <!«■ pluie e( par cons6- 
quent la plus grande l'orce d'erosion oni produit, möme 
entre 1000 etaOOOm. d'altitude, des formes abruptes el 
escarpees qu'on ae rencontre sur le cöte" N. que dans la 
region des Hautes Alpes. Les montagnes ont conserve ici 

dans leurs formes, jusqu'ä la liinite de la plaine, le carac- 

tere baut-alpin. 

III. Section Sud-Est. (Alpes grisonnes au sens large.) 
La strueture esl deja ici plus compliquee e( se rapproche 
de celle des Alpes orientales : au heu dune seule chaine 

principale, il y en a deux, separee-, par la valle« longitu- 

dinale de rinn. Ces deux cnalnes forment six groupes : 

I. Gl pe de l'Adula. 2. Al[>es septentrionales d'Kngadine. 

3. Croupe de la Plessur. 4. Croupe du Rhätikon. 5. Alpes 
meridionales d'Engadine. 6. Alpes de Lugano. Les cini| 
premiers groupes constituenl ä pm pres ce qu'on designe 
liahiliielleinenl (au sens resl reinl ) c me Alpes grisonnes. 

1. Groupe de l'Adula. II esl hörn«' au N. par l'Oberalp 
et le Bhin anlerieur, a l'l I. par le Saint-! rOthard et le Tessin, 
au S. par une ligne allanl de Ciuhiasco, par le col de San 
■lorio (1956 in.), ä Gravedona ; ä l'E. par le val Maira jus- 
qu'ä Chiavennä, le val San Giacomo, lecol du Splügen et 
la vallee du Bhin posterieur jusqu'ä Beichenau. Contraire- 
menl ä ce qui a Heu dans les Alpes septentrionales, la 
chaine principale ne forme pas une ligne droite, mais une 
ligne brisee. Les principales sommites sont : iinmediale- 
menta l'E. du Saint-Cothard, le Pizzo Centrale (3003 m.); 
ä la source du Rhin ant6rieur, le Badus ou Six Madun 
12931 m.), le Seopi (3200 m.), le Piz Medel (3203 m.), le 
Rheinwaldhorn (Ädula) (3298 m .), le Piz Tambo (3276 m.). 
Celle chaine principale se distingue encore par ses nora- 
breuses brecnes des chalhes contmues des Alpes bernoises 
ou glaronnaises; sur le petit espace entre le Gothard 
(2114 m.) et le Splügen (2117 in.), nous trouvons la route 
du Lukmanier (1917 in.) , le sentier qui traverse la Greina 
(2360 m.), et le Bernardin(2063m>). Comme dans les Alpes 
valaisannes, de nombreuses cn'les transversales se deta- 
chent au N. et au S. de la crete principale, separees par 
les profondes vallees que se sont creusees les rivieres. Üu 
cöte S., une de ces cretes, portant le Pizzo di Molare (2583 
m.), separe la Leventine du val Blenio; une 2 me separe 
le val Blenio et la Leventine du val Calanca, eile part du 
Bheinwaldhorn et porte. entre autres, le Fil du Bemia (2915 
m.L le Torrento alto (2948 in.), le Poncione di Claro (2719 
m.); une3 me crete partant egalement du inassif du Rhein- 
waldhorn, separe les vallees de Calanca et de Misoeco, avec 
les sommets Pizzo di Muggia (2963 m.), Fil di Canano (2770 
m.). Enfin une 4"' e crete transversale, partant du Piz Tambo, 
s'allonge entre le val Misoeco et le val San Giacomo et porte 
le Pizzo Pombi (2971 m.), le Pizzo di Padion (2633 m.), le 
Pizzo di Cresem (2578 m.), le Pizzo Campanile (2595 m.). Au 
N., on trouve de courtes cretes transversales des deux cötes 
du val Medels ; il y a, par exemple, ä l'O. le Piz Muraun 
(2899 in.) ; ä l'E. le Piz Terri (3331 m.), le Piz Cavel (2944 
m.). Les cretes qui partent du Bheinwaldhorn sont plus 
longues, par exemple celle qui longe ä gauche la vallee du 
Bhinanterieuretqui porte le Fanellahorn (3122m.), leGrau- 
horn (3002 m.), le Piz Beverin (3000 m.). et le Heinzenberg. 

L'extension des glaciers est, dans tout ce groupe, beau- 
coup plus restreinte que dans les Alpes valaisannes; les 
petits glaciers sont en grand nombre, ainsi au Scopi et au 
Rheinwaldhorn, mais aueun d'eux ne pourrait se mesurer 
avec le glacier du Bhöne, par exemple. 

2. Alpes septentrionales de l'Engadine. Elles sont bor- 
nees ä l'O. par le Splügen, au S.-E. par la ligne Bregaglia- 
Maloja-Engadine, au N.-E. par une ligne traversant direc- 
tement de Finstermünz dans la vallee de Pat/.naun, au 
N.-O. par la vallee de Patznaun, celle de Davos et l'Albula. 
Dans ce groupe, domine la chaine principale qui, du Su- 
rettahorn (3025 m.), se dirige d'abord vers le S.-E. jusqu'au 
Piz Stella (3129 m.); de lä, eile suit, ä une petite distance le 
sillon Bregaglia-Engadine et se distingue parsa richesse en 
passages carrossables. A partir du Piz Stella, viennent le Piz 



;n 



ALP 



ALP 




Alpes de Glaris, vue de l'Est. 



^^^^^^v^ 




■ ÄMft^?. 



^^^^^^^^^^p^ä|^^^^^^^^g 



Le Säntis et les^montagnes d'Appenzell (Groupe de la Thurl 



r 


M(Dolent 


Gldcier d'Angentiere. Tour Hoir 


Darre 


Planereuse Portalet 


. -f i 












11 


w ^j^V^ggSJ 







Groupe du Mont-Blauo iversant sui 




Chaines bordant la vallee de Bagnes 






ALP 



ALI' 



41 




Massif du Moiit-Rose-Cerviii. 



Schalfhorn Weisshorn 








AUalinhorn RImpPisch* Strahlh? 




Chaine des Mischabel (Valais). 




Croupe de la Maggia lAlpes Lepuntiues). 



H 



ALP 



ALP 



Marcio (2906 m.) le sentier Ires mal entretenu du Septimer 
2311 m. i. le Pia Lagrew (3170 m.)i le passage du Julier 
2287 in.', le Ph Julier (3385 m.i. le Piz d'Krr (3395 in.), I«' 
passage de l'.Uhula (2313 m.). le Pi/ keseli (3417 m.i. le Col 
de laScaletta (2619m.), le Piz Vadred (3234 m\ la routede 
la l'luela i2'i05 m.i. puis la Silvretta avec le Piz Linard 
(3416 m.), le Piz Buin (3264 m.), le Fluchthorn (3396 m.), 
etc. In grand nombre de erstes transversales sedetachenl 
an \. de cette chatne principale el formen! de petites 
vallees laterales: les plus importantes sont Celles qni, s£- 



(2909 ni.), le Furkahorn ('2728 in.), le Schiahorn (2720 in.), la 
Weissfluh (2668m.). Devanl le Schiahorn passe le col de 
Strela (2377 in.), qui conduit du Sehanfigg a Davos. De la 
Weissfluh pari a ro. une ramifleation sur laquelle le Hoch- 
wang s'eleve encore ä 2482 m. ; unecn'te se dirigeant du 
Len/.erhorn vers le S. porte le Rotlihorn (2901 m.i et le 
Weisshorn (2777 in.) ; a l'O. deeelle-ci vient la vallee seche 
de Churwalden-Lenz et plusä l'O. encore se dresse, pres- 
que isoli'\ le Stätzerliorn (2576 m.). 
4. Groupe du Rhätikon. Le Rheinthal a l'O.. le Prättigau 




Rheinnaldh? 







Groupe de la B 



parant la vallee d'Avers de eelle d'Oberhalbstein, portent le 
Piz Platta (3386 m.), et le Piz. Curver (297.5 m.)\ celle du 
Piz d'/KIa (.3320 m.) et du Tinzenhorn (3132 m.), entre 
l'Oberhalbstein et Bergün. 

II ressort des chillres d'altitude qu'ici, eornrne dans le 
groupe I, on a des forrnes de Hautes Alpes. Le developpe- 
inent des glaciers dans cette chaine est un peu plus impor- 
tant, le Piz d'Err, le Piz Kesch et surtout le groupe de la 
Silwelia ont d'assez grands neves et glaciers. 

3. Le (/rrm/ie ilf In I'lessur, borne ä l'O. par le Rhin poste- 
rieur et i'Albula, au S. par la vallee de Davos. au N. par la 
Landquart et a l'O. par la vallee du Rhin, n'est pas seule- 
menl plus petil. mais aussi inoins eleve que les precedents 
et revet essentiellernent le caractere prealpin. T,a chaine la 
plus haute setrouveau S.-E.,elle comprend leLenzerhorn 



au S. et la vallee de Montafon au N., delimitent nettement 
ce groupe qui est relie ä IE. au groupe de la Silvretta. On 
peut prendre ici comtne liinite le col entre le Silvrettahorn 
(3248 in.) et le Gross Litzner (3124 rn.). La chaine est orogra- 
phiquernent simple, c'est une crete avec de petites ramiii- 
cations au N. et au S. Apres le Gross Litzner, viennent le 
Mädriserhorn (2848 m.), la Sulzlluh (2842 m.), la Scesa- 
plana (2968 in.), et le Falknis (2566 in.). Les deux passages 
les moins eleves sont le Schweizerthor (2170 m.), et le 
Schlappinerjoch (2190 in.). 

5. Les Alpes meridimtales d'Eitgadine forment une 
chaine egalant en longueur la chaine septentrionale, mais la 
depassant de beaueoup en hauteur. Klles sont bornees au N. 
parle val Rregaglia, leMaloja (1811 m.) et l'Engadine; ä l'O. 
par la Maira, de Chiavenna ä Colico ; au S. par la Valteline 



MV 



ALP 



43 



jusqu'au col de Stelvio (Stilfserioch) (2797 m.)j ä l'E.parla 

vallee de l'Aili^eel l.i llesehenseheideck I I52't in. i. La chaine 

principale s'öleve dejä au S.-O. (ä il(>75 m.), au Klonte della 
Disgrazia, duquel partent au X. deux grands glaciers, celui 
d'Albigno et celui de Forno, entoures de plusieurs petita 
daciers. Snii une breche que traverse le col de Muretto 
(2557 in.); entre cedernieret le col dela Bernina (2331 m i, 
sc trouve le puissant massif de la Bernina, dont la som- 
in iii ; principale, le Piz Bernina, atteinl 4052 m., tandis que 
beaucoup d'autres sommites approchenl < l< -^ 1000 m., par 
eiemple le Piz Corvatsch (345ö m.), le Piz Roses (3943 m.), 
le Piz Morteratsch (3754 m.), le Piz Zupö (3999 m.i, le Pizzo 
,1, Palü (3912 in.), le Pizzo <li Verona (3462 m.), etc. Les 
glaciers acquierent aussi une extension eonsiderahle ; on 
compte 8 grands glaciers de vallöes ei environ .'So glaciers 
Buspendus ; parmi les premiers, on distingue au N. le gla- 
cier de Roseg avec une superficie de 23,5 km s ei celui de 
Morteratseh avec 24 km 2 . 

Le prolongement de la chaine est söparö du groupe de 
la Bernina par lavalteede Pontresina, le col dela Bernina 
ei la vallee de Poschiavo. Immediatoment a l'E. se dresse 
presque isole le Piz Languard (3266 m.), qui offre, par sa 
Situation, un merveilleux panorama circulaire. Plus a l'E., 
le groupe est fortement sillonne de nombreuses vallees, 
ainsi, entre le col de la Rernina et l'Ofenpass (2155 m.), la 
chaine principale est partagäe en trois erstes par le val 
Viola et la valle di Livigno. La crete S. porte la Cima di 
Dosde (3280 in.), la Cima S. Colombano et le Piz ümbrail 
(3034 in.): la crete centrale a leCorno diCampo (3305m.), 
ei le Piz Murtaröl (3177 m.); dans la crete N., outre le 
Piz Languard, on trouve le Piz Casana (3072 m.) et le Piz 
Quater Vals (3157 m.). 

Le groupe situe entre l'Ofenpass et la Reschenscheideck 
Forme la demiere section des Alpes meridionales d'Enga- 
dine, ses principales sommites sont le Piz Plaf'na (3174 
in.) et le Piz Sesvenna (3221 m.). 

(i. Les Alpes de Lugano sonthornees au N. par la ligne 
Giubiasco-Col de Jorio-Oravedona, ä l'O. par le lac Majeur, 
au S. par la plaine du Pö et ä l'E. par le lac deCöme. On 
y distingue aussi 3 chainons se dirigeant du S.-O. au N.-E., 
Binares par le lac de Lugano et le bras occidental du lac de 
Cöme. Celui du N. coinmence au col de .lorio par le Monte 
Camoghe (2220 in.), et se prolonge a l'O. jusqu'au Monte 
Tamaro (1961 in.) ; il est coupe par la breche du Monte Ce- 
neri (553 m.). Au second chainon appartiennent le Monte 
Galliga (1707 m.), le Monte Generoso (1(595 m.), le Monte 
Salvatore (909 m.) et le Monte Campo de Fiori (1227 m.). En- 
fin, dans l'angle forme par les deux bras du lac de Cöme, 
se trouve encore le Monte Palanzolo (1434 in.). La hauteur 
diminue ä mesure qu'on descend vers le S., mais ici, comine 
dans les groupes de la Sesia et de la Maggia, les formes 
des inontagnes sont en general plus escarpees qu'ä la 
meine altitude sur le versant N. 

Jetons encore, en terminant, un coup d'oeil sur les Alpes 
meridionales. Nous constatons qu'elles ne forrnent pas une 
crete continue comme les Alpes septentrionales; on re- 
trouve, il est vrai. cette crete depuis le Mont-Blanc au 
Mont-Rose et du Piz Stella au Fluchthorn, mais, entre le 
Mont-Rose et le Piz Stella, les vallees transversales de la 
Tosa, de la Maggia, du Tessin et du Liro (vallee de San Gia- 
como), s'avancent tellement vers le N., que la ligne de 
faite dans la region du Gothardest repoussee jusqu'ä proxi- 
mite des Alpes septentrionales. En general, les Alpes meri- 
dionales sont plus elevees que les septentrionales, les 
Alpes valaisannes depassent les Bernoises. et les Grisonnes 
depassent les Glaronnaises de quelques cents metres. Par 
contre, nous trouvons, dans les unes comme dans les au- 
tres, les longues creles transversales au N. ei les plus 
courtes au S., ce qui rend partout le versant S. plus 
abrupt que le versant N. 

Les cartes qui peuvent etre recommandees pour l'etude 
de l'orographie sont : 1) La carte d'ensemble de la Suisse 
et des territoires frontieres 1 : 1 000000, publiee par le Bu- 
reau topographique federal. 2) La carte routiere de la 
Snisse par Leuzinger 1 : 500000 (Schmid et Francko, eile 
suflit presque completement pour suivre l'expose ci-dessus. 
3) La carte generale de la Suisse en 4 feuilles I : 250000 
(Bur. top. federal). 4) La carte topographique de la Suisse 
1 : 100(110, en 25 feuilles. appelee « Carte Dufour » (Bur. 
top. federal I. 5) L'Atlas topographique de la Suisse. ap- 



pele u Atlas Siegfried » au l : >_>."> 000, pour le .Iura ei le Pla- 
teau, au 1:50000 pour les Alpes; einirnn 550 feuilles 

Bureau topographique federal |. 
[ppendice. II existe, dans la litterature, un grand nom 

luv de diwsions lies \l|ies d i llerenles de Celles qui' iioils 

venons d'indiquer 'etrouve dans ces divisions cer- 

lains noms frequemmenl employäs, mais dont le sens n'esl 

nines (venanl de i/,,„.s Penninus, le Grand Saint-Bemard . 

les uns entendenl ce que is avons dösignä comme 

groupe du Cervin, les autres \ comprennent loutes les 

Alpes Valaisannes. Par Alpe- I .epoul iennes, ,,n elilend en 

felieral Celles ipii sonl siluees eillre le Siinplou el le 
'essin, c'est-ä-dire le groupe du Monte Leone et celui de 
la Maggia. Le terme d Alpes Rhetiennes a un sens tres 

variable: les uns l'identilieni avec celui d'Alpes < Irisunnes 
el v fönt rcnlrer les deux cliaines au N. et au S. de IKn- 
gadine, d'autres ne designent sous ce nom que la chaine 

Ions (Vierwaldstätter Alpen) ne correspond a rien de precis 

et ne signilie nulle pari ce que ce nom iiidique. car on 
peilt trouver ä CÖti, sur la ini'une carte, les noms d'Alpi'S 
de Sehuw, Alpes d'l'ri, etc. 

(Test precisement pouröviter des confusio'ns que, dans la 
division et la terminologie que nous avons adopt6es, nous 
avons pris comine terines distini'til's les soininili'-s et les ri- 
vieies les plus iinportantes, en evitanl aiiianl que DOSSible 
les noms ä signilicatioii variable ou ceux qui appartiennent 
a la Geographie poliliipie. 

B. GEOLOGIE. — Les grandes ('■volulions qui se sont pro- 
duites dans l'histoire de la geoloyie generale se reproduisenl 
dans celle de la Geologie lies Alpes. ,lean-.lacques Scheuch- 

zer, de Zürich (1672-1733). esl sansdoute lepremierqui ail 

fait une ascension de niontagne dans une inteiiliun scienti- 
lique. II fut le premierqui vit, decrivil el dessina un plis- 

si uit de lerrain et cela pres du lac d'Uri. Quelques hom- 

mes s'oecuperent ensuite des phenomenes giaciaires ; 
Bernh.-Fred. Kulm, ministrede la Republique nelv^tique, 
expliqua la forinalion des moraines acluelles et ancii'iines 
(1787). Mais on n'eut connaissance de la grande extension 
ancienne des ylaciers que par les lonuues recherches 
de Perraudin (1815), ignace Venetz (1826) et Jean de 
Charpentier (1832), ä Bex. On peut considerer comme 
le vrai fondateur de la geologie alpine, Horace-Benedict 
de Saussure, observateur de premier ordre, qui entreprit, 
de 1779-1796, ses expeditions scientifiques dans les Alpes. 
Des lors, le nombre des göologues devint toujours plus 
yrand; quelques-uns d'entre eux, comine Pierre Merian, 
de liale (1795-1883), Thurmann et (iressly, de Soleure, 
et d'autres encore, s'oecuperent specialeinent de l'etude du 
Iura, tandis que, pour !a geologie alpine, la voie etait ou- 
verte essentiellement par Bernhard Studer. de Berne ( 1794- 
1887), et par Arnold Escher de la Linth, de Zürich (1807- 
1872). On doitau premier l'etude et la division des terrains 
mollassiques et une «Geologie de la Suisse ». Le second, 
qui a ete incontestablement'le plus grand geologue alpestre 
de tous les temps, a donne la division des formations cre- 
taciques alpines et l'etude classique de la region du S.inlis. 
Ces deux savants ont public, en 1857, la premiere et en 18(i8 
la deuxieme carte geologique de la Suisse pour lesquelles 
les observations d'Escheront fourni. ä elles seules, la moi- 
tie des materiaux. 

Depuis 1860, sous la direction de la Commission geologi- 
que suisse, un nombre toujours plusconsiderable de vio- 
logues travaillenl ä la « Carte geologique de la Suisse » au 
100000« qui a paru en 1887, en 25 feuilles. Actuellement, on 
s'oecupe de la revision des feuilles epuisees et l'on poursuil 
des recherches speciales sur certaines regions determi- 
nees. Eu 1894. fut publiee une carte geologique au 500 000" 
par Heim et Schmidt. 

Pendant longtemps, la confusion de deux faitsquidoi- 
vent etre nettement distingu^s et separes : l'äge et la forma- 
tion des terrains, l'äge el la Formation des montagnes, ont 
empeche une juste coneeption de la geologie des Alpes. 

I. ÄGE ET FORMATION DES TERRAINS. Ell coup d'ieil jele su r 
la carte geologique montre que les roehes d'äges dillerenl- 
— conformement ä la strueture typique des montagnes 
formees par des plis sont reparlies en handes paralleles 
orientees de l'O.-S.-O. ä l'E;-N.-E. comme la ligne direc- 
trice des Alpes centrales. Les Alpes meridionales sont for- 



44 



ALP 



ALP 



mees presque exelusivcmont ilo schistos cristallins auxquels 
se rattache seulement au S.-E. (Alpesde Lugano) une zone 
de terra ins sedimentaires ; los Alpes septentrionales, au 
contraire, sonl forme' es en majeure partie de terrains södi- 
mentaires qui sont, en generei, d'autanl plus recents, (|u'ils 
s'avaneent davantage vors le \. Les terrains alpins sc ter- 
minent avec l'Eocene et le plateau commence avec le Mio- 
cene sur une ligne presque droile allant du Lern an au 
lac de Constance et constituant une limite constante et 
precise. 

Les divers systemes et groupes de roehes sunt, en suivant 
le rang d'äge : 

a) Ere archeique (en rose sur la carte ci-jointe). Les ro- 
ehes appartenant ä cet äge sont en majeure partie des 
gneiss de diverse nature, associes ä des micaschistes en 
plus faible proportion. Ces deux terrains composent pres- 
que entierement le massif du Mont-Rose et celui.de la 
Maggia. Les gneiss amphiboliques et les schistes amphi- 
holiques alternent frequemment avec les gneiss ordinaires. 
Une large zone de ces terrains s'etend a 10. du lac Majeur, 
passe au N. de celui-ci, et se continue au S. du val Brega- 
glia jusqu'ä la Bernina. On trouveaussi des gneiss sericiti- 
ques et des schistes sericitiques, ainsi noinmes parcequ'ils 
contiennent de la sericite, c'est-ä-dire un mica blanc, iine- 
ment ecailleux et savonneux au toucher. Les gneiss 
et schistes sericitiques sont, pour la plupart, les plus 
jeunes membres du Systeme archeique, le reste doit 
avoir ete forme de roehes sedimentaires de l'ere paleo- 
zoique, subissant, lors de la formation des montagnes, une 
enorme pression (tel est le cas de la trainee allant du 
Meienthal auMaderanerthal). Cetteineme pression a rendu 
plus ou moins schisteuses de tres anciennes roehes erupti- 
ves qui, ensuitede leurorigine volcanique, etaientprimiti- 
vement compactes, Danscette categorie, rentre en premier 
lieu la protogine ou granit alpin extremement repandu et 
qu'on rencontre en particulier au Mont-Blanc, au Grimsel, 
au Gothard ; il en est de meme de roehes eruptives analo- 
gues, comme le granit amphiholique et la diorite amphiboli- 
que au Piz Ner, dans la vallee de Puntaiglas et au massif de 
la Bernina. Dans plusieurs cas, il n'a pas encore ete possi- 
ble dedetermineraveccertitude l'äge de nombreux schistes 
cristallins deeidement posterieurs ä l'epoque archeique, 
mais qui, par la pression, sont devenus presque complete- 
ment identiques dans leur composition minerale et dans 
leur strueture aux gneiss anciens et authentiques. 

b) Ere paleozoique ou primaire (en orange sur la carte). 
Les systemes stratifies du Silurien et du Devonien n'ont 
jusqu'ä present ete decouverts nulle part dans les Alpes 
centrales. II est possible qu'ils n'y sont pas entierement 
absenls, mais ils ont ete, comme nous venons de l'indi- 
quer, si bien metamorphoses par la pression, lors du 
plissement des Alpes, qu'ils ont passe ä l'etat de schistes 
cristallins. 

1. Periode carbonif ere. Lesdepötsdela periode houillere 
sont en Suisse, comme presque partout, des formations 
easentiellement continentales ou cötieres. Ce sont des con- 
glomerats et des schistes argileux fonces. Ces demiers ren- 
ferment frequemment des debris de plantes, mais le char- 
bon ne s'y trouve que rarement et en faible epaisseur. 
Les couches de charbon se rencontrent dans une etroite 
zone au N.-O. du Mont-Blanc, d'Argentiere ä Vernayaz ; 
elles sont un peu plus epaisses au S.-E. du Mont-Blanc, 
olles partent de Morgex (vallee d'Aoste), passent pres du 
Grand Saint-Bernard, se dirigent sur Le Chäble (val de Ba- 
gnes) de lä au S. de Sion jusqu'ä Chandolin (val d'Anni- 
viers). Dans la derniere partie, elles renferment du charbon 
exploitable, la quantite obtenue annuellement par des pro- 
cedes encore primitifs s'eleve de 60000a 80 000 q. Ce qui est 
caracteristique, c'est que le charbon parait ici sous forme 
d'anthracite, quoiqu'il ne soit pas plus ancien que les houil- 
les ordinaires ; les plantes du charbon ont ete plus comple- 
tement transformees par la pression de la montagne que 
ce na ete le cas dans les regions houilleres de l'Alfemagne 
et de la France, situees dans un terrain moins energique- 
ment plisse. 

Des couches de la periode carbonifere se rencontrent en- 
core sur le versant N. du Bristenstock, du Bifertenstock 
el dans le val Medels, mais les gisementsde charbon n'at- 
teignent que '/, ä 2 ctn. d'epaisseur. 

2. Periode perwnenne (Dyas). Le Systeme permien se pre- 



sente sous le nom de Verrucano. II atteint une grande Exten- 
sion et revet une forme speciale en deux endroits : dans le 
Valais oü il constitue une Dande au S. du Rhone, puisentre 
le lac de Walenstadt et la Linth. C'est essentiellement une 
röche conglomeree et par consequentde formation cötiere; 
le conglomeral ä gros grain passe quelquefois au schistc 
argileux. Des roehes eruptives se trouvent, en maintesloca- 
lites, intercalt'es parallelemenl aux couches du Verrucano, 
ainsi le melaphyre dans la region du Kärpfstock ei le por- 
phyre quartzeux dans le Verrucano des Grisons. Au S. du 
lac de Walenstadt, dans les vallees de la Murg et de la 
Sernft, on rencontre la \ariete rouge et conglomeratiquc 
I du Verrucano qu'Oswald Heera appelee Sernifite et qui est 
connue dans la region de l'ancien glacier de la Linth sous 
le nom de I toter Ackerstein. L'epaisseur du Verrucano 
varie beaueoup, comme on peut s'y attendre chez une for- 
mation cötiere; eile peut aller de quelques metres jusqu'ä 

c) Ere misozoique ou secondaire- 

1. Periode triasique. (Sur la carte en violet, comme le 
Lias.) Le trias presente, dans la region des Alpes suisses, 
deux facies diÖ'erents. La ligne passant depuis le lac de 
Constance par Coire, Reichenau, le col de Greina et le lac 
Majeur est une limite geologique; ä l'E. de cette ligne, 
nous liouvons le facies est-alpin ou mediterraneen du Trias 
qui se compose lä de puissantes couches de calcaire et de 
dolomite qu'on doit considerer comme provenant en ma- 
jeure partie d'anciens bancs de coraux. Les couches tria- 
siques jouent lä, dans la strueture des montagnes, le meme 
röle que le calcaire haut-alpin (Malm) ä l'O. de la ligne du 
Bhin ; elles forment un grand nombre de hautes som- 
mites ä l'E. du Bhin. Dans la region du facies helve- 
tique du Trias, celui-ci doit avoir ete depose dans une 
mer plus profonde (jue Celle de l'E., son epaisseur est seu- 
lement de 30 ä 100 m. Les roehes qu'on y rencontre sont 
la Röthidolomite, calcaire dolomitique etsiliceux, ä l'inte- 
rieur dun gris cendre clair et qui, ä l'air, devient jaunätre 
ou rougeätre ; puis le Quartenschiefer, schiste argileux d'un 
rouge fonce, quelquefois tache de vert. En plusieurs en- 
droits la dolomite devient celluleuse et est associee ä 
d'assez grandes masses de gypse et meme d'anhydrite. 
C'est dans le Trias qu'on trouve l'unique mine de sei 
des Alpes centrales, celle de Bex, qui fournit annuellement 
de 30 ä 40 000 q. de sei. Tandis que le Trias est-alpin 
est assez riche en fossiles (c'est dans les Alpes orientales 
que se trouvent les plus anciennes ammonites, dans le 
Trias superieui), la Röthidolomite et le Quartenschiefer 
n'ont fourni jusqu'ä present aueun fossile. 

2. Periode jurassique. Les terrains jurassiques se subdi- 
visent dans les Alpes, comme ailleurs, en Lias, Dogger et 
Malm. 

a) Lias (sur la carte en violet, comme le Trias). II taut 
aussi distinguer dans le Lias deux facies, un facies extra- 
alpin (lias normal) et un facies intra-alpin(Biindnerschiefer, 
schistes lustres). Le premier est le facies normal, on le 
trouve surtout le versant N. des Alpes centrales; il se com- 
pose de schistes argileux alternant avec la quartzite blanche 
et grise qui porte souvent des taches de rouille. L'epaisseur 
totale s'eleve de 10 ä 200 m. II renferme des fossiles, mais 
ils sont beaueoup plus rares que dans le Lias des contrees 
jurassiques, on y trouve entre autres : Belemnites brevis, 
Ammonites raricostatus, Trigonia navis, Cardinia depressa, 
Lima gigantea, Gryphcea arcuata, Posidonomya Bronni, 
Terebratula numismalis. Les roehes et les debris d'ani- 
maux indiquent une mer relativement peu profonde et une 
cöte pas trop eloignee. 

Le facies intra-alpin (zone du Brianconnais, schistes lus- 
tres, Bündnerschiefer) se rencontre en Valais et dans les 
Grisons, entre les masses septentrionales et meridionales 
des gneiss. II constitue un depöt d'une epaisseur de 1500 ä 
2000 m compose alternativement de schistes argileux, cal- 
caires et quartzeux. 11 est fort possible, que dans le com- 
plexe des schistes lustres (Bündnerschiefer), se trouve en- 
core une partie du Trias superieur, mais la Separation 
n'est plus guere possible. parce que toute la masse a ete 
melamorphosee par la pression. 

Les roehes calcaires ont forme, par places, du marbre ou 
du cipolin, les marnes calcaires ou argileuses sont devenues 
du phyllite calcaire souvent melange de mica ou de gre- 
nat, de zoisite, de staurolite, de disthene, etc. En quelques 



ALP 



ALP 



45 



endroits (Nufenen, Scopi, Pir Terri, Stätzerhorn) on 
trouve dans les schistes mötamorphiquea «l«"-. Bälemnites 
ainsi quedes Gryphfna arcuata qui indiquenl le Juraaaique 
införieur. Des roches eruptives comme le gabbro, la dia- 
base, ou leurs produits metamorphiques comme le schiste 
vcrt, la Serpentine, etc. entrenl auaai pour i | >;< it essen 

Helle dans la compositum des sehisles lnslres. 

b) Dogger (8ur la carte en bleu, comme le Malm). Le 
Dogger presente aur toul le versanI Nord des Mpes cen- 
trales une formation identique; il se aubdivise de bas en 

haut, en Irois etages : 

irt Le gres ferrugineux (3-10 m.), lissile, noduleux, avec des 
ttches de rouille, renfermanl Am nitea Murchisonae. 

La breche a l'Jehinoder s i.'!-l(l in. I, calcaire souvenl 

ferrugineux, compose presque en entier de fragments 



600 m, Calcaire compact, ä l'interieur d'un bleu-noir qui 
deyient gria bleu ä l'air. Par place« il a, ensuite dun 

IViiisseineiil, passe an marlnv, |iar exemple a ( .1 indel wal.l 
el dans le pli syn.liii.il allanl du llaul Yalais par \ 1 m I. 1 

man jusgu'ä Disentis. 11 esi partoul une formation de 

mers profondea ei ne contienl ainsi que les [uilles d a 

nimaux pölagiques i Immonites el Belemnitea). Ensuite 
de snn epaisseur considerable, il joue le röle principal 



dans la Cl 
formet de griieiss, ainsi, 
Titlis, la Grande Wind 
Les schistes de Balfrii 
ble, aonl des schistes i 
qui sont utilises, au boi 
ple, pour la fabrication 



1 ts i|in ne siini pas 

Blümlisalp, l'Eiger, le 
li, etc. 

.1 epaisseur [res \aria- 

i'rs de couleur foncee, 
Walenstadt, par exem- 



FROFILS CKdl.oiaoi'Ks iiks MJPES SDISSB 
l.S^Gall - S^Bemardino. 




2.Rigiku lm-Väl-!Vloleno. 



fttgi Hochfluh Lac des 

Kulm Scheidegg • Quatre Carrions 




dapres C.Schmidt 



3.LacTl:eman - Six-Blanc. 



N. 
















s. 


Lac 
Leman 


Gramont 


Colde 


faldllliez 


DentduMidi 


Lu 


sin Arpilles 

Val \ Vallie de 
duTrient \ laürance 


Catogn 


e Six-Blanc 

l/al ; 
d'Entremont \ 






* \ 'x 


^^ •" " •■^A\ i » 


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\:"jBfflMK®xffrf 


m\\ , "' , \V 


mssäff^ 



ie i^tMEocene SHÜCretacP WMDogqen.Malm &3jria?.Lias ^^^Paleozoique^ZZ^HrchSau 
Liane de plissement WChanqement de dinection du profil N.S.- 0. E. 



a hr/ei- entre le 
ineux est habitue 
itant plus que ao 
caractäristique 1 



d'Echinodermes (Pentacrinua, Cidaria, etc.) et renfermant 
l'Ammonitea Sowerbyi et l'Amm. Humphriesianus. 

L'oolithe ferrugineux, </, ä 5 m. ealeaire ferrugineux, 00- 
lithique, souveut asse/. riebe en ferpour (lu'im vait exploite 
des mines fp. ex. a la Windyalle. 
et le Melchthal). L'oolithe ferru 

lies piche en fossiles et cela d'auiam [jius que son ep? 
seur est inoins grande. Le fossile caraeieristi.pie esi l'Ain- 
tnonites Humphriesianus ;ony trouve en outre l'Amm. Par- 
kinsoni, le Helemnites giganteus, Bei. canalicujatus, l'Os- 
trea Marshi, le Rynchonella varians, des terebratules, etc. 

c) Malm (sur la carte en bleu, comme le Dogger). II 
comprend les ötagea suivanta: le calcaire du Schilt (Schilt- 
kalk), (10-30 in.), calcaire gria ä taches jaunes qui pro- 
viennent de fossiles indistinets (spongiaires). II a souveut 
de rendu schiateux par la compression et la lamination. 
LI renferme de nombreusea especes d'ammonitea, en ge- 
neral mal conaervees. 

Le calcaire dit des Hautes-Alpea (Hochgebirgakalk), 400- 



Le Tithonique (Troskalk) est aussi d'epaisseur variable, 
il forme en quelque sorte la continuation du calcaire haut- 
alpin. II est plus clair, gris cendre, devient presque blanc 
a l'air et est compose en plus ou moins grande partie de 
coraux. On y rencontre des Nerinees et le Diceras Luci. 

Ces deux derniers etages peuvent se suppleer Tun l'au- 
tre, de sorte que Tun ou l'autre peul manquer. 

3. Periode cretacee (en vert sur la carte). La aubdiviaion 
la plus naturelle du erelaee alpin est celle en quatre eta- 
ges : Neocomien, Urgonien (Schrattenkalk), Gault et le 
calcaire de Seevven. Tous ces etages sunt des dep.'its marins. 

a) Le Neocomien (100-400 m.), se compose, auivant les 
localites, de calcaires siliceux, durs et fonces, qui forment 
souvent (ä l'Axenstrasse, par exernple), des banca de 20 a 
30 cm., extraordinairement nombreux, ou de schistes mar- 
neux, fonces et noduleux, melanges de bancs calcaires. Au- 
desaua viennent souvent encore (dans la region du Saniis. 
par exemple), des calcaires avec des rognons siliceux. Fos- 
ailes: Exogyra Couloni, Ostrrea reetangülaris Toxaster, 



46 



ALP 



ALP 



complanatus. Rhynchonella multiformis, Nautilus. Ancy- 
loceras, Crioceras, etc. 

b) L'Urgonien (Schrattenkalk) (100-250 in.), est un cal- 
caire gris clair, devenanl blanc ä l'air, qui a souvent ete 
forme par tli-s coraux ; dans ses parties superieures, c'est 
rrequemment une breche ä Echinodermes. Ensuite de sa 
consistance, il Forme des parois de rochers tres escarpees 
et ressemble en cela au calcaire haut-alpin, Dans sa par- 
tie moyenne, se rencontre frequemment un banc marneux 
de quelques metres qui renferme l'Orbitolina lenticularis. 
Dans la partie inlerieure, on tr onve specialement le Re- 
quienia aminonia, le Pterocera Pelagi et des Nerinees ; 
dans la partie superieure, Requienia Lonsdalei, Heteraster 
oblongus, Terebratula Moutoniana. 

c) Le Gault uu Albien, en general 1-3 in., s'eleve rare- 
ment ä 60 in. d'epaisseur. C'est im sable vert avec des 
concretions calcaires ou de la marne, parfois du gres vert. 
11 est tres riche en fossiles : Belemnites minimus, Ammo- 
nites mammillatus, Turrilites Bergeri, Inoceramus con- 
centricus et Inoceramus sulcatus. 

</) Le calcaire et les schistes de Seewen representent 
tont le cretace superieur, savoir, le Cenomanien, le Turo- 
nien et le Senonien. La partie inlerieure se compose d'un 
calcaire compact, gris clair, un peu jaunätre, qui forme 
des parois abruptes, Manches, ä feuillets minces. II est 
caracterise par des membranes charbonneuses et argi- 
leuses, ä conlexture libreuse, qu'on ne rencontre dans au- 
cune autre röche alpine. Vers sa partie superieure, le cal- 
caire passe de plus en plus ä un schiste argilo-calcaire. 
Les fossiles sont tres rares : Ananchytes ovata, Turrilites 
costatus,' beaucoup de foraminiferes. 

di Ere cinozo'ique ou tertiaire. Les terrains lertiaires des 
Alpes se subdivisent en trois etages : l'Eocene, le Miocene 
et le Pliocene. L'Eocene alpin ou Nummulitique comprend 
ordinairement l'Oligocene inferieur, tandis que le Mio- 
cene alpin comprend l'Oligocene superieur et le Miocene. 

1. L'Eocene (en jaune sur la carte) a une epaisseur at- 
teignant jusqu'a 2000 m. Parmi les roches qui le consti- 
luent, eest le Flysch qui se presente en plus grandes 
masses. II se compose de schistes marneux, tantöt plus 
calcaires, lantöt plus argileux, d'un gris jaunätre et se de- 
litant facilement. Par places, il passe au schiste ardoisier 
(a Elm, ä Engi, oii il contient des debris de poissons) ; 
ailleurs, des bancs de calcaire ou de gres; ca et lä, des 
conglomerats y sont intercales. Le Flysch propement dit 
est tres pauvre en fossiles ; on trouve de temps en temps 
des empreintes d'algues et les enigmatiques Helminthoides 
qu'on a souvent envisagees, non sans raison, comme des 
traces de vers, puis de nombreux spicules de spongiaires 
calcaires. Les fossiles sont beaucoup plus nombreux dans 
les bancs de calcaire de l'Eocene inlerieure dit calcaire 
nummulitique. Outre les diverses Nummulites, ils renfer- 
ment des coraux, des oursins, des mollusques, tels que Pec- 
ten, Ostraea, Mytilus, Cardium, Üentalium, Turritella, Ceri- 
thium. Des roches eruptives se retrouvent aussi dans l'Eo- 
cene: le gres ä taches vertes de Taveyannaz, compose de sa- 
ble et de cendre voleanique,estuneespecedetuf sous-marin. 

2. Le Miocene. Tous les terrains sedimentaires qui pre- 
cedent sont des formations marines, sauf peut-etre le car- 
bonifere si peu developpe. Le Nagelfluh (conglomerat, pou- 
dingue), les mollasses et les marnes de l'epoque miocene, 
au contraire, sont, ä l'exception de la mollasse marine, 
des formations d'eau douce. Elles constituent les produits 
d'alluvions alpines dans le lac mollassique entre les Alpes 
et le .Iura. Elles n'appartiennent plus ä la region alpine, 
mais au Plateau (Mitielland). 

3. Le Pliocene n'a laisse aueun sediment sur le versant 
X. des Alpes, mais on trouve des couches pliocenes ma- 
rines vers la plaine du Pö, au S. du lac Majeur et du lac 
de Cöme. 

II. Origine et Formation des montagnes. Longtemps, 
en partie meine tres longtemps apres la formation des 
differentes couches enumerees ci-dessus, commenca leur 
soulevernent au-dessus de la mer et les montagnes prirent 
naissance. La cause de la formation des Alpes, comme de 
toutes les montagnes, est le refroidissernent progressif du 
noyau terrestre. Par le refroidissernent, le noyau se con- 
ti arte, tandis que la croüte exterieure reste sans change- 
ment. Par lä eile devient trop grande pour le noyau ; eile 
lend ä s'affaisser en suivant la contraction de celui-ci. 



Ahns il se produit dans l'ecorce des tensions, c'est-ä-dire 
des pressions dans une direction tangentielle, horizontale. 
La voute n'etant pas partout de force egale, eile cede dans 
sa partie la plus faible; comme eile s'inllechit le plus fa- 
cilement de bas en haut, la poussee horizontale produit 
des voussures dans les couches primitivement planes et il 
se forme des plis. Les Alpes doivent leur origine ä une 
poussee horizontale venant du S.-S.-E. ; elles sont une 
chaine de plissenient, ä plissement tres intense et ä struk- 
ture tres compliquee. C'est dans les Alpes centrales que 
la struclure des plis est la plus compliquee, parce que le 
plissement s'est heurte ä une partie rigide de l'ecorce ter- 
restre, au rideau beaucoup plus ancien des Vosges et de 
la Foret-Noire. II en resulte que les plis ont ete etroite- 
ment resserres, renverses, pousses les uns sur les autres, 
etc. Dans les Alpes orientales, au contraire, les plis sont 
plus simples, plus reguliers, parce qu'ils avaient la place 
süffisante pour leur developpement. 

Le mouvement primitif de la formation des Alpes a donc 
ete horizontal, elles n'ont pas, comme on l'admettait autre- 
fois, ete soulevces par des forces agissant verticalement 
de bas en haut: on peut le voir dans les profils 1-3. Si 
Ton suppose une des couches plissees de nouveau etendue 
ä plat, on constate que l'espace qu'elle oecupe actuellement 
ne lui suflirait pas, eile a donc ete effectivement resserree. 
Pour toute la chaine des Alpes on a un retrecissement de 
120 km. dans la direction du S.-S.-E. Zoug et Cöme sont 
actuellement distants de 170 km. ; avant le plissement des 
Alpes, la distance etait de 290 km. Le retrecissement est 
donc de 41,4% ou de % environ ; celte section de l'ecorce 
terrestre a ete reduite au 58,6%, ou aux 3 / s environ de sa 
largeur primitive. Ce n'est que par un mouvement secon- 
daire succedant au plissement des Alpes que se produisit 
leur elevation au-dessus du niveau de la mer et qu'elles 
atteignirent les hauteurs imposantes des eimes actuelles. 
Les couches alpines les plus recentes (Eocene) s'elevent, 
par exemple, ä la Dent du Midi ou au Saurenstock, jusqu'a 
2000 ou 2500 m. ; dans les regions les plus hautes, nous 
trouvons les gneiss les plus anciens ou la protogine ä des 
altitudes de 4000 ä 4800 m. ; si nous y ajoutons les 2000 m. 
du revetement primitif de couches sedimentaires, l'eleva- 
lion verticale totale est de 6000 ä 7000 m., ce qui ne veut 
pas dire que les Alpes se soient jamais elevees ä cette hau- 
teur. II ne faut pas croire que les Alpes aient surgi tout 
d'une piece comme hautes montagnes, apres quoi aurait 
commence l'erosion ; des qu'apparurent les premieres cre- 
tes de collines, l'erosion a commence son oeuvre de derno- 
lition ; les Alpes auraient donc atteint la hauteur indiquee 
si tout le revetement sedimentaire avait ete conserve intact. 

L'epoque du plissement alpin est determinee par le fait 
que dans la majeure partie des Alpes centrales, les cou- 
ches depuis le gneiss jusqu'a et y compris l'Eocene, sont 
concordantes (paralleles), tandis que sur le versant N., il 
y a presque partout une discordance entre l'Eocene et la 
mollasse (les couches de l'Eocene sont plus fortement re- 
dressees que Celles de la mollasse). II en resulte que le 
plissement a commence dans la derniere partie de l'epoque 
eocene ; mais comme les couches les plus anciennes du 
Miocene sont encore fortement plissees, le plissement 
prineipal doit s'etre produit pendant l'epoque miocene. 

On trouve en quelques endroits des traces de plisse- 
ments anterieurs, mais qui sont sans importance aupres 
du plissement de l'ere tertiaire. 

L'examen des profils permet de distinguer des groupes 
de plis qu'on peut classer comme suit : 

a) Les plis cretaces. La mollasse est suivie au S., sur 
toute la ligne qui s'etend du lac de Thoune au Rhin saint- 
gallois, d'une etroite bände d'Eocene, puis viennent un cer- 
tain nombre de plis reguliers de couches cretaeees. Les 
plus septentrionaux, et quelquefois aussi ceux qui les sui- 
vent, sont presque partout dejetes vers le N. (Säntis, Matt- 
stock, au bord du lacdeWalenstadt , Righihochlluh, Bürgen- 
stock, etc.). C'est pourquoi ces montagnes cretaeees ont du 
cöte N., des faces escarpees presentant les tetes des couches, 
tandis qu'au S., la pente est plus douce et les couches sont 
plus etendues. Dans la region du Säntis, ou distingue aise- 
ment trois plis prineipaux : Ebenalp, sommet du Säntis et 
Altmann. Tous trois presententen outre des plis secondai- 
res. La strueture des plis du cretace se voit tres nettement 
au bord du lac des Quatre-Cantons, gräce ä la vallee trans- 



ALP 



AM» 



M 



versale du lac d'Uri. Le pli X. esl celui «In Righihochfluh, 
qui se continue par le Bürgenstock, il est fortemenl dejetö 
au N. sur les deux rives. La colline de Morschach forme le 

econd pli auquel appartient encore ;i l'O. <lu lac le Son- 
nenberg, pres de Seehsberg ; le troisieme pli ä -.1 charniere 

in- le versant N. du Fronalpstock et du Niederbauenstock; 
le quatrieme constitue la partie posterieure du Fronalp- 
Btock et l'Oberbauenstock. 

b) Les plis jurassigues. Lesdivers groupes de plisiuras- 
si(|ucs präsenten! des caracteres generaux identiques. 
Les groupes septentrionaux (Mürtschenstock-Faub n Schä 
chenthaler-Windgälle; Urirotstock-Titlis- Hochstollen ; 
Wildstrubel-Wildhorn-Diablerets), sont encore en liaison 

les plis compliquäs du groupe Glärnisch-Silbern. I, es plis 
sont ici aussi generalement dejelös au N.; souvent 
plusieurs d'entre eux sonl superposes. Les autres plis ju- 
rassiques, presque tous aussi dejetes au N. (Tödi-Wind- 
gällen ; Eiger-Blunalisalp), sont dans la connexion la plus 
intime avec les massifs centraux. 

c) Les massifs centraux (profils2 el 3). On comprend 
bous ce nom de grandes portions de roches cristallines, 
principalement de gneiss, plus ou moins completemeni 
entourees par des synclinaux sedimentaires. Sur leplan 
ccs massifs apparaissent habituellement comme une ellipse 
allongee dans la direction de l'axe de la chalne. La strati- 
ßcation est en genöral tres inclincc, par places meme ver- 
ocale. 

On differe passablement sur le nombre de ccs massifs 
centraux, mais on admet generalement deux series: la 
si'iie N. ; Aiguilles Rouges, Mont-Blanc, Massif de l'Aar, 
Massifdu Gothard, et la serie S. : Moni Colon. Mont-Rose, 
Monte Leone, Massifdu Tessin, Massif de l'Adula, Massif 
de la Bernina. La serie S. a une strueture simple ; ccs mas- 
sifs constituent des voütes puissantes, largement etendues, 
ainsi en particulier ceux du Monte Leone, du Tessin et de 
l'Adula. Co dernier differe des autres en ce qu'il ne suit pas 
la direction generale des Alpes, il sc dinge du S. au N. Les 
massifs septentrionaux sont plus compliques. Les Aiguilles 
Rouges, le Mont-Blanc, le Gothard, presentent nettement 
la strueture en eventail ; les couches sont verticales au mi- 
lieu ; au N., elles s'inclinent vers le S.; au S., elles s'ineli- 
nent vers le N., et divergent ainsi de bas en baut. Le mas- 
sif de l'Aar, enlin, forme en quelque sorte un eventail place 
obliquement. Entre les massifs qui se touebent presque, 
comme les Aiguilles Rouges et le Mont-Blanc ou le massif 
de l'Aar et celui du Gothard, on trouve des synclinaux 
etroits, lamines en pointe, qui sont aussi fortemenl red res- 
ses que les massifs centraux eux-memes. 
|&On a diseute longtemps la nature des massifs centraux. 
Comme ils renferment des roches eruptives authentiques, 
on les considerait autrefois comme des masses eruptives 
qui auraient surgi de la profondeur ä l'etat mou et auraient 
repousse, ä droite et ä gauche, les terrains sedimentaires. 
l'n certain nombre de faits contredisent cetle opinion : 1. 
Aucun des pbenornenes qui se produisent dans le contact 
d'eruptions volcaniques avec des sediments, ne se retrouve 
au contact des massifs centraux avec les terrains sedimen- 
taires. 2. Les terrains sedimentaires recouvrent parfois en 
forme de pont un massif central (groupe du Tödi). Les ter- 
rains qui composent ce pont ne portent aueune trace que le 
massif ait agi par-dessous comme im coin ; ils presentent. 
au contraire, un plissement, qui indique une poussee late- 
rale et non pas une rupture, comme cela devrait etre le cas 
si les massifs avaient ete souleves par une eruption. 3. Si 
les massifs etaient le produit d'eruptions, celles-ci devraient 
avoir eu lieu pendant l'ere tertiaire, car c'est alors que les 
Alpes se sont plissees. Or on trouve dejä dans le Dogger, 
a la Windgälle, par ex., des fragments de porphyre ; celui- 
ci qui est reellement d'origine eruptive se trouve au-des- 
sous du Dogger, il est par consequent plus ancien et doit 
avoir ete, pendant l'ere tertiaire, souleve comme element 
passif et partie integrante du massif central. Les roches 
eruptives des massifs centraux sont donc plus anciennes 
que le plissement des Alpes. 

Ainsi les massifs centraux sont probablement des plis ou 
des systemes de plis qui se sont produits dans la profon- 
deur, sous une forte pression, par une poussee laterale, 
en meme temps que les plis des terrains sedimentaires ; 
ils n'ont joiie, connne ces derniers, que le röle d'elements 



pa8Sif8 dans le soll le\ emenl . Ceci esl inilique par la forme 

meme des massifs meridionaux; pour les septentrionaux, 
cela lesnlte de ce que nous venons de dire. Comme les 
plis ei les massifs centraux ne sonl que des formes < I i ll 1 '■ - 
rentes du resserremenl par plissement, ils peuvenl > 
remplacer reciproquemenl 

La pression colossaiequi a plisse les roches des massifs 
centraux aeu aussi poureffel lesmötamorphosesqu'on j re 
marque ä l'ceil nu comme au micioscope. < m trouve, p. ex., 

hrisös, des feuflles de mica pliöes, etc. La se"ricite dans le~ 

gneiss seriell iquesl esl un liiiin-i al d< ml un ne peiil expliquer 

i'origine que par une haute pression. Cette pression a aussi 



il en 



deux massifs centraux, a eie transformö en n 
est de meme pour le marine de Grindelwald, les «coins 
calcaires » (synclinaux pointus) de la Jungfrau, les schistes 
lustres qui appartiennent en gc ; neral au Lias, les schistes 
du col de Nutenen, eie. Les fossiles renfermes dans ces Se- 
diments ont souvent «m «'■ completemeni d^form^s, souvenl 
öcrases (Ammonites elliptiques) ou dächires (Bölemnites). 
</' Le double pli glaronnais (profil I) est im phenomene 
remarquable qui mörile une mention speciale. Depuis le 
lac de Walenstadt un pli considerable se döveloppe vers 
le S. jusqu'ä la ligne Richetlipass-Foopass-Graue Hörner. 
Le noyau de ce pli est constitue par le Verrücano sur le- 
quel sont places dans leur succession normale la dolomite 
de RÖti, le Lias, le Dogger, le Malm el le Crelare. (Le 
Mürtschenstock tout entier n'esl qu'une ride secondaire 
sur I im des flaues du pli.) Sous le Verrücano se trouvenl 



au liut/.istoekli superposes de liai 

Röti, le Dogger et le Malm, et le 



tout repose sur l'Eocene. 

Le Hanc mbyen du pli est donc complet au Rützistöckli ; 
ailleurs il a 6te si foitement i'-ti !■«'• et lamine qu'outre le 
Verrücano du noyau, seul le membre le plus puissant de 
la serie, le Malm, s'esi maintenu ; il forme depuis la Loch- 
seite pres de Schwanden jusqu'au Kalkstöckfi une plaine 
inclinee s'elevant vers le S. sous un angle d'environ Di". Par 
ce laminage, l'epaisseur du Malm, qui esl normalement 
d'environ ö(J0m.,aetereduiteä20, 10,2, 1 m.et meme ä /ein. 

Cette röche, appelee par Arn. Escher le calcaire de Loch- 
seite, präsente des (ihres claires et foneees qui sont comme 
petries ensemble. La surface superieure est tout ä fait 
plane, l'inferieure irregulierement ondulee. Des morceaux 
de ce calcaire se trouvent empätes dans les schistes eo- 
cenes situes au-dessous, et ces derniers sont encastres 
dans les fentes du calcaire. 

La masse eocene sur laquelle ce grand pli a ete pousse 
depuis le N., forme un grand nombre de plis isoclinaux 
(paralleles) qui plongent tous vers le S. avec une inclinai- 
son d'environ 30". Ce sont de grandes masses de Flysch 
schisleux avec des bancs de Nummulilique (calcaire et 
gres) et les celehres schisles ä poissons d'Engi et d'Elm. 

Au S. d'Elm, au Mannen et au Saurenstock, se retrouve 
la meme strueture : sur l'Eocene on a le calcaire de Loch- 
seile (Malm) et sur celui-ci le Verrücano. Mais ici le pli 
s'incline vers le S. et sur le llanc moyen du pli S. le Malm 
reparalt bientöt dans toute son epaisseur, suivi meme de 
Cretace. 

II en resulte qu'ici deux plis ont ete pousses Tun contre 
l'autre par-dessus l'Eocene, le plus grand venant du N., 
le second du S. ; leur sommet, ä tous deux, a ete erode. 
sans cela ils se seraient presque rencontres sur la ligne 
Richetli-Eoopass. Un recouvrement semblable venant de 
deux cotes ne pouvait etre rendu possible que par un af- 
faissement simultane des parties medianes. Ici s'est donc 
produit un phenomene oppose ä celui des massifs cen- 
iraux. specialement du massif de l'Aar. Le double pli 
glaronnais esl un massif central negatif. un eventail s'011- 
vrant de haut en bas; il continue ä IE. le massif de l'Aar 
et prouve ainsi de nouveau que les massifs centraux sont 
aussi des plis. Le double pli etant le resserrement d'une 
superficie de 32 km., le massif de l'Aar doit presenter un 
resserrement ou plissement de meme etendue, sans cela 
les meines pbenornenes au N. (plis cretaces) et au S. (syn- 
elinal d'Urseren-vallee du Rhin) ne pourraient pas se con- 
linuer identiques le long des deux groupes. 



18 



ALP 



ALP 



e) Les Alpes calcaires miridionales. Les Sediments 
presentent snr le versanl S. une extension bien moindre 
que sur le versanl N. De l'E. los Alpes calcaires arrivent 
on diminuanl progressivemenl de largeur jusqu'au lac 
Majeur; a 10. de celui-ci los roches cristallines so heur- 
tent directement anx alluvions de la plaine du Po. l>o 
toute la soiio dos Sediments, le Trias est presque seul re- 
presenU ,i l'E. du lac Majeur; on rencontre, en outre, 
quelques couches jurassiques, pou de cretace, peu de ter- 
baire. Le facies dos terrains esl autre quo dans los Alpes 
calcaires septentrionales, il Concorde avec celui dos Alpes 
orientales. Le porphvre quartzeux, qui a surgi ä j'öpoque 
permienne par eruption volcanique, joue ici un röle assez 
important. Los Alpes calcaires miridionales sont en gene- 
ral niüdoroniont leplieos mais moreelees par des l'ailles 
.•I des chevaucheinents et reposenl en stratification dis- 
cordante sur les schistes cristallins redressös. 

/ 1 Les Klippes. Sur le bord septentrional des Alpes, on 
observe trois phenomenes dont on n'a pu, pendant long- 
temps, donner une explication satisfaisante, mais qui sont 
probablemenl en connexion intime; ce sont les blocs exo- 
liques. les Klippes et les Proalpes romandes. 

Les blocs exotiques sont des fragments de roches sedi- 
mentaires ou cristallines, allant de la grosseur d'un petit 
yalet ä celle dune maison, qui sont iei et la enfonces par 
essaims dans le Flysch. 11s sont en connexion manifeste 
avec des bancs de' breches formes des meines roches et 
qui sont intercales dans le Flysch. La formation de ce der- 
nier terrain est donc egalement en relation avec le pheno- 
mene des Klippes. L'exemple le plus connu de blocs exo- 
tiques est la vallee de 1 labkern avec ses remarquables blocs 
de granit. 11 laut signaler, en outre, le fail que les blocs 
exotiques se rencontrent, le plus souvent, ä proximite de 
grantles masses rocheuses de composition analogue ou 
identique ä celle des blocs et qui sont aussi etrangeres ä 
leur entourage ; on les a appele.es Klippes 

Les Klippes sont une serie de montagnes isolees (le 
Roggenstock, les Mythen, le Buochserhorn, le Stanzer- 
horn, les Giswilerstöcke) qui se trouvent toutes en arriere 
de la chaine la plus septentrionale du Cretace dans un 
synclinal eocene; elles sont composees de Trias, de Lias, 
de Dogger et de Malm, terrains beaucoup plus anciens 
que ceux des chaines situees au N. et au S. Les terrains 
des Klippes presentent aussi un facies tout dilferent de 
celui des terrains d'äge identique dans les Alpes calcaires 
septentrionales. En revanche, les terrains des Klippes et 
les blocs exotiques sont absolument semblablesa ceux des 
Alpes calcaires meridionales (Alpes de Lugano) et ä ceux 
des Alpes orientales ; ils presentent donc le facies mediter- 
raneen du Trias et du Jurassique. II est prouve entin que 
les Klippes n'ont point d'attache dans la profondeur, elles 
llottent en quelque sorte sur le Flysch. 

Prealpes romandes et g raupe du Chablais (Profil 'S). 
Dans l'examen geologique des chaines septentrionales, 
nous avons laisse de cote la zone situee ä l'O. du lac de 
Thoune, parce qu'elle a une structure toute speciale. Au 
lieu des plis cretaces normaux on trouve ici, ä la limite 
N., chevauches les uns sur les autres, des plis de tous les 
terrains, depuis le Trias jusqu'au Cretace. Le facies des 
Prealpes et du groupe du Chablais concorde de nouveau 
avec celui des Klippes et celui des Alpes de Lugano et des 
Alpes orientales, mais il differe fortement du facies helve- 
tique du Trias et du Jura pourtant tres rapproche (Wild- 
horn,Wildstrubel, etc.). Les Prealpes et le groupe du Cha- 
blais n'ont ainsi point d'attache profonde, ils llottent aussi 
sur le Flysch. Le- Prealpes sont partagees en plusieurs 
bandes par des synclinaux encenes, la partie S. est alors 
presque toujours plusou moinschevauchee sur la partie N. 

Les blocs exotiques, les Klippes, les Prealpes et la zone 
du Chablais onl donc un facies identique, les Klippes pre- 
sentent aussi des plis avec recouvrements, pour autant qu'on 
peut encore les reconnaitre dans ces montagnes isolees. 
Cos trois formations paraissent etre de meine origine et ne 
different que dans leurs dimensions; on en a donne l'expli- 
cation suivante: aucommencement du pl isseinen t des Alpes, 
une grande nappe de terrains dejä plisses (depuis le Trias 
au Cretace) s'avanca depuis le pied S. des Alpes par dessus 
le Flysch qui, dans sa partie centrale et septentrionale, n'e- 
tait encore que peu ou pas souleve, et arriva jusqu'a la 
ligne Bonneville (Arvef-Gruyere-Spiez-Habkern-Giswil- 



Mythen-Roggenstock. Pendant la duree ou ä la (in de ce 
charriage, il seproduisitdans la nappe en mouvement plu- 
sieurs ruptures et les parties S. furent par places poussöes 
par-dessus les parties N. Los roches des Prealpes et des 
Klippos presentent, du reste, de nombreuses traces de de- 
formations mecaniques. 

Le groupe du Chablais et les Prealpes resterent reunis 
en chaines coupes seulement de quelques vallees trans- 
versales ; les Klippes sont des teinoins ayant resiste ä l'ero- 
sion des montagnes isolees decoupees dans des chaines 
analogues aux Prealpes; les blocs exotiques, enfin, sont 
des debris qui se detacherent pendant le glissement et f'u- 
i-ent enfonces par essaims dans le Flysch. Si au S. de la 
re"gion des Klippes, sur les Alpes ä facies helvetique, on ne 
trouve plus aucun lambeau de l'ancienne nappe de recou- 
vrement, cela s'explique par une forte erosion. Pendant et 
apres le grand recouvrement commenca le plissement nor- 
mal des Alpes, les parties posterieures de la nappe furent 
soulevees a de tres grandes hauteurs oü l'erosion agit avec 
energie. L'ablation descendit ici jusqu'aux terrains ar- 
cheens, les restes du recouvrement avaient donc ete de- 
puis longtemps empörtes. Le bord septentrional de la nappe 
est seul demeure intact parce que lä l'erosion ne travaille 
encore aujourd'hui que sur les couches eocenes et creta- 
cees. 

III. LA FORMATION DES MONTAGNES ET L'EROSION. Les plis 

des Alpes ne sont pas tous du meme äge, quoique le plisse- 
ment principal appartienne ä l'ere tertiaire (fin de l'epoque 
eocene et epoque miocene). Les plis meridionaux sont les 
plus anciens; peu äpeu, ä mesure que le plissement se de- 
veloppait, de nouveaux plis se formaient en avancant vers 
le N. Les plis les plus eleves sont les massifs centraux. 
quoiqu'ils soient plus fortement erodes que les plis plus 
recents situes plus au N. II en resulte que, jusqu'a l'epoque 
actuelle, l'erosion n'a pas marche de pair avec lesouleve- 
ment des montagnes par plissement. 

Cependant, les formes orographiques actuelles des Alpes 
centrales ont ete determinees par l'erosion bien plus que 
par le plissement. La structure geologique a donne les 
grandes lignes de l'O.-S.-O. ä l'E.-N.-E., les chaines prin- 
zipales des Alpes Bernoises, Glaronnaises, Valaisannes et 
Grisonnes, les grandes vallees longitudinales du Rhone et 
du Rhin dans leur premiere disposition. De nombreuses 
vallees longitudinales suivent aussi les lignes qui leur 
etaient geologiquement tracees, Celles des synclinaux : 
ainsi, la vallee de Chamonix, le Bas Simmenthai, le val 
Bedretto, la vallee d'Urseren, celle de Maderan, celle de 
Schächen, l'Urnerboden, la vallee de Davos, etc. ; mais 
souvent aussi elles tournent tout ä coup ä l'angle droit et 
deviennent des vallees transversales qui coupent la monta- 
gne sans s'inquieter des plis. Les vallees transversales 
sont beaucoup plus nombreuses et plus importantes dans 
les Alpes centrales que dans les Alpes orientales: l'Arve, 
le Rhone, l'Aar, la Reuss, la Linth, le Rhin, la Tosa, le 
Tessin, forment, au moins dans une partie de leur cours, 
des vallees transversales de premier ordre. Dans la regle, 
les vallees transversales sont plus profondes que les longi- 
tudinales, les ruisseaux lateraux venEtnt de vallees longitu- 
dinales debouchent presque toujours par des cascades dans 
les vallees transversales. Celles-ci sont frequemment ca- 
racterisees par plusieurs etages, c'est-ä-dire qu'apres une 
partie plane, vient en aval une pente tres rapide avec des 
cascades et souvent une gorge profonde, puis de nouveau 
un replat, et ainsi de suite. 

L'action puissante de l'erosion a souvent mis la forme 
exterieure en Opposition directe avec la structure geologi- 
que interne. Deux vallees transversales voisines peuvent 
modeler une crete qui coupe absolument ä angle droit la 
ligne des plis (Mürtschenstock) ; ou bien la charniere d'un 
pli, qui devrait former une montagne, se trouve dans la 
vallee (laTamina ä Vättis), ou bien un synclinal, qui devait 
etre une vallee, constitue un sommetde montagne (Scheer- 
horn, Bifertenstock). Si l'on reconstruit en pensee les plis 
alpins et qu'on leur compare le volume actuel de la mon- 
tagne, on constate le puissant travail de l'erosion qui a ete 
en activite depuis que les premieres iles plates ont surgi de 
la mer eocene. Ce qui a ete empörte depuis les Alpes dans 
le Plateau central, dans la plaine du Pö et aussi jusqu'a la 
mer du Nord, ä la Mediterranee et a la mer Noire, suftirait 
non seulement acombler de nouveau les vallees des Alpes, 



ATOPTOä 







ALP 



ALP 



49 



in;iis encore & sur&ever toute la rögion alpine de 1000 ä 

'JUINI IM. 

Bibliographie : Curie geologique de In Smss,- en •!■> 
leuilles, au KKiotiO"; Heini ei Schmidt. Geolog. Karte, der 
Behweh au I : 500 000 (1894) ; Materiaux pour la carte 
geologique de la Suisse, jusqu'ä prcsenl 10 livraisona in V ; 
Iwret-guide geologique I L894) ; Heim, Mechanismus der 
Bebirgsbildung ; Heer, Die Urwelt der Schweiz. Le 
monde primüif de la Suisse, traduil par .1. Demole. 

('.. CLlMAT. Les Alpes formen! en quelque sorte une 

pro\inee climaliquc avanl miii caractere special ; lenr eli- 

iii.it est cependanl en corrölation si intime avec celui des 

anlres parlies de la Sni-.se. qu'il esl prel'eiable de Irailer 

eeiie question en um» seule fois pour l'ensemble du pays. 



4. la rrgion des neiges : au-dessus de '2(>00 in. 
IS. la r6gjOn alpine: de 1200 a 2600 in. 

■l. la rägion montagneuse : de 700 a 1200 m. 
I. la region des collines: de -2in> ,, 700 m. 
h. AVALANCHES ETGLACIERS. La döcroissance de 

la lemperalure dclrrmiiic dans li monde inorganique des 

hanies rögiona deux importants phönomenes: les avalan- 
(dies ei les glaciers. 

Les avalanches. Plus cm s'öleve, plus les pröeipitations 
aliimspliiTiipies tombenl reguliereinenl snus forme de 
neige, II esl vrai que la quantite* de neige varie beaueoup 
suivani les annees el qu'elle peul möme presenler de 
grandes diflerences dans des localis fori peu distantea 

les nnes des anlres, cependanl ee sunt tOUJOUI'S des inasses 




es neiges I 
au dessus de2500™ *— 

ion des 
de 1200 -2500 
Reg.desmontacjnes f 
de 600-1200'? ^ 



Carte climatiq 



Kons [renvoyons donc ä la section « Climat » de l'article 

si BSE. 

Nuiis nous bornerons ici ä signaler un seul fait : l'abais- 
Rünenl de la temperature correspondant ä l'augmentation 
de l'altitude. Cet abaissement n'est pas le meine durant 
loule l'annee, il est en revanebe assez exaetement propor- 
lionnel ä la dill'erence d'altilnde. Pour chaque 100 in. d'e- 
lövation. la chaleur decroit : 

Printemps Kte Aulomne Hiver Moy e de l'annee 
0,67° 0,70° 0.5:5° 0,45° 0,59° 

En d'autres termes, la difference d'altitude correspon- 
dant a un abaissement de l° de temperature est: 
Printemps Kte Automne Hiver P r toute l'annee 

149 m. 143 m. 188 m. 222 m. 177 m. 

Avec ceei concorde le fait que plus on s'eleve, plus le 
l'iintcmps commenee tard et plus l'hiver arrive tot. Le 

ine phenomene, par exemple la tonte des neiges ou 

Ben la tloraison de la meine plante, est retarde en 
inoyenne de I jour pour chaque 30 m. d'elevation. II est 
plus exacl de ihre que ce retard de l jour se produit enlre 
■Oel lülKJ m. pour chaque 20 in., entre 1500 et 2000 m. 
pour chaque iS m., enlre 2">00et 3000 m. pour chaque 36 m. 

On divise d'apres cela la Suisse en regions dans le sens 
rertical ; la division habituelle est : 



tres considerables. De 1500 ä 2000 m., on peut compter 
en moyenne une chute annuelle de 8,2 m. de neige ; pour 
le Grimsel et le Grand Saint-Bemard, on indique l(i ä 
17 m. D'aussi grandes masses de neige ne peuvent sou- 
vent pas tenir sur les pentes rapides, elles glissent et pro- 
duisent les avalanches. (In distingue les avalanches pou- 
dreuses et les avalanches de fond. 

Les avalanches poudreuses (av. par la bise, Staublawi- 
nen, avalanga fredda, lavina da fraid) proviennent du 
glissement de la neige fraiche, tombee par une basse tem- 
perature, et, par consequent, poussiereuse et sans cohe- 
sion Elles se produisent le plus facilemenf en temps de 
geler, lorsque la neige seche tombe sur de la vieille neige 
dejä dure et tassee. C'est la forme ordinaire des avalan- 
ches d'hiver qui surviennent d'une facon absolument irre- 
guliere et dont on ne peut preciser d'avance ni le lieu, ni 
l'epoque. La masse de neige, soulevee en hauts tourbil- 
lons, chasse l'air devant eile et produit ainsi un coup de 
vent ou une trombe qui brise spuvent par centaines les 
arbres les plus forts, enleve les toits et entraine avec eile 
des chalets ä foin tout entiers, etc. 

Les avalanches de fond (Grundlavvinen, avalanga calda, 
lavina da chod) sont les avalanches reguliere» du prin- 
temps, et en general des temps de degel. Elles sunt consti- 
mcT. c.v.oc. — 4 



50 



ALP 



ALr 



tuees par de la neige lourde et humide qui glisse sur le 
sol, aussi dies se produisent avec une grande regularite, 




presque-chaque annee, dans les memesicouloirs. En s'ar- 
retant, cette neige forme immediatement une rnasse com- 
pacte. (Voir les deux vignettes : Etl'ets de la trombe et cöne 
d'avalanche ä Lauterbrunnen le 1 er mai 1879.; 




Cöne d'avalanche dans 



Le volume des avalanches s'eleve de 10 000 ä 20 000 m 3 
jusqu'ä plus de 1 000 000 m 3 ; les avalanches de plusieurs 
cenl mille metres cubes ne sont pas rares. Le nombre des 
avalanches est tres grand dans les Alpes : on compte dans 
le massif du Gothard, sur une superficie de 520 km 2 , envi- 



ron 530 couloirs qui sont parcourus presque chaque annee 
par une avalanche. 

Pour se proteger contre ces avalanches, on eleve en 
maints endroits en amont des bätiments, de hauts et forts 
Operons en maconnerie (Spaltecken) destines ä briser l'a- 
valanche; aux endroits ou les routes sont menacees, on 
eonstruit des galeries ou tout au moins des niches. Mais 
la seule mesure vraiment radicale est le barrage au point 
de formation de l'avalanche; de nombreux petits murs de 
1 m. de hauteur ou des palissades qu'on repartit au- 
dessus et ä cöte les uns des autres en suivant les courbes 
de niveau empechent le commencement du mouvement ; 
ensuite le couloir peut etre plante d'arbres s'il n'est pas 
au-dessus de la limite des forets. Le dommage cause 
annuelleinent par les avalanches est tres considerable, 
mais peu ä peu on barre les plus dangereuses. II laut re- 
marquer que les autres avalanches, Celles qui ne sont pas 
dangereuses, presentent un avantage peut-etre plus grand 
encore que le dommage cause : sans les avalanches, beau- 
eoup d'alpages ne seraient jamais degages de neige, la 
limite des neiges descendrait en consequence plus bas, 
les glaciers s'avanceraient et le climat des vallees devien- 
drait plus rüde. 

Les glaciers. Les glaciers des Alpes suisses couvrent 
une superficie de 1838,8 km* 2 , dont 971,7 km" 2 en Valais, 
359,2 dans les Grisons, 288,5 pour Berne, 114,8 pour Uri, 
36,1 pour Glaris, 34 pour le Tessin, etc. (Annuaire statis- 
lique ile la Suisse, 1890.) 

On divise habituellement les glaciers en glaciers de pre- 
inier ordre ou glaciers de vallee, et en glaciers de deu- 
xieme ordre ou glaciers suspendus. La region d'alimen- 
tation de ces derniers est peu etendue, aussi ne descendent- 
ils pas tres bas ; ils demeurent suspendus ä la facon d'une 
goutte d'eau sur une surface inclinee, dans les sillons late- 
raux de la partie superieure des montagnes, et n'atteignent 
pas la vallee principale. Les grands glaciers de vallee, en 
revanche, descendent corame un long lleuve de glace jus- 
que dans les vallees. Leur front (extremite inferieure) se 
trouve en general ä une altitude de 1300 ä 2000 m., seul le 
glacier inferieur de Grindelwald descend jusqu'ä 1080 m. 
La partie superieure du glacier est le neve qui constitue 
son reservoir d'alimentation. Dans ce cirque compose sou- 
vent de plusieurs bassins secondaires descendent de toutes 
les cretesenvironnantesd'innombrables avalanches, puis,la 
quantite annuelle de neige tombee etant superieure ä celle 
qui est enlevee par la fusion, la neige s'y amoneelle ainsi 
couche sur couche. Par la pression comme par la fönte et 
le regel, la neige primitivement poudreuse passe ä la neige 
grenue du neve, celle-ci devient ensuite de la glace blan- 
che renfermant des bulles d'air (Firneis), pour 
former enfin la glace bleuätre du glacier. Dans 
la partie inferieure du glacier, dans le lleuve 
de glace, la glace bleue arrive jusqu'ä la sur- 
face. La texture de la glace de glacier est dif- 
ferente de celle de la glace ordinaire; eile est 
constituee par des grains cristallins de forme 
polyedrique irregufiere dont les faces concor- 
dent exactement, souvent meme s'emboitent 
les unes dans les autres. Le grain de glace 
est le plus gros ä l'extremite du glacier ; il est 
en general aussi plus gros dans les longs gla- 
ciers que dans les petits et peut atteindre la 
grosseur d'un ceuf de poule. Le grain glaciaire 
est un cristal de glace ; la glace du glacier est 
un agregat de ces cristaux, comme le marbre 
est un agregat de cristaux de calcite. Dans la 
glace vive, en dessous de 0°, on ne distingue 
pas les contours de ces grains; lorsqu'elle fond 
ä l'air, les grains deviennent visibles et fina- 
lement un bloc de glace se decompose en un 
tas de granules libres. Le mouvement des 
glaciers est un fait connu des longtemps 
par les habitants des Alpes. J.-J. Scheuch- 
zer (1705), puis de Saussure en parlent ; le 
chasseur Perraudin de Bagnes communiqua 
cette idee ä Venetz. Hugi est le premier qui ait tente de 
le mesurer en 1830. Vinrent ensuite dans les annees 1840 
ä 1850 les mesurages d'Agassiz, Wild, Forbes, Escher, 
Desor, Jean de Charpentier, etc. Les travaux de mensu- 
ration continues le plus longtemps sont ceux du glacier 






ALP 



ALP 



51 



du Rhone ; commences en 1874, sous la direction du Club 
alpin suisse el de la Sociötö helvötique des Sciences natu- 
relles, ils (ml de poursuivis jusqu'ä cejourpar le Bureau 
topographique ledoral. II resulto de res diverses observa- 
tions que le mouvement «In glacier consiste : 1. dans un 
glissement par lequel los parties latörales s'avancenl le 
long des rives du glacier ; 2. dans im ecoulement prouvö 
par le fail que le milieu du glacier marche plus rapidemenl 
que les parties laterales. II sc produit saus cesse dans la 
masse glaciaire des deplacements de sos parties eonstitu- 
lives, eile ne s'avance p;is loul dune piece, niais comme 
une masse fluide coulanl lentement. La rapidite de la 
marche esl diflerente pour chaque glacier, eile varieaussi 
avec les saisons et dans le cours d'un möme glacier. Les 
glands glaciers marchenl en general plus vite que les petita, 
eeu\ (|iii sonl Ires inclinos vont, tOUtes eireiinslances 
Reales, plus rapidemenl que ceux ä faible doolivile; en 
hiver la marche est plus lente qu'en ete, de petits gla- 
ciers ont ä eeiie saison im» pöriode d'arrel complet. Si 
le lit du glacier se rötrecit. la glace marche plus rapide- 




fvj^.j«] 



Crevasse au glacier de Dolei 



veinent est donc seinblable ä tous egards ä celui d'un 
Bquide. Voici quelques exemples de la vitessse de marche : 
Moyenne annuelle. Moyenne journaliere. 
placier d'Unteraar . 50-77 m. 0,140-0,211 m. 

Mer de Glace . . . 80-250 m. 0,217-0,687 m. 

Glacier du Rhone . 100 m. 0,274 in. 

Glacier d'Aletsch. . 180 m. 0,505 in. 

Le mouvement des glaciers a pourconsequence la forma- 
tion de crevasses, formation soumise ä des lois lixes. Au 
haut du glacier, lä ou le neve se separe de la neige restant 
adherente au rocher, se trouve la rimaie (Rergschrund) qui 
au milieu de l'ete est souvent diflicile ou meine impossible 
ä traverser. Sur le glacier meme, dans les parties forte- 
rnent inclinees du lit, se forment des systemes de crevasses 
transversales, et le glacier descend la pente comme un es-' 
calier ä marches gigantesques (chute de glaciers, seracs). 
Au-dessous de cette pente, le Ibnd redevenant plane, le 
mouvement du glacier referme les crevasses. Lorsque le 
glacier sYlargit fortement, en particulier a son extremite, il 
se forme des crevasses longitudinales qui suivent au milieu 
Taxe du glacier, mais divergent en eventail sur les cötes. 
(Voir Plan et Profil d'un glacier.) 

La fönte des glaciers se produit a la surface, sur les cötes 
et au-dessous. A la surface agissent le soleil, le vent, la 
pluie et en particulier la rosee'; sur les cötes, la chaleur est 
rellechie par les parois de rochers, puis il y a des ruisseaux 
hiU'i'aux qui debouchent dans la vallee du glacier ei dispa- 
ssent sous celui-ci ; au-dessous, c'est en premier lieu 
)1 qui agil sur la partie inferieure du ileuve de 



le sous- 



glaciär, partout oü la temperature moyenne du sol est mi- 
pexieure a ; c'esl ensuite l'air qui passe sous le glacier 
ei qui forme parfois a l'extrömite du glacier ces majes- 
tueuses grottes qu'on appelle « portes de glaciers ». Leseaux 




Q. Crevasses transversales. 
R. Crevasses laterales. 
L. Crevasses longitudinales. 
B. Emissaire du glacier. 



de fi.sion superfizielles forment sur les parties peu inclinöes 
du glacier de nombreux et souvent de grands ruisseaux 
qui vonl se preeipiter dans une crevasse; alors se produi- 
senl dans les rochers du sous-sol les « moulins de glacier ». 
Les blocs de pierre entraines par l'eau dans sa chute sont 
mis par elleen mouvement rotatoire, ils agissent sur le roc 
du fond comme une meule et creusent de profondes exca- 
valions. Toiites les eaux de fusion linissent par se reunir 
et par former a l'extremite du glacier le torrent glaciaire. 
Parmi les phenomenes importants des glaciers se trouve 
encore le transport de debris. De tous les escarpements la- 
teraux tombent sur la glace les debris pierreux que les 
divers agents atmospheriques detachent de la montajjne. 
Ensuite du mouvement de la glace, ces debris forment de 
longs remparts de chaque cöte du glacier, es sont les mo- 
raines laterales. Lorsque deux glaciers se reunissent, la 
moraine laterale gauche de Tun se reunit ä la moraine la- 
terale droite de Lautre, et les deux ensemble constituent 
une moraine mediane ou centrale ; si trois glaciers se re- 
joignent, il se forme deux moraines medianes, et ainsi de 
suite fvoir page H : Unteraargletscher, et page 29: glacier 
d'Aletsch). Une partie des debris tombent par les crevasses 
sur le sous-sol, ils s'enchässent dans la glace, comme la lame 
dans le rabot, et sont entraines par elles; ils s'usent ainsi, 
usent le fond rocheux et couvrent ce dernier de sillons 
ou de stries qui suivent la direction de la vallee, ou meme 
le polissentcomplelement (roches polies). Ces debris et les 
produits de trituration forment sous le glacier une moraine 
de fond. Ce qui est transporte sur et sous la glace arrive 




Moraine mediane. 



Table de glaei 



enfin a l'extremite du glacier et s'amoncelle en une moraine 
frontale ou terminale qui s'etend en forme de cintre au tra- 
vers de la vallee. La moraine frontale est percee en un ou 
plusieurs endroits par le torrent glaciaire qui entraine une 
foule de delnis divers et dont l'eau est rendue laiteuse par 
la poussiere provenant du polissage conlinu des rochers. 
La grandeur des glaciers est sujette ä variations; dans l'in- 
tervalle de quelques dizaines d'annees ou meme de quel- 
ques annees, eile presente de notables oscillations. Lors(]ue 
l'ablation par fusion l'emporte sur l'avancement, l'extre- 
mite terminale s'aplatit et se retrecit, eile recule de plus 
en plus en arriere de la moraine frontale, les moraines late- 
rales arrivent sur le sol et deviennent des moraines riverai- 



52 



ALP 



nes, souvont beaucoup plus hautes que le placier. Le fait 
contraire so produit en cas de crue du glacier. 

D'ordinaire, la plupart des glaciers dos Alpes avancent 
ou reculenl en memetemps; cependanl les grands glaciers 
sont en retard sur les petits, ceux-ci commencent et termi- 
nent d'habitude plus tot que les grands leurs periodes de 
crue et de decrue. Pendant le XIX 1 ' siede on aconstateles 
variations generale» suivantes : periodes de crue, 1812- 
18-22. ISiii isr.ii ,,u 1855; periodes de decrue: 1822-1840, 
1855-1880. Depuis I880il aurait du y avoir une crue gene- 
rale, mais celle-ci ne s'esl produite que ilans une l'aihle me- 
sure, et pour quelques glaciers seulement. Ainsi le glacier 
i\u Rhone aconstamment recule depuis 185(1. son extrö- 
miie est aujourd'lmi ä 1,5 km. de la moraine de 1856, sa 
sur face est par places ä I(X) ou 150 m. au-dessous de l'an- 
cienne moraine laterale. 11 en est ;i neu pres de meme de 
lous les grands glaciers des Alpes; beaucoup d'entre eux 
oui recule de 500 ä 1000 m. depuis 40 ou 50 ans. Le plus 
grand avancement des glaciers au XIX e siecle (1818) n'est 
pas. pour quelques glaciers, le plus considerable de l'epo- 
que hlPtorique : en 1602, p. ex., le glacier inferieur de Grin- 
delwald descendit si bas qu'il barra la Lutschine noire. 

Avalanches de glace. Les avalanches de glace sont ana- 
logues aus avalanches ordinaires par leur mode de 
mouvement, mais la matiere en est fournie par le glacier. 
Loraqu'un glacier s'avance au-dessus d'une paroi ä pic, les 
masses de glace poussees en avant se brisent et se preci- 
pitent en morceaux dans la profondeur avec un bruit de 
tonnerre. Ces avalanches de glace se produisent roguliere- 
menten plusieurs centaines d'endroits de la haute monta- 
gne ; elles ont lieu en de plusieurs Ibis par jour, p. ex. sur 
le versant N. de la Jungfrau; ä l'Obersandalp sous leTödi, 
le tonnerre des avalanches ne cesse souvent pas de toute 
la nuit, etc. Elles ont, en grande majorite, leur siege dans 
des regions oü elles ne produisent aucun mal; il arrive ce- 
pendant parfois, surtout dans les periodes de crue des gla- 
ciers, qu'elles prennent des proportions extraordinaires et 
descendent fort bas dans les vallees oü elles causent de 
grands ra vages. Le 27 decembre 1819 une masse de glace 
de 13 000 000 de in 3 se detacha du glacier de Bies (sur les 
flancs du Weisshorn, ä l'O. de la vallee de Saint-Nicolas), se 
precipita dans la vallee, et la trombe causee par ledeplace- 
ment de l'air renversa 113 chalets dans le village de Randa. 
La chute du glacier de Gietroz (val de ßagne, canton du 
Yalais) fut en"l818 la cause d'une terrible debäcle. Lesgla- 
ces tombees barrerent la Dranse qui forma un lac de 
2,5 km. de longueur; on chercha en vain ä le vider en 
creusant une galerie dans le barrage, celui-ci se rompit 
tout ä coup et les deux tiers du lac (20millions de m 3 ) se 
precipiterent dans la vallee qu'ils ravagerent jusqu'ä Mar- 
tigny. L'exemple le plus recent est la rupture du glacier 
de l'Altels, le 11 septemhre 1895; 4,5 millions de m 3 
descendirent d'une hauteur d'environ 1440 m., couvrant 
de debris le päturage de la Spitalmatte ainsi que le 
ehemin de la Gemmi, et tuant 6 hommes et 158 pieces de 
brtail. 

Bibliographie. Coaz : Die Lawinen der Schweizeralpen; 
Heim : Handbuch der Gletscherkunde ; Heim : Die Glet- 
scherlawine an der Alteis (Neujahrsblau der zürch. na- 
lurf. Ges. .1896). [Dr Aug. Mppi.i ] 

E. VftGETAUX. — La diminution de la temperature, 
correspondant ä l'elevation de l'altitude, exerce naturelle- 
ment une inlluence considerable sur le monde organique, 
aussi les diverses regions ont-elles leurs especes caracte- 
ristiques de plantes et leur Vegetation speciale. 

a) La region des collines (200-700 m.) est dans les Alpes 
la region agricole proprement dite, la culture fourragere y 
acquiert la plus grande extension et la culture des fruitsne 
s'etend lauere au delä, quoiqu'on trouve des pommiers et 
des poiriers jusqu'ä 900 m. environ, des cerisiers jusqu'ä 
1000 m. et ineine plus haut dans des positions abritees. II 
en est de meine de la culture de la vigne; celle-ci, il est 
vrai, a son siege principal sur le Plateau, cependant, gräce 
ä des conditions climatiques speciales, la vigne pdidre 
assez avant dans la region alpestre le long des grandes 
vallees. Ainsi le Rheinthal, du lac de Constance jusqu'ä 
Coire, doit les excellentes qualites de ses vins au lohn d'au- 
tomne; si celui-ci vient ä manquer, le vin est mauvais ; les 
grands crus de la vallee du Rhone, de Montreux ä Aigle et 
de Martigny ä Brigue, comptent parmi les meilleurs de la 



ALP 

Suisse. La vigne remonte plus haut encore dans les vallees 
iiieridionales, par exemple dans celle du Tessin jusqu'ä 
Giornico et Olivone, dans celle de la Maggia jusqu'ä Bi- 
gnasco, etc. 

b) Lu region montagneuse (700-1200 m.) a encore quel- 
ques arbres fruitiers; la culture des cereales y est encore 
possible, mais eile n'occupe que de petites surfaces et eile 
diminue de plus en plus ä mesure que fimportation de 
Mes etrangers devient plus täcile. On y trouve de grandes 
etendues d'excellentes prairies, puis les Mayens (Maien- 
sässe, en romanche Ada) qui sunt au commenceinent de 

I ete les premiers päturages des troupeaux ; on les fauche 
en ete pour la plupart, et ä l'arriere-automne ils sont de 
nouveau occupes par les troupeaux revenant de l'alpe. 

Le trait caracteristique de la region montagneuse, ce sont 
les forets d'essences mixtes, c'est-ä-dire composees d'ar- 
bresä aiguilles et d'arbres ä feuilles, Parmi ces derniers, 
les principaux sont le diene, le hetre, le frene et l'erable. 
On trouve les deux especes de diene, le diene pedoncule et 
le diene rouvre, mais ces arbres ne forment pas, dans les 
Alpes, moins encore que sur le plateau, des groupes un 
peu etendus, leur limite superieure est dejä ä 800 ou 
1000 m. Le hetre monte en moyenne 300 m. plus haut, il 
est beaucoup plus frequent et constituc des forets entieres. 

II est du reste bien ä sa place dans les Alpes oü la pluie est 
abondante puisqu'il est un arbre ä longueperiode de Vege- 
tation et appartient ä l'humide climat maritime. Le frene 
monte ä la meme altilude que le hetre (1300 m.), mais 
l'arbre caracteristique de la region montagneuse est l'era- 
ble-plane qui ne reussit pas bien dans la piaine, il se deve- 
loppe surtout entre 1000 et 1600 m., les individus les plus 
rapproch es de la limite superieure sont souvent les plus 
beaux et les plus forts ; l'erable est frequemment isole et 
forme quelquefois des forets dairsemees. 

c) La region alpine (1200-2600 m.) comprend dans sa 
partie inferieure des forets et des päturages, dans sa partie 
superieure uniquementdes päturages. La culture des cerea- 
les se rencontre encore ä une altitude etonnante dans les 
endroits abrites de quelques hautes vallees : ainsi dans l'En- 
gadine l'orge et le seigle vont jusqu'ä 1700 m. ; un champ 
de ble ä une altitude de 1848 m. fut recouvert en 1850 par 
le glacier de Gorner alors en forte crue. Mais ce ne sont lä 
que de rares exceptions et ces petits champs sont d'un 
maigre rapport. 

La foret dans la region alpine se compose exclusivement 
d'arbres resineux, quatre especes de coniferes y predomi- 
nent : le sapin rouge, le pin, le mdeze et l'arole ; les autres 
especes ne jouent qu'un röle secondaire, le sapin blanc 
(Abies alba Mill), plus delicat que son congenere, est aussi 
moins frequent, le genevrier et l'if restent isoles. Le sapin 
rouge (Picea excelsa) se rencontre sous toutes les formes, 
tantöt en colonnes dancees dans les hautes forets, tantöt 
solitaire, noueux, mutile par la foudre, par la tempete, par 
les amas de neige, mais luttant avec une force toujours re- 
nouvelee contre les elements hostiles (Wettertanne) ; ou 
bien encore c'est un buisson de forme conique, ayant ä 
peine 1 m. de hauteur, äge cependanl de 20 ä 30 ans, re- 
duit ä cet etat minuscule par le betail qui en ronge cons- 
tamment les bourgeons (Geisse-Tännli). 

Tandis que le sapin rouge est repandu sur toute l'etendue 
des Alpes, le pin (Pinus sylvestris) ne forme des forets que 
dans quelques districts des Alpes suisses. On trouve des 
forets de Pinus silvestris en Valais, de Saint-Mauriceä Bri- 
gue, dans les Grisons, de Flums ä Eins ; on a, en revanche, 
le Pinus nwtitana ä la Lenzerhaide, ä Uavos, dans l'Enga- 
dine, ä l'Ofenpass, etc. 

Le mdeze (Larix decidua) se rencontre partout dans le 
Valais et les Grisons, puis dans l'Oberland bernois (vallees 
de la Sarine et de la Kander), dans la vallee de Weisstan- 
nen et dans la partie E. du groupe du Säntis. II craint 
moins la secheresse que le sapin rouge et le changement 
annuel de feuillage lui permet de supporter quelques de- 
gres de froid de plus que ne le peut le sapin, qui s'arrete, 
en moyenne, ä 100 ou 200 m. plus bas. Les stations les 
plus elevees du mdeze sont pres de Zermatt (2300 m.), 
pres de Münster (Grisons) et au Stelvio (2400 m.). 

L'arole (Pinus cemhra) est, par son port vigoureux, sa 
couronnearrondie, son faisceau serre d'aiguilles, le plus ca- 
racteristique des coniferes alpins, malheureusemenl il est 
pres de disparailre parce que ses fruits (pommes ou noix 



ALP 



ALP 



53 



,1 arole) trouvonl t i-op d'ainateiirs dans le inoiide des ani- 

maii\ et des hoi es, qui ne lui en laissenl pas pour sa 

rtproduction. C'esl uniquemenl dans le val d'Anmviers el 
au-dessus de Sinn que les circonstances sunt restees favo- 
ralilcs ä la reproduction naturelle de ce bei arbre. On le 
iroiivr raremenl en grandes forets, le plus souvent il 

i'.n de pelits groupes au milieu de ses congeneres, mais 

Ics laissanl en arriere ä mesure que t'altitude s'eleve. Les 
vallees laterales du Valais el l'Engadine sonl sa patrie. on 
i n trouve quelques bouquels epars dans toutes les vallees 
dr l'Oberland bernois, mais il ne parail plus qu'isole dans 
la Suisse centrale, le canton de Glaris el Les Churfirsten ; 
drsci'inlant raremenl au-dessous de 1800 m., il esl le vrai 
Me di- l'arbre alpeslre. 
I.i's arl>rissi>au\ formen! l'i-t'< ] ii< -1 1 1 1 1 u'ii i le passage de la 

■Mi in pälurage. Ils präsenten I un interet ec miqueen 

es qu'ils fournissenl le combustible aux chalets des Alpes 
■operieures ; ils jouent un röle plus important encore 
eomme soutiens des lerrains en pente. <>n doil particulie- 
rement signaler ä cel egard l'-aulne ä feuilles vertes (Alnus 
viridis) el le pin nain (Pinus Pumilio); le premier ne se 
irouvi' jamais sur ics pentes calcaires, le second penetre 

inoins prul'iiiiili'ini'iil dans le sol, mais aveC ses racines 

h-acani au loin el son branchage s'ölevanl depuis le sol en 
l'niini' d evenlail il est aplr comme im autre ä COnsolider 
les pentes d'eboulis. Le genevrier nain (Iuniperus nana) 
esl l'arbrisseau qui monte le plus haut, il va jusqu'ä 
2500 m. La bruyere rose (Erica carneaj, malgre ses nom- 
breux el bcaux i'pis de fleurs, est en general moins esti- 
nii'i' par les habitantsdes vallees que le rhododendron qui 
recouvre de vastes pentes de son 6pais branchage et Ics 
revii d'une eclatante parure. Des deux especes de rhodo- 
dendrons, le ferrugineux (R/hhI. ferrugineum) esl de beau- 
coup le plus repandu, le cilie" (Rhod. hirsutum) prefere Ics 
endroits un peu secs, aussi cst-il ä peu pres contine dans 
Ics prealpes calcaires, tandis que le ferrugineux est che/. 
lui dans tout le territoire des Alpes, il descend avec les 
cours d'eau et les tralnees d'avalanches jusqu'aux lacs des 
vallees meridionales et remonte ncaninoins jusqu'ä 2300m. 

La region des arbres et des ai'brisseaux est couronnee 
par les päturages donl la fralche verdure donne tant de 
charme aux paysages et dont l'importance economique est 
de premier ordre. La les troupeaux s'ebattent sur les pen- 
tes ou dans les combes en faisant resonner leurs clochet- 
tes, les bergers et les fruitiers menent leur vie paisible, 
embellie par un souffle de poesie et si souvent enviee par 
Ics habitants des plaines. La poussent serrees les herbes 
les plus sueculentes qui tombent sous la faux pour etre 
iiiilisecs comme fourrage d'hiver. Plus haut le tapis ver- 
doyant se glisse entre les eboulis et les restes d'avalan- 
ches, puis il ne parait bientöt plus qu'en petites taehes 
isolees. Les bandes de rochers et les petites surfaces planes 
de la haute montagne fournissent encore leur tribut a 
l'bomme qui va, d'un pied temeraire, recolter un (bin par- 
fume lä oü le betail ne peut parvenir. Oü l'herbe pousse 
plus rare, grimpent encore les chevres et les moutons qui 
se deleclent des plus petites brindilles. On passe ainsi par 
une transition graduelle ä la region superieure et derniere. 

(I) La rtyniH des m-iges comprend les hauteurs au- 
dessus de 2600 in. II ne taut pas s'imaginer que dans ces 
regions regne un hiver eternel, destrueteur de toute vie 
QFganique, aueune altitude n'est assez grande pour l'e- 
toull'er completement. Ces hauteurs inhospitalieres re- 
selenl une flore tonte speciale et qui n'est nullement pau- 
vre. Heer a trouve dans les Alpes glaronnaises '2i cspcccs 
de plantes au-dessus de 2760 m., dans les Alpes grisonnes 
MBespeces; le Piz Linard possede 11 especes ä partir de 
;i-2.")() in. jusqu'ä son sommet et la Pointe Vincent au Mont- 
l;e-e a 'i7 cspcccs au-dessus de H158 m. Meme la legere 
leinte rosee qui recouvre assez frequemment les neiges 
elernellcs est due ä la presence de milliers de petites 
ftigues microscopiC'Ues, le Protococcus nivalis. 

I.es conditions biologiques de cette ilore nivale qui ne se 
döveloppe que sur de petits espaces dissernines au milieu 
des roeners, des neves et des glaces, sont caracterisees 
par de breves periodes de Vegetation, par une insolation 
miense pendant le jour, un fort refroidissement pendant 
la nuit, et de frequentes chutes de neige, ce qui lui a iin- 
prime son caractere particulier : croissance serree, gazon- 
nante, lhizömes tracant au loin, mignonnes rosetles de 



petites feuilles coriaecs ipii ihii'cnl plusieiii's anni'es, lleurs 
-ans pi'iliiucules, mais dune supeihc coloration. La Höre 
nivale comprend presque exclusivemenl des plantes lies 

resistantes, car dies ne peuvenl pas tous les .-i.--, amenei 

leurs IVuits ä mal Uli IT' j SOUvent aussi dies mit comme pro 

lectinn sii ppli'unentairc ii nc i'paisse ciiuchc de pnils lai neu \. 

Les plantes qui habitenl plus bas dans les päturages prfr 
senlcnl des caraclcres analoges. Si dies uiil une haute 
ti^c, celle-ci est suffisamment forte pour rdsister a la 
pression de la neige, mais le phenomene le plus interes 

sanl de cette adaptation i ilieu est le .. viviparisme i : 

une fois les fleurs arrivöes au ter de leur developpement, 

penetrent et s'enracinent. Les plantes alpines sont natu- 

Hore nivale des Grisons comprcml 105 cspcccs, m, complc 

envii'oi) 500 especes de plantes alpines au-dessus de 1800 m. 

La flore na |ias parloul la meine richesse. Les Alpes 
valaisannes sunt au premier rang avec pres de 1800 espe- 
ces, viennent ensuite les Alpes grisonnes, puis en 3 

rang, les Alpes bernoises avec 1300 especes seulement. La 
richesse de la flore est ddterminee par le regime des vents 
qui dispersen! les Bemences au lom plutot que par la na- 
tura du sol. Le Valais duit sa richesse durale ä l'immigra- 

tion de plantes vei s du S, et du S.-O. et on a pu recon- 

naitre maintes Ibis que les passages des Alpes ont servi de 
chemin ä cette Immigration. 

I.i's lignes de demarcation entre la Höre meridionale et 
la septentrionale, entre la flore Orientale et l'occidentale 
passent au travers des Alpes, la premiere longe les Alpes 
bernoises et conlinue par le Gothard, l'Adula et la Maloja. 
Le Valais a ete fortement souinis ä l'influence occidentale 
qui se fait encore sentir dans la Haute-Engadine, tandis 
que la Basse-Engadine sc rapproche davanta^e de la Ve- 
getation des Alpes orientales. Les Alpes tessinoises ont 
recu du S. de nomhreux apports. 

Comme on le voit, la llore du territoire alpin est loin 
d'avoir un caractere uniforme. 

Ce qu'on entend en general par ilore alpine correspond 
au caractere biologique special que la llore des regions 
elevees acquiert sous l'influence du climat particulier des 
hautes altitudes. 

La faible densite de l'air sur les sommets des Alpes en- 
tmine une diminution sensible dans la proportion de va- 
peur d'eau qu'il peut contenir en Suspension, il en resulte 
une transparence plus grande de l'atmosphere, laquelle 
ne joue plus qu'imparfaitement le röle de regulateur ther- 
mique qu'elle remplit dans les regions basses. Pour cette 
raison, les regions culminales ont un climat plutöt sec 
(lorsqu'on envisage l'humidite absolue) et sont soumises ä 
des extremes de temperature dont la Vegetation ne s'ae- 
commode que pendant la courte periode oü la duree de 
l'insolation diurne est süffisante pour rendre au sol une 
chaleur superieure a celle que le rayonnement nocturne 
lui enleve. La duree de cette periode estivale de Vegetation 
est d'autant plus faible que l'altitude est plus forte. C'est 
ainsi qu'au Theodule, qui est ä 3300 m. environ, il n'y a 
que les inois de juin, juillet, aoüt et septembre pendant les- 
quels la Vegetation soit possible. Pendant ces quatre mois, 
le thermometre estreste (en IStiöet ISIili) pendant 53 jours 
seulement au-dessus de zero,de7heuresdu matin ä9heures 
du soir, et il n'y a eu que 91 jours pendant lesquels la tem- 
perature ait atteint ou depasse 2° au-dessus de zero ä midi. 

Mais la periode vegetative alpine peut etre plus courte 
encore : les Draves, les Silenes, les Saxifrages, que l'on 
trouve ä 4000 m. et au-dessus au Finsteraarhorn et au 
Mont-Blanc, par exemple, ne disposent guere que d'une 
cinquantaine de jours pour etaler leurs feuilles et epanouir 
leurs corolles delicates. 

Sous l'influence de conditions aussi speciales, la ilore 
alpine el nivale acquiert certaines particularites d'adapta- 
tion. Les plantes sont en general vivaces, developpant plu- 
h'il des ti^es et des racines souterraines que des portions 
aeriennes exuberantes, les feuilles, souvent disposees en 
rosaces, sont frequemment coriaces ou velues, les bour- 
geons floraux soigneusement proteges : nombre d'especes 
s'ai;L;lomerent en coussins ou en touffes serrees. En un 
mot, elles sont dominees par la necessite d'une stricte eco- 
nomic dans le developpement des organes. La resistance 
qu'elles doivent opposer ä l'insolation vive du jour et au 



54 



ALP 



ALP 



gel de la iniii. se traduit par im affaiblissement de la trans- 
piration, quo la sächeresse de l'atmosphere tend ä exagerer. 

C'est l'ensemble des particularites que nous venons d'6- 
miinerer qui confere ä la ttore alpine proprement dite ce 
caractere d'uniformite" biologique dont nous parlions au 
debut et que l'on retrouve du reste dans la flore de loules 
les regions de haute altitude. 

11 y a longtemps que ces caracteres particuliers de la 
Mure alpine onl elo rapproehes de ceux de la tlore arc- 
Üque. La ressemblance exterieure de ces deux llores est 
lies eoniprehensible, puisque dans l'extreme Nord, comme 
dans les Hautes Alpes, pour des raisons fort difl'erentes 
d'ailleurs, la Vegetation ne dispose que dune courte Pe- 
riode vegetative, dans une atmosphere, souvent brumeuse 
il esi vrai, niais dont l'humidito absolue est tres faible. 

Si l'on envisage le territoire alpin dans son ensemble, 
au point de vue des especes vegetales qui y sont repan- 
dues, ce n'est plus l'uniformite, mais la diversite la plus 
eonsiderable qui se manifeste: diversite" dont l'histoire 
geologique de notre pays et les conditions lopographiques 
et eliinatologiques actuelles nous donnent les raisons. 

Un des faits fondamentaux les mieux etablis de la geo- 
graphie botanique, c'est que les types altitudinaux propres 
aux diverses chaines de montagnes se sont formes aux de- 
pens des especes vegetales repandues ä leurs pieds. 

Or, la Höre des Alpes rent'erme bon nombre d'especes 
dont les proches parents ne se rencontrent dans aucune 
des regions immediatement avoisinantes. C'est le cas en 
particulierpour l'Edelweiss, les Rhododendrons, plusieurs 
Astragales, pour ne citer que des especes connues de cha- 
cun. 

Tandis que le fond des prairies subalpines est constitue 
par un nombre assez restreint de formes des regions bas- 
ses, communes dans toutes les plaines de l'Europe cen- 
trale, et qui, en s'elevant sur les flancs des montagnes, 
ont acquis simplement une taille plus reduite, le plus 

frand nombre des formes franchement alpines, ainsi que 
es especes les plus caracteristiques des regions basses, 
possedent leurs plus proches parents, soil dans la region 
circumpolaire ou dans les montagnes de l'Asie septen- 
trionale et occidentale, soit dans le bassin mediterraneen 
ou meme dans les steppes asiatiques. 

Les conditions actuelles, ä elles seules, sont loin de jus- 
tilier des analogies aussi curieuses et des parentes aussi 
lointaines ; par contre, les conditions toutes speciales 
creees par la grande extension glaciaire succedant ä l'abais- 
sement progressif de la temperature moyenne, pendant la 
fin de l'epoque tertiaire, nous les rendent comprehensibles. 

Les Alpes pre-glaciaires devaient etre couvertes de for- 
mes vegetales qui, tout en etant adaptees aux conditions 
speciales creees par l'altitude, possedaient leurs proches 
parents dans toute l'etendue du pays avoisinant. Nous re- 
trouvons plusieurs de ces types tertiaires ä l'etat fossile 
dans les divers depöts du Miocene superieur et du Plio- 
cene du Plateau suisse. (Voir Plateau.) C'etaient surtout 
des arbres et des arbustes ä feuillage persistant donnant 
ä cette tlore une grande ressemblance avec la Höre actuelle 
du Japon. 

Lors de l'extension glaciaire qui recouvrit tout le pays, 
la plus grande partie de ces types tertiaires perirent, tan- 
dis qu'un certain nombre etaient refoules vers le Sud oü 
ils constituerent la souche d'un grand nombre d'especes 
mediterraneennes actuelles. Lors du retrait des glaciers et 
du relevement thermique qui l'accompagna, plusieurs de 
ces types mediterraneens se reintroduisirent dans le terri- 
toire alpin en remontant, soit la vallee du Rhone, soit Celle 
du Pö. A ces types franchement mediterraneens, appar- 
tiennent les Cystes et les Bruyeres arborescentes des Alpes 
tessinoises, l'Ästragale de Montpellier, la Rue {{Buta gra- 
veolens), le Cirenadier, l'Amandier, le Figuier, etc., etc. 

La parente asiatique que nous avons signalee, pour 
avoir des causes plus complexes, n'en est pas moins in- 
contestable. Elle s'explique, d'une part, par la grande uni- 
formite que devait presenter, vers la fin du tertiaire, la 
flore des grandes chaines de montagnes de l'hemisphere 
nord, uniformite que les profonds changements geolo- 
giques ont fait disparaitre tout en laissant persister, comme 
temoins de l'ancienne continuite de certains types, quel- 
ques especes sporadiquement distribuees, mais dont l'aire 
geographique actuelle est trop disloquee pour que leur 



presence simultanee dans des territoires aussi eloignes 
puisse s'expliquer pai' une dispersion accidentelle. Parmi 
ces especes ä area disjoint, rappelons l'exemple classique 
du Pleurogyne carinthlaca, pclile gentiam'-e alpestre, dis- 
seminee en stations isolees dans l'Altai, 1'Üural, le Cau- 
case, la Carinthie et dans trois ou quatre localites seule- 
ment de la cfcalne des Alpes. 

Üutre les especes dont los analogues se retrouvent dans 
les montagnes asiatiques, il en est un certain nombre, con- 
finees dans des stations chaudes et seches de nos Alpes, 
qui ne se retrouvent que dans les steppes asiatiques ou dans 
Celles du Sud de la Russie. C'est le cas pour VAstragalus 
alopecuruides, pour le ßtutius orientalis, pour l'Edelweiss 
en particulier. Cette derniere espece forme de veritables 
prairies dans la Siberie d'Asie ou eile atteint plus de 30cm. 
de hauteur. Enlin, nous avons parle de types circumpolai- 
res. Parmi les plus caraclerisliques, citons: Silene acriu- 
lis, Dryas oclopetala, Saxifraga oppositifolia, atzoides ei 
stellaris, Erigeron alpinus, Azalea procumbens, Myosi- 
tis alpi'slris, l'olygouum viviparwm,, Salix retusa ei hrr- 
bacea, Phleum al/plnum, Poa alpina, Juniperus d.hiii. 

On admet que lors de la grande extension glaciaire, la 
llore des moraines alpines, qui s'etendait jusque dans le 
centre de l'Allemagne, a pu entrer en contact avec celle 
des regions du Nord, dont l'extension ineridionale s'est 
eflectuee simultanement. Les documents conserves dans 
la plupart des tourbieres de l'Europe centrale nous rensei- 
gnent sur ce melange de types arctiques et de types alpins. 

Mais il n'est pas meme necessaire d'invoquer ce rappro- 
chement pour expliquer les nombreuses similitudes des 
ilores arctiques et alpines, il suffit d'envisager qu'une 
grande proportion de nos elements arctico-alpins ont une 
commune parente dans des types repandus dans les re- 
gions de l'Asie septentrionale occidentale. 

Ajoutons que la proportion de ces types arctico-alpins 
diminue ä mesure qu'on envisage des chaines de mon- 
tagnes plus meridionales et plus orientales, ce qui confirme 
le röle joue par l'extension glaciaire dans leur distribution. 

II nous reste enfin, apres l'examen des diverses sources 
constitutives de la tlore actuelle de nos Alpes, ä envisager 
leurs elements veritablement endemiques. 

Voici ce que dit Christ ä ce sujet : 

« La tlore alpine endemique se distingue de la flore arc- 
tico-alpine par une proportion beaucoup plus eonsiderable 
de plantes des stations seebes et des rochers ; tandis que 
dans la flore de l'extreme Nord ce sont les plantes des 
eaux et des tourbieres qui dominent, il n'y a qu'un sixieme 
de nos plantes alpines qui affectionnent les stations hu- 
mides, toutes les autres sont des especes des gazons secs 
et des rochers. » Parmi les plus caracteristiques nous cite- 
rons les Androsaces naines, les Primeveres de rochers, 
diverses Potentilles et Saxifrages, la plupart des Gentianes, 
Campanules, Raiponces, Achülees, Epervieres, Joubarbes 
de stations seches. 

« Un fait bien etabli, c'est que la chaine des Alpes, do- 
tee d'un climat plus chaud et plus sec, a donne naissance 
ä des especes qui, pour la plupart, ont elu domicile dans 
des stations qui ne convenaient pas aux especes arctiques. 
Ces dernieres ont recherche les lieux humides et ont 
abandonne les lieux secs ä nos plantes endemiques. » 

Cet expose sommaire du röle eonsiderable des facteurs 
geologiques et climatologiques dans la Constitution de la 
flore alpine etait indispensable pour rendre comprehen- 
sible la grande diversite qu'elle presente actuellement et 
surtout les aflinites curieuses qu'elle possede avec des 
regions si difl'erentes et si eloignees. 

II n'est pas toujours possible de rattacher les diverses 
regions florales caracteristiques du territoire alpin aux 
subdivisions orographiques. La tlore dependant stricte- 
ment du climat, nous aurons ä envisager plutöt les vallees 
que les chaines de montagnes. C'est ainsi que l'fnsubrie 
avec le bassin qui s'y rattache, la vallee du Rhone, celle 
du Rhin, l'Engadine, correspondent ä autani de regions 
florales naturelles nettement distinetes et qui seront decri- 
tes aux articles Tessin, Valais, Vaud, Grisons, Engadine. 

En ce qui concerne les Hautes-Alpes septentrionales, il 
est deja plus facile de se rattacher aux subdivisions oro- 
graphiques. On peut envisager separement les groupes du 
Wildhorn, du Finsteraarborn, du Damma, qui, par leur Cons- 
titution geologique et par leur Situation respective vis-ä-vis 



ALP 



ALP 



55 



ge territoires iloraux differents, presentenl chacun un ca- 
nctere particulier. Par contre, la portion Orientale (Alpes 
paronnaises au sens large) constitue une subdivision flo- 
i ile difficile ä morceler lorsqu'on s'en tienl aux caractores 
generaux. 

Hautes Alpes septentrionales. Dans son ensemble, le ver- 
sani. Nord de toute cettechalne präsente, vis-ä-vis du ver- 
s;nii meridional, une grande pauvretö. Des qu'on franchil 
>oii la Gemmi, soit la Grimsel ou le Saint-Gothard, on ren- 
fcntre une quantite d'especes qui ne penetrenl que Ires 
äccidentellemenl au Nord de la limite formte par la erele 
('•lcvi'c de la chalne. Comme certains botanistes l'on fait 
■emarquer, les Hautes Alpes septentrionales, dont le ver- 
sant Sud est cii ge.ne.ral si abrupt, formen! comme une bar 
rfere infranchissable s'opposant a la migration des especes 
jBÖridionales. Toutefois, cette barri^re esl plutöt climatolo- 
gique que me^canique. Si les nombreuses vallees qui s'ou- 
wi'Mi au Nord possödaienl le climat sec de Celles du ver- 

hhisieurs des 616ments qui leur fönt defaul s'y seraienl saus 
niil doute introduits. 

Mais cc climat humide, en causanl l'exclusion de i i- 

preuses especes, a favorise l'extension de types speciaux, 
caracteristiques pour les prairies alpines de cette region. 
Do ce nombre sunt: la grande Ancolie des Alpes, la Dau- 
phinelle elevee, le Trefle des Alpes, la Violette eperonnee, 
l'Alohemille ä cinq feuilles, la Paradisie faux-lis, l'Armoise 
cn epi, l'Achillee musquee, l'Achillet' ä grandes feuilles. 
Citons encore: l'haca australis, Cai/a simplex, Saxi- 
traga esesia et aspera, Aronicum Clusii, Pedicularis ros- 
traiu ei tuberosa, Veronica saxatilis, Erinus alpinus, 
etc. 

A cöte de ces especes qui sc rencontrenl dans loute 
l'etenduede la chaine se melent, dans les portions oeeiden- 
lales, centrales ou orientales, des Clements empruntäs 
aux territoires meridionaux immediatement voisins. C'est 
ainsi que la portion la plus occidentale, les Alpes Vaudoises, 
präsente une proportion encore considerable d'especes me- 
ridionales et nccidentales qui manquent ailleurs. Teiles 
sont: Androsace carnea et pubescens, Valeriana Saliunca, 
Sedum Anacampseros, Sisymbrium pinnatifidum, Crepis 
Bjfgmsea, Viola Thomasiana, Geranium lividum, Uiera- 
iiiiin longifolium et aurantiacum, Eryngium alpinum, 
Saussurea depressa, Dracocephalum Rtii/schicnm, Hanuu- 
eutus Thora el parnassifolius, Anemone baldensis, Astra- 
,julus depressus et ai istatus, etc. Toutes ces especes, re- 
pandues des Alpes de Savoie a la Sarine, manquent com- 
pletement plus ä l'Est. 

Un certain nombre d'especes valaisannes penetrent par 
les cols de la chaine bernoise. Ainsi par le Sanetsch se sont 
introduits: Crepis pygmxa et Saxifraga cernua, par le 
Rawil: Carex üstulata, Crepis pygmsea, Linnea borealis. 

Sur le col de la Gemmi se sont installees de petites colo- 
nies de Anemone baldensis, Ranunculus parnassifolius, 
tiychnis alpina, Salix caesia et Myrsinites, Crepis pyg- 
mira, AI sine larieifolia, Oxytropis lapponica. 

Dans le groupe de Finsteraarhorn se rencontrent Salix 
'tflauca, < )xytropis lapponica, Polentilla frigida, Phy- 

leinua S,-I,euch:eri, Aisin, ■ larieifolia, Woodsia hyperbo- 

rea. Parle Grimsel sesont introduites dans la haute vallee de 

l'Aar: Salix glauca et Myrsinües, Androsace tomentosa, 

Pinguicula grandiflora, Putentilla frigida, l'liaea alpina. 

Rutnex nivalis, Primula integrifolia et Saxifraga ste- 

nopetala qui sont des especes franchement orientales ne se 
rencontrent que dans quelques rares stations de la chaine 
bernoise. 

Lesvalleesdef.admen etdu Hasliainsiquecellesdu bassin 
superieur de la Reuss possedentun certain nombre d'especes 
d'origine tessinoise. Parmi les plus interessantes nous men- 
tionnerons seulement : Sesleria disticha, Eritrichium na 
mm, Saxifraga Seguieri, Tofieldia palustris. Bupleurum 
slellalum, Asplenium Breynii, Polygonum alpinum, Sa- 
xifraga Coti/Iedon, Cirsium fieterophyllum, Erigeron 
Villursii. Ar/tillea nana, Seueeio iueauus, Dianthus vagi- 
nalis, etc. 

La presenee d'une aussi grande quantite de plantes 
transalpines dans les hauts bassins de l'Aar et de la Reuss 
est sans nul doute due en grande partie ä l'action du föhn 
qui non seulement eleve notablement la temperature, mais 
augmente dans une forte proportion la chute des pluies, 



contribu 

Alpes MI 



iinai de cette portion des 

relui des Alpes meridio 



D'ailleurs, ä pari la valle"e d Urseren, dans laquelle l'in- 
iluence bienfaisante du lohn se fail particulieremenl sen- 
tir, le reste des Alpes d'Uri possede une flore alpine d um 

Portion Orientale (Alpes Glaronnaises). Cette portion de 
la haute chaine septentrionale ne preschte, \is-a-\is du S., 
aueune däpression importante capable de servir de roie 
d introduetion ä de nombreuses especes meridionales. II 
n esl donc pas eioniiaiit ipie eeMe rc-um presque exclusive 

inenl ouverte vei'S le N. soil pau\ ic, beaUCOUp plus encore, 

dans sa portion la plus elevee du inoiiis. que les Alpes 

Les especes les plus interessantes de cette portion <le la 
chaine septentrionale se retrouvenl plus abondamment r6- 



Mafi 



Da,, In 

Camp 



foli 



ifraga biflo 



■olor, Primula integrif, 
laciale, Leontodon nun 

u, obtUSifolia, Hanau, 

Seguieri stenopelala,pl 



nendionaux qu'on 
y rencontre comme Callianthemwn rutaefolium , Erigeron 
Viltarsii, Dracocephalum Ruyschiana, Ranunculus par- 
nassifolius, etc., ne se rencontrent que sur les pentes me- 
ridionales les mieux exposees. 

En somme, la pauvrete relative de la flore du versant 
N. des Hautes Alpes septentrionales esl en rapport avec le 
climat gencraletnent l'roid et humide de ses vallees resser- 
rees et isolees dans leur portion superieure. 

Basses-Alpes Calcaires seplenlriuuales ou l'realpes. Les 
divers chainons et les sommites qui s'echelonnent sur la 
bordure septentrionale des Alpes suisses, gräce ä leur na- 
ture essentiellenient calcaire, gräce aussi ä leur variete 
topographique, sont en general tres privilegiees au point 
de vue tloral. 

Si l'element silicicole abondant dans les Alpes cristalli- 
nes y fait presque defaut, par contre un nombre assezcon- 
siderable d'especes sud-occidentales et meme franchement 
meridionales y trouvent des stations favorables. 

Parmi les premieres on peut eher: Ranunculus Villar- 
sii. Arabisserpyllifolia, Linum alpinum. Cephalaria al- 
pina, Aposeris feetida, Narcissus radiiflorus, Betonica 
hirsuta, Pedicularis Barrelieri, Androsace pubescens. 

D'autres, sansötre aussi franchement occidentales, sont 
plus specialement caracteristiques pour les Prealpes cal- 
caires septentrionales. En particulier: Valeriana saxatilis, 
Papaver alpinum, Draba incana, Saussurea depressa, 
Srrrululu Rhaponticum rar. helcuifoliu m Cr. Cod., Cre- 
pis aljirst ris, Coronilla vaginalis, Viola lutea, Hier acium 
aurantiacum, Oxytropis Hallen, Juncus Eostii. 

Les especes les plus curieuses de toute cette zone sont : 
Draba incana et Carex vaginata, qui n'ont chaeune que 
deux ou trois stations (Sentis, Stockhorn, Schwabhorn), et 
surtout le Cochleariaofficinalis. Cette plante, si commune 
dans les plages maritimes du Nord, se trouve en deux ou 
trois petites colonies dans nos Alpes, entre autres dans les 
eaux de Schwefelberg ei au Ganterist. Enfln, Gentiana 
pannonica qui ne se trouve en Suisse que sur un seul 
point de la chaine des Chili lirsten. 

Flore des lacs des Alpes septentrionales. Plus encore 
que les montagnes qui les environnent, les rives des difie- 
rents lacs du versant N. des Alpes, gräce au climat privile- 
gie qu'elles doivent, d'une part, ä l'action adoucissante de 
leur nappe d'eau, d'autre part, ä l'encaissernent de leurs 
rives et surtout ä l'inlluence considerable du föhn, posse- 
dent une flore dont les elements caracteristiques ont leur 
habitat habituel au S. des Alpes. A cet egard, les bords 
du lac des Quatre-Cantons sont les plus avantages et ne 
sont pas sans quelque analogie avec la zone insubrienne. 
Le chätaignier y forme d'epaisses forets dans lesquelles 
croissent la plupart des especes qui l'accompagnent habi- 
tuellement. Parmi les plus remarquables nous citerons : 

ffelleborus viridis, Helianlhemum Fumana, Geranium 
sanguineum, Staphylaea pinnala, Evonymus latifolius, 
lihaniuus alpina. So rnl lu, niuus sco/iarius, Inula Vail- 
lantii, Carpesium cemuum, Artemisia absinthium, Achil- 



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ALP 



ALP 



tau tanacelifolia, Leoniudwn pscudu-crispus, Sedum his- 
panicum,Echinospermum Lappv,la,LinariaCynibalaria, 
Primula acaulis, Calamintha nepetoides, Daphne Lau- 
reola, Colutea arborescens, Ooronilla Emerus, Vicia (ie- 
rardi, Helosciadium repens, Asperula taurina, Galium 
lucidum, Galium rubrum, Juniperus Sabina, Tamus 
communis, Allium carinatum, Altium sphaeroccphalum, 
Allium fallax, Lilium bulbiferum, Hemerocallis fnlva, 
Carex humilis, sii/m pennata, Selaginella Helvetica., As- 
plenium Adianutm mgrutn, Ceterach officinärum. 

Tonlos cos planlos onl im caraclore essentielleinent me- 
ridional. 

La valleedela Linth ei les poriions basses du eantoade 
Glaris, quoique peu influencees par le lac de Walenstadt, 
possedenl oeanmoins comme especes meridionäles: 

Echinospermum Lappula, Hippophae rhamnoides, 
CoroniUa Emerus, Juniperus Sabina, Hemerocallis fulva, 
Lilium bulbiferum, Asperula taurina, Sedum hispani- 
cum. 

Par contre, les lacs deThoune et de Brienz sont entou- 
res dune zone plus temperee qui regne jusque dans les 
portions basses des vallees de la Simmen et de la Kander. 
Le chätaignier n'y prosporo plus; par contre, les especes 
meridionäles suivantes n'y sont pas rares: 

Helianthemum Fumana, Rhamnus alpina, CoroniUa 
Emerus. Vicia (ierardi, Vicia hirsuia, Sedum maximtmi, 
Rosa sepium, Bupleurum falcatum, Asperula taurina, 
lmda Vaillantii, Carpesium cernuum, Crepis nicaensis, 
Linaria Cymbalaria, Cyclamen europaeum, Daphne 
alpina, Parietaria ereciu, Acrms tiui/tro/Hi/dioru, Turnus 
communis, Lilium bulbiferum, Hemerocallis fulva, 
Cyperus hmgus, Carex gynobasis, Slipa pennata, 
Asplenium Adiautum nigrum. Meine les rives du pe- 
tit lac de Samen abri'tent deux especes etrangeres 
au reste de la contree : Cyperus longus et Eragroslis 
pilosa. [D r Paul Jaccard.1 

F. LA FAUNE. — Pour la flore, nous avons divise les 
Alpes en quatre regions : la region des collines, la region 
tnontagneuse, la region alpine et la region des neiges. On 
les distingue aisernent lorsque, place ä une certaine dis- 
tanee, on regarde les hautes montagnes. Naturellement, 
les limites de ces regions ne sont pas tres nettes, le pas- 
sage de l'une a l'autre n'est pas subit, mais graduel. 

I! est tres difficile d'etablir une delimitation analogue 
pour les animaux. Leur mobilite leur permet de se depla- 
cev pour recbercher les conditions d'existence les plus 
favorables. Chez beaucoup d'especes, ces migrations ne 
sont pas tres grandes, elles habitent toujours la meme 
region plusou moins restreinte; d'autres, par contre, sont 
forcöes par le manque de nourrilurede descendre pendant 
l'hiver des hauteurs dans les vallees, ou memo dans des 
contrees voisines plus chaudes. Au retour de la bonne Sai- 
son, elles retournent dans leur ancienne residence. Une 
troisiemecategorie d'especes animales fönt regulierement, 
pour les mömes raisons, des voyages tres longs dans des 
pays lointains. On distingue de la sorte, dans le monde 
des oiseaux, chez lesquels ces phenomenes de migrations 
sont le plusdeveloppes, les oiseaux sedentaires, les oiseaux 
ä migrations irregulieres et ceux ä migrations periodiques 
ou regulieres. Chez les oiseaux, la force agissante est la 
faim, tandis que la cause des migrations regulieres de 
beaucoup de poissons est le phenomene de la reprodue- 
tion: ils cherchent des endroits favorables pour pondre 
leurs oeufs, apres quoi ils retournent vers leur ancien sejour. 

On constate pour les animaux des Alpes, comme pour 
les plantes, la loi generale de la diminution du nombre 
des especes et des individus correspondant ä l'augmenta- 
tion de l'altitude. Cependant cette loi n'est pas toujours 
applicable, puisque certaines regions presentent, ä de tres 
grandes hauteurs, une vie animale souvent plus intense 
que dans la plaine. 

La concordance entre la Höre et la faune est la conse- 
quence des rapports (Hroits existant entre les animaux et 
les plantes. Ceux-ci dependent directement ou indirecte- 
ment de celles-lä, puisque la plante represente le labora- 
toire chimique ou se prepare la nourriture des animaux. 
Ainsi les animaux herbivores dependent directement, les 
carnivores indirecternent, de la vie vegetale. La plante et 
Panimal sont deux elements necessaires dans le grand 
cycle vital de la nature. 



Knsuite de cette correlalion intime, nous voyons que les 
stations oü la flore atteint son maximuni, c'cst-a-dirc les 
l'orets, sont le plus peuplöes d'animaux. Elles presentent, 
outre une table toujours bien garnie, im choix de refuges 
bien proteges. 

Ce ne sont pas seulement les migrations des animaux 
qui rendenl tres difücile une delimitation de la faune 
en zones, mais surtout le fait que nos connaissances sont 
beaucoup inoins avancees pour la faune que pour la Uore 
des Alpes. La vie animale est beaucoup plus variee, eile sc 
derobe ä l'observateur et il est beaucoup plus diflieile de la 
penetrer que ce n'est le cas pour la vie vegetale. Ce man- 
que de connaissances est surtout sensible pour les animaux 
inferieurs. Les animaux superieurs, tels que les uiammilV- 
res et les oiseaux, excitent beaucoup plus ä l'e.lude parce 
qu'ils IVappent 1'oeil par leur grandeur et leurs habitudeset 
presentent, en outre, tres souvent, im grand interet eco- 
nomique. Parmi les invertebres, les mollusques et les 
insectes sont les mieux connus, tandis que l'etude des 
vers avec leurs nombreux ordres (Annelides, Nematodes 
et Platides) et du monde des etres unicellulaires est ä 
peine cbauchee. Des chillres comparatifs feront mieux 
comprendre la richesse en formes animales. Indiquons 
d'abord comme point de comparaison que toute la Suissc 
possede environ 2">00 phani'rogames, tandis qu'elle est ha- 
bitee par 15000 especes d'animaux. H'apres les recherches 
de 0. Heer, le canton de Glaris ä lui seul renferme, dans 
toutes ses regions, 5600 especes d'animaux, savoir : 213 ver- 
tebres, environ 5300 articules, 100 mollusques et 50 vers. 
Dans le nombre des articules, on compte 1500 coleopteres, 
1000 dipteres, 800 lepidopteres et autant d'hymenopteres, 
100 neuropteres et orthopteres, 300 hemipteres et un petit 
nombre d'arachnides. En fait de vertebres, la Suisse est 
habitee par plus de 500 especes, dont 68 inammiferes (avec 
les 7 especes domestiques), 360 oiseaux, 15 reptiliens, l'i 
amphibiens et environ 50 especes de poissons. Pour les 
vertebres de la Suisse, la distribution geographique est 
tres bien connue, gräce aux travaux de V. Faiio (Faune des 
vertebres de In Suisse, 6 vol.), tandis que pour la plupart 
des invertebres, nos connaissances presentent de nom- 
breuses lacunes. 

La region montagneuse est caracterisee pour la vie ani- 
male, comparativement ä La plaine, par une diminution 
assez considerable dans le nombre des especes. Seul le 
monde des insectes parait etre represente par un plus 
grand nombre d'individus et d'especes. Ce phenomene 
provient de ce que la saison chaude est bien plus courte 
que dans la plaine; par suite, toute la vie animale qui, 
dans la plaine, se repartit surun grand nombre de mois, se 
concentre dans la region montagneuse sur un laps de 
temps plus restreint. 

Citons en premier lieu deux iimnigrants : le scorpion 
d'Europe, qui, dans le val Poschiavo, monte jusqu'ä 
1000 m., et la cigale de l'orme qui atteint sa Station la plus 
septentrionale au lac de Walenstadt. Ces deux insectes 
viennent du Sud, aussi se trouvent-ils surtout dans les val- 
lees meridionäles des Alpes. D'autres suceurs, les puce- 
rons, couvrent les feuilles en colonies de centaines de 
milliers d'individus; des libellules voltigent pres des 
ruisseaux ; des essaiins de taons, de cousins et de mouches 
incommodent l'homme et le betail, se chauffent au soleil 
sur les bords pierreux des ruisseaux ou sucent le miel des 
lleurs. Leurs larves peuplenten nombre enorme les mares, 
les llanques d'eau et les lacs de la region montagneuse. Les 
abeilles et les bourdons recoltent assidüment le miel, les 
parois perforee, des chalets et des etables prouvent qu'il y 
a de nombreuses especes de guepes. Sur la terre, les four- 
mis courent de long de leurs petits sentiers, tout aussi 
nombreuses que dans la vallee. Les coleopteres chassent j 
leur proie ou cherchent leur nourriture vegetale. Le plus 
connu de ces insectes, le hanneton, chose curieuse, ne 
monte dans les Alpes meridionäles que jusqu'ä 900 m., 
tandis que dans les Grisons, on le trouve encore ä 1800 m. 
Les papillons se trouvent representes par de nombreuses 
especes aux coulcurs brillantes. Le fait qu'on les remarque 
reiativement peu provient de ce que les papillons noctui- 
nes sont beaucoup plus nombreux que les papillons de jour. 

Tout cette vie disparait cornplctement pendant l'hiver, 
ä peine voit-on de temps en temps quelque araignee sur la 



ALP 



AM» 



57 



Parmi h-s animaux ;i«| n.-iiit] ih-m, l'ecrrvissc sc inimv en- 
core i l'liins, a 1120m. el la sangsue ä Tarasp, a 1400 m. ; 
les crevettes d'eau douce sc cachenl en masse sous lea 
pierrea des ruiaseaux et des laca. La faune pölagique des 
Ines alpestres est presque aussi riebe que celle des laca de 
la plaine. lls pourraienl donc aussi bien que cea demiers 
aourrir des poissonsqui, du reste,nemanquentpas partout, 
La richesse de res eaux en animaux microscopiquea ayanl 
i'ie reconnue, on a lente d'introduire dea poissona dana les 
laes alpestres el cea essais onl röussi. L'homme a ainsi pu 
utiliser meme les eaux, mortes en apparence, de la rögion 
montagneuse. Lea ruiaseaux, ä cause de leur pente considö- 
rable, sonl relativemenl pauvres en animaux, mais ceux-ci 

Ol eseiilenl des aclaplations eurieuses ä ee milieii si mobile. 
Bien que les laes soienl Ions petita, que Ic coiiranl des 
ruisseaux soil tres rapide, nous y trouvons quand möme 
iii\ iron 20 especes de poissons. Citons la lotte, qui remonte 
iusqu'ä 750 m., le brechet, qui se trouve encore dans le 
Thalalpsee ä I 100 m., le saumon qui remonte en dessns du 
lac de Walenstadl el dans la Linth jusqu'ä 1000 m., la truite 
des rivieres, qui allein! dans rEngadiiiesuperieure 2600 m. 
sa plus baute altitude, la tanche el I«' petit vairon. <|iii sc ren- 
, unh rnl eneore a '1\ 'i5 in., dans le lac de l'hospice du Saint- 
Bernard, etc. Ces chiffres n'indiquent peut-6tre pas la limite 
superieure de la präsence de ces animaux qui pourraienl 
exister dans des eaux plus ölevees sans qu'on les y ail en- 
core decouveris. Les tetards sc trouvent par milliers dans 
les Qaques d'eau de la zone littorale des lacs, fait bien 
connu de tous les alpinistes. La grenouille verte et celle 
des prairies sont ainsi des animaux tres repandus, La rai- 
nette est une rarete" et la grenouille agile est particuliere 
aux vallees meridionales des Alpes ou eile est venue des 
contrees plus chaudes. On trouve egalement differents cra- 
pauds; citons parmi eux l'interessant crapaud aecoucheur, 
ainsi nomine paree que le male colle autour de ses cuisses 
les oäufs pondus par lafemelle; il se cache pendant 10 ä 12 
jours dans un treu, puis quand l'eclosion approche, il va ä 
i'eaii ou les petits sortent des ceufs. Sa vie nocturne et son 
sejour dans des galeries souterraines fönt qu'on l'apercoil 
rarement. II se trouve surtout dans le N. des Alpeset 
inonte jusqu'ä 1500 m. Le crapaud vertne se rencontre que 
dans les vallees meridionales. Parmi les Urodeles on trouve 
la salamandre tachetee et la salamadre noire, rette der- 
niere monte jusqu'ä 2500 m. au Gothard; les tritons doi- 
vent egalement etre mentionnes. La Suisse meridionale 
possede un nombre plus considerable d'especes de lezards 
et de serpents que les regions septentrionales. Nous y ren- 
controns le lezard des murailles et le lezard vert, de taille 
2ä 3 fois plus grande que celle du lezard ordinaire; ils re- 
rnontent jusqu'ä 1300 m. Tandis que la vipere noire (pelias 
berus) se rencontre presque partout, la vipere rouge (ri /irrn 
aspis) et l'inoffensive couleuvre d'Esculape, sont des espe- 
ces meridionales. 

Dans la region montagneuse, le nombre des oiseaux se- 
dentaires compare ä celui des oiseaux ä migrations regu- 
lieres est proportionnellement plus considerable que dans 
la plaine; les oiseaux ä migrations irregulieres sont aussi 
tres nombreux. Chez certains de ees animaux, comme par 
exeinple le merle et les pinsons ordinaires, les mäles res- 
tent dans les stations elevees, tandis que les femelies 
descendent durant l'hiver dans les vallees. Un autre trait 
caracteristique est la diminution de moitie du nombre des 
especes. La region montagneuse ne renfermeque fort peu 
de lacs de quelque etendue, aussi ne possede-t-elle qu'un 
tres petit nombre d'oiseaux aquatiques. Le canard sauvage 
est le seul habitant regulier des eaux de la montagne, les 
quelques autres oiseaux aquatiques ne s'y trouvent que ra- 
rement. Les oiseaux de marais apparaissent plus reguliere- 
ment, ainsi quelques especes de herons et de becasses ; 
pareontre, la cigogne s'y rencontre rarement. Quant aux 
gallinaces, les Alpes en possedent deux especes typiques, 
le coq de bruyere et la gelinotte. On entend aussi, dans 
celte region, ie cri monotone du coueou et les coups de 
bec des pics; les pinsons, les mesanges et les rouges-gor- 
ges y sont largement representes. On trouve les meme es- 
peces de rapaces que dans la plaine, hibous. chouettes, 
vautours, faueons et buses. Ainsi la region montagneuse ne 
präsente aueune espece caracteristique. Pour les mammi- 
teres il en est absolument de meme, et cela dans le Sud 
aussi bien que dans le Nord. 



I.es 15 especes de cbauves s i^ s,- renconlrenl pis- 

qu'a 1500 m., le rhinolophe petil fer ä cheval, la pipistrelle 
ei le vespertilion alpestre me juaqu'ä 2000 m. 

Lea troia famillea des insectivores aonl repr6sent6es par 
le beri-son, les taupes [■> especea) ei plusiem- especes de 

musaraignes. Com carnivores, nous avona la belette, 

l'hermine, la loutre, le blaireau, le putoia, la fouine, le 
renard et, comme raretö, le chal sauvage. Pour lea ron 

gell rs, ee sonl les myoxides, d i 1 1 '■ 'reute- e-peee-, de sc ai ri-, ile 

campagnola el l'öcureuil. Le chevreuil el le cerfsonl des 

rareli'-. ee dernier a mi'iiie disparu depuis des aniiees. 

/.« rdgion alpine präsente des traita plus caraetöristi- 

cpies que la ri'gion inunlagneuse. Le Iura n enlrant plus en 

lignedei ipte, il en rösulte une räduetion conaidörable de 

Ic'lendue bori/.oiltale. L'ele est •ore plus com I etl'hiver 

plua long epie dans la region montagneuse. Les froids 
rigoureux el les öpaisses couches de neige forcent une 

moiiis i'leM'esca'i ils trouvent la noiirriliire neres-aire. Dans 

ebangement ronsiderable dans la plivsionomie de la vie 
animale, beaueoup d'especes ne la depa-senl c|u'excep- 
tionnellement. Ceci est vrai. en premiere ligne, pour 
les nombreuses especes qui vivent aussi dans les rögions 
inferieures el constituent la partie principale cle la faune 
alpine. 
La faune presente, ainsi que la llore, quelques for - 

typiquea (|lli doivent etre considerees c» ie elanl ner- de 

l'adaptation aux conditions biologiques speciales de la ri'- 
gion. ('.'est surioiii la rigueur de l'hiver qui donne ä la 
faune son cachet particulier. Beaueoup d animaux infe- 
rieurs, ltds queceux <|iii vivent sous terre, sont suflisaminent 
proteges et n'ont pas besoin d'adaptation speciale. La plu- 
part des formes superieures passent l'hiver dans la vallee 
ou dans la region montagneuse. En vue de ces migrations 
qui se produisent, merne en cle, sous l'empire de la faim 
ou par la poursuite d'ennemis, les animaux sont doue's dune 
vigoureuse Constitution, ainsi le chamois et le bouquetin. 
Plusieurs especes de souris, la marmotte, le blaireau et 
Tours, ainsi que tonte une nuee d'insectes etd'autrcs in- 
vertebres, dorment pendant l'hiver et n'ont donc besoin 
d'aucune nourriture. II est tivs important pour tous ces 
animaux que leurs diverses periodes de developpement 
soient raecourcies. C'est pourcette raison que les reptiles 
des Alpes sont presque tous vivipares, tandis que leurs pro- 
ches parents dans la plaine pondent des oeufs. Chez lesco- 
leopteres, on rencontre souvent l'absence desailes; ils 
echappenl ainsi au danger d'ctre empörtes par le vent 
dans des regions inhospitalieres; Chez eux, plus que chez 
les papillons, qui ont encore souvent de belles couleurs, on 
trouve des colorations foneees, meme che/ les especes donl 
les parents de la plaine presentent des couleurs metalliques 
brillantes. Les animaux superieurs sont proteges contre le 
froid par une fourrure et un pluniagc epais; d'autres, 
comme le lievre des Alpes, changent, ä Tentree de l'hiver, 
leur vetement estival fonce contre un vetement blanc pour 
mieux se derober ä la vue de leurs ennemis. 

Leshabitantsdes petits lacs alpestres et des llaquesd'eau 
sont des representants des animaux inlV'iicurs appartenanl 
aux gi'oupes des Platides, Nematodes et Annelides, des 
articules (crustaces et larves d'insectes) el i\r> mollusques. 
Ils sont moins nombreux en especes, mais non en quan- 
tite d'inclividus que dans les lacs de la plaine. Ainsi on a 
trouve ä la Mürtschenalp (4650 m.), dans 60 cm :t de limon 
dun petit ruisseau, 160 Annrlides, de nombreux mollus- 
ques (Pisidium) et des larves d'insectes. Le sol est aussi 
tres riche en vie animale, ce que prouve un denombre- 
inent de Cresta ä Avers (1900 m.), qui a trouve, sous un 
m' 2 de prairies, 2000 vers de terre et 80 000 autres petits 
Annelides. Les vers de terre remontent dans les Grisons 
jusqu'ä 2000 m. et ont ete constates dans le Valais jusqu'ä 
3200 in. Les mollusques sont peu nombreux. les Vitrina 
nionteiit iusqu'ä 2400 in., les llclix jusqu'ä 2300 in., une 
Limnee et les Pisidiums jusc|u'ä 2600 m. 

Les articules sont representes presque exclusivement par 
des especes de la plaine. La feune des insectes des regions 
septentrionales differe notableinent de celle des n'^ions 
meridionales. Les araigiU'es sont encore Ires frequentes, 
des myriades d'individus de dill'erentcs especes d'insectes 
se rencontrent souvent. Les hemipteres et les libellules 



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ALP 



ALP 



diminuont en nomine du disparaissent toul ä l'ail. Kn 
revanche, d'innombrables especes de dipteres tourbillon- 
nent daiis los airs et la mouohe domesliquo ne inanque 
pas: dans los oombreuses flaques d'eau ei petits lacs, leurs 
larves trouvent dos endroits ravorables ä leur developpe- 
nu'iit. Heer a trouve' plus de 40 especes d'hymenopteres 
dans les Alpes glaronnaises, entre ISOOel 2300 m. Partoul 
K'^ bourdons ilr rochers et de terre sunt frequents, plus 
haut encore nous rencontrons souvent dos fourmis. Les 
deformations des saules ei des rhododendrons prouvent 
que les guepes ä galles ne sonl pas rares. Pariini les papil- 
lons, les noctumes sonl beaucoup moins nombreux que 
les diurnes, tandis que, dans la vallee, pour six especes de 
Docturnes on a une espece de diurnes. Ils manquent sou- 
venl de couleurs brillantes, comme du reste aussi les co- 
leopteres qui presque tous sunt bruns ou noirs. Les causes 
de cette coloration foneee oe sunt gas encore suffisamment 
etudiees: est-ce le long sejour d'biver dans les endroits 
sombres, te besoin d'absorber la cbaleur ou une adapta- 
lion protectrice qui a produil ces leintes'.' on ne le sait pas 
exactement. Les Bostriches, les Curculions diminuent en 
nombre d'especes de meine que les coleopteres aquatiques 
dont quelques especes remontenl jusqu'a '2600 m. Par con- 
in', les scarabees sont tres frequents. II est interessant de 
constater que, parmi ces derniers, les deux tiers sont carni- 
vores et im tiers seulement herbivores, tandis (]ue, dans la 
plaine, la proportion est precisement inverse. 

Los plantes alpestres sont donc moins attaquees que 
celles de la plaine. Le Bostrichus bi-tride)dalus est parti- 
culier a cette region, il vit sous les aroles et les melezes 
et uc se rencontre pas en dessous de 1600 m. Une espece de 
chermes vit aussi sur les melezes. Le fait que beaucoup de 
ces insectes sont incapables de voler a dejä ete indique et 
nous en avons donne la raison. 

Parmi les Amphibiens on rencontre frequemment la 
grenouille roussequi monte ä la Bernina jusqu'a 2600 m. 
Le crapaud ordinaire pouvant jeüner tres longteinps peut 
vivre ä de hautes altitudes oü, pendant la bonne saison, il 
trouve une abondante nourriture en insectes. Le triton al- 
pestre se rencontre dans la region alpine aussi bien que 
dans la vallee, les salamandres noires sortent pendant les 
pluies de leur refuge. Elles sont vivipares de meme que le 
lezard, l'orvet et la vipere noire qui est fort repandue. Dans 
la vallee, ces deux dernieres especes pondent des ceufs; 
l'orvet est une verkable espece de montagne. La vipere 
louge ne se trouve que dans les Alpes meridionales. 

Gräce ä la richesse en plantes et en petits animaux, le 
noinbre des oiseaux est tres nombreux. Un trait caracteris- 
tique de cette region, c'est la preponderance des oiseaux 
sedentaires, les oiseaux de passage ne comptant que pour 
le quart du nombre des especes existantes. La majeure par- 
l ii' des premiers n'habitent pas toute l'annee dans la meme 
region mais descendent, pendant l'biver, dansla vallee; ce 
sont donc des oiseaux ä migration irreguliere. Beaucoup 
d'habitants de la vallee remontent jusqu'a la limite supe- 
rieure des forets et donnent ainsi une grande animation ä 
ces regions. Les oiseaux de passage sont rarement visibles 
parce qu'ils voyagent la nuit ou traversent directement les 
Alpes, seul le mauvais temps peut les forcer ä se reposer. 
Comme especes caracteristiques de cette region, il laut 
citer le casse-noix, le merle ä plastron, quelques especes 
de pipis. le venturon. La bergeronnette grise presente les 
M mm ms habitudes que ses procbes parents de la plaine. 
Comme representant des hirondelles, nous trouvons l'hi- 
rondelle de rocbers, eile atteint dans les Alpes sa Station 
la plus septentrionale. Le tichodrorne echelette, un des plus 
jolis et des plus gracieux oiseaux d'Europe, monte jusqu'a 
3000m. Les gallinaces sont representes par le beau tetras 
a queue fourchue et la bartavelle, qui habitent de prefe- 
rence les broussailles de rhododendrons. Dans les airs pla- 
ncnl le gvpaete barbu (Lämmergeier), qui a presque dis- 
paru de nos Alpes, et l'aigleroyal. 

La classe des marnmiferes subit une forte diminution. Des 
chauves-souris, le vespertilion alpestre seul remonte dans 
les Alpes jnsqu'au-dessus de la grande Vegetation ä 2600 m. 
environ. Le genre martre est egalement moins fortement 
represente quo dans la plaine: la fouine, le putois, la be- 
lette sont rares, il en est de meme du renard. Dans les 
forets et sur l'alpe, la souris des forets etcelle des cbamps 
trouvent toujours encore une nourriture süffisante. 



Les insectivores n'habitent, en general, que les regions in- 
ferieures, cependant la musaraigne des Alpes est une es- 
pece speciale aux hautes altitudes. Le lievre commun est 
i'cMiiplace par le lievre lilane qui porte en hiver une livree 
Manche. Les marmottes sont ici dans leur domaine qui va 
de 1500 in. ä 3000 m. et au-dessus. Comme on le sait, elles 
passent l'hiver plongees dans un profond sommeil. Le roi 
dis montagnes est le chamois qui appartient aussi ä la 
region des neiges. Tandis que, gräce aux territoires re- 
serves etablis partout, le chamois se trouve souvent encore 
en troupeaux nombreux sur les hautes solitudes, le bou- 
quetin a maintenant entierement disparu du sol suisse. 
Le lynx, le loup sont egalement tres rares, de meme que 
l'ours, qui est retire dans les vallees les plus isolees et les 
plus inaccessibles. II a pu se maintenir dans le S. et l'E. 
de la Suisse et, chaque annee, on en tue encore quelques 
exemplaires, mais, comme le cerf, le sanglier, il appartien- 
dra hienlöt ä l'histoire. 

Dans la region la plus elevee, la region des neiges, la vie 
diminue considerablement, quoiqu'elle ne s'eteigne pas. 
La flore et la faune se comportent de la meme maniere, ä 
la vie vegetale fort reduite correspond une faune pauvre. 
Pour toutes les deux, les conditions biologiques sont des 
plus defavorables: un ete tres court interrompu par des 
gelees et des chutes de neige, puis un hiver exceptionnelle- 
ment long; les precipitations atmospheriques se presentent 
presque toujours sous forme de neige. 

Toute une serie d'animaux habitant plus bas viennent, 
pendant la bonne saison, sur la hauteur, les uns pour y 
chasser ou chercher une nourriture vegetale, d'autres s'y 
retirent, poursuivis par leurs ennemis et d'autres encore y 
ont ete amenespar les vents. Ainsi on trouve frequemment 
sur les neves des insectes de difl'erents ordres qui provien- 
nent des regions inferieures et ont succombe au froid. Ces 
hötes volontaires ou involontaires fönt la transition entre la 
faune nivale et celle des regions inferieures, mais la plu- 
part sont plutöt accidentels et par cela meme de peu d'in- 
teret. 

Parmi les animaux inferieurs de la region des neiges, 
nous en trouvons un certain nombre dont cette region est 
le veritable habitat, ce sont quelques insectes et araignees 
et plusieurs mollusques, comme par exemple la Vitrina 
glacialis. La plupart se nourrissent d'animaux provenant 
accidentellement des regions inferieures. Les araignees se 
trouventencore en grand nombre. ce quiprouve leur grande 
resistance vitale ; elles se nourrissent d'animaux tandis que 
la puce des glaciers qui sautille sur la neige se nourrit des 
algues qui constituent ce qu'on appelle la neige rouge. Tous 
les insectes de la region nivale sont de couleur foncee et peu 
possedent des ailes. A la limite inferieure de la region, le 
nombre des especes augmente rapidement, ainsi une dou- 
zaine de papillonsy vivent habituellement, mais trois seu- 
lement se rencontrent aussi dans la partie superieure. La 
faune des coleopteres est la plus riche, eile se compose sur- 
tout de coleopteres coureurs ä ailes courtes. 

Tandis que la faune terrestre compte surtout des ani- 
maux qui ne vivent pas continuellement, mais tres souvent 
accidentellement sur ces hauteurs, la faune aquatique, lä oü 
eile resiste aux intemperies, est composee d'animaux qui, 
par le milieu dans lequel ils vivent, sont forces d'y rester 
toute l'annee. L'eau etant un accumulateur de chaleur per- 
met un developpement de vie relativement beaucoup plus 
intense que celui de la surface de la terre. Ainsi les lacs 
au-dessus du Grand Saint-ßernard, situes entre 2600 et 2700 
m., renferment un certain nombre d'especes de vers, de 
crustaces, de protozoaires, d'insectes (larves et adultes), de 
mollusques et trois poissons. Beaucoup de ces especes, au 
nombre de cinquante environ, sont representees par un 
noinbre considerable d'individus. Mais c'est seulement dans 
les grands massifs que la vie animale monte si haut. La 
limite superieure de la vie animale est placee dans les di- 
vers massifs ä dill'erentes hauteurs, eile monte plus haut 
dans les massifs, etendus et eleves, et reste plus bas dans 
les massifs d'altitude inferieure et de moindre etendue. 
Les bassins de la region subnivale et nivale de meme alti- 
tude sont en general plus riches dans les montagnes d'une 
hauteur plus considerable et dont le massif occupe une 
plus grande superficie. 

La truite, le vairon, les amphibies et les reptiles arrivent 
jusqu'a la limite eutre la region alpine et la region des 



ALP 



ALP 



.7.1 



neiges. Les oiseaux sonl exclusivemenl des oiseaux seden- 
taires . le coracias a bec rouge, la Corneille des \lpes au 
bec iaune y vivent en troupes. Le pinson des neiges vil 
aussi de preference endessusde la limite des forets. Entre 
les phododendrons et les eboulis se trouvenl les beaux lago- 
pedes qui, eux aussi, savenl s'adapter au milieu ambiant, 
puisqu'en hiver ils sunt blancs et en elö tachetes de brun, 
Bsaleur qui les derobe meine aux yeux des chasseurs. 

eile doit certainement passer bien peniblement l'hiver. 
Iniis les autres mammiferes qu'on rencontre en 6te dans 
ces regions doivenl redescendre dans la vallee pendant la 
saisuii Ironie; cm doitdonc les considörer commedes hötes 
de passage. Pour des raisons faciles ä comprendre, la vie 
hivernale ilrs aiiimaux de rotte rrgion rsl trrs peu eonnue, 

ce (|iii l'ail. quo la liste des habilants aug nlora saus 

doute quelque peu ä mesure que se poursuivront les re- 
cherches scientifiques. 

La Iaune alpine esl trailoo dune inaniere magistrale 
dans Tschudi, Les Alpes, raais des renseignements pre- 
cieux et plus recents se trouvent dans V. Fatio, la Faune, 
en t> vol. et dans F. Zschokke : Die Fauna hochgelegener 
Gebirgsseeen. |i> r C. Brbtscher.] 

(I. AGRICULTURE, SYLVICULTURE, ELEVAGE DU 
BETAIL, MINES, INDUSTRIE, COMMERCE, etc., seront 
traites dans les seclions de l'article SuiSSE. 

ALPETLISTOCK (C. Grisons, I). Hinterrhein). Som- 
met de 2393 m. qui forme le contrefort N.-E. du Piz 
Tambo, et s'eleve entre la route du Splügen, ä IE., et le 
vallen du Tambo, ä 10. 

ALPETLISTOCK (C. Uri). 2600m. Mamelon rocheux 
groupe du Damma), separantles deux branches du glacier 
de Tiefen, et qui descend vers la route du col de la Furka 
(versant uranien). 

ALPETTA (C. Grisons, U. Über Engadin). 2256 m. 
Joli petit belvedere au N. de Samaden. 

ALPETTA (FIL)(C. Grisons, D. Vorderrhein, Com. 
Sedrun). 2572 m. Crete gazonneuse avec alpage du meine 
nom ä son pied E., (|ui forme le dernier renflement N. de 
la chaine du Piz Blas et vient mourir un peu au midi de 
Sedrun, dans la haute vallee du Rhin anterieur. 

ALPETTA (PIZ) (C. Grisons, D. Vorderrhein). Sem- 
mel de 2767 in. qui s'eleve ä l'extremite E. de la chaine de 
l'Oberalpstock et domine ä la fois le vallon de Rusein et 
la vallee du Rhin Anterieur, un peu au N.-E. de Disentis. 

ALPETTAS (PIZ) (C. Tessin, D. Blenio). Somrnet de 
2981 in. qui s'eleve un peu au S.-E. du Piz Terri, au fond 
du val Luzzone, en amont d'Olivone dans le groupe de 
l'Adula. 

ALPETTES (LES) (C. Fribourg, D. Veveyse, Com. 
Semsales). 1416 in. Montagne situee au N.-E. de Semsales, 
fait partiedu chainon du Nireniont, au N.-Ü. du Moleson ; 
forets magnifiques, vue etendue. Metairie des Alpettes 
(1344 m.). 

ALPETTO, ARPETTO et ARPETTI (C. Tessin) 
Nom donne, dans plusieurs localites du canton, ä de petits 
alpages ou l'on prepare du beurre et du fromage maigre. 
On en trouve plusieurs dans le Sotto Ceneri, appartenant 
ä la com. d'Arosio, et aussi dans le Sopra Ceneri, val Ver- 
zasca, val Maggia, etc. 

ALPGASSE (C. Herne. 1). Interlaken, Com. Gündlisch- 
wand). 710 m. Maison au bord de la Lütschine noire et 
chemin conduisant de Gündlischwand aux alpages d'Isel- 
ten et de Blatti. 

ALPGNOFERSTOCK (C. Uri). 2763 m. Nom donne 
autrefois au Gross Buchen (massif du Scheerhorn), mais 
res, i vi' aujourd'hui au somrnet S.-E. Au midi de ce som- 
nirt sunt les preeipices (Platten) d'Alpgnof, et au S. du 
Gross Kuchen, le novo d'Alpgnof. Tous deux sont dornines 
par l'alpe de Gnof, qui leur a donne son nom. 

ALPHUBELIC. Valais, D. Viege). 4207 m. Somrnet 
neigeux, dans le Saasgrat, entre les vallees de Zermatt et 
de Saas, et immediatement au S. des Mischabelhörner. 
L'ascension se fait en 12 heures de Saas. 

ALPHUBEL (COL D') (C. Valais, D. Viege). 3S< 12 in. 
Passage de glacier au S.-E. du pic de l'Alphubel et au 
N.-O. de l'Allalinhorn : il öftre la route la plus facile en- 
tre Saas-Fee et Zermatt. 

ALPIEN (COL et GLACIER D') (C. Valais, I). Pla- 



gue). Le grand glacier d'Alpien, aujourd'hui tres en reeul, 
couvre, ä l'E, du Simplon, le versanl S, du Monte I ne 

dans les Alpes I ,opoll I iell lies . Le lorrelil ipii soeoule deee 
glacier descend par le- clia letS d \ Ipien . 1607 m., an lias 
duquel il l'ail süperbe easeade a l'eiitri'e de la O II bn 

Gorge de Gondo, aur la route du Simplon. I n col de glacier 

facile, le col d'Alpien (3077 m.), ne de l'angle S.-O. dece 

glacier par le vallon de Hohmatten au village de Simplon. 

ALPIENRUNG (C. Valais, II. Brigue, Com. Siniploni. 
2054 m. Groupe de chalets ä la frontiere italienne, au 

pied du .Monte ( larnera. 

ALPIGIA (C. Tessin. Il Maggia). I 'Klll-2'|IK> ,,i. Alpage 

pri\(' aur les 'i com. de Fuaio, Peccia, Prato, Sornico, <lm- 
te val Lavizzara, ä I h, 30 min. de Fusio. 

alpiglen (C, Peine, li. Interlaken, Com. Grindel- 
wald). Hill in. Croupe de ehalel-. a ini-elieinin enlre 

Crindidwald et la Petite Scheidegg. Alpiglen es1 l'unique 
stati Iuch.de fer entre ces deux locälitös. Petit hölel. 

ALPIGLEN (C. Herne, l>. Interlaken, Com. Hai. kern). 
Croupe de chalets a 1571 in., sur les pentes E. du Cem- 
menalphorn (2064 m.) et ä 3 Um. 0. d'Habkern. 

ALPIGLENM/EHRE (C. Herne. D. Seliwar/enliourg). 
Crete rocheiise (point culiiiinant 2117 in.) de la chaine 
Kaiseregg-Stockhorn. II s'eleve au S.-O. de l'Ochsen, en- 
tre les vallees de la Singine Croido et de la Siinine. Sur 
le versant N.-O., a 1673 in. et 1474 m., se trouvenl les cha- 
lets d'Öberet d'Unter-Alpiglen. 

ALPLERHORN (C. Uri). Somrnet de 232S in. (avec 
un contrefort <>.. l'Alpleregg (2300 in.). II s'i'deve un peu 
ä l'O. de l'Alplerstock (2385 in.), et un peu au X. du lac 
d'Alpler (Alpler-Seeli) (20 l Jl in.), au S.-O. duquel est 
['Alplerthor (2519 m.). Toutes ces eimes se dressent dans 
les contreforts N. de la Windgälle, du Schächenthal, et 
entre les vallons d'Hüri et de Ruos. 

ALPLERSTOCK (C. Uri). Somrnet de 23S5 m. for- 
mant le contrefort N.-E. des Schächenthaler Windgallen 
et dominant le haut Bizithal. II est reliä par une arete ä 
l'Alplerhorn (2328 m.). 

ALPLI (GLACIER D') (C. Berne, D. Oberhasli). 
3'K »0-2327 in. Glacier qui descend ä l'O. de la crete qui forme 
la limite O. du glacier du Rhone, vers le vallon de Gelmer, 
immediatement au-dessus de la chute de la Handeck. 

ALPLIGEN (COL D') (C. Uri). 2778 m. Col facile de 
glacier, qui fait communiquer le village de Realp avec 
l'alpe de Göschenen. Sur le versant de la vallee de Gö- 
schenen on descend par le glacier d'Alpligen. 

ALPNACH (C. Ohwald) i66m. Com, vge et paroisse 
situi' 1,5 km. S. d'Alpnachstad ei ä t> km.N. de Samen sur 
le petit Schlieren, dans la vallee fertile de Samen. Station 
de la ligne Lucerne-Hrunig et a 5,5 km. N.-N.-E. de Samen. 
La com. avec les villages de Niederstad, Schoried et Alp- 
nachslad compte 2(59 mais.. 1901 h. doiit 158 protestants, 
le vge 69 mais., 512 h. Bureau des postes. Teb-graphe, tele- 
phone. Belle eglise avec coupole elanc^e, sonnerie har- 
monieuse ; grandes foröts; institutions philanthropiques. 
Eleve du betail. Fabrication de chapeaux de paille ; deux 
fabriques de parquets ; en ete. les jeunes gens cherehenl 
des emplois dans les hötels. Le 15 novembre 1315, le comte 
de Strassberg fui battu par le- Conföderes pres du Rübi. 
Trois croix marqueul l'emplacemenl de ce combat. . 

ALPNACHSEE (C. Ohwald). Nom donne au hassin 
occidental du Lac: des Quatre-C antons. Voir ce nom. 

ALPNACHSTAD (C. Ohwald, Com. et paroisse d'Alp- 
nach). 4'pO m. Hain, situe au bord du lac des Ouatre-Can- 
tons (Alpnachsee) au N. du vge d'Alpnach. Tele de ligne 
du eh. de fer du Pilate. Station et deharcadere. Bureau 
des postes. Telegraphe, telephone. 31 mais ,356 h. catho- 
liques: quelques protestants. Agriculture et eleve du be- 
tail. TuUeries et carriere ä Niederstadt. Aux XlV e et XV e 
sieeles, quelques Winkelried y ontvecu; ils etaient bour- 
geois d'Alpnach et possedaient des marais maintenant cul- 
livos e1 d'oü ils ont tire leur nom. 

Hans la nuit du 27 au 28 aout 1802, les troupes helveti- 
ques, a la sohle de la France, cornmandees par le general 
Andermatt, l'urent surprises et battues par les Unterwal- 
diens au Rengg. 

ALPSCHELENHUBEL (C. Berne, I). Frutigen). 
Sonnuei de 2251 in., appartenant au massif du Lohner, ä 
l'O. de Kandersteg; l'ascension se fait, sans difficulte, en 
3 heures de ce village. Vue süperbe. 



60 



ALP 



ALP 



alpsiegel (C. Appenzell Rh.-Int.). 1768m. AJpage 
sur une des aretes au N.-E. du Säniis ei ä - km. environ 
au S. de Brülisau. liHi ha. 

ALPSTEIN. Nom donne quelquefois au massif situe 
dans les cantons d'Appenzell el de Saint-Gall el donl le 
poinl culminanl est le Säntis (2504 in.). 
ALPSTEIN (C.Grisons, D. Plessur). Sommet de 2306 m. 




Station d'Alpnaohstad. 

in X. du Schwarzhom de Parpan et au S. du villagc de 
Tschiertschen dans la vallee de Schanligg. 

ALPSTEIN (C. Grisöns, I). Unter-Landqnart). Nom 
donne aux escarpements raides et rorhoux qui forment le 
versant suisse (versanl S.) du massif de la Scesaplana sur 
les liniites du Prätiyau et du Vorarlberg. 

ALPTHAL (C. Schwyz, 1). Schwyz)': 1000 m. Com. et 
village au pied N. des Mythen ; sur la rive gauche de l'Alp, 
ä 6,5 km. de la Station terminale d'Einsiedeln, ligne Wä- 
denswil-Einsiedeln. Repöl des postes, telephone. 70 mais., 
406 h. catholiques. Eleve du betail, tissage de la soie, im- 
portant commerce de bois. 

ALPWIES (C. Appenzell, Rb.-Ext., B. Hinterland. 
Com. Ernasch). 843 in. Hameau ä 1,5 km. S. de la Station 
d'Urnäsch, ligne Ilerisau-Appenzell, au bord du ruisseau 
du meine nom. 7 mais., 74 h. 

ALTACHEN (ÄUSSERE, INNERE) (C. Argovie, 
I). Zofingue). 5 mais. appartenant en partie ä la com. de 
Zofingue, en partie ä celle de Rrittnau, ä 1 km S. de Zo- 
fingue, li^ne Olten-Lucerne, a 500 m. de la Wigger. 57 h. 

ALTANCA (C. Tessin, [). Leventine, Com". Quinto). 
1392 m. Petit hameau, fraction de Quinto, ä mi-chemin 
flu Tessin et du lac Ritom ; on y passe en se rendant d'Ai- 
rolo ä l'hötel Piora, situe au hord de ce lac, ä 4,5 km. de 
Ambri-Piotta. Station du Gothard, 31 mais , 175 h. cath. 
Eleve du betail. Emigration en France comme fumistes, 
peintres, vitriers et rötisseurs de chätaignes. 

ALTAVILLA (Hauteville) (C. Fribourg. D. Lac, 
Paroisse Morat). 547 in. Nom d'origine latine. Vge et com. 

a 3 km. de la Station de Char y. ligne Moiat-Lvss, ä 4 

km. de Moral. 170 h. protestants de langue alle'mande. 
Agriculture et eleve du betail. On y a decouverl quelques 
ruines romaines. 

ALTBERG (OBER et UNTER) (C, D. et com. 
Schwyz). Croupe de chalets ä 1 255 in. et 1436 m. sur le 
i inhiiii de Schwyz ä Oberiberg, ä 8 km. E de Schwyz. 

ALTBERG (C. Zürich, I). Dielsdorf). 6.35 in. Sotnmite 
principale de la ligne de collines boisees qui bordent. a 
droite, la vallee de' la Lirnmat au N.-O. de Zürich. 




ALTBRÜN (('.. Lucerne, R. Willisau). 550 m. Com. et 
vge dans la vallee du Rothbach, sur la rive droite de ce 
ruisseau, a 5 km. de la Station de Zell, ligne YVohlhusen- 
Langenthal. Voiture postale jusqu'a Zell, teleg., teleph. 
Com., 107 mais., 973 h. cath., vge, 50 mais., 479 h. Pa- 
ioi-.se lirossilieluil. Agriculture; pommesde lerre, eleve du 
betail, fabrieation du IVomage. Tissage du crin et de la 
paille. Ruines du chäteau de Griinenberg, berceau de la fa- 
milledes Chevaliers de Ralm dont Tun des membres fut, 
en 1308, parmi les regicides de l'empereur Albert Apres 
ce meurtre le chäteau subit un long sieye. 

ALTDORF (C. SchafThouse, R.' Reyalh). 527 m. Com. 
faisant partie de la paroisse d'Opfertshofen, situee dans 
une petite vallee laterale de la Biber, a la frontiere badoise, 
ä 7 km. N.-O. de la Station de Thayngen, ligne Schall- 
house-Conslance. Bureau des postes, telegraphe, tcMe- 
phone. 54 mais., 225 h. Tuilerie, carrieres. 
ALTDORF ou ALTORF (C. Uli). Altitude 454 m. vers 
"'hötel de ville. (Bourg, chef-lieu du canton). 
46°53 lat. M. et 6° 18' 15" E. de Paris; ä 90 km. 
E.-S.-E. de ßerne et ä 3 km. du lac des Qua- 
tre-Cantons, au pied de la foret et des rochers 
du Grünberg. Le bourg est ä l'issue de la nou- 
velle route du Klausen et ä 1 km. de la ligne 
du Gothard dont Altdorfest l'une des stations. Bureau 
des postes, telegraphe, telephone. 400 mais., 3117 h. ca- 
tholiques. Les bätiments publics d'Altdorf sont nombreux : 
rhötel-de-ville, oü siegent le tribunal, le Conseil d'Etat 
et les hureaux du gouvernement ; on y conserve les dra- 
peaux des batailles de Morgarten et de Sempach; la ca- 
serne et l'arsenal, le penitencier, plusieurs Colleges, un 
institut cantonal d'eduealion, les höpitaux au nombre de 
deux : l'höpital cantonal dote par l'ingenieur K.-E. Müller, 
et l'höpital pour les pauvres voyageurs etrangers, une 
maison d'orphelins. Oi'ölques constructions particulieres 
ont conserve, dans leur amenagement interieur. un cachet 
antique; entre autres la maison Fauch. Quelques vieilles 
fontaines ornees de colonneset de statues existent encore. 
L'eglise paroissiale possede un tres riche tresor et quel- 
ques tableaux de Van Ryck. d'Holbein et de Carracbe, un 
relief en marbre d'Imhof representant la Madone et l'En- 
fant Jesus. Sur la place principale s'eleve encore une 
vieille tour ornee de peintures, erigee probablement par 
les Alamans et contre laquelle se,; trouve le monument 
de Guillaume Teil (1895) de Bich. "Kissling. Pendant les 
eles de 1899/1900, on a represente, sur un theätre Vrige 
speeialement dans celte intention, le « Guillaume Teil » de 
Schiller, tous les acteurs etaient des citoyens d'Altdorf. Au- 
dessus d'Altdorf, d'oi'i l'on jouit d'une vue splendide sur la 
vallee inferieure de la Reuss avec ses cinq villages, s'eleve 
le couventdes Capucins; ä cöte est bäti le pavillon Waldegg 




Plan de la 



d'Altdorf. 



sur l'emplacement meine oü, il y a cent ans encore, se 
voyaient les ruines du celebre Zwing-Uri. La population 
s'occupe en grande partie d'agriculture. Les eaux du 
Schlichen, captees ä Bürglen. fournissent 400 chevaux de 
force, quantite qui puurrait etre doublee et qui sont utili- 
sees pour l'eclairage electrique du bourg, une filature de 
filoselle, les laboratoires federaux. Trente-six societes 



ALT 



ALT 



61 



politiques, industrielles, alpines Bicales. Le föhn qui 

Souffle ires souvenl dans la vallöe de la Reuss en tempere 
beaucoup le climal el eleve la tempörature 

yenne de rannte ä 9, l (moyenne de 

janvier, 0, 2, de iuillet 18°). C'esl ä res 
conditions particuiieres qu'Altdorf doil de 
posseder plusieurs plantes transalpines. Le 
chataignier meme croit ä partir de l'entröe 
du Schächenthal jusqu'ä HMMi m. d'alH- 
tude. 

La fondation d'Altdorf est tres ancienne, 
eile 'laic peut-e*tre des Romains. Altdorf 
existail probablemenl döjä au temps des 
invasions des Alamans. i \" < > i r • fEschli: Les 
commencementsde laConfederationsuisse). 
La paroisse est certainement aussi ancienne 
que Celle de Bürglen et de Silenen (857) 
quoiqu'il n'en soil fail mention qu'en 1244. 

En l'an 1231, A rf ful döclaröe ville li- 

ln i imperiale; 60 ans plus tard, en I291, 

eile s'allia ä Schwyz, Unterwald et Zürich 
et pril um' pari active aux lüttes d'alors. 
A plusieurs epoques, en I400, I693, 1799, 
Alidmi l'ui partiellement ou totalement di- 
truite par le feu. En 1799, eile souffrit 
cruellement de l'invasion francaise et du 
passage des Russe« de Sou\arolf. Allurl' est 
la ville natale des chroniqueurs ' Francois- 
Yincent Schmidl (1758-1799), du I)' K.-F. 

Lusser | 1790- 1859), auteur d'i uvrage 

de geographie sur le canton d'Uri, paru 
en 1834, de l'ingenieur K.-.M. Müller (1804-1870), cons- 
tructeur du pont de la Nydegg, a Herne, el de plusieurs 
autres punts sur la route du Saint-Gothard et sur celle 
de l'Axen, du philanthrope K. Muheim (-j-1882), du sculp- 



ältein (C. Grisons, 
tagneet päturaged( la vall 



». ALbula, Cum \\ i.' .ii . Won- 
c <le la Landwasser, entre Davos 





Monument de Onillaume Teil ä Altdorf. 

feur (mhof (fl896), du botaniste Antuine Gysier (fl886) 
el de quelques officiers superieurs qui se sunt distin- 
true's au Service oranger; le plus illustre est le general 
Schmid. 



el Wiesen, ä 4 km. N. de cette derniere localite, domine"e 
par le Valbellaliorn ('27(lii m.) Les chalets les plus eleves 
de ceiie alpe sont ä 2130 m., Textrömite" E. (2380 m.) est 
l'Alteingrat. 

De cette alpe, l'Altein-r'urka du eul d'Altein (i")06 in.) 
inetie ä l'O. au creux du Tiefenliei-L; d'Allein. (In y trouve 
un lac d'oü sort le ruisscau d'Allein qui se jette dans le 
Plessur, un peu au-dessus du villa^e d Aius.i. 

ALTEINGRAT (C. Grisons, D. Albula). Sommet de 
2380 in. Avant-mont de la chaine de l'Amselfluh, fermanl 
au S.-O. la vallee de Davos. Ascension facile de Glaris 
ou Wiesen par les Alpes d'Alvaschein et d'Altein. 

ALTELS (C. Berne et Valais). 3636 m. Belle Cime 
neigeuse, qui s'öleve ä l'extremite N.-O. du massif du 
Balmhorn et domine le chemin de la Gemmi, d'oü l'as- 
cension est facile en 4 heures. 

Le 11 septemhre 1895, cette sommite fut la cause dum' 
catastrophe produite par l'eboulement, dans la base du 
glacier de l'Altels, dun segmenl ä peu pres circulaire 
dont la corde mesurait environ 550 m. et le volume pres 
de 4 millions de m 3 . Cette masse vinl s'abattre sur le val- 
lon de la Spitaluiatte, l'ensevelissant sous une couche de 
debris avec les 6 hommes et les 158 tetes de hetail qui 
l'habitaient. La surface recouverte par cette avalanche de 
glace et de debris rocheux entrainös a ete de Dil) hectares, 
dont 10 de l'uret d'aroles completement detruits. En 1782. 
une avalanche du tneme genre s'etait de*jä produite dans 
ce glacier. 

ALTEN (C. Zürich, D. et paroisse Andellingen, Com. 



Klein-Andelfingen), BUS m Vge sur les bords de la Thur, 
ä 3 km. O. de la Station d'Andelfingen, sui' la ligneWinter- 

Iliuur-Sehall'huuse. Depot des pustes. "254 h.. pruleslanls. 

39 mais. Viticulture et eleve du hetail. 

ALTENBERG (C. Berne. I). Berne). Ancien quartier 
excentrique de Berne, au N. de la ville sur la rive droite 
de l'Aar, entre les ponts de la Nydeck et d'Altenberg. C'e- 
taient aneiennenient des vignobles pussi'di^s par (juelques 

1 rgeois de Berne. Sa Situation est tres ensoleillee. Au- 

junrdhui ce quartier, de meine que le quartier \<>isin de 



ihn 



de 



Rabbenthal, est un lieu de villi' 
ville. Grand hopital prive" Salem. 

ALTENBERG (C. Berne, D. Berthoud). 7:'.l m. Fenne 
de la com. de Ileimiswyl, situee ä 1,5 km. au S.-O. du 
\ illage de ce nom. 

ALTENBERG (C. Schwyz, D. et Cum. Einsiedeln). 
950 m. Deux fermes situ^es a proximitö du pont de la 
Biber sur la ligne Einsiedeln -\\ '.-idenswil. 

ALTENBERG (HINTER el VORDER) (C. Zürich, 
D. Zürich, Com. et paroisse Birmensdorf). 533 m. Groupe 



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ALT 



de mais. situös a 2 km. S.-O. de Birmensdorf, ligne Zu- 
rich-Zoug. 32 h. 

ALTENBURG (C. Ai-ovie. D. .'I Com. Brugg). 348 in. 




AltH 



ap] 



^boulemoüt de 



Vge. situe sur la rive droite de l'Aar, ä 1,25 km. 0. de la 
Station de Brugg, ligne Olten-Zurich. Depot des postes. 38 
mais., 102 h. protestants. Agriculture et eleve du betail. 
Paroisse de Windisch. La commune d'Altenburg a ete in- 
corporee ä celle de Brugg en 1901. 

Altenburg fut, au temps des Romains, un des postes 
fortilies du" camp de Vindonissa ; on en voit encore les 
ruines. On suppose que ce furent les Romains qui 
lirent sauter les rochers pour faciliter la navigation du 
lleuve. 

ALTENBURG (C. Zürich, I). Dielsdorf, Com. Regens- 
dorf). 440 m. Harn, ä 1 km. E de la Station de Regensdorf 
(litme Zurich-Affoltern-Baden), ä 500 in. O. du Katzensee. 
9 mais., 82 h. 

ALTENDORF (C. Saint-Gall, D. Werdenberg, Com. 
Buchs). 465 m. Gros hameau au pied N. de l'Alvier, dans 
une Situation abritee des vents, ä 1 km. S. de la Station de 
Buchs, ligne Sargans-Rheineck. Voiture postale Buchs- 
Gams. 75 mais., 492 h. protestants de la paroisse Buchs. 
Eleve du betau, agriculture, culture des arbres fruitiers, 
pommes de terre, mais, legumes. Moulin. Broderie. Fa- 
brique de lil. Objets en bois. 

ALTENDORF (C. Schwyz, D. March). 429 m. Com. 
et vge pai'oissial qui s'etend du bord du lac de Zürich a 
l'Etzel et ä 2 km. O. de la Station de Lachen, ligne Zurich- 
Linthal. Sol montagneux, beaux points de vue. Bureau 
des postes, telephone. 232 mais., 1279 h. Biches prairies, 
arbres fruitiers. Commerce de bestiaux. Carrieres de sä- 
ble. Tissage de la soie. Sur la colline de Saint-.Iean, pres 
du village, se trouve une chapelle qui possede trois autels 
lateraux de style gothique, avec de riches sculptures, 
montees en or. Ces autels, comme la chapelle elle-meme, 
furent restaures en 1892 et sont consideres aujourd'hui 
comme un des plus beaux monuments de l'art religieux. 
Cette chapelle est probablement un fragment du chäteau 
du vieux Rapperswil, berceau des comtes de Rapperswil, 
qui existait dejä en 972 et qui fut detruit apres le mas- 
sacre de Zürich en 1350. En 1704, le village fut partielle- 
rnent detruit par un eboulement. 

ALTENGRAT (C. Berne, D. Signau, Com. Trüb). 
1076 m. Ferme et auberge situees ä 4 km. ä l'E. de Trüb, 
dans le vallon du Fnnkhausgraben. 

ALTENIGA (C. Tessin, D. Blenio, Com. et paroisse 
Leontica). 876 m. Fiaction du village de Leontica, ä 5 km. 
de Dongio et ä 17 km. de ßiasca. 26 mais. en bois tres an- 
ciennes avec galerie. 100 h. Eleve du betail. Forte Emi- 
gration periodique en hiver comme marchands de chä- 
taignes. 

ALTENKLINGEN(C.Thurgovie,D.Weinfelden,Com. 
Wigoltingen). 479 m., a 2,5 km. de la Station i'e Märstet- 



ten (ligne Frauenfeld-Romanshorn). Chäteau situe sur une 
colline rnluui't'c d'un torrent et de deux profonds ravins. 
11 renferme d'admirables collections : tableaux, vieilles 
armes, armoiries, etc. Les domaines des barons 
de Klingen etaient tres vastes et s'etendaient 
sur toute la contree voisine jusqu'au lac infe- 
rieur. Ds comprenaient, en outre, quelques 
parcelles pres de Bäle et en Alsace, ainsi que 
le patronage du monastere de femmes de 
Münsterlingen. Les Klingen bätirent la petite 
ville de Klingnau, en Argovie, et le'monastere 
de femmes de Feldbach pres Steckborn. La 
famille des Klingen remonte au', IX B _, siecle. 
Plusieurs de ses membres s'illustrerent dans 
es armes et dans les lettres. Aujourd'hui Al- 
tenklingen appartient ä la famille Zollikofer 
qui le possede depuis 1583. Jusqu'en 1798, les 
Zollikofer eurent droit de justice sur les vil- 
lages de Märstetten et de Wigoltingen. 

ALTENOREN (ALPE D') (C. Glaris), 
au S.-O. du village de Linthal. Päturage 
d'une superlicie de 200 ha, capable de nour- 
rir 138 vaches. II y a trois groupes de chalets 
de 1450 ä 1862 m. 

ALTENORENSTOCK (C. Glaris, Com. 
Linthal). Sommet de 2898 m., au S. de 
alpe du meme nom qu'il domine. Un peu 
plus haut que cette derniere, la section Bach- 
tel du Club alpin suisse a fait construire, en 
1897, la Cabane Clarida, afin de faciliter 
les courses ä faire autour du neve des Clariden, qui s'e- 
tend au S.-O. de cette cime. 

ALTENRHEIN (C. Saint-Gall, D. Unter-Bheinthal, 
Com. Thal). 401 m. Vge situe au bord du lac de Constance, 
ä 2 km. E. de la Station de Staad (ligne Borschach-Sargans). 
28 mais., 207 h. cath. Agriculture et exploitation de gravier. 
ALTENSTEIN (C. Appenzell Bh.-Ext., I). Vorderland, 
Com. Heiden et Wolfhalden). 880-900 m. Hameau forme de 
maisons isolees dont cinq appartiennent ä la commune de 
Heiden et trois ä celle de Wolfhalden, ä 2 km. S.-E. de 
Heiden. 45 h. Tissage et agriculture. 

ALTENTHAL (C.Lucerne, D. Willisau, Com. Langnau). 
530 m. 5 mais. ä 2 km. 0. de Langnau et ä 4 km. S.-O. de 
la Station de Reiden, ligne Lucerne-Olten. 54 h. 

ALTEN WEGEN (C. Saint-Gall, D.Gossau, Com. Strau- 
benzell). 657 m. Petit ham. de la paroisse de Bruggen situe 
sur la rive gauche de la Sitter, ä 2 km. de la Station de 
Winkeln, ligne Saint-Gall-Appenzell. 9 mais., 53 h. 

ALTER (C. Glaris, Com. Filzbach). 712 m. Ham. sur les 
pentes rapides du Auf dem Ober (1017 m.), ä 500 m. S. du 
lac de Walenstadt. 7 mais., 36 h. 

ALTERSWIL (C. Fribourg, D. Singine). 760m. Com. et 
vge paroissial situe sur la rive droite du Gotteron, ä 10km. E. 
de Fribourg. Bureau des postes. Teleph. Egliseconstruite 
en 1872-1873. Caisse d'epargne. Vge: 25" mais., 157 h. 




Chäteau d Altenklingen. 

Com. : 204 mais. La com. compte avec les ham. de Galtern, 
Gerenwil, Iffertswil, Zum Holz, 1334 h., 995 catholiques, 
333 protestants; langue allemande. Agriculture et eleve 
du betail, fromageries. D'apres une tradition populaire, 



ALT 



ALT 



63 



il doit avoir existe ä AJterswi] un temple pai'en. En cons- 
(ruiaant l'eglise actuelle, on mit ä decouverl des monnaies 
et des ruinea romaines. Au moyen äge, Alterswil fut une 
■eigneurie qui appartint longtempa a La famille Velga. 
Gatte commune lit partie, plus tard, des anciennea terrea 
de Fribourg, formant, avec Saint-Antoine ei Sainfc-Ours, 
l;i paroisse de Tavel. Ce n'eal t|m- depuia 1894 qu'Alterswil 
aal cnuc en paroiase. 

alterswil (G. Saint-Gall, D. Unter-Toggenburg, 
Com. Flawil). 760 m. Ham. ä 2 km. S.-E. de la Station de 
Flawil, ligne Saint-Gall-Wil-Winterthour, aur la route de 
Flawil ä Degersheim, entouree d'arbres fruitiers. Depot 
j$aa postes, telegraphe, telephone. 20 mais., 125 h., la pJu- 
Barl protestants; paroisae Flawil. Agriculture, culture dea 
irbrea fruitiers, eleve du betail, laiterie. Broderie, tissage 
ä la main, commerce de betail. Helle Situation, vue splen- 
dide sur une partie du lac de Consta nee, 
du canton de Thurgovie et de la contree 
de Saint-Gall jusqu'ä Wil (Nullen). 

ALTERSWILEN (C. Thurgovie, D. 
Kreuzungen). 530 m. Com. et p<tit vge pa- 
roissial dans le haut Kemmenthal, entre 
Consianee ei Weinfelden, Stations les plus 
rapprocliees : Emmishofen, 5 km.; Kreuz- 
ungen, ti km. Depot des postes. Telephone. 
2'i mais., 124 h. ; la com. compte '259 mais., 
1883 h. dont 97cath. Prairies, cereales, ar- 
bres fruitiers. l'ossede une helle egiise, avec 
une elegante tour de 60 in. de hauteur et 
une cloche datant de 1363. Grand et beau 
College avec ecoles primaires et secondai- 
res. Sociotes d'agriculture, de chant, biblio- 
theque pour la jeunesse. Appartiennenl en- 
core ä la municipalite, outre Alterswilen, 
les 6 sous-communes : Neuwilen, Lippolt- 
swilen, Ellighausen, Dippishausen, Siegers- 
hausen et Altishausen. La paroiase com- 
prend,ä cötede la commune d'Altersuilen, 
les endroits suivanls situes dans le district 
de Weinfelden : Engelswilen et Todtnacht 
avec la liliale Hugelshofen au pied N. de 
l'üttenberg. 

ALTHAUS (C. Berne, I). Aarwangen, 
Com. Gondiswil). 682 m. Mais, et auberge 
B 1 km. S. de Gondiswil et ä 2 km. de 
lluttwil. Signal de l'Althaushöhe, 732 m. 

ALTH/EUSERN (C. Argovie, I). Muri, Com. Arislau). 
422 m. Vge de la paroisse de Muri, ä 2,5 km. N.-E. de cette 
localite, Station de la ligne Brugg-Lucerne, dans la vallee de 
la Reuss. Depot des postes, voiture poslale Muri-ßremgar- 
ten. Telegraphe. 46 mais., 372 h. catholiques. Agriculture, 
eleve du betail, laiterie. Tressaye de la paille. 

ALTHOOS (C. Zürich, D. Dielsdorf, Com. Alfoltern 
pres Höngg). 470 m. Hain, sur les pentes du Käferberg 
(578 m.), ä 2 km. O. de la Station d'CErlikön, ligne Zurich- 
Winlerthour, et ä 4 km. N. de Zürich. 8 mais., 72 h. 

ALTHÜSLI (C. Soleure, D. Soleure, Com. et paroisse 
Selzach). T134 m. Ferme sur la pente N. de la Hasenmatt, 
ä 12 km. de la Station de Selzach, ligne Olten-Bienne. Si- 
gnal ä 1333 m. 

ALTIKON (C. Zürich, 1). Winterthour). 397 m. Com. 
et vge paroissial situe a 2 km. E. de la Station de Thalheim- 
Altikon, ligne Winterthour-Ertzwilen-Singen. Depot des 
postes. Telephone. Com., 91 mais., 421 h.'; vge, 65 mais., 
282 h. protestants. Vignes, prairies, forets. 

Au moyen äge, les seigneurs du village avaient le titre 
de barons. Le chäteau et la juridiction tomberent plus 
tard en dilferentes mains. En 1696, la ville de Zürich les 
acheta et en lit une administration baillivale. En 1791, le 
chäteau, tombant en ruines, fut reconstruit. II sert main- 
tenant de maison d'ecole. 

ALTISHAUSEN (C. Thurgovie, I). Kreuzungen. Com. 
et paroisse Alterswilen). 567 m. Vge situe sur une hau- 
teur, entre Kreuzungen et Berg, sur la route de Kreuzun- 
gen ä Bürglen, ä 6 km. de la Station de Kreuzungen, ligne 
Romanshorn-Constance, et ä 7 km. de Celle de Bürglen, 
ligne Frauenfeld-Bomanshorn. Depot des postes. Tele- 
phone. 32 mais., 137 h. protestants. Culture des prairies. 
Trois machines ä broder. 

ALTISHOFEN (C. Lucerne D. Willisau). 512 m. Com. 



et vge dans la vallee de la Wigger, ä 1,5 km. N.-O. de la 
Station de Nebikon, ligne Ölten Lucerne. Bureau di 

les. Telephone. La < i., avec les \illagi-s d 'Eiclibünl ei 

de leid, compte 97 mais., 744 h., le vge, 'il maia., 358 h. 
Eleve des porcs, fabrication du beurre ei du fromage. Dans 
la com. se trouve la tuilerie de Nebikon; ä quelque >hs 
tance, un moulin ä cylindre ei une filature de laine ; com- 
merce important. Le colonel, au service de France, Louis 
Pfyffer (1523-1594), surnomme le « Km des Suisses », est 
neä Altishofen. 

altlandenberg (C. Zürich, D. Pfäfllkon, Com. 
Bauma), 668 m. Dam. ä I km. 0. de la Station de Bauma, 
ligne wald-Winterthour, sur la pive drohe de Im Toss. 23 
mais. ei 125 h. Prairies. 

altmann (Limite desC. Appenzell ei Saint-Gall, D. 
Ober-Toggenburg). Altus'niom en [latin. Fiere cime ro- 




(Santis). 



chense de 2438 m. qui s'eleve au S.-E. du Saniis, du 
massif duquel il est le sominet le plus remarquable. Ascen- 
sion diflicile depuis Weissbad. Fut gravi en 1804 pour la 
premiere fois. Escher de la Linth l'etudia geologiquement. 

ALTMANN (C. Herne, D. Oberhasli).'Sommet de 3482 
m. qui s'eleve sur la crete entre le Finsteraarhorn ä 10. 
et 1'Oheraarhorn ä l'E., dominant ainsi les glaciers de 
Finsteraar et de Studer. II fut liaptise en 1840 par Desor 
en l'honneur du phvsieien ,I.-(i. Altmann, lequel, en 1751, 
publia le premier traue systematique sur les glaciers. 

ALTMATT (SÜSSERE, INNERE, MITTLERE) 

(C. Schwyz, D. Schwyz, Com. Rothenthurm). 3 hameauxle 

long de la route de Bieberhrücke ä Rothepthurm, ä 3,5 

km. X. de cette derniere localite. 48 mais., 319 h. ^Eussere- 

| Altmatt, Station de la ligne Goldau-Richterswil. 

ALTMÜHLE (C. Zürich, D. Winterthour, Com. Turben- 
thal). Partie du village de Hutzikon, ä 1,6 km. N. de la sla- 
tion deTurbenthal, ligne Wald-Winterthour. 14 mais., 98 h. 

ALTNAU (C. Thurgovie, D. Kreuzungen). 460 m. et ä 
6,5km. S.-E. de Kreu/.lingen. Com. et paroise situee ä 1,5 
km. du lac de Constance. Le village meine, donton n'aper- 
eoit que la tour elancee de l'öglise protestante, s'etend 
agreablementau N.-E. du lac. Station de eh. de fer ä 1 km, 
du vge. Bureau des postes, telegraphe, lelephoiie. 200 mais., 
921 h. Des habitants d'Altnau, le 8 ä 10 % est catholique et 
le 90",, protestant. Ces deux confessiuns mit chaeune leur 
egiise. Ecoles secondaires. Les habitants s'oecupent de plus 
en plus de la culture des arbres fruitiers. negligeant la cul- 
ture des cereales et de la vigne. L'eleve du betail est insi- 
gninant, ä l'exception de celui des porcs. Altnaupossedeune 
labrique de broderies et une fabrique d'objets tricotes. En 
1798, les habitants ne voulurent pas adopter l'unite consti- 
tutionnelle. Ils couperent l'arbre de la liherte et se rendi- 
renl avec les pretres ä Weinfelden pour en faire autanl 



64 



ALT 



ALV 



& 



dans oette localite. Altnau fut alors occupe militairement 
quelque temps. 

alto (C. Grisons, D. Bernina, Com., paroisse etcercle 
de Poschiavo). I06U m. Groupe de maisons disseminees 
appartenant au village de Prada, ä 500 m. de celui-ci, 
sur la rive droite du Poschiavino, 20 h. catholiques. 

ALTREU (C. Soleure, I). Soleare, Com. et paroisse Sel- 
zach). 431 in. Hain. Bitue sur l'Aar. ;i 1 km. de la Station 
de Selzach, ligne Bienne-Oiten. 23 mais., 186 h. catholi- 
ques. Autrefois petite ville appartenant aux comtes de Neu- 
chätel-Strassbeig et qui Fut detruite en 1375 par les bandes 
du sire de Coucy. Hu temps iles Romains, Altreu s'appe- 
lait Atta ripa. Hans fhistoire de la magistrature soleuroise 
il est souvent l'ait menlion des seigneurs d'Altreu qui oc- 
cupaient une place honorable dans la Republique. Ce vge 
i i'ie plusieurs i'ois ravage par les inondations de l'Aar. 

ALTRIET (C. Saint-Gall. U. Alt-Toggenburg, Com. et 
paroisse Kirchberg). 784 m. Ilameau ä 2 l<m. au S.-O. de 
Kirchberg, ä 5 km. de la Station de Batzenheid, li^ne 
tlu Toggenburg. 8 mais., 30 h. catholiques et protestants. 
Broderie. 

ALTRUEDISEGG (C. Schwyz, 1). Küssnacht). 1046 
m. 3 mais. sur le tlanc N. du Righi, appartenant a la 
com. de Küssnacht. 

ALTSCHLOSS (OBER, UNTER) (C. Zürich, D. 
Horgen, Com. Hichterswil). 530 et 570 m. Deux groupes 
de 11 mais., 53 h., a 1,5 km. O. de Kichterswil, sur une 
hauieur pres du lac de Zürich. Ruines de l'ancien chä- 
leau de Wädenswil. Voir ce nom. 

ALTSTADT (C. Schwyz, D. Schwyz, Com. Sattel). 
830 m. Hameau au pied du Morgarten, ä 600 m. N. de la 
Station de Sattel (ligne Goldau-Waldenschwil). 11 mais., 
80 h. 

ALTSTAFEL (C.Valais, D. Conches). 1852 m. Groupe 
de chalets ä 2 km. O. d'Oherwald, et ä 3 km. N. du Rhone, 
sur le chemin du Grimsel ä Ulrichen. 

ALTSTÄTTEN (C. Saint-Gall, U. Ober-Rheinthal). 
— -, 470 m. Com. et jolie petite ville, ä 7 km. ü. 
du Bhin, ä 12 km. S. du lac de Constance, au 
milieu des vergers et des champs, dans une 
Situation des plus riantes. La com. compte, 
avec les villages de Hinterforst, Kornberg, Lü- 
t ^-< v v_ > ^ chingen, Lienz et Gätzeberg, 1462 mais. et 
^*^ 84l2"h., dont 5442 catholiques et 2946 protes- 
tants, la ville meme, 727 mais. et 5084 h., eile est reliee 
par un tram electrique avec sa Station, ligne de Sargans 
a Rheineck. Bureau des postes, telegraphe, telephone. 
C'est une ville bien bätie, l'eglise, grande et agreable, sert 
aux deux confessions. Couvent des nonnes du Bon-Pasteur, 
orphelinat. Les ecoles sont excellentes, les institutions de 
bienfaisances nombreuses (Marolani et U. Geisser, deux 
philanthropes), rindustrie et le commerce tres actifs. 

Beaucoup de fruits ; cidre. Importante exploitation de 
tourbe. On y fabrique des mousselines, des broderies, le 
transit et les foires ont aussi beaucoup d'importance. 
Avant 1410, epoque ä laquelle eile fut detruite par les 
Autrichiens, c'etait une ville beaucoup plus considerable 
que de nos jours. Les grands incendies de 1587, 1667, 
1709 et 1801 la ravagerent rgalement. Des lors, eile ne se 
releva jamais enlierernent. Patrie de l'arcliitecte Haltinner 
(f 1800) et du conseiller föderal Napff. 

ALTSTETTEN (C. Zürich, D. Zürich). 406 m. Com. 
et grand vge paroissial, ä 4 km. N.-O. de Zürich, ä 1 km. 
S. de la Limmat, sur la route gauche de cette vallee. Sta- 
tion de la ligne Zurich-Rrugg. Bureau des postes, tele- 
graphe. telephone. La commune compte, avec les harn, de 
Kappeli, Hard et Feld 160 mais., 1637 h., dont 1479 pro- 
testants et 158 catholiques, vge: 125 mais., 1325 h. Le 
village se developpe de plus en plus et formera bientöt 
un faubourg de Zürich. On y compte 18 etablissements 
soumis ä l'inspection prevue par la loi des fabriques : 
1 tissage de la soie, 7 fabriques de produits chimiques, 
I imprimerie, 3 fonderies et ateliers de machines, 2 fa- 
briques de ciment. Vignes et champs. 

On y trouve encore un monument de l'äge de la pierre, 
« Le Kindlistein », a Hermetschloo, et des tombeaux de 
läge du bronze au Hard. On a decouvert des monnaies 
de l'äge du fer ainsi que des antiquites romaines pres de 
l'eglise au Karstenbühl et au Loogarten. Au moyen äge, 
Altstetten n'avait ni chäteau, ni seigneurs. La vieille 



famille de ce nom demeurait ä Altstätten dans la vallee 
du Bhin, Saint-Gall. Kn 1432, Altstetten devint une de- 
pendance de Zürich. 11 ans plus tard, le village fut brüle 
par les Confederes. En 1799, il soulfrit beaucoup des maux 
de la guerre. 

ALTWEG (C. Lucerne, l). Willisau, Com. Pfaffnau). 
510 m. Partie du vge de Pfaffnau, ä 6 km. de la Station 
de Beiden, ligne Lucerne-Aarbourg. Voiture postale jus- 
qu'ä Beiden. 13 mais., 118 h. 

ALTWIS (C. Lucerne, D. Hochdorf). 485 m. Com. et vge 
au S. du lac de Hallwil, sur la route cantonale, ä 1,5 km. 
de la Station Ermensee, ligne Lucerne-Lenzbourg. Depot 
des postes, telegraphe et telephone. Voiture postale Gel- 
lingen-Fahrwangen. 71 mais., 349 h. Paroisse de Hitzkirch. 
Agriculture, culture des arbres fruitiers, industrie de la 
paille faiblement representee, commerce de bois. .loh. 
Krauer, l'auteur du « Chant du Grutli », y mourut apres 
quelque temps de residence. 

ALTZELLEN (C. Nidwald, Com. et paroisse Wol- 
lenschiessen). Eglise ä 879 m. Hameau comprenant nom- 
bre de chalets, ä l'entree de la vallee d'Engelberg, situe 
sur le versant S. des Wallenstöcke, ä 2 km. de la Station 
de Grafenort, ligne de l'Engelberg. 231 h., 43 mais., dont 
une ecole nouvellement construite. Chapelle du XIV* sie- 
de. Eleve du belail. Fabrique de parquets, commerce de 
bois et fabrication de fromage. 

Altzellen est considere comme ayant ete la demeure de 
Conrad Baumgärtner qui tua, ä Stalden en 1307, le bailli 
autrichien de Botzberg ainsi que du pieux landamman et 
ermite Conrad Scheuber (1481-1559). 

ALUN (PIZ) (C. Saint-Gall, D. Sargans). 1482 m. Bel- 
vedere bien connu, ä 3 km. S.-E. du village de Pfäfers et 
ä 2 km. O. du Bhin, au-dessus de Bagatz. 

ALV (CRAP) (C. Grisons, D. Vorderrhein). 2982 m. 
Nom donne par Theobald ä un pic au N. de Sedrun qu'on 
appelle d'ordinaire le Piz Giendusas. 

ALV (PIZ) (C. Grisons, D. Hinterrhein). Sommet de 
JS4.S in. dans la vallee de Ferrara, formant le contrefort 
S.-E. du Piz Grisch, au N.-E. de Canicül. 

ALV (PIZ) (C. Grisons, I). Maloja). Sommet de 2976 m. 
ä l'extremite S.-O. du contrefort qui separe le Val Stretta, 
au N., du Val Minor, au S. II doinine, äl'O., les Bernina- 
häuser sur la grande route de la Rernina. Alv signifie blanc 
dans le dialecte ladin. 

ALV (PIZ) (C. Uri). Sommet de 2771 m. au S.-E. d' An- 
dermatt, qui domine les vallons d'Unteralp, de Maigelset 
de Canaria. II s'eleve immediatement ä l'O. du Colde Bor- 
nengo, qui, par le val Canaria et par les vallons de Maigels 
et de Cornera, mene ä Tschamut dans la vallee du Bhin 
anterieur. Ce nom a ete aussi attribue au Piz Ravetsch 
(3010 m.), ä l'E. du col de Bornengo. 

ALVANEU (Alvagne) (C. Grisons, D. Albula, Cercle 
Beifort). 1205 m. Com. et vge paroissial, situe sur un pla- 
teau de la rive droite de l'Albula, ä 31 km. S.-O. de Coire. 
Alvaneu deviendra une Station de eh. de fer par la construc- 
tion de la voie ferree de l'Engadine. Bureau des postes. 71 
mais., 382 h. catholiques de langueromanche. Culture des 
champs et prairies, eleve du betail. 

ALVANEUBAD (C. Grisons, D. Albula, Com. et pa- 
roisse Alvaneu). 976 m. Petit village du cercle de Beifort, 
sur la rive droite de l'Albula, ä 32 km. de Coire et ä 20 
km. de la Station terminus du eh. de fer Coire-Thusis. Bu- 
reau des postes. Voiture postale de l'Albula. Telegraphe. 14 
mais., 76 h. catholiques, de langue romanche. Jolie eglise 
style rococo. Tour en ruines de Beifort. Sejour agreable, 
site romantique, nombreux buts de promenade. Source 
d'eau sulfureuse l'roide employee contre les maladies d'es- 
tomac et le rhumatisme. Industrie des etrangers. 

D'Apres Campell ce nom viendraitdu latin Alveunovium 
(alreus, caverne). Dejä au XVI e siede, les bains etaient 
tres frequentes et ils le furent surtout par les femmes au 
commencement du XVIIP siede. 

ALVASCHEIN (Cercle) (C. Grisons, D. Albula). Un 
des39cercles du canton des Grisons. Comprend les com- 
munes d'AIvaschein, Mons, Mutten, Obervaz, Stürvis et Tie- 
fencastel. Ce dernier endroitest le chef-lieu du cercle. Le 
cercle d'AIvaschein compte 1856 habitants de langue ro- 
manche et de religion catholique, sauf Mutten qui est alle- 
mand et Protestant. 

ALVASCHEIN (C. Grisons, D. Albula, paroisse etcercle 



ALV 

d'Alvaschein) 1015m. Com. et \ge sin- im plateau de la 
rive droite de l'Albula, non loin de la celebre gorge du 
Scliwi el du pont de Solis, situe ä 77 m. au dössus de la 
vallee de l'Albula. A 15 km. de la Btation terminus de 
Ehusis. Eglise. Depot des postes Voiturc poslale Thusis- 
Davos. 36 mais., 276 h. catholiques, de langue romanche. 
Agriculture et eleve du betail. Surle territoire il Alvaschein, 
Bource d'eau minerale bien connue d Unter Mustail. 
ALVIER (C. Saint-Gall, f). Werdenberg). Som I de 



AMM 



65 



une route aboutissant ä Stein flu km.) et ä Nesslau, dans 
le Toggenburg. Im bon sentier, offrant de jolis points de 
vue, < <>i M l u 1 1 ,'i l'O., par I'' ii Durchschlage ». i I alpe de 
Käsern d'oü Ion fait l'ascension du Speer- Amden, tres 
abritt et ^ms brouillard, verra probabiemenl bjentdt se 
construire im Sanatorium. Hotels el pensions. Igriculture 

el eleve du helail. 

AMDENERBERG (C. S;iml-( ,;, II. |l. Caslerl. 1446m. 



Moni; 




338 1 



( in v monte 
onecabam 



\l\ 



ne qui couronne le contreforl se- 
i. Sargans el Werdenberg-Buchs. 

le Mels. Pres de la ei se trouve 

er, avec restaurant. Un peu ;'i l'O. 
iteleve la Cime du Petit Alvier (2279 m.). Station du rare 
fZenliana pannonica. Le Club Alpin Suisse a publie, en 
1881. im süperbe panorama de l'Alvier, dessine par Ifnge- 
nii'ur Simon. L'Alvier est, en eilet, une des seules cimes 
qui permettent une vue presque circulaire, gräce ä la Si- 
tuation exceptionnelle de cette montagne. 

ALZASCA (C. Tessin, I). Maggia). Pic de 2263 m, el 
sipage avec un petit lae ä 1858 in., dans le val Soladino, 
formant (rentiere entre lescom.de Linescio et de Giumaglio. 

ALZASCA (PIZZO D') (C. Tessin, D. Maggia, Com. 
Someo). Sommet de 2245 m., au S.-O. de Cevio, dans le 
v il Maggia, et au S. de Cerentino, dans le val. Cainpo. 

alznacht i Zoug, Com. et paroisse Risch). 435 m. 
Croupe de 5 maisons au bord du lac de Zoug. a 3 km. 
N.-E. de la Station de Rothkreuz, ligne Zurich-Lucerne. 

AMBLANNAS (1WIOT DELLAS) (C. Crisons, D. 
Inn). 2950 m. Contrefort S.-E. du Muttier, au-dessus de 
Sclileins. 

AMBRI (SOTTO, SOPRA) (C. Tessin, I). Leventine, 
Com. Quinto). 981 m. Fraction du village de Quinto, sur 
la rive droite du Tessin. Station du Gothard. Hoste et tele- 
graphe. 300h., 54 mais. dont une partie sont encore cons- 
tmiies en bois. Les habitants s'adonnent ä l'eleve du be- 
l.iil el ä l'agriculture. Beaueoup emigrent en France. t>e- 
puis quelques annees, sejour d'ete de familles italien- 
nes. 

AMBURNEX (LES) (C. Vaud. I». la Vallee). 1298 et 
1827 m. Chalet et alpage du Jura vaudois, situe ä 2 km. 
S.-O. de la route (\u Marchairuz, qui relie Morges et Nyon 
a la Vallee. Terrain marecageux. I'n peu en-dessous de ce 
p&turage, vers le N.-U., se trouve le pä tu rage de la Seche- 
iles-Amburnez (1303 in.), connu des botanistes comme Sta- 
tion du ravissant Daphne cneorum, qui y croit en abon- 
ilame. Fossiles du Malm. 

AMDEN ou AMMON (C. Saint-Gall, D. Gaster). 939 m. 
i "in. et gros vge morcele en plusieurs hameaux, dans une 
\illee verdoyante, au-dessus des precipices qui limitent 
au N. le lac de Walenstadt. On y accede de Wesen, au 
bord ilu lac, par une route carrossable tres pittoresque de 
ti.Skm. La com. compte. avec les liatn. de Bächli, Bätlis, 
Bnigg et Fly, 254 mais., 1287 h. catholiques, le village 
- Hinter- et Vorderberg), 75 mais., 377 h. Bureau des postes, 
telögraphe, telephone. Voiture postale. Le passage actuel 
[1433 m.), facile, mais non carrossable, sera remplace par 



lac de Walenstadl et le hautTog- 
genburg, sur le chemin muletier condui- 
sanl d'Amden ä Stein. 

AMETHYSTES (COL DES) (C. 

Valais, D. Martigny). Nom qui tut attribu^ 
un certain temps au col du Tour Noir 

:i:Ci() m.), dans l.i eliaine du Mont-Iilane, 

;'iil extremement dillicile qui lail «nmmii- 

niquer le placier des Amethystes (all. du 

placier franpais d'Argentiere) avec le gia- 

lier suisse de Saleinaz. II est siiue entre 

yguille d'Argentiere (3885 m.) au N. et 

i Tour Noir (3647 m.J au S. 

AMIANTHE (C. Valais, I). Fnliv- 

iiini). 3600 m. Sommet neigeux, appele' 

issi Munt Sonadon, Aiguilles Vertes el 

rande Tete de By. II a une importance 

hique tres grande, car c'est de ce 

nite principal des Alpes que se detache 

('•norme contreforl qui s'eleve du Grand 

lomliin (4317 m.) vers le X. untre ces 

eu\ cimes s'ouvre le Col du Sonadou, 

andis que le passage a l'O. de l'Amian- 

he esl appele Col d'Amianllie, el l'ail 

haut glacier du Sonadon avec le vallon 



AMIN (MONT D')ou DAMIN (C. Neuchatel, I). Val- 
ile-Hu/). L419 m. Longue crete boisee de 5 km., separanl 
le Val-de-Ruz du Val de Sainl-Imier. 

AMINONA (C. Valais, II. Sierre , Com. Mollens). 
1500 m. Croupe de chalets au pied S. du Mont lionvin 
(2413m.), a 5 km. du Rhone (rive droite) et de la Station 
de Sierre, ligne du Simplon. 

AMLIKON (C. Thurgovie, D. Weinfelden). 422 a 475 
m. Com. et vge situe sur la rive gauche de la Thur, sur 
le versaut N. du Griesenberg. L T n pont de bois sur la Thur 
relie Amlikon ä la Station de Märstetten (1,5 km ). Depot 
des postes. Telephone. 214 mais , 1097 h. prot. Vignes, 
IVuits, fourrages. Pöche. Saules et osiers recherches par 
les vanniers. Fabrique de broderie. La commune muni- 
cipale d'Ainlikon comprend Bissegg, Griesenberg et Stroh- 
weilen. 

AMMANNSEGG (C. Soleure, D. Kriegstetten). 500 

m. Com. et vge ou l'on se rend volontiers de Soleui n 

partie de plaisir, helle vue sur les Alpes bernoises. Hains 
t'errugineuv A 2 km. de la Station de Biberist, ligne Su- 
leure-Berthoud. Com. 23 mais. et 169 h. dont 107 catho- 
liques et 62 protestants. Le village meme a 21 mais. et 
147 h. Depot des postes. Agriculture. 

AMMENHAUSEN (('..Thurgovie, Ü. Steckborn, Com. 
Herdern). 582 m. 2 mais., ä2,5km. S. de la Station de Mam- 
mern, ligne Winterthour-Constance. 12 h. Endroit ou vecu 
le poete Conrad de Ainmenhausen qui ecrivit, en 1431,1 
son «Schachzabel », monumenl curieux des usages et cou- 
tumes d'alors, publie par le professeur Vetter. 

AMMERSWIL (C. Argovie, D. Lenzbourg). 455 m. 
Com. et vge paroissial sur le Reitenberg, situe ä 2,5 km. 
de la Station de llendsehikon, ligne Lenzbourg-Rothkreu/. 
ä une petite dislance de Villmergen. Bureau des postes. 50 
mais. 332 h. protestants. Agriculture, eleve du betail et 
commerce de lail. Tressage de la paille. En 1656, pendant 
la guerre de religion, le village d'Ammerswil fut dövaste 
par les catholiques. 

AMMERSWIL (C. I'rihourg, D. Singine, Com. Bö- 
singen). 599 m. Ilani. faisant partie de la paroisse de Rö- 
singen, ä I km. N.-O. de Wünnewil, et ä 3 km. 0. de la 
Station de Flamall. ligne Herne-Fribourg. 9 mais., 50 h. 
de langue allemande. 

AMMERTEN (C. Herne, II. Frutigen). Ce nom est 
donne ä plusieurs endroits au S.-O. de l'Alpe d'Fngstligen. 
au-dessus d'Adelboden. Le col d'Ammerten (2448 m.) 
mene de rette al|ie. en passant au S.-E. de l'Ammerten- 

IHCT. GEOG — 5 



AMM 



AND 



_i.it -2ii|,"> in. K par le vallon d'Ammerten, le ruisseau 
d'Ammerten et l'alpe d'Ammerten (derniers chalets, 
1767 m.) a la Lenk, dans la haute vallee de la Simme. De 
l'Engsthgenalp on traverse d'ordinaire le col d'Ammer- 
ten pour atteindre le glacier d'Ammerten. 

AMMERTEN (C. Herne. I). Interlaken). 13(55 m. 
Groupe de chalets de l 'Ammer tenthal, au fond de la vallee 
de Lauterbrunnen, ä 7 km. S. de cette localite. 

AMMERTENHORN (C. Berne, D. Frutigen). Som- 
inet a deux pointes de "2(ili'i el t»( >.""»( > in., dominant au N. le 
col d'Ammerten et ä IE. le glacier d'Ammerten. U s'eleve 
ä l'O. des Wildstrubel, massif dont il est un des contre- 
forts. Signal trigonometrique. 

AMMERTENTHAL (C. Berne, D. Interlaken, Com. 
Lauterbrunnen). 860 m. Partie superieure de la vallee de 
Lauterbrunnen, du Trachsel jusqu'au Steinberg superieur, 
a 2-3 heures de la Station de Lauterbrunnen. Ancienne- 
ment village tlorissant ; le passage qui le reliait au Valais 
tut detruit par les avalanches. 

4MMERTENTH/ELI (C. Berne, D. Haut-Simmen- 
thal). Petit vallonau pied del'Ammertengletscher(Wildstru- 
bel); il se trouve entre l'Ammertenhorn et l'Ammerlengrat et 
donne naissance ä l'Ammertenbach, aflluentde la Simme. 

AMMERZWIL (C. Berne, D. Aarberg, Com. Gross- 
Affoltern). 532 m. Vge situe ä 2 km. N. de la Station de Su- 
berg-Gross-Affoltern, ligne Berne-Bienne, et ä 4 km. 0. 
de Liss. Depot des postes, telegraphe, telephone. 46 mais., 
251 h. protestants. Agriculture et eleve du betail. 

AMONE (_') (C. Valais, D. Entremont, Com. Orsie- 
res). 1300 m. Petit hameau, sejour d'ete. situe sur la rive 
gauche de la Dranse, ä 35 km. environ de la Station de 
Martigny, dans le charmant val Ferret, non loindu glacier 
de la Neuva. 10 mais. Mines de fer et de plomb argenti- 
f'ere, exploitees jadis sans succes. Gisement de fossiles ju- 
rassiques. 

AMPERVREILERHORN (C Grisons, D. Glenner). 
Sommet de 2804 m. qui domine, au S., l'alpe, du meine nom 
(2027 m.) et le village de Vals Platz, ä 12 km. S. d'Ilanz. 

AMPFEREN (C. Argovie, D. Brugg, Com. Mönthal). 
482 m. Harn, sur la route de Sulz ä Mönthal, ä 300 m. 
O. de ce dernier, et ä 6 km. N.-O. de la Station de Brugg, 
ligne Aarau-Zurich, 17 mais , 74 h. Agriculture. 

AMRISWIL (C. Thurgovie, I). Bischofszell). 450 m. 




d'Amriswil. 



Com. el village paroissial. Bomg elegant el eonsiderable 
situe dans la Thurgovie superieure, Station du Nord-Kst 
Suisse au croisement des routes de Frauenfeld-Arbon, 
Constance-Saint-Gall et Romanshorn-Bischofszell. II y a 
50 ans, la population s'elevait ä 500 h., des lors, cette lo- 
ealile s'est beaucoup developpee, gräce ä son activite in- 
dustrielle ; eile compte aujourd'hui 2400 ames avec 445 
mais. et fahriques. La com., avec les villages de Amriswil, 
Mühlebach, Oberaach, Biessenhol'en et Räuchlisberg- 
Hagenwil, compte 478 mais. et 3266 h. Bureau des postes 
importanl. telegraphe et telephone. La population est pro- 
lestante sauf 10 ä 12 % de catholiques ; ecoles secondaires 
et ecole industrielle pour jeunes lilles. Les industries 
principales sont : la broderie, fabrique de tricotage ä la 
machine, 4 fabriques de confections avec tissage de cou- 
leui' el uiic fabrique de chaussures. La population s'occupe 



aussi d'agriculture. Deux fois par mois, marche au betail ; 
une foire au prinlemps et une en automne. Succursale de 
la banque cantonale de Thurgovie. Plusieurs caisses de 
secours pour les indigents, les malades, des soupes popu- 
laires; societes de chant, de musique, de gymnastique. 
Le bätiment le plus remarquable est la nouvelle eglise (la 
plus belle du canton) avec sa tour de 75 m. et sa magni- 
iique et harmonieuse sonner ie. 

AMSELBERG (C. Berne, D. Berne, Com. Muri). 
720 m. Fermes et auberge sur le plateau couvert de forets 
du Dentenberg, pres de la Station de Gümligen, ligne 
Berne-Thoune. 

AMSELFLUH (C. Grisons, D. Plessur). Sommet de 
2785 m., ä 8 km. S.-O. de Davos et ä 6 km. N. de Wiesen, 
dominant ä l'ü. la grande route de la vallee du Land- 
wasser. 

AMSELSPITZ (C. Schwyz, D. Schwyz). Sommet 
boise de 1494 m., ä 5 km. S., dominant ä VE. I 'Amselthal, 
ä l'O. l'Alptlial, au S. d'Einsiedeln. 

AMSELTHAL (C. Schwyz. D. Einsiedeln). Vallon 
boise au S. d'Einsiedeln, entre la Stocklluh au S., l'Am- 
selspitz ä l'O. et le Spital ä l'E. II est arrose par le Gross- 
bach, afiluent de droite de la Sihl. 

AMSOLDINGEN ou ANSOLTINGEN (C. Berne, 
D. Thoune). 655 m. Com., vge, paroisse, au bord du char- 
mant petit lac d'Amsoldingen (b43 m.) d'une superficie de 
40 ha. Depot des postes. Telephone. 88 mais., 553 h. Eglise. 
Chateau. Scierie sur le Wahlenbach qui traverse le village. 
Tourbiere. Haller, d'Amsoldingen, est considere comme 
le chef de la Beforme ä Berne. Quelques antiquites ro- 
maines y ont ete decouvertes. 

AMSTEG (C. Uri, Com. Silenen). 522 m. Beau vge sur 
la rive droite de la Beuss, ä l'embouchure du ruisseau de 
Kerstelen, au pied du Bristen et des Windgällen, protege 
du vent du N. par la colline du Flueli ; gräce ä sa Situa- 
tion, Amsteg jouit d'un climat chaud. Bureau des postes, 
telegraphe, telephone. Station du Gothard. 85 mais., 325 
h., Agriculture. D'Amsteg partent un grand nombre d'e- 
trangers pour le Maderanerthal. Guides de montagnes. 
Hotels, chapelle, pont grandiose de la ligne du Gothard 
sur le Kerstelenbach et sur le Flueli. Buines du chateau 
des seigneurs de Silenen, pres de la Station de eh. de fei- 
et du Zwing-Uri. Jusqu'en 1762, on trouvait ä Amsteg des 
fourneaux et une fonderie, ainsi qu'une fabrique d'alun 
dans le harn. d'Intschi. Au pied du Bristen et des Wind- 
gällen, on exploitait une espece de ploinbagine. Inonda- 
tion du ruisseau de Kerstelen en 1762 et 1830. Patrie du 
diplomate .lost de Silenen, e\eque de Grenoble en 1475 el 
de Sion en 1482 ; il fut au Service de Louis XL 

AMTSSCHREIBEREI (ALTE) (C. Berne, D. et 
Com. Laufen). 490 m. Quelques maisons sur la rive gau- 
che de la Sarine et sur la route de Laupen ä Gummenen, 
avec un pont, ä 1 km. N. en aval de Laupen. 

ANAVONE (C. Tessin, D. Blenio, Com. Semione). 
784 m. 32 etables et huttes situees ä 5 km. de Semione. 
Les 30 ä 40 h. qui y resident, pendant le jour seulement, 
y fabriquent du beurre et du fromage. 

ANCHETTES (C. Valais, D. Sierre, Com. Venthöne). 
750 m. Groupe de maisons avec chapelle ä 2 km. N. de 
Sierre, sur la route de Sierre au Sanatorium de Glarmont, 
pres Montana, dans une admirable position. Antique mai- 
son seigneuriale, avec deux clochetons, des de Preux. 

ANCRENAZ (POINTE DES) (C. Vaud, D. Aigle). 
2654 m. Conlrefort N.-O. du Grand Muveran, dominant de 
sa haute paroi (dont une partie s'appelle «Paroi des Lues» 
« Fayes » ou « Fahies »), le päturage de la Larze et celui de 
Pont de Nant (30 minutes des Plans de Frenieres sur Bex). 
De cette pointe, on domine, vers le S.-E., la Vire des An- 
crenaz ou des Grandes Ancrenaz dont E. Rambert a dit : 
« II est des vires plus dangereuses, celle-ci ne l'est pas du 
tout, au moins pour quiconque a l'habitude de la monta- 
gne ; mais il en est peu de plus formidables ». Elle relie 
les päturages ä moutons, situes au pied du glacier de Plan 
Neve, avec la Frete de Sailles et la cabane Rambert. 

ANDEER (C. Grisons, D. Hinterrhein, Cercle Schams). 
979 m. Com. et vge paroissial sur la rive droite et dans 
la vallee du Rhin Posterieur, ä 12,5 km. de la Station de 
Thusis. Andeer est une agreable localite, bien situee au 
pied du Piz la Tchera. La belle et vaste eglise protestante 
se trouve sur une colline ä Tentree N. du village. De l'au- 



AND 



AND 



67 




Vue d'Audeer. 

venna etThusis-Bellin/.one. Tolegraphe. 102 mais., 
499 h., dont 409 prot. et 93 cath. de langue roman- 
che. Agriculture et eleve du betail. Industrie des 
wangers. Mine de fer maintenant abandonnee. 

Non loin du village, jaillit une source d'eau sul- 
latee-caleique el ferrugineuse eaptee par lhötel 
Krone; cette eau se prend ögalement comme 
boisson. Les bains d'Eisenmoor sont aussi tres 
recommandes et connus depuis plusieurs sie- 
cles. 

ANDELFINGEN (DiSTRlCT du canton de Zu- 
rieb). Superficie: 16469 ha. 11 se compose de 24 
communes : Adlikon, Benken, Berg (am Irchel). 
Buch (am Irchel), Dachsen, Dort, Feuerthalen, 
Flaach, Flurlingen, Grossandelfingen, Henggart, 
Bumlikon, Kleinandelflngen, Lauten, Uhwiesen, 
Marthalen, Oberstammheim, ( Issingen, Rhei- 
nau, Thalheim, Truttikon. Trülli kon. Untcr- 



Feuerthalen, Flaach, Henggart, Laufen, Marthalen, 

Ossingen, Rheinau, Stammhehn, Thalheim, Trüllikon 

La population, on 1888, 6tail de 16 793 

äines, soit 103 par km*, 15 552 proloslanls, 
1122 catholiques, 3 israelites, 16 d'autres 
confessions, En 1900. 17440 h. Le distriel 
d'Andelfingen est limitö.ä l'E., parlaThur- 
govie,auS.,parlesdistrictsdeWinterthour 
oi de Biilach, ä 1*0., le Rhin le separe du 
Buchberg schaffhousoia e1 du Grand-Du- 
che" de Baden, au N., par Schaffhouse. 

On rencontre la mollasse au S. (Irchel, 
896 m.) oi au N. (Kbhlfirst, 574 m.). Entre 
deux. la largo vallöe de la Thur. La vallee 
de Stammhein offre de magnifiques speci- 
rnens de moraines. En general, moraines 
et graviers recouvrent de grandes eten- 
dues. 

Les terrains produetifs de ce district se 
decomposent comme suit: forets, 5466,3 
ha ; champs eultives, 5082,3 ha ; prairies, 
4081,4 ha; vignes, 853,6 ha.; marais, 349,4 
ha. La vigne produit surtout du vin rouge 
dont los meilleurs crus peuvent atteindre 
parfois des prix tres eleves. Les champs 
eultives (ce qu'on ne rencontre dans auj 
eun autre district du canton) couvren- 
une plus grande etendue que les prai- 
ries. 

La statistique du betail donne les rele- 
ves oomparatifs suivants : 







Vue 



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v^ /lfewA n mk\ 


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j 1 ' f\ 1 - Trt| p™ n 


[ ^1 Marthale.n \ V/ . ^t-£jn^^ • 1 ( 


i n<B°£Udton ^Ki.vywrsgep^ 


r^f(j» Ivr q a u 


J!0^ß^==~ \S-~^S^DHt,i;i\^ 




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d'Audeltiuge 



Bammheim, Volken, Waltalingen. Par contre, i 
15 paroisses : Andelfingen, Benken, Berg, Bin 



s~ 1876 1886 1896 

Betes ä cornes 6364 7130 8255 

ühevaux 337 349 o91 

Porcs • 3803 4582 5142 

Chevres 2223 2230 2089 

Moutons 137 17 11 

Ruches d'abeilles 1128 1431 1699 

L'industrie est peu importante. Le district est traverse 
par deux lignes de ehemin de fer conduisant, d'un cöte, de 
Winterthour ä SchalJ'house, de l'aulre. ä Etzwilen-Sinyen. 
ANDELFINGEN (GROSS-) (C. Zürich). Com. etch.-l. 
district du meme nom. 382 m. Vge ä 13 km. 
de Schaffhouse, situe sur la Thur, Station de 
igne Winterthour-Schairhouse, relie ä Klein- 
Andellingen par 2 ponts ; celui de la ligne du eh. 
de fer domine de 35 m. la riviere. Bureau des 
postes. Telegr., teleph. Com. et vge: 142 mais., 
855 h.,4elablissements soumis ä la loi des fabriques: 2 im- 
primeries, 1 scierie, 1 fabrique d'horloges de tours. Grande 
etendue de tuf ealcairequi estemploye pourla construetion 
des maisons. Kloin- et Gross-Andelfingen sont deux com- 
inunes separees, mais qui forment une seule paroisse avec 
Adlikon et H ii i ii I i kon. Uecouvertes d'antiquites romaines et 
d'unetombealamane ä Niederfeld. Le chate.au, construitau 
moyen äge, appartenait aux fils de l'empereur Albert qui 
l'hypothequerent, en 1377, aux Landenberg. Andelliugon 
tut achetö par la ville de Zürich, en 1437", qui en fit uh 
bailliaye. En 1799, les Autrichiens l'ont bombarde. 
ANDELFINGEN (KLEIN-) (C. Zürich, D. Andelfin- 




68 



AND 



ANE 



gen). 365 m. Com. et vge au N.-E. du precedent. de L'autre 
c6te de la Thur. La com., avec les vgesd'Alten et d'CErli- 
gen conrpte ISS mais., 1028 h., le vge 96 
mais., ,"«:>! h. Station du chemin de fer ä 
i Iross-Andelfingen. Bureau des postes, te- 
legraphe. telephone. Apiculture. Station 
du Pyrola umbellata, plante tres rare 
en Sulsse. 

ANDERGIA (C. (irisons, D. Moesa, 

Com. Mesocco). 846 m. Petit village sur 
la rive droite de la Moesa, ä 1,5 km. N. 
de Mesocco, sur la route du Bernardin, ä 
:iö km. N.-E. de la Station de liellin/.one. 
Chapelle, 20 mais., 130 h. catholiques.de 
langue italienne. 

ANDERMATT (C. Uri). 1444m. Com. 
et vge <lc la vallee d'Urseren, sur la rive 
droite de la Beuss, sur les deux versants 
de l'Oberalp, ä 5 km. de la Station de 
Göschenen, au pied du Saint-Anneberg. 
C'est un centre d'excursions pour les pas- 
sages du Gothard, de l'Oberalp, de la 
l'urka: 100 mais., S18 h. parlant un dia- 
lecte montagnard particulier; voitures 
postales, bureau des postes, tölögraphe et 
telephone. Village construit suivant le 
mode romand, entoure de forts; champ 
de manueuvres, nouvellescasernes moder- 
nes avec salles de bains, luiniere electri- 
que, chauffage central. Plusieurs hötels 
d'etrangers, höpital pour indigents. Acöte 
de l'eglise se trouve un curieux charnier, 
en dessous d'Andermalt, l'eglise dite de 
Colomban, avec fresques modernes. Le 
village est expose aux avalanches. Eleve du betail, l'abri- 
calion du fromage. Mineraux du Gothard. Le climat est 
rüde, il correspond ä l'altitude; la temperature moyenne 
de l'ann^e est de 2,8°, celle du mois de janvier — 6,4 , tle 
juillet 12,4°. Lieu de naissance du Pere Bernard Christen, 
general des capucins ä Rome et du peintre Felix Diog 



I mais en Suisse porte le nom de Port.jengrat. Elle s'eleve 
I auS.duWeissmies.surla fron tiere italo-suisse, et domine les 





Vue d'Andermalt. 

(1764-1834). Champ de bataille entre les Francais et les 
Busses en 1799. 

ANDEST (Andia.st) (C. Grisons, D. Glenner, Cercle 
Ruis). 1185 m. Com. et vge paroissial, ä 33 km. de Reiche- 
nau, et ä 10 km. de la Station terminus Ranz, ligne supe- 
rieure du ch. de fer rliätien. Depot des postes. 39 mais., 
eglise, 235 h. catholiques, de langue romanche. Eleve du 
betail. Prairies. Apicullure. 

ANDHAUSEN (C. Thurgovie, D. Weinfelden). 545 m. 
Com. et petit village a IE. de l'Ottenberg, a 5 km. N.-N.-E. 
de la Station de Bürglen, ligne Winterthour-Romanshorn. 
16 mais., 81 h. Tannerie. Andhausen fait partie de la pa- 
roisse de Berg. 

ANDOLLA (PASSO) (C. Valais, D. Brigue). 2425 m. 
Passage s'ouvrant ä l'E. du pic d'Andolla, entre celui-ci et 
la Cima del Bosso (2648 m.) au N. II fait communiquer le 
vallon de Zwischbergen en Suisse et celui d'Antrona en 
Italie. 

ANDOLLA (PIZZO D') (C. Valais, D. Brigue). Belle 
cime rocheuse (3660 m.) qui est appelee ainsi en Italie, 



Le chäteau d'Angeiislein. 

troisvallons d'Allmagell (Suisse), de Zwischbergen (Suisse) 
et d'Antrona (Italie)." A quelque distance au midi de ce pic 
s'ouvre le col d'Andolla ou Portje (3244 m.), qui fait com- 
muniquer le vallon suisse d'Almagell (aboutissant ä celui 
de Saas) avec le vallon italien d'Antrona (aboutissant ä celui 
de la Toce); il laut distinguer ce passage du Passo d'An- 
dolla. 

ANDRIST (C. Berne, D. Fruligen). Ce nom est porte 
par deux cimes voisines, le Wild Andrist (2850 m.) et le 
Zahm Andrist (2683 m.), qui s'elevent sur la chaine sepa- 
rant la vallee de Lauterbrunnen de celle de Kien, entre le 
Spaltenhorn et le Schillhorn. La plus elevee des deux est 
unejolie pyrarnide, et la moins elevee (en partie gazonnee) 
porte aussi les noms d'Andreashörnlein et de Dürrenberg- 
horn. 

ANDWIL (C. Saint-Call, D. Gossau). 687 m. Com. et 
vge paroissial a 1,5 km. de la Station d'Arnegg, ligne Gos- 
sau-Sulgen, a 4 km. S. de Waldkirch, au pied du Tannen- 
berg, sur la route de Gossau ä Bischof/.ell. Depot des 
postes. Telegraphe, telephone. 145 mais., 795 h. catholi- 
ques. Agriculture, laiterie, broderie. 

ANDWIL (C. Thurgovie, D. Weinfelden, Com. Bir- 
winken). 482 m. Village situe dans une vallee fertile, ä 
1,7 hm. de la Station d'Erlen, ligne W 7 inlerthour-Romans- ; 
hörn et ä 8 km. E. de Weinfelden. Eglise. Deux belles j 
routes pour la Station d'Erlen. Depot des postes, telegra- j 
phe, telephone. 91 mais., 481 h. Andwil fait partie de la 
paroisse de Bürglen. Dans le voisinage, le chäteau de Gug- j 
genbiihl, d'oü l'on jouit d'une vue süperbe sur les Alpes. 
Beaux arbres fruitiers, cereales, fourrages, broderies ä la I 
main et ä la machine. 

ANDWIL (OBER) (C. Thurgovie, D. Weinfelden, 
Com. Birwinken). 4-88 m. Partie N.-E. du precedent. 9 I 
mais., 36 h. Cereales. 

ÄNE (COL DE L') (C. Valais, D. Entremont). 3037 m. 
Passage facile qui s'ouvre au N.-O. du Petit Combin et f 
fait communiquer le val de Bagnes avec Liddes dans le ä 
val d'Entremont. L'atlas Siegfried donne seulement une 
cote mais point de nom. Ce col est aussi appele col de | 
l'Azet et col de Lana. 

ANENGR AT (C. Valais, D. Brigue et Rarogne-Occiden- j 
tal). Belle crete ä quatre tetes rocheuses (la plus elevee ä li 
3681 m.) qui court du S.-E. du Mittaghorn ä la Lötschen- 
lücke. Le col neigeux qui separe cette crete du Mittag 
hörn estdenomme aujourd'hui col d'Anen. II fait commu 
niquer le neve d'Anen, ä l'O., avec le neve d'Ebnefluh 






ANK 



ANN 



69 



I'E. Uli [xii au S.-O. du ii('\c d'Anen, l'atlas Siegfried in- 
dique une pente ou päturagc « in den Anen », qui a pro- 
bablemenl donne son nom a ce petil massif. 

ANET (C. Herne, D. Cerlier). Yoir Ins. 

ANETSWIL (C. Thurgovie, D. Münchwilen). Com. e1 
hameau ä 1,5 km. de la Station de Rosenthal, ligne Frauen- 
l'elil-W ilil, sur la route d'Affeltrangen ä Aadorf, dominanl 
ie village de Wängi, au bord de la Murg. 17 mais., 54 h. 
protestants et catholiques; la commune entiere compte 
800 li. Agriculture et broderie. 

ANGEL (IM) (('.. Beine, I). Huren, Com. Diessbach). 
430m. Groupe de mais. ä 2 km. S.-K. de la Station de 
Dolzigen, ligne Lyss-Soleure et de l'ancien lit de l'Aar, 
-Hl- la route de Huren ä Lyss. li mais., 40 h. Agriculture. 

ANGELl CUSTODl (('.. Grisons, h. Bernina, Cercle 
e1 com. Poschiavo). 1116 m. Petit village situe dans la par- 
iie Buperieure de la commune de Poschiavo, sur la rive 
droite du Poschiavino, au bord de la route de la Ber- 
nina, ä 30 km. de la Station deTirano, chemin de (er de la 
Valleline. 7 mais., 70 h. calli.de la paroisse de Poschiavo. 

ANGENSTEIN (('.. Berne, D. Laufon, Com. Dugain- 
gen). 325 in. Ilameau et chäteau gothique sur im rocher 
ä pic dominant la Hirse ä 500m. S.-E. de la Station d'iEsch, 
ligne Delemont-Bäle et ä l'endroit oülavalleesetransforme 
en un delile juste assez large pour livrer passage ä la ri- 
uere et a la roule eantonale. 8 mais. 64 h. catholiques. 
Le chemin de t'er Delemont-Bäle passe en tunnel sous 
cette sombre forteresse bätie sur d'anciennes ruines ro- 
maines. Ce donjon appartenait jadis aux comtes de Thier- 
Stein ; il fut detruit par le terrible tremblementde terre de 
1356, mais il ne tarda pas ä etre reconstruit et agrandi ä 
cause de son importance strategique. Pendant la guerre de 
Trente ans, le duc de Saxe-Weimar l'occupa avec ses trou- 
pes. Angenstein est aujourd'hui le plus majestueux et le 
plus pittoresque chäteau feodal habite du Jura bernois. 
Un pont tres important traverse la Birse en cet endroit. 

ANGGISTALDEN (C. Berne, D. Interlaken). 1045 m. 
Groupe de maisons sur la route de Zweilütschinen ä Grin- 
delwald, ä 4 km. ü. de cette derniere localite. 

ANGISTOCK (C. Uri). Mamelon gazonne de 2083 m. 
un peu a l'E. du col des Surenes et dominant le vallon 
sauvage de Gitschen qui descend de ce col vers Altdorf et 
le lac des Quatre-Cantons. 

ANGLIKON (C. Argovie, I). Bremgarten). 419 m. Vge 
et com. au bord de la Bünz, a 2,5 km. N.-O. de la Station 
de Wohlen, ligne Lenzbourg-Lucerne. 62 mais., 421 h. ca- 
tholiques de la paroisse de Villmergen. Agriculture, eleve 
du betail, industrie laitiere. Cereales, arbres fruitiers. 
Industrie de la paille, fabrique de crin. 

ANGONE (C. Tessin, D. Leventine, Com. Anzonico). 
1555 m. Groupe de chalets sur la pente du Piz Erra, ä 2 
heures d'Anzonico et ä 3 heures de Lavorgo. 

ANGRONIETTES (POINTE DES) (C. Valais, D. 
Entremont). Soimnet de 3240 m. qui, ordinairement, est 
appele le Grand Golliaz. C'est le point eulminant du mas- 
sif qui s'eleve entre celui du Grand Combin, ä l'E., et la 
chaine du Mont-Blanc ä l'O. ; il se dresse sur la crete li- 
initrophe, entre la Suisse et rilalie, dominant quatre val- 
lons; seul celui du Ban d'Arrey est en Suisse. Au pied N. 
de ce pic s'etend le glacier des Angroniettes, tandis que 
le nom d'Aiguille d'Ängroniettes est donne, en Italie, au 
sommet denomme Bellecomhe (2S70 in.) qui se dresse sur 
la crete au N.-O. de la Pointe des Angroniettes. 

ANGSTORF (C. Fribourg, D. Singine, Com. et pa- 
roisse Diidingen). 622 m. Hameau ä 5 km. N.-E. de Fri- 
bourg et ä 2,5 km. S. de la Station de Diidingen, ligne 
Berne-Fribourg, au bord de la route Fribourg-Berne. 7 
mais., 47 h. de langue allemande. Agriculture. 

ANIERES (C. Geneve, Rive gauche). 414 m. Com. et 
vge peu eloigne du Leman, ä 1,5 km. de la Station du eh. 
de fer ä voie etroite Geneve-Douvaine. Station des bateaux 
ä vapeur. Depot des postes. Telegraphe, telephone. Asile 
des vieillards, dependant de l'Hospice generaK 63 mais., 
508 h. dont 361 catholiques de la paroisse de Corsier. Vi- 
~iif*>. plantes fourrageres. 

ANKENBÄLLIIC. Berne, D. Ober-Hasli). 3605 m. 
Cime neigeuse qui s'eleve au S.-E. du Berglistock, entre 
les glaciers de Gauli et du Lauteraar; sa forme arrondie 
lui a valu son nom actuel, car eile ressemble beaueoup ä 
une boule de beurre. 



ANKENHUBEL (C. Ulnvald). 1553 m. Ml Ion ga- 

mne et alpa-e dans la forel qui sYlend i'litre le lac de 

ungern a l'E. ei le Giswilerstock ä l'O. 

ANKENSTOCK (('.. Herne, I). Bas-Simmenl 
i. Maineion arrondi sur le prolongement N.-I 

illee de Diemtigen) de la chaine des Spielgertei 

ANNAROSA (PIZZAS et FURCLA D ') (C 



al). 2033 
(vers la 



N. du village de Splügen. Cette crete porte aussi le nom 
de Grauhörner. Sur sa pente N. s'ötendent les alpages 
d'Annarosa (2274 m.), que l'on gagne en 4 heures d'An- 
deer, en passaht par la foröt d'Annarosa; l'echancrure 
cotee 2596 in., qui s'ouvre au S.-(). de cette trete et au 
N.-E. entre l'Annarosa ei l'Alperschellihorn, porte le nom 
de Furcla d'Annarosa et serl de passage assez rüde entre 
Sufers, en amont d'Andeer, et la vallee de Sauen. 

ANNIBAL(COL D') (C. Valais, I). Kntremont). Nom 
curieui qu'attribue le u Tourist in der Schweiz », d'Ivan de 
Tschudi, au passage appele Col Mouleina (30()5 m.j dans 
Im I las Siegfried. II s'ouvre immediaternent ä l'O. du Moni 
Velan et l'ail eommimiqiier le glacier suisse de Pro/, avec 
le vallon Italien de Menouve. 

ANNIVIERS (VAU DES ou Di (C. Valais, all. El- 




Carte du val d'Anniviers. 

FISCHTHÄL). L'un des sept grands valstransversaux du Valais. 
II s'ouvre sur la rive gauche du Rhone, en face de Sierre, et 
remonte vers le S.-S.-E. jusqu'au centre du massif de la 
Dent Blanche. II mesure 35 km. de longueur sur 10 km. 
environ de largeur. Son palier moyen est ä 1250 m., soit ä 
700 m. au-dessus de celui du Rhone. Dans sa partie supe- 
rieure, il se suhdivise en deux, le val de Moiry au S. et le 



70 



ANN 



ANT 



vaJ de Zinal au S.-E, que la chaine de la Garde de Bordon 
[Xttti in.) et de la jolie pointe de Sorebois (2923 m.) sepa- 
renl Tun de l'autre. II est arrose par la Nav izence ovi Usens 
Le val de Moiry est arrose 1 par le fougueux Torreni qui 
forme pres de sa jonetion avec la Navizence la magnifique 
cascade il<' Grouge. Le torrent sorl du grand glacier de 
Moiry. alimente* lui-m£me par les oeiges du Grand Cor- 
nier, du l'ouquetin ei du Pigne dr l'Allee. (".'est ä l'alpe 
de Torrent, non loin du glacier, que bifurque ä droite le 
sentier qui conduil ä Evolene par l'admirable col de Tor- 
renl ei ä gauche eelui qui par le col et la Corne de Sore- 
bois (poinl de vue de toute beaute) mene ä Zinal, village 
auquel on peut aussi so pendre par le col de l'Allee ou par 
celui de Bordon. 

Le val de Zinal est, sans cöntredil, le plus importantjil 
commence ä Ayer ei sc terinine ä la merveilleuse eneeinte 
glaciaire d<- la Urande Couronne (du Bouquetin au Besso 




Vue du val d'Anniviers (Saint 



par le^Grand Cornier, la Dent Blanche, la Pointe de Zi- 
nal, leMont Durand, l'Ober-Gabelhorn. la Wellenkuppe, le 
Tril'lhorn,le Bothhorn de Zinal etleMont-BlancdeMoming) 
dont le centre est oecupe par le vaste glacier de Durand ou 
de Zinal. Le Weisshorn separe cette vallee de celle de 
Zermatt et la chaine qui se detache au N.-N.-ü. de cette 
sommite s'eleve entre les Anniviers et la vallee de Tourte- 
magne. Cette chaine comprend: la Crete Millon, les Dia- 
blohs, le Frilihorn, le Roc de Budri, leTounot, le Meiden- 
horn, la Bella Tola et l'Illhorn, eimes separees les unes 
des autres par les cols des Diablons ou de Tracuit, de la 
Forclettaz, le Meidenpass, le Pas du Bceuf et Plllpass. La 
riviere qui prend naissance au glacier de Durand porte le 
nom de Navizence ou d'Usens et, apres un cours de 22 km., 
se jette dans le Rhone en face de Sierre,au village deChip- 
pis. La vallee mesure 260 km 2 de superficie, dont 65 km- 
de glacier. 

La vallee d'Anniviers est peut-etre celle de la Suisse qui 
est la plus riche en beautes naturelles et. au point de vue 
de la nature cornme au point de vue de la populalion, la 
plus interessante ä parcourir. Aussi, d'annee en annee, 
cette contree est-elle davantage visitee par des milliers 
d'etrangers qui ont ä leur disposition les centres de ville- 
j.'iatureet d'excursions suivants : Vissoye. Saint-Luc, Chan- 
dolin, l'hötel du Weisshorn, Grimentz et Zinal. La route 
a voiture qui relie Sierre ä Vissoye (1221 m.) est une des 
curiosites de la Suisse; la partie la plus interessante est 
connue sous le nom de route des Pontis; ä plusieurs en- 
droits, eile est etablie sur des sortes de ponts (beaueoup 
plus nornbreux avant la route actuelle). Elle a ete cons- 
truite cornme chemin ä mulets d'abord, par les habitanls 
de la vallee ä l'instigation d'un pretre philanthrope de 
Saint-Luc. 



La populalion totale est de 2200 h. environ ; eile est re- 
partie entre les communes de Cbippis, Cnandolin, Saint- 
Luc, Grimenlz, Ayer, Saint-Jean. 

Les moeurs des Anniviards sont absolumentdifferentes de 

Celles de la plupart des autres vallees, soit du Valais, soit de 
la Suisse. Les Anniviards emigrent constamment d'un en- 
droit ä lautre. En niars, ils descendent dans les environs de 
Sierre travailler dans les vignes que la plupart des habi- 
tants possedent; la semaine avant Päques, ils retournenl 
dans leurvallee pour les transports de l'umier, le labourage, 
la refection des bisses ou canaux d'irrigation et deschemins. 
En ete, tandis que les vaches sont envoyees dans les pätu- 
i.i^c-. superieurs entre 1800 et 2600 m , l'Anniviard redes- 
cend a la plaine ou dans les parties basses de la vallee pour 
les moissons. La benediction des päturages vaut au eure 
d'enormes l'romages appeles « premices •>. dont le plus gros 
(celui de l'alpe de Torrent) pese 50 kg. En octobre, nouvelle 
descente a la plaine pour les vendanges 
avec toute la famille et le betail, cornme 
au printemps, puis retour en octobre ou 
novembre dans les villages et les mayens 
oü l'on passe l'hiverdans une tranquillite 
relative. Les habitants de la vallee se fönt 
rernarquer par une grande sitnplicite. 

Histoire. — L'idee d'apres laquelle les 
Anniviards seraient une ancienne tribu des 
Huns est possible sansetre certaine. Les 
eveques ayant organise une procession 
annuelle sur le territoire appartenant ä 
la population, la vallee prit le nom d'Anni- 
visium qui proviendrait, dit-on, d'anni 
visio, vallee que l'on voit une fois par an, 
ou encore plus probablement du latin ad 
nives (en 1100 vallis Anivesii), ce qui si- 
gnifierait: region situee pres des neiges. 
Ce que l'on sait de cette histoire se rat- 
tache au chäteau de Vissoye et ä celui de 
Beauregard (appele Perigard dans le pays), 
situe ä Fentree de la vallee, sur les hau- 
teurs de la rive droite. C'etait dejä une im- 
portante seigneurie en 1053, lorsqu'elle 
fut cedee ä l'eveche de Sion qui y etablit 
des vidames; les plus anciens prirent le 
nom de la vallee, de Annivisio et plus tard 
d'Anniviers. La seigneurie passa, parheri- 
tage, au puissant Pierre de Rarogne, en 
1382, et, plus tard,a Amedee VII de Savoie. 
Le chäteau fut detruit en 1415. Le chäteau de Vissoye fut 
habite par le chätelain de l'eveque jusqu'en 1798. En 1799, 
cette vallee fut epargnee par les arinees francaises. Elle a 
donne naissance ä la famille patricienne des de Torrente. 
ANO (ZA DE L') (C. Valais, D. Herens). Sommet de 
3374 m. qui est appele «Aiguille» ou «Za», contrefort 
N.-O. de la Dent Blanche (4364 m.) et qui s'eleve au S.-E. 
d'Evolene, dans la vallee d'Herens. Le nom « Col de l'Ano » 
est donne quelquefois ä l'echancrure (3016 m.) appelee 
d'ordinaire «Col de Couronne », qui s'ouvre entre ce pic 
au midi et la Couronne de Rreonna au N. 

ANSCHATSCHA (PIZ et FUORCLA D') (C. Gri- 
sons, D. Inn). Sommet de 2984 m. (autrefois appele Piz 
d'Arpiglia), qui s'eleve au S. du Piz Fliana, dans la crete 
qui separe les vallons de Tuoi et de Lavinuoz, en amont 
de Guarda et de Lavin (Basse-Engadine). Au N. s'ouvre le 
Col, Fuorcla, et au N.-E. le bassin, Foura, d'Anschatscha. 
ANSELTHAL (. Schwyz.D. Einsiedeln). V. Amselthai.. 
ANSTANDSPITZ (C. Grisons, D. Ober-Landquart). 
Sommet de 2850 m. (appele aussi Thälihorn) qui s'eleve 
sur la crete limitrophe entre la Suisse et le Vorarlberg, ä 
l'extremite O. de l'arete venant du Silvrettahorn et ä l'en- 
droit oü la frontiere politique ilechit de l'O. au N. Ce pic 
domine au N. la cabane Silvretta du Club alpin suisse, 
d'oü l'on monte facilement et souvent ä l'Anstandspitz qui 
est un belvedere süperbe. 

ANTABBIA (COL D') (C. Tessin, D.Valle Maggia). Col 
de 3047 m. (cote de la carte italienne) qui s'ouvre iminedia- 
tement au S. du Basodino et fait communiquer le vallon 
d'Antabbia par le glacier d'Antabbia (versant suisse) avec 
le vallon italiende Formazza ou la haute vallee de la Tosa. 
ANTAGNE (C. Vaud, D. Aigle, Com. Ollon). 590 mj 
Hameau sur les pentes E. du Chamossaire (2113 m.), ä 



ANT 



API» 



71 



2,5 km. S.-E. d'Ollon etä ti km. S.-E. de la Station d'Aigle, 
ti^ in- du Simplon, au-dessous de la route d'Ollon i Che 
Bieres. Desservi par Ollon. llü h. prot.,30 mais. Antagne 
est um' localitö pittoresque qui rappeile certains villages 
piömontais. Treilles splendides, viticulture. Dans le voisi- 
aage, exploitation de gj pse. 

ANTEINES (LES) el ANTEINETTES (LES) 
(C. Vaud, D. Pays-d'Enhaut, Com. Chäteau-d'CEx). 1364 m. 
Mturage d*6t<5 el d'automne avec plusieurs chalets disse"- 
Doinösdana la vallöe de l'Hongrin etsituäsä 15 min. ä l'O. 
A, la l.n iherette, Station de la route postale Aigle-Chäteau- 
d'CEx, sur la pente N. du Mont-d'Or (2178 m.). 

anteren i Herne. I). Wangen, Com. Niederbipp). 
510 in. II, -ii ihm ii situe dans im petit vallon boise, domine 
par le village de Wolfisberg, ä 2 km. 0. de la Station de 
Niederbipp, ligne Soleure-Bienne. au hord d'un petit af- 
lluent de ['Aar. 8 mais., 38 h. protestants. 

anthemoz (C. Valais, I). Monthey, Com. Cham- 
pery). 1733 m. Alpage situö ä l'E. » I » - Champery, sur les 
pentes de la Chaux d'Anthemoz. C'esl ün alpage apparte- 
nant ä la bourgeoisie de Champery (|ui le loue a quelques 
marchands de bettail et fabricants de fromage. On y voit 
deux lacs ; les ötrangers en sejour ä Champery le pren- 
nent Bouvenl comme but de promenade et y montenl ha- 
liitiiellemenl ä dos de mulet. Vue magnifique sur le val 
d'lllie/. en general et particulierement sur le col de Coux, 
Barmaz et la Croix de Culet. 

ANTHEMOZ (CHAUX D') (C. Valais, I). Monthey). 
Summet de '2770 ni. qui forme le prolongement S.-O. de 
la Dent du Midi. II domine Champery et les chalets <1 An- 
themoz (1733 m.), separes de Champery par la foret d'An- 
themoz. 

ANTIGINE (PIZZO D') (C. Valais, D. Viege). Soin- 
met de 3194 m. (la cime E. a 3059 m.) qui porte ce nom 
en [talie, mais qui, en Suisse, est nomine Spähnhorn. II 
s'eleve au fond de la vallee de Saas, un peu au N.-E. du 
col bien connu du Monte Moro. Sur le versant italien, il 
domine le val d'Anzasca. Un peu au N.-E. de ce pic s'ouvre 
le col d'Antigine ou l'Ofenthalpass, forme par deux echan- 
crures, que separe une cime de 310(5 m., le col S. (le 
plus facile) a 2838 m. et, comme celui du N., fait com- 
lnuniquer le vallon suisse de Saas avec le vallon italien 
d'Antrona. 

ANTIGLIO (C. Grisons, D. Moesa, Cercle Calanca, 
Com. Arvigo). 800 m. Hameau sur la rive droite de la Ca- 
lancasca, ä 20 km. de la Station de Bellinzone, ligne du 
(iothard. 4 mais.. 20 h. catholiques. 

ANTRONA (C. Tessin, D. Maggia, Com. 'Maggia). 
1211 m. 4huttes, ä 6 km. N. de Maggia, au pied du Pizzo 
Verde, pres desquelles on a place une corde metallique 
de 2 ä 3 km. pour la descente du foin et du bois. 

ANTRONA (COL D') (C. Valais, D. Viege). Col de 
2N'd m. qui fait communiquer la vallee suisse de Saas 
avec le vallon italien d'Antrona, au N. du Pizzo d'Antigine. 
On y voit encore des restes de l'ancien sentier pave, men- 
tionne dejä en 1217. Ce passage cessa d'etre tres frequente 
apres le grand eboulement d'Antrona, en 1642. Sa prospe- 
rile diniinua ä mesure que grandit celle du Simplon, son 
principal rival. Le sommet du passage est neigeux, mais 
le sentier muletier, sur chaque versant, monte jusqu'ä 
peu de distance du col. 

ANWACHS (C. Saint-Gall, I). Tablat, Com. Muolen). 
475 in. Harn, ä 2 km. O. de Muolen et ä 5 km. S.-O. de la 
Station d'Egnach, ligne Romanshorn-Rorschach. Agricul- 
ture et eleve du betau. 

ANWIL (C. Bäle-Campagne, D. Sissach). 603 m. Com. 
et vge, sur une hauteur, ä 12 km. E. de la Station Sissach, 
ligne Bäle-Olten, ä 2 km. S.-E. de Rothenfluh et ä 3 km. 
N. d'Oltingen. Depot des postes. Telephone. 49 mais., 
361 h. protestants. Agriculture, fourrage et cereales. Sol 
sxcellent pour la culture du ble. 

ANWIL (C. Thurgovie, D. Münchwilen, Com. Ober- 
Brangen). 566 m. Harn, dans la vallee de la Murg, sur la 
n\e droite de cette riviere, sur la route de Dusnang ä Sir- 
nach, ä 3,5 km. de cette derniere Station, ligne Wfl-Win- 
terthour. 9 mais., 49 h. 

ANZAGNO CORTE (C. Tessin, D. Maggia, Com. 
Someo). Alpage ä 1200 m. dans le val Soladino, ä 2 h. 
30 min. de Someo. 18 cabanes. 

ANZANO (C. Tessin, D. Rlenio, Com. et paroisse Mal- 



vaglia). 1150 m. Chalets dans le val Malvaglia, a 8km. de 
ce village el ä 15 km. N.-E. de Biasca. 27 mais., de 50 
ä 80 h. suivant Immigration. Eleve du betail, fromage mai- 
gre et beurre. 

anzenwil(C. Samt Gall.D. i nterToggenburg.Com. 
Ganterswil). 600 m. Harn, sur le Necker, entre Mogeisberg 
el Ganterswil, ä 5 km. de la Station de Lütisburg, ligne 

Wil-Ebnat. 8 mais., 50 h. protestants. liroderie ä la ma- 

chine. CVst ä Anzenwil que sc trouve la maison pour les 
pauvrea de la commune politique de Ganterswil. 

ANZEINDAZ (C. Vaud, I). Aigle, Com. I(ex). Haut pa- 
turage sitin'' a \ h. 45 in. de Bex par Gryon et a 2 h. de 

Gryon ; ä h. de \'»'\ par les Clan- de Frenierea et le col 
des Essets. ('.entre d'excursions. Gisements remarquables 
de Nummulitiques. C'esl ä Anzeindaz qu'aboutil la vallöe 
de Gryon el le COl. Les chalets, sur un petit piatrau, sonl 
groupes sur le versanl vaudois du col de Cheville ä 1888 
m. ; ils comprennent deux auberges avec lits oü couchent 
les personnrs qui fönt l'ascension des Diablerets ou d'une 
sommite du hassin de Paneyrossaz, ou qui sc rendent a 
Sion par le col de Cheville; ce dernier se trouve ä I h. 

plus a l'E. ("est le plus grand paliirage des Alpes vaudoi- 

ses; il est admirablement situe au pied S. des parois de- 
litees des Diablerets, il est borde de l'O. ä l'E. par les 
hauteurs de la Tour d'Anzeindaz (2177 m.), de la Cordaz, 
du col des Essets, du groupe de la Tete du Gros Jean, de 
la Tete de Eilasse et par les collines qui forment le faite 
du col de Cheville. 

Anzeindaz ful souvent le theätre de pugilats sanglanls 
que venaient, jadis, s'y livrer les bergers valaisans et 
vaudois. Anzeindaz, de ancyeghtm, anco, allemand An- 
ken, beurre. 

ANZONE (C. Grisons, I). Moesa, Cercle Misocco, Com. 
Misocco). 853 m. Harn, sur la rive droite de la Moesa, sur 
le passage du Bernardin, a 40 km. N. de Bellinzone. 5 
mais. et une chapelle; 25 h. 

ANZONICO (C. Tessin, I). Eeventine). 975 m. Com. et 
vge paroissial a 11 km. N.-O. de Biasca et ä 4 km. N.-O. 
de la Station de Lavorgo, ligne du Gothard. Tres belle 
route de montagne. Depot des postes, 57 mais., 244 h. 
Chapelle ä 942 m. Eleve du betail, beurre et fromage. 

AOUILLE (L') (C. Fribourg, D. Gruyere, Com. Grand- 
villard). 1671 m. Sommet boise, appartenant au groupe 
du Vanil Noir, au S.-O. de la Dent de Brenleire. II domine 
j au N.-O. Grandvillard, dans la vallee de la Sarine, et 
donne naissanee au torrent de Planriond. Ferrne ä 1361 m. 

APFELBERG (C. Saint-Gall, D. Unterrheinthal, Com. 
Sankt-Margrethen). 470 m. Quelques fermes au pied du 
Rütenen, ä 400 m. du Rhin. II domine le village de Sankt- 
Margrethen, dont il n'est qu'ä 300 in. O. et la route de 
Sankt-Margrethen ä Rheineck. 30 h. Agriculture. 

APOSTELN (ZWÖLF) (Les Douze Apötres) (C. 
Glaris, Sernftthal). Nom donne quelquefois a la crete 
herissee d'aiguilles rocheuses (la plus elevee a 2850 m.) 
qui se dresse au S.-E. du village d'Elm, immediatement 
au S.-O. du col de Segnes. Cette crete est appelee genera- 
lement le « Tschingelhörner ou Mannen ». (Test lä que se 
trouve ce trou naturel appele Martinsloch, par Iequel, les 
3, 4 et 5 mars et les 14 et 15 septembre de chaque annee. 
les rayons du soleil viennent eclairer l'eglise d'Elm. 

APPENBERG (C. Rerne, I). Konolliiigen, Com. Will. 
802 m. Groupe de fermes ä3 km. S. de la Station de Zäzi- 
wil, ligne Berne-Lucerne. II domine cette localite et la 
route de Langnau a Münsingen, 10 mais., 61 h. Agriculture. 

APPENZELL (RH. -EXT.) Le canton d'Appenzell 
Rhodes-Exterieures est situe entre les 47° 15' 
et 47° 28' de latitude N. et les 6° 51' et 7° 18, 
de longitude E. de Paris. Au N. et ä l'O., il 
est limite par le canton de Saint-Gall, ä l'E. 
et au S., par le canton d'Appenzell Rh. -Int. 
La plus grande longueur, de la limite Orientale 
de la Hochalp dans la direction du N., jusqu'ä Meldegg. 
est d'environ 37 km. Sa superlicie est de 242,1 km-. 

A l'exception de l'angle S.-O. qui s'etend jusqu'ä la 
pointe du Säntis (2504 m.), le canton entier est situe dans 
la region des collines el des Prealpes. Plusieurs chaines de 
collines el de montagnes s'etendent dans ce canton. Leur 
hauteur augmente du N. au S- Les plus importantes 
sont : 

La chaine septentrionale, marquee par le Kayen 



72 



APP 



APP 



(1118 m.), le Gupf (1075 m.), le Yögelinsegg (9U3 in.), le 
Fröhlichsera (1003m.), le Waldstatteregg. La chaine cen- 
trale par le Sankt-Anton (Rh.-Int.) (1108 ra.), le Sau- 
rücken (1185 m.), le Gäbris (1SS0 m.j, la Hundwiler Höhe 
1298 in. ' .'i le Hochham (1274 m.). 

La chaine meridionale, immediatemenl avanl le massif 
du Säntis, l'Hirschberg (1187 m.), le Kronberg (Rh.-Int.) 
(1666 m.!. le Petersalp 1 1550 m.) et le Hochalp (1524 m.j. 

Entre ces chaines seiendem des vallees longitudinales 
coupees, comme les montagnes. de profondes vallees 
transversales dans lesquelles les torrents ont accompli 
leur travail d'erosion. 

Parmi les plus importants cours d'eau, citons : 

l.a Sitter, qui nait ä l'Alpstein (Rh.-Int.). Avanl son en- 
tree dans les Rh. -Ext., eile limite en partie les deux demi- 
cantons. A son arrivee dans le canton, eile reeoit, a droite, 
le Rothbach, qui prend sa sonree sur les pentes S.-E. du 
Gäbris. Apres im cuur il'environ 20 km., la Sitter entre 
dans le canton de Saint-Gall ; eile reeoit a Kübel, l'Ur- 
näsch, Cette derniere riviere a sa source au pied N. du 
Säntis, ses eaux forment a Kübel (cuvier), dans le niarais 




Paysaye des Rliodes-Exterieures. 

de Gubs, [un ac artiliciel qui actionne un grand etablis- 
sement electrique. La Glatt sort de terre pres de Schwell- 
brunn et abandonne le canton ä 4 km. N.-O. de Herisa u 
pour sr jeter dans la Thur. La Goldach nait dans le voisi- 
nage du Ruppen; eile coule dans la direction N.-O., vers 
le canton de Saint-Gall et se jette dans le lac de Conslance, 
entre Rorschach et Hörn. 

Geologie. 1. Periode cretaeee. Le groupe de l'Alpstein 
appartient au Systeme erelace. Cependant, comme les con- 
treforts du N.-O. du Säntis seuls sont aux Rh. -Ext., celte 
Formation est tres peu considerable dans ce dernier can- 
ton. A la Schwägalp se trouve le contact entre la craie et 
la mollasse. 

2. Periode tertiaire. L'etroite bände d'eocene qui s'inter- 
cale en d'autres endroits des pentes septentrionales de 
l'Alpstein, entre la craie et le miocene, t'ait defaut dans 
les Rh. -Ext. Ainsi la superficie de tout le canton (ä l'ex- 
ception de la formation cretaeee eilee plus haut), est com- 
posee de couches de gres miocene et de Nagellluh. La plus 
grande partie appartient ä la molasse d'eau douce, landis 
que, dans le N.-E. du canton seulement, des frontieres de 
Saint-Gall ä Wienachten et au N.-O., pres de Herisau, le 
gres de mollasse marine et pareillement au N.-O., ä la 
frontiere cantonale, une mince couche de rnollasse d'eau 
douce appartient au Rh. -Ext. Au point de vue geologique, 
on peut distinguer dans la mollasse trois plissements qui 
sont paralleles a la chaine N.-O. de l'Alpstein. Dans les 
Rh. -Ext., les formations 2 et 3 seules ont de l'importance, 
tandis que la premiere forme le Speer et ses prolonge- 
ments N.-E., le second plissement a son anticlinal dans 
la direction d'Altstätten, Appenzell, Laufegg, Rärenegg. 
La clef de voute se compose de gres mollassique cornmun 



riche en chaux, la voute elle-meme est le plus souvent 
erodee. Enfin, le cöte S.-E. se compose de Nagellluh poly- 
genique. A cette formation appartiennent la llochalp et la 
Petersalp. Sur le synclinal Altstätten-Gonten-Urnäsch, 
s'eleve le troisieme plissement qui, avec la partie S.-E , 
forme la chaine Sankt-Anton-Saurücken-Gäbris, Hund- 
wiler Hohe ; tandis que l'anticlinal oppose s'gtend de 
Heute a Oberegg (Rh.-Int.), Trogen, Stein, Hundwil, et 
marque, par son traeö, la grande et belle vallee dans la- 
quelle sont situes la plupart des villages du canton. A ce 
plissemenl sc rattache la partie S.-E. du Nagellluh poly- 
genique. La partie N. O. du troisieme plissement forme 
la chaine de Kayen, Gupf-Yoglinsegg, 1'röbliclisegg. Wald- 
slatteregg, et montre, sur le cöte N.-O., la stratilication 
inclinee et, sur le cöte S.-E., la stratilication bosselee. A 
cette derniere partie s'appuie la mollasse marine, tandis 
que la mollasse d'eau douce conline aux frontieres N. et 
N.-O. du canton. 

Dans le gres on trouve des empreintes de feuilles tres 
bien conservees, par exemple ä Ruppen, ä Rehtobel et ä 
Teufen. Souvent des couches de houille sont renfermees 
dans le gres. Les rochers des contreforts 
donnent" d'excellent materiel de pavage 
pour les routes. Le Nagellluh calcaire ä pe- 
tits galets, entre Herisau et Degersheim, 
est employe, sous le nom de granit d'Appen- 
zell, comme pierre de construetion. Dans 
beaueoup de lieux on exploite le gres comme 
pierre ä construetion ou pour le pavage, on 
appn'-cie particu lierement la mollasse ma- 
rine et le gres de Wonnenstein. 

3. Formation glaciaire. L'E. du canton et 
a plus grande partie du Mittelland mon- 
rent de noinbreuses traces de l'ancien gla- 
cier du Rhin, ce sont des blocs erratiques 
formes de roches cristallines, puis des mo- 
raines argileuses ä galets polis ou angu- 
leux. La contree de la Sitter se distingue 
par ses blocs erratiques calcaires qui ont 
ete charries par l'ancien glacier du Säntis. 
(Voir les travaux de A. Escher de la Linth, 
Gutzwiller it Früh.) 

Climat. On a surtout des donnees clima- 
tiques se rapportant ä Trogen (905 m.). 
D'apres les observations de 12 annees, la 
moyenne de la temperature est de -\- 6°, 8 c. 
Saint-Gall a environ +1°, Altstätten +2°, 
C.äbris (1250 m.) — 1,5°. Pour l'hiver (de- 
cembre ä levrier), la moyenne de la temperature = 
— 1° c. ; le maximum — 20°, est rare. Sur les mon- 
tagnes, la temperature est souvent plus elevee qu'ä Saint- 
Gall ou Altstätten. C'est surtout le cas lorsque le brouil- 
lard regne dans les vallees, tandis que le pays d'Appen- 
zell est eclaire par le soleil. Ces differences sont grandes 
lorsque, par surcroit, le föhn souffle sur les hauteurs 
pendant que le brouillard s'etend en longues nappes au- 
ilessous. Suivant que les nuees se dispersent ou s'amon- 
cellent, un endroit situe ä la li mite des brouillards eprouve 
de rapides changements de temperature. Wanner a ob- 
sci-m'. le 25 decembre 1870, ä Trogen, en quelques heures. 
des differences thermomotriques de 23,6° c. et, en une 
seule lieure, une dill'erence de 13,4° c, en cinq minutes 
meine, de 8,9° c. Le printemps (mars-mai) a une moyenne 
de temperature de 6,2° c. L'hiver a pourtant des retours, 
et il n'est pas rare de voir la neige tomber jusqu'a la lin 
de mai. La temperature moyenne de l'ete (juin-aoüt). ist 
de 14,7° c. Cependant, comme il y a, en ete meme, de 
nombreux jours froids, les babitalions doivent etie chauf- 
fees tres frequemment. Pour l'automne (septembre-novem- 
bre), la temperature moyenne ä Trogen est de 7,1° c. 
Septembre est le rnois le plus stable. Souvent tous les 
mois d'oetobre jouit d'une temperature douce. Pour la 
periode d'observation de 1864 ä 1875, la moyenne de la 
temperature mensuelle pour Trogen est la suivante : jan- 
vier — 1,3° c, fevrier 0", mars +1,3°, avril +6,8°, mai 
4-10,7°, juin +13,4°, juillet +16,2°, aoiit + 14,5°, 
septembre + 13°, octobre 4-*i,8°, novembre + '1,6°. de- 
cembre — 1,8°. La plus haute temperature observee a ete 
de 4- 30,6° c, la plus hasse de — 20.2° c. La difference 
absolue entre ces deux chifl'res est donc de 50,8'. 



API» 



APF' 



73 



Janvier, 


59 


Mai, 


Fevrier, 


60 i) 


.1 u i n , 


Mars, 


80 .) 


Juillet 


Avril, 


100 


Aoi'it, 



An Gäbris (1250 m.)i u« 1 "* trouvcms Irs chiffres suivants 
pour la periode 1872-1891 : janvier 1,8' c, fevrier 

1,5°, marsO , avril j 3,5 , mai f 7,4°, juin -f 11.3 . 
juillet + 13,2°, aofit -| 12.9°, septembre j 10, . octobre 
-\- 5,4°, novembre -f- 1,2°, decembre -\- 1,7°. Moyenne 
annuelle, -j- 5°. 

Quant ä la precipitation d'eau, mi peul dire que los en- 
vironsde l'Alpstein apparliennenl aus eontrees de la Suisse 
lea plus riches en pluie. La Station de Trogen a enregistre, 
pour la periode 1864-1885, los chillrcs suivants: 

134 Sep'te v, 128 

lüii ,) Octobre, 114 » 
186 * Novembre, 90 » 
182 o Decembre, 73 - 

C'ost-ä-dire. en hiver, 192 ', au printemps, 326 ,nm , en 

ete, "iti'i , en automne, 332""". Tropen presente comme 

moyenne annuelle 1414 >, Heiden, I470 mm , Gäbris, 1335 , 

le Säntis, 2423 de chute d'eau. La moyenne annuelle 

dos jours couverts esi de .~>0 ",,. ( träges en !(• ;ms: 160, soil 
10 par an sur la Station de Trogen; en o.utre, I50orages 
rapproches et 83 eloignes. Les wnts los plus frequents 
sont ceux du S.-S.-ü. et de l'ü. Ils apportenl une tempö- 
rature plus elevee, mais aussi dos bourrasques frequentes. 
Los vents de l'E., du N'.-K. et du N. amenent le plus sou- 
vent le beau temps. Lo föhn souftlo frequemment avec une 
puissance terrible et, en quelques jours, il l'ond, au prin- 
tomps, do »randos massos de neige. 

Foreis et cullu res. Dos 242, 1 km. de superficie du can- 
ton, 6,54 km-, soit lo 2,7 ",,, representent !>• terrain im- 
productif. Le terrain productif compte principalement des 
prairies, dos päturages et dos forets; les terres arables ei 
la vigne ho couvrent qu'une lirs faible etendue de ter- 
rain. 

Les forets comptent 4777 ha = IU,7 ",, de la superficie 
totale Kilos appartirnnent, pour la pluparl (3682 ha), ä 
dos parliculirrs, 1028 ha aux coimnunos et aux corpora- 
tions et 67 ha ä l'Etat [d'apres Landolt, 1883). Los forets de 
rKlatont coüte 72 27:! fr. d'entretien. De 1889 ä 1898, les 
forets clo l'Etat ont donne, comme movenne en recettes, 
2110 fr. 25; depenses, 1273 fr. 90. Benefice, 836 fr. 29, ce 
qui constitue im interet de 1,15 "„. 

La prinzipale essen ce est le sapin rouge, puis viennent 
le sapin blanc, le meleze, lo pin. Isole sur les pentes du 
Goldach, on rencontre enoore l'if. En l'ait de coniferes d'im- 
portation roconte, ligure le pin de lonl Weimoutli {/lim/s 
Strobus) et le pin noir. Parmi les arbres a feuilles, il 
faul citer, en preiniere ligne, le hölre. L'erable, le l'mie, 
le tremble, lendent ä disparaitre tandis que l'aune blanc 



contre tantöl dans les tourbien 
d'arbres ä aigui 




üBilili! UMM 

-Bf El 





forme, sur les ri\os dos coiirs d'oau, de peüls bosquets et 
quo l'aune vert, entre I00O et 2000 m. d'altitude, constitue 
de petils bouquets d'arbres. De meme, le bouleau sc ren- 



d'Appenzell possedent 100 alpa- 

pem'aiil l'ete. Leur superficie totale 

165Ö seulement sont dos päturages pro- 

couverts de forets el le reste est im- 

sont situees dans los communes d'Ur- 

inengrund, la plupartsur los pentes 

■anton est couverte de prairies 
du beta" 

e la tourbe s eten 
ro tiais et \| 

lle ; les communes situees 
ä l'E. du canton seules sont quelque peu agricoles, mais 
eile est saus importance. Dans les autres eontrees, on ren- 
coutre ici ei lä im loul petit champ de pommes deteire 
;iu milieu dos prairies ou d'une parcelle de foret recem- 
menl defrichee. Autrefois, la eulture dos champs etait in- 
portante, mais eile a l'ait place ä la eulture de prös. Une 
preuve de cet etat de choses ancien est que generalement 
les prairies sont encore designees sous le nom de champ 
(Acker). 

L'arboriculture comprend principalement la eulture des 
pommiers et des poiriers qui donnent des fruits ä eidre. 
C'est seulement dans les endroits les plus abrites de l'E. 
du canton que l'on eultive en espaliers diverses sortes de 
fruits a dessert. Los fruits a noyau et les noyers ne crois- 
sent que dans la reyion basse. On rencontre, il est vrai, 
dos cerisiers isoles jusqu'au-dessus de 1000 m., mais la 
rocolte n'a quelque importance que dans les annees tout ä 
l'ait favorables. Pros des chalets croissent souvent des su- 
reaux dont les fruits sont propares en confiture. On voit 
aussi, pres de beaueoup d'hahitations, de petites allees de 
groseilliers, dont les fruits fournissent du vin ou de la 
gelee. 

La eulture de la vigne est faiblement reprösentee dans 
!S communes de Lutzenberg, Wolfhalden, Heiden, Wal- 
en. En 1898, on no comptait quo 0,93 ha de vigno- 
produit total otait: vin rouge, 80,10 hectol., valant 
70 fr. I'hectol; vin blanc, 2,75 hectol., de 35 ä 40 
hectolitre. 
Flore. La Höre de ce canton, situe sur les dernieres 
mifications des Alpes septentrionalos (voir Alpes), est 
•o. Los eontrees basses empruntent leurs ele- 
llore des plaines du centre de l'Europe (voir 
Plateau). La portion alpine presente un certain nombre 
d'ospocos inti'rossantes, en particulier: Carex microglo- 
flnii, Viola palustris, Di'aba tomentosa. 

Faune. Animaux domestiques. D'apres le recensemenl 
de 1896, los Rh.-Ext. comptent: 764 chevaux, 9 mulets, 3 
:inos. .V203 -oiiissrs. I2:!ö't vachos. 310 laureaux (au-dessus 
dun an), 302 ba-ufs (au-dessus d'un an), 4895 porcs, 1214 
moutons, 3002 chevres, 2199 ruches. 

Animaux sauvages. On peut citer: le chamois, sur le 
Säntis. le chevreuil (rare), le lievre, l'ecureuil, le renard, 
la belette, la martre, la loutre, le blaireau, le herisson. En 



74 



APP 



APP 



genöral, le gibier es1 rare, ce qui provienl dos abus en I 
mauere de chasse et de foröts. Dans les ruisseaux on pe- I 




Une Lands 



inde ä Trogen. 



che la truite; le poisson est mieux prolege qu'autrefbis. 
Economie politique, adniinistralion, justice. La po- 
pulalion est de 55 281 h., soit, par km'-*, 228 h., le 91,6 % 
protestants et le 8,2 % catholiques. Le canton d'Appen- 
/.ell Rh. -Ex., comple 20 communes. Celles-ci sont auto- 
nomes. L'ecole, l'eglise, l'entretien des pauvres, sont ä 
la Charge de la commune. L'autorite legislative du can- 
ton est le Grand Conseil (Kantonsrat). Chaque commune 
elit, dans son cercle, un depute par 1000 h. chaque frac- 
tion de 1000 compte pour 1000. Les seances du Grand 
Conseil ont Heu ä Herisau. Ce Conseil vote les lois et les 
decrets. Toute loi doit etre soumise ä la sanction de la 
Landsgemeinde. Celle-ci se compose de tous les electeurs. 
Elle se tientchaque annee. le dernier dimanche d'avril, dans 
les annees paires ä Trogen et dans les annees impaires ä 
Hundwil. Tout electeur, jusqu'ä l'äge de 60 ans, sous peine 
d'une amende de 10 francs. doit participer ä la Landsge- 
meinde. Les votations se fönt ä mains levees. Outre la vota- 
tion des lois, la Landsgemeinde a les attributions suivan- 
tes : l'election des membres du Conseil d'Etat. du landa- 
man, de la haute cour de justice, de l'huissier cantonal, 
Tacceptation des comptes d'Etat. La prestation du serment 
n'existe pas. Le pouvoir executif est le Conseil d'Etat, se 
cornposant de sept membres. Le president du Conseil est le 
landaman. Les conseillers d'Etat ne sont pas en fonc- 
tion d'une maniere permanente. Ce sont generalement de 
gros industriels qui sereunissent tantöt ici, tantöt lä pour 
leurs seances. II leur est alloue 10 000 francs qu'ils se par- 
tagent en raison directe de l'importance de leurs travaux. 
En outre, les membres du Conseil d'Etat recoivent une 
indernnite de deplacement pour les depenses qui leur in- 
combent. La Chancellerie d'Etat est ä Herisau. Les auto- 
rites judiciaires sont : la Cour supreme, elue par la Lands- 
gemeinde ; eile se compose de 11 membres et tient ses 
seances mensuelles a Trogen oü se trouve sa chancellerie. 
La Cour criminelle, nommee par le Grand Conseil, se 
compose de 7 membres (seances mensuelles ä Trogen). 
Le canton se divise en 3 arrondissements de justice corres- 
pondanl aux 3 districts politiques : Vorderland, avec siege 
a Heiden, Mittelland, avec siege ä Teufen, et Hinterland, 
avec siege ä Herisau. Ces trois cours de justice ont, en 
commun, un secretaire-greffier qui est en meme temps, 



greffier de la Cour criminelle. Enfin, chaque commune 

possede son tribunal communal, de 5 ä 9 membres. 

Ecoles. Le canton 
compte 123 instituteurs 
primaires, 28 instituteurs 
etinstitutricessecondaires 
(Reallehrer) y compris 
ceux de l'ecole cantonale 
et 10 instituteurs d'eta- 
blissements prives. Les 
ecoles primaires sont, 
pour la plupart, des ecoles 
de demi-journees. Une 
Convention pass ee avec l'e- 
cole cantonale de Trogen 
met ä la charge de l'Etat 
la moitie des depenses de 
cette ecole et l'autre moi- 
tie incombe ä la commune 
de Trogen. Les depenses 
de l'Etat pour l'instruction 
publique se montaient, en 
1898, a 43 967 francs; 
Celles des communes, ä 
394 576 francs. 

Industrie et metiers. 
Agricultitre et eleve du 
betau. Le produit princi- 
pal du[|pays est le^lait, qui 
est consomme sur place. 
Sur les Alpes, on fabrique 
du beurre et du fromage. 
le lait non utilise pour 
cette fabrication ainsi que 
le petit lait sont employes 
pour la nourriture des 
porcs et des veaux. Le pe- 
tit betail est exporte ä 

Saint-Gall; par contre, on importele gros betail. Comme 

1'agriculture ne fournit ni cereales, ni legumes, ces pro- 

duits sont tres chers. La principale nourriture de la popu- 

lation de l'Appenzell est, 

outre le lait et ses derives, 

la viande fraiche ou salee 

(saucisses). En 1898, les 

animaux suivants ont ete 

abattus pour la consom- 

mation : beeufs, 1665 ; va- 

ches 3254; bouvillons, 663; 

taureaux, 748; veaux, 3911 ; 

porcs, 5187 ; cheveaux 107 ; 

moutons, 2087; chevres, 

641. Total 18 263 pieces 

avec un poids de viande de 

2 222 064 kg. 

Les 65 % de la popula- 

tion vivent de l'industrie. 

D'apres la statistique de 

1890, on comple dans dif- 

ferentes branches d'indus- 

tries : 
a)Tissage.Tissagedu lin, 

29 ouvriers ; tissage du co- 

ton, 3510 ouvriers; tissage 

mecanique,2l'abriquesavec 

157 ouvriers; fabrique de 

soie et de toile a tamiser, 

1519 ouvriers : 

b) Broderie. Broderies fi- 
nes ä la main, au plume- 
tis, 146 ouvriers ; broderies 
grossieres ä la chainetle, 
52 ateliers, broderie ä la 
machine, au plumetis,2428 
machines et 5181 ouvriers 
(hommes, femmes et en- 
fants) ; broderie a la chainette, 88 machines ; 

c) Filature. 18 666 metiers, 275 ouvriers; 

d) Lavage, blanchisserie, apprelage : 30 etablissement 
et 1271 ouvriers; 




Appenzelloise en costume de fete 



APP 



APP 



75 



e) Teinturerie. 64 ouvriers dana deux eiablissements. 

Imprimerie, chemiserie. Paa de donneea statistiques, 

(Oiiv. ä consulter: Statist ique de l'industrie, parWart- 
mann <'i Sturzenegger.) 

Industrie des etrangers, medecine, commerce. Quoique 
quelques stations fuasenl d6jä connuea depuia longtemp8 
comme stations climatiques ou pour les eures du petit 
lait (Heiden, Walzenhausen, Trogen, Gai8, Teufen), il s'esi 
forme', cea dernierea annöea, preaque dana chaque village, 
des asaociationa dont le lud est de faire connailre dana 
le monde des touristea Im localitä par des brochures, des 
affiches, des inaertions. U'est pourquoi cette industrie 
esi devenue tres importante depuis ces dernierea anntes ; 
le Clinton coinptait, en 1898, 658 auberges et hoteis (un 
Etablissement pour 82 h.). Ce nombre considörable 
g'explique par le lait qu'aucune patente d'auberge n'esl 
exigee. 

Comme le mötier d'aubergiste, la pratique de la mede- 
eiue est libre ; le canton compte 24 medecins reconnus, 
i est-ä-dire porteurs du diplome föderal, 2 dentistes, 3 
pharmaciens, 7 veterinaircs, 36 sages-femmes. Dans cha- 
que districl se Irouve un höpital de district: pour le Vor- 
derland, ä Heiden ; le Mittelland, a Trogen ; le Hinterland, 
I Eierisau. 

Les Rh. -Ext. oni fourni.en 1899, lescontingents suivants: 

Elite. Infanterie .... 1951 hotnmes. 

Artillerie .... 307 

et 172 ofßciers et sous-officiers. 
Landwehr. Infanterie [•' lian 1348 hommes. 
» II" » 114.-. « 

Artillerie. . . . 103 » 

et 345. ofßciera et aous-officiers. 
Voies de Communications. Le canton est silonne' de tres 
bonnea routea, entretenues par l'Etat, savoir: 
37,725 km. routes de I 1 " classe. 
56,318 » » II" » 

97,868 » » III" o 

Total 191,911 km. routes de l'Etat. 

Les lignes de chemin de fer sur le territoire cantonal 
sont : 

Ligne d'Appenzell (Appenzellerbahn) 18 km. 

Samt-Gall-Gais (eh. de fer sur route). 1 1 » 

Rorschach-Heiden 3 » 

Rheinegg-Walzenhausen 0,5 » 

Total . . . 32,5 km. 
Finances de l'Etat : 

Fortune de l'Etat (34 d<5cembre 1899) . . Fr. 1127846 — 

Capitaux de l'Etat pour 1899 » 96562500- 

Impöls • 6 854 400- 

Recettes de la caisse d'Etat (ban- 

que) » 790372 — 

Depenses de la caisse d'Etat (ban- 

que) » 760781 — 

Solde actif . . . Fr. 2959087 

La Compagnie d'assurances contre l'incendie possedail 
au 31 decembre I899 une fortune de 3 909 793 fr. 49. 
Resume chronologique. 

500-600 ans apres J.-C. Premier etablissemenl des Ala- 
mans. 

I403(15rnars). Batailledu Yögelinsegg, pres de Speicher. 

I405 (18 juin). Bataille du Stoss, pres de (lais. 

1407-1408. Incursion des Appenzellois dans la Thurgovie 
et ä Rregenz. Defaite de Bregenz. 

1441. Entree d'Appenzell dans la Confederation comme 
Etat protege. 

1429. Ein de la lutte contre l'abbe de Saint-Gall. 

1452. Appenzell devient allie des Suisses. 

1513. Appenzell canton suisse. 

1597. Separation du canton en Rhodes-Interieures ei 
Uhodes-Exterieures. 

1732. Lüttes entre les Budes et les Doux. 

1798. Appenzell fait partie du canton du Santis. 

1815. Ein de la domination francaise. Les anciennes ins- 
lilutions sont retablies. 

1858(3 octobre). Nouvelle Constitution de la Landsge- 
meinde convoquee extraordinairement a Hundwil. 

1876(15 octobre). Acceptation de la Constitution canto- 
nale actuelle. 



APPENZELL (RH. -INT.). Quoique s.i superficie ne 

1 suii que de 150 km-, ce denn canton ae diviae 

l£xL en trois parlies ; la plus grande esl e ■ 

«idiM l sniis le iiniii d Innerer Landeslheil (l'ays in- 

j Jl* I törieur). Les deux autres forment enaembiela 
L J"&) commune d'Oberegg. En outre, deux petita 

^^.^^ terriloires del.u lies Im appai I lennenl encore 
.laus lea Rh.-Ext., le couvenl de femmea de Wonnenslein, 
dans la commune de Teufen el celui de Grimmenslein, 
dana celle de Walzenhausen, appenzell Rh. Int. e'6tend de 
ii 59' a 7 10'de long, E. de Paris ou avec Oberegg,a7 '17' ei 
de 'i7 IV de latitude N, ä 47 23' (Oberegg 'i7 w). Dans sa 
plus grande largeur la partie principale a 14 km., la plus 
grande longueur est de 17,5 km. La partie meridionale 
est couverte par la chaine de l'Alpstein, groupe monta- 
gneux, forme, en räaeral, de couchea calcaires de I äpoque 

erelaeee, auxquelles se raltiicbenl, all N.-E., des couches 
lerliaires ;, \u uhtes dalanl du SOUleve nl ilu San- 
tis, tandis que la peilte septentrion.ile, composee de Nagel- 
Hub ei de mollasse, a surtout forme des collines culti- 
vables. 

La plus haute montagne, |e Sanlis, alleinl 25l)'i in. d'al- 
litude. II domine d'environ i960 m. le point le plus bas, 
le creux du Gonzernbach, vers Marbach (514 in.). 

L'Alpstein, ou groupe du Santis, esl eompose de six con- 
treforts paralleles, courant du S.-O au N.-E. On y trouve 

encore, en quelques elldroits, des VOÜteS ferinees. tandis 

que, le plus souvent, la montagne est dechir£e, la forma- 
tion recente se presentant sous des formes plus abruptes 
et plus Iniiriiienlees. L'inclinaison meridionale des cou- 
ches geologiques s'abaissant generalement au S., doinine 
en grande partie, alors qu'au N. elles sont beaueoup plus 
deehirees; le 'cas contraire peut cependant exister. Une 
arete transversa!!' qui relie les chaines et ferme les val- 
lees forme la frontiere meridionale du canton Les vallees 
bien arrosees sont profondement etroiles et enlaillees. 
Ces chaines se composent essentiellement de Neocomien 
dont les couches forment tantöt des talus delitablea cou- 
leur de plomb, tantöt des murailles escarpees et resistan- 
tes comme, parexemple, les couches de l'Altmann. L'Urgo- 
nien se rencontre dans plusieurs chainons (l'OZhrli, le 
Rossmad, l'Alpsiegel, le Hundstein, etc.), la surface des 
bancs, lavee par le temps, parait souvent blanche comme 
du gypse. Sur l'Urgonien reposent les couches du Seewen. 
Le Gault s'intercale ordinairement en minces couches 
noires entre les masses calcaires dites de l'Urgonien el 
du Seewen. Ce dernier forme presque completement le 
l'ond des vallees, les plus profondes comme les plus hau- 
tes; il se maintient meine sur quelques aretes et sur les 
pointes des plus hauts soinmels (Santis-Ebenalp). 

Au N., l'Eocene se montre en bandes etroites qui vont 
s'elargissant davantage a l'E., ou il forme une montagne 
presque isolee et coni(]ue. II est, comme la fonnation 
cretaeee. riebe en petrilications. On rencontre des bancs de 
Nummulites et de Schistes avec de nombreux chondrites. 
Dans les differentes couches de cretace, on peut recueillir 
en grand nombre des fossiles dont les plus remarquables 
sont les suivants: Ammcnites pulchellus. Lima Abbatis- 
cellana, Pentacrinites, Crioceras (dans le Neocomien), 
TurrilitesBergeri. RequieniaAmmonia,Pterocerapelagi, 



•)rh, 



{Rhododendron ft 



aire de 

vantes: 
et /ii)- 



microglochin, S 


('/•/■</ 


Ula Kita 




ticum, 


Achill 


m macro- 


phylla, Senecu 


(llll 


otanifoli 




Strep 


opus ' 


mplexifo- 


lius, Chrysanth 


emti 


ii coroni 


)><) 


olium, 


Saxifi 


aga steno- 


pelala. 














Les coupures 


des 


allei's di 




ninent 


quatre 


chaines de 


montagnes : 














La preini.re 


'hau 


e compr 


■in 


le Gyi 


•nspitz 


(2450 in. i. 


le Hünnerberg 


1324 


in. i. 1 


! | 


ohe N 


iedere 


C22-2S m.i. 


l'CEhrli (2203 i 


i ), 


e Hangt 


lel 


(2126 


in.). 1 


•s Türme 


(2046 tn.i. le Sc 


lalle 


l 1923 in 


i e 


t l'Eben 


alp(16 


'i m.i avec 


un bölel. C'esl 


lans 


une des 


m 


ractuosites de 


l'Ebenalp, 



qu'est construit la Wildkirchlein (1477 m.i. A quelques pas 
de cette petite chapelle, une seconde caverne traverse la 
montagne. Et, 100 m. plus bas, on rencontre .Escher, au- 

berge lies Irequentee el Station elimalii|iie. 



76 



APP 



APP 



Hans la deu zieme chaine se trouve le Sintis (2504 m.), 
la plus haute sommite' des Prealpes suisses, avec la Station 
meteorologique föderale et un böte), et le Rossmad (4933m.) 
qui s'arrÄte brusquement au lac de Seealp. 

A la troisieme chaine appartiennent l'Altmann ('2438 in.), 
le Fählenschafberg (nomine* aussi Türme) (2227 m.), la 
Freiheit (2112 in.), le Hundstein (2159 m.), le Marwies en 
forme le toit (2042 in.), le Bogartenfirst (1779 m.), l'Alpsie- 
gel ou Siegel (1768 in.). 

Le quatrieme eoinprend le Hosten (2154 in.), le F'urgglen- 
liist (1821 in. I. le Staubernkanzel (1894 m.), le Hohenkas- 
ten (1708 in.), le Righi de la Suisse Orientale, avec ln'itel. 
et le Kamor (1750 m.) auquel se soudent les Fähnern 
(1500 in.) de la periode ecocene. 

La partie N.. comprenant la region habitee du pays, ap- 
partient ä la formation mollassique et. danscette derniere, 
domine le Nagellluh bariole, tandis que le Nagelfluh cal- 
caire est limite aux protbndes assises septentiionales de 
cetle zone. Le gres est, parseme dans le Nagellluh, on en 
trouve dans le N. du canton, sur de grandes etendues, 
mais il appartient geologiquement, coinme la contree d'O- 
beregg ou le Nagellluh s'etend au delä du Gäbris, aux 
Khodes-Extörieures ; d'autre part, les formations cretacees 
et du Nagellluh se poursuivent au S.-O. dans le canton de 
Saint-Gall. 

Les sommites les plus imporlantes de cette contree sont 
le Kronberg (1606 m.), le Klosterspitz (1328 m.), la Hund- 
wiler Hohe (1309 m.), le llimmelherg (1077 m.), le Claux, 
avec les ruines d'un chäteau (1008 m.), le Lehmensteig 
(1007 m.), le Fuchsenkreuz (1049 in.), le Hoher Hirsch- 
berg (1170 m.), et, pres d'Oberegg, le Sankt-Anton (1125 
m.) avec un Etablissement climatique, vue süperbe. Aux 
epoques glaciaires, le glacier du Säntis, ainsi que celui 
du Rhin qui s'etendait dans le pays au N. des Fähnern, 
remplirent les vallees de leurs debris, c'est le cas, par 
exemple, de la vallee de la Silter, de Schwendi ä Appen- 
zell et des hauts vallons d'Eggerstanden, de Gonten et de 
Meistersrüte. 

Les Rh. -Int. sont tres pauvres en mineraux utiles ou 
precieux. On exploite une mine de spath vert ainsi que 
le calcairede Seewenen au-dessus de Weissbad ; quelques 
carrieres de gres fournissent une excellente pierre dure. 
La Sitter charrie en quantite du sable et du gravier. Ici 
et la on taille quelques pierres ä aiguiser dans l'ardoise 
dure des Fähnern, mais celle-ci n'est pas exploitee regu- 
lierement. Le produit le plus important est la tourbe qu'on 
extrait ä Gonten, ä Eggerstanden, ä Oberegg, en assez 
grande abondance. Meistersrüte fournit de l'argile. En 
plusieurs endroits jaillissent du sol des sources ferrugi- 
neuses; bains de Gonten, de Jacobsbad, pres de Gonten, 
et le Hoferbad pres d'Appenzell. Oberegg possede une 
source sulfureuse non utilisee. 

Le climat est doux en general. Les temperatures extre- 
mes sont -\- 30° et — 20°. La moyenne de la temperature 
(1883-1895) est, sur le Säntis, en juillet -f 4°8, en aortt 
-\- 4°9, en janvier — 9°,1. Moyenne annuelle — 2,02. A 
Appenzell, environ + 7,5'. Les vents dominants sont ceux 
du S.-O. et de l'O. qui, le plus souvent, amenent la pluie. 
Le vent du N.-E. et le lohn soufllent alternativement au 
printemps. Ce dernier cependant soufile aussi pendant les 
autres saisons et, dans la partie Orientale du canton, plus 
que dans la partie occidentale. Au printemps, le ciel est 
souvent couvert, tandis qu'en hiver, lorsque le Rheinthal 
et la Thurgovie sont ensevelis sous unecouche de brouil- 
lard, FAppenzell jouit d'un brillant soleil. 

La moyenne de la precipitation d'eau est, ä Appenzell 
(1881-1892) de 1489'«"'. sur le Säntis de 2423""". Coinme le 
calcaire est un verkable filtre, il se forme, au-dessous de 
cette couche, un si grand nombre de lilets d'eau que les 
Rh. -Int. peuvent etre considerees comme le pays le plus 
riche en sources, et Ton peut dire qu'ä cöte de chaque 
inaison s'echappe un jet d'eau d'une fraicheur etonnante. 

Le cours d'eau prineipal est la Sitter, formee de trois 
ruisseaux: le Schwendebach, le Bnilbacli et le Weissbach; 
le picmier, sortanl du Seealpsee, est le plus regulier et 
doil etre conside comme la source principale de la riviere. 
Le Weissbach possede une grande ecluse pour les bois 
llottes. Les autres cours d'eau sont redoutables par leurs 
debordements causes par les orages; les plus impor- 
tants sont l'Ibach pres de Weissbad, le Kaubach et le 



Tablatbach, ä l'O. d'Appenzell, et le Rotbach ä la kontiere 
N. vers les Rh. -Ext. Le Kronbach descend du Kronberg et 
de Gonten et se jette dans l'Urnäsch, l'Aubach d'Eggers- 
tanden et le Fallbach d'Oberegg tombent dans le Rhin. 

Le canton ne compte que de petits lacs de montagnes: le 
romantique et inelancolique Fählensee ; au pied du Hund- 
slein, le Sämbtisersee, lac variable, entre le Siegel et 
Staubern; le charmant Seealpsee, tres visite; au pied du 
Rossmad, le Wildseelein, au pied de l'Altmann, et le Forst- 
seelein, sur le versant N. des Fähnern. 

Les 159 km' 2 du canton d'Appenzell Rh. -Int. se repartis- 
sent comme suit : 

74,1 km- (40,6 %) prairies et bruyeres, 
37,3 km- (23,4 " ; alpages et päturages, 
33 km* (20,8%) forets, 
et 14,0 km- ( 9,2 "„) terrains improduetifs. 

L'agriculture proprement dite est presque completement 
abandonnee ; l'arboriculture prend plus d'extension depuis 
que la societe d'agriculture donne, ä partir de 1887, un 
jeune arbre ä chaque eleve sortant de l'ecole primaire (jus- 
qu'en 1900, distribution totale de 1530 arbres). La recolte 
moyenne est estimee ä environ 40000 fr. dont plus des 
trois quarts proviennent d'Oberegg. La recolte du foin 
n'est pas süffisante pour nourrir le betail. Le prix inoyen 
du foin est, par m 3 . de 6 fr. 39 (1887-1899). Les päturages 
alpestres sont au nombre de 168, d'une superficie de 4 ä 
300 ha avec 3126 Stössen normaux (stoss = superficie ne- 
cessaire pour nourrir une vache) d'une valeurde2682 955fr. 
20 alpages avec 1227 ha et 687 Stössen d'une valeur de 
417 300 fr. sont la propriete de l'Etat et des corporations. 
D'autres alpages, de 199 25 ha avec 196 Stössen, d'une va- 
leur de 146 750 fr., sont la propriete de corporations et 
de communes etrangeres au canton. 

Le produit des forets de l'Etat et des communes parmi 
lesquelles 20 appartiennent aux corporations, se montait, 
en 1898, ä 47 823 fr. et celui des forets particulieres ä 
125 955 fr. La plupart des forets se composent de sapins 
rouges, quelques-unes de hetres ; peu d'entre elles comp- 
tent des essences d'especes differentes. 

La statistique du betail donnait les chiffres suivants: 



Chevaux. . . . 
Petes ä cornes. . 

Porcs 

Moutons . . . 
Chevres .... 
Ruches d'abeilles 



1866 
262 
6748 
2446 
919 



1876 
172 



3 147 



128 118 
7722 8998 
4769 9572 



valeur (1896) 

70 350 fr. 

2 795 830 fr. 

584 520 fr. 

6580 fr. 

121 250 fr. 

14 220 fr. 



4022 4969 4850 
471 589 790 

La moyenne par 1000 habitants est de 9 chevaux, 697 betes 
ä cornes, 742 porcs, 25 moutons, 376 chevres et 61 ruches. 
Pour le nombre des porcs, Appenzell Rh. -Int. vient en tete 
des districts de la Suisse. La valeur de l'elevage des porcs 
peut etre evaluee annuellement ä 1 million de francs, c'est 
aiusi qu'en 1898, plus de 18 000 porcs ont ete vendus en 
grande partie dans les cantons voisins. L'elevage des che- 
vres prend une nouvelle extension depuis que les chevres 
appenzelloises ont ete reconnues etre une des meilleures 
races, si ce n'est la meilleure. Le lait est surtout employe 
par les paysans pour la fabrication du beurre et du fro- 
mage. On fabrique deux sortes de fromage ; le plus sonvenl 
un frornage tres fortement sale, nomine rässen Magerkäs 
(fromage maigre), plus rarement, un fromage gras qui 
peut etre place entre les produits de l'Emmenthal et ceux 
de la Gruyere. Des marchands achetent ce fromage chaque 
semaine et reglent leurs achats tous les six mois. 

En 1899, il a ete percu pour permis de chasse et de pe- 
che 1822 fr. et paye en primes de destruetion d'animaux 
nuisibles 409 fr. 50. Le gibier le plus important est le 
chamois.puis viennentle chevreuil et le blaireau, le lenard 
et le lievre, la martre et la loutre, le coq de bruyere, le coq 
des bois et la gelinotte blanche. L'aigle ffalco fulvusj qui, 
precedemment, se montrait souvent au Hundstein, ä dis- 
paru depuis longtemps; les marmottes que l'on a introdui- 
tes, ne prosperent guere. Les poissons sont la truite sau- 
monee fSalmn fario) et legoujon (Gobio fluvialisj . Le veron 
{Phoxinus laevisj semble avoir completement disparu. 

Le recensement de 1888 attribue au canton d'Appenzell 
Rh. -Int. 12888 h. dont 11355 habitent leur commune d'ori- 
gine, 129 d'autres communes du canton, 1046 sont bourgeois 
d'autres cantons et 295 sont des etrangers. En 1900, 13449 
h. D'apres la religion, on compte 12 213 catholiques, 673 



APP 



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77 



Protestant*; la langue est l'allemand. Gelte Deputation est 
pi .|,;u tie (laus 21 12 maisons. D'apres la statistique föderale 

4872 (378 "/,„,) \ivenl de r.^nrulture el 

de l'ileve du b<§tail, 6560 (509 °/oo) (l 
l'industrie, 851 (tili / M ) du commero 
206 (16°/oo) ll < l transport, 322 (25 % 
Administration et de science. 77 (ß]°looi 
n'ont pas de vocation. 

L'industrie comprend presque exclu 
äivement la broderie et le tissage de 
ioie. En 1 s* K ) , 2432 personnes Irava 
laienl ä la broderie ä la main, 073 ä* 
broderie ä la machine, 707 ä la broderi 
a la chalne, 7 an filage, 136 au tissage 
la main. Pröcödemment, lorsque le peti 
lait lait par les Schöttler (du mot patois 
Schotten = petit lait) avait, pour les m6- 
decins. une grande vertu thörapeutique, 
beaucoup de ces Schottler se rendaient, 
chaque annöe, dans les bains, lesfstar 
lions et les villes de l'AUemagne et de 
l'Autriche. Les idees medicales s'elant 
modiliees sur ce point-lä, les personnes 
occupees ä cette industrie ont 6te for- 
oöes de sc vouer, en grande partie, au 
commerce des broderies. Les brodeuses, 
comme les paysannes, portent encore le 
gracieux et tres riche costume national 
au\ ornements d'or et d'argent. 

Citons encore une tuilerie, une fabri- 
que de chapeaux, un atelier de spulp- 
(iiir sur liois, deux brasseries et trois 
confiseries qui travaillent pour l'exportation dans lescan- 
tons voisins des « Hi bertladen », espece de gäteaux indigenes. 

L'industrie des etrangers a une certaine importance. 
Elle comprend non seulement les hotels de montagnes, 
mais aussi les trois grands bains de Weissbad, de Gonten 
et de.Iacobsbad et les stalions climatiques de Schwende. 
Steinegg, Sankt-Anton et Oberegg. 

In seule ligne de chemin de fer traverse le canton, la 
ligne ä voie ötroite d'Appenzell (Appenzellerbahn), qui 
parcourt 7,75 km. sur le territoire des Hh.-lnt. Les rou- 
tes cantonales ont une longueur d'environ 18,8 km., celles 
de district de 33,7 km. 

La caisse d'epargne et de prets, dissoute le 1 er janvier 
1900, a repi'is une plus grande extension sous le nom de 
Banque cantonale appenzelloise des Rh. -Int. ; c'est le seul 
etablissement linancier. Le roulement d'argent s'eleve, 
en 1898, ä 9149125 fr., les depöts ä 665 441 fr., les re- 
traits ä 536 410 fr. et le total des sommes deposees ä 
2 620 152 fr. Les societes sont nombreuses : d'histoire et 
d'archeologie, de gymnastique, de lutte, de chasse, de lee- 
ture, (lagrieulture. Plusieurs sont communes aux deux 
demi-cantons comme : Utilite publique, des metiers, de 
medecine, etc. Ün compte 19 societes militaires de tir. 

Ce demi-canton a fourni, en 1899, les conlingents sui- 
vanls des bataillons 84 et 128 : 

Elite. Infanterie . . . 568 hommes. 

dont 8 officiers, 72 sous-otficiers 
et 488 soldats. 
Landwehr. Infanterie I pr Ban 217 hommes 

,. Um« » 146 

dont 4 ofl'iciers, 48 sous-otficiers 
et 311 soldats, et 17 hommes 
d'autres armes. 
Les recettes de l'Etat, pour 1899, se sont elevees ä 
fr. 173 400 dont fr. 5159 d'interets, fr. 9468, provenant de 
la legale du sei et fr. 89 263 des impöts. Les depenses 
ascendent ä fr. 123174 dont fr. 11 356 pour le servier des 
interets, fr. 8680 pour le departement de police et justice, 
IV. -25 339 pour celui des travaux publics et fr. 30 839 pour 
l'instruction publique. La forlune particuliere tle l'Etat, 
sans les bätiments impi'oductifs, s'eleve ä fr. 212 658 avec 
un passif de fr. 314 129. 

Les principaux postes de l'actif sont: bätiments fr. 54 022, 
arsenal fr. 5551, agriculture fr. 6697. 

Le Pays Interieur compte une caisse d'ecole au capital de 
fr. 58 347 et plusieurs caisses des pauvres, des malades, 
des veuves, avec une fortune de fr. 557 665 ; les caisses sont 
adtninistrees par des commissions nommees par l'Etat. 



,i eie döpensö, Bans compter les frais de construction 
'administration, pour les malades fr. 1086; pour les 




pauvres fr. 27418; pour les orphelins fr. 10 613; pour 
l'höpital lies incurables fr. 6066. 

Les impöts cantonaux sont fixe's d'apres le cadastre, 
c'est-ä-dire que toute propriöte immobiliere est taxöe offi- 
ciellement; les deux liers de la valeur totale des immeu- 
liles, sunt imposes. L'övalualion cadastrale (1900) s'eleve 
ä fr. 25 551 240. Depuis longtemps les impöts sont pour le 
Pays Interieur, pour l'Etat et les pauvres de 5 °/„n ; a Ober- 
egg, qui pourvoitä l'entretien de ses indigents, de3Vi%o- 
Les interets des creances hypothecaires ne sont pas con- 
sideres comme revenus. Les impöts communaux, d'ecole, 
d'eglise, etc., sont preleves suivant la fortune. 

La fortune des ecoles etait, en 1896-1897, de fr. 1 10 068, 
la dette de fr. 146630, les impöts preleves de fr. 27 943. 

Les dettes les plus importantes proviennent de la cons- 
truction de nouveaux bätiments d'ecole. La frequentation 
de l'eeole primaire est obligatoire de 6 ä 12 ans, suit une 
('■edle de ri'pi'liiion de 2 ans. et l'eeole complementaire de 
3 ans pour les gareons. Le canton possede une ecole reale 
cantonale pour gareons et une ecole particuliere de meme 
genre pour les jeunes lilles. Dans l'enseignement primaire, 




Kenne appenzelloise (Rli.-Int. . 

les entanls suivent l'eeole pendant 50 ä 44 semaines de 6 
demi-journees, dans l'eeole de repetition. 28 semaines et 
dans l'eeole complementaire, 19 semaines de i heures ; 
dans une ecole de peH'eeüonnement pour les metiers, on 
a pendant 44 semaines ti heures d'instruction. Le traite- 
ment minimum dun instituteur est de fr. I0(H); il est 



78 



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APP 



augmente apres ."> ans et apres 10 ans, cliaque fois de 
IV. 100. Une caisse pour les instituteurs (vieillards, veuves, 
orphelins) possede IV. 1 1 686. 

Au point de vue ivhgieux. Appenzell Rh.-Inl. appartient 
provisoirement a l'eveche de Saint-Gall et est administre 
par un commissaire episcopal. 

La fortune des eglises etait, en 1899, de IV. 513 131, la 
dette de fr. 27 202 sans compter les tbnds pour nouvelles 
constructions, evalues a IV. 100 000 environ, et ceux des 
IT chapelles, qui sont peu considerables. 

Politiquement, le canton se divise en l> districts (Appen- 
zell, Schwendi, Rüti. Schlatt-Haslen, Gonten et Oberegg), 
dont 5 cependant ne doivent etre consideres que comme des 
districts electoraux. Ün ne distingue que les bourgeois du 
Pays Interieur et eeux d'Oberegg; tont citoyen du Pays In- 
terieur qui s'etablitdans un autre district conserve ses droits. 
5 paroisses, dont une avec 3 annexes, löcercles scolaires. 
Ni les limites des paroisses, ni Celles des cercles scolaires 
ne correspondent ä Celles des districts. Precedemment, la 
population etait partagee, d'apres les familles, en Rbodes. 
t'.elles-ci (brmaient, ä cdte de la Landsgemeinde, les corps 
Electoraux. A Oberegg, la fortune des Khodes passa au 
districl ; dans le Pays Interieur, les Rbodes lbrinent des 
corporations. Les interets sont surtout employes pour ve- 
nir en aide aux recrues inilitaires, aux ecoles et aux eglises. 
Le dernier dimancbe d'avril s'ouvre la Landsgemeinde; 
eile nomine les membres du gouvernemenl, comprenant 
les deux landamans (le president et le vice-president), 
le Statthalter (gouverneur et justicier), le chancelier 
(d£p. des finances), le capitaine du pays (Landeshaupt- 
mann, dep. de l'agriculture), le Rauherr (architecte), le 
Landsfähnrich (enseigne du pays, police et instruc- 
tion), l'Armleutsäckelmeister (le cbancelier des pau- 
vres, dep. de bienfaisance), et le Zeugherr (maitre de 
l'arsenal, dep. militaire), puis le tribunal cantonal avec 
13 membres, le secretaire et l'huissier cantonaux, tous 
les trois ans le depute au Conseil des Etats. Elle sla- 
tue aussi sur l'acceptation ou le rejet des lois quelle 
peut discuter. Le premier dimancbe de mai les assem- 
blees de district nomment leurs conseils, le tribunal 
de districl et l'administration et s'occupent des ques- 
tions qui Interessent le district. Chaque district a un 
eapitaine-president. La commission d'Etat avec les con- 
seillers forment le Grand Conseil dont le president est 
le landaman. Le Grand Conseil prepare les lois qui 
seront presentees ä la Landsgemeinde, puhlie les or- 
donnances, etablit l'echelle des impöts, qu'il ne serait 
pas facile cependant de modilier, nomine les commis- 
sions de banque, de construction, d'ecole, la com- 
mission sanitaire, exerce le droit de gräce, etc. II se 
rassemble ordinairement trois lois par an. Pour les 
questions importantes, on a coutume de proceder par 
lour de consultation ; d'abord les membres de la com- 
mission d'Elat, d'apres le röle des fonctions, puis des 
conseillers d'apres le rang des districts; ensuite seu- 
lement la discussion generale est ouverte. 

Les juges de district nommes dans le Pays Interieur 
formentun Iribunal, ceux d'Oberegg, un second. Pour 
les dill'erends concernant les terres, ruisseaux, forets 
et cbemins, il ja trois instances ; la premiere se compose 
de 5 membres du tribunal de district, autant que possible 
du district electoral dans lequel le proces a lieu, le se- 
cond de 11 membres qui, ä l'exception des membres de 
la l ie instance, sont appeles d'apres le röle des districts. 
La 3 me instance comprend le tribunal cantonal, lequel, 
dans les autres cas, fonctionne comme tribunal de 2 m " 
instance. Sont electeurs et eligibles tous les Appenzellois 
des Tage de 20 ans, et les Suisses domicilies dans le can- 
ton, a l'exception des faillis jusqu'au moment de la reha- 
bililalion, et les condamnes ä la suite d'un jugement. La 
loi prevoit les incompatibilites suivantes: dans les commis- 
sions d'Etat, de district et de canton, deux parents rappro- 
ches s'excluent, un membre de 1'administration ne peul 
faire partie des tribunaux. Dans le tribunal cantonal, cha- 
cun des six districts doit etre represente. Un landaman 
ne peut rester en Charge que deux ans de suite. Tout elec 
teur est tenu d'accepter une charge oflicielle jusqu'ä l'äge 
de soixante-cinq ans. Les fonctions nesont indemnisees que 
par jour de presence, ä l'exception des neuf membres de 
la commission d'Etat, qui recoivent ensemble 1220 francs. 



Appenzell entra, en 1411, dans la Confederation, comme 
Etat protege des VII cantons, en 1452 comme canton allie 
et en 1513 comme canton. A cette epoque, on comptail 
encore Gais dans les Rh. -Int. et la contrt'e d'Oberegg dans 
les Rh.-Ext. Par la Separation de 1597, Rh. -Int. devint 
demi-canton independant. Jusqu'au XVIIL siecle, malgre 
les institutions democratiques, dominent les tendances 
aristocratiques ; ces tendances se montrerent au jour lors 
du proces Sutter (1784). De 1798 ä 1803, les Rh.-Int. ap- 
partinrent au canton du Säntis. Avant et apres cette epo- 
que, la Constitution et les lois du pays etaient contenues 
dans le Landbuch, recueil de decisions de ditferentes epo- 
ques. Les plus anciennes dataient de 1409. Elles furent 
recueillies en 1585. Une revision eut lieu en 1814. En 1828, 
le Grand Conseil entier tut renverse par la Landsgemeinde 
et remplace par un autre. La nouvelle assernblee recut 
pour mission de preparer une nouvelle Constitution, la- 
quelle fut acceptee en 1829. Le meme Grand Conseil re- 
habilita la memoire du landaman Sutter et de ses parti- 
sans. Pendant le Sonderbund, Appenzell Rh.-Int. resta 
neutre et fut, pour ce fait, frappe d'une amende de 15000 fr. 
Apres plusieurs tentatives, la Constitution fut enlin revisee 
en 1872 et subsiste encore aujourd'hui dans ses princi- 
paux articles. 

APPENZELL (Abbatis cella). Chef-lieu du demi-can- 
ton d'Appenzell, Rh.-Int., est situe ä 7° 4' 13" long. E. de 
Paris et 47° 19' 54" latitüde N., ä 778 m. au-dessus de la 
mer. II embrasse eornme village (inspectorat du feu) une 
petite partie de Schwendi et Rute, et forme, avec le terri- 
toire au N. et au S., le district d'Appenzell. 

Appenzell compte, comme district, 591 (comme vil" 




Plan d'Appenzei 



356) mais. avec 4477 h., formant 1094 menages, dont 4287 
catholiques et 183 protestants En 1900, 4574 h. 

Le village est situe dans la large et vaste vallee de la 
Sitter, sur la rive gauche de cette riviere. Le terrain s'e- 
leve au S. jusqu'au Klosterspitz (1328 m.), au N., du cdte 
de Gais (Rii.-Ext.), jusqu'ä 1134 m. Rureau postal de se- 
conde classe. Telegraphe et telephone. Banque cantonale. 
Appenzell est la Station terminus du eh. de fer Winkeln- 
Appenzell ; le village est relie ä Gais par la poste ; de belles 
routes conduisent a Herisau, Urnäsch, Haslen, Weissbad 
et Eggerstanden. Appenzell possede une belle eglise avec 
une vieille tour et d'excellentes cloches ; c'est dans la sa- 
cristie que sont renfermees les archives cantonales ; on 
remarque la maison de ville, des asiles pour les orphelins 
et pour les pauvres, l'arsenal, l'abattoir, un couvent de 
capucins et un couvent de femmes, un musee d'antiquites, 
un grand relief du canton d'Appenzell, deux grands hötels, 
une brasserie, une briqueterie et plusieurs fabriques de 
broderies. Dans la partie ancienne du village, s'etend la 
spacieuse place de la « Landsgemeinde » ; au S. se trouve 
un petit faubourg appele le Ried, forme denviron 80 mai- 



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79 



soiis isolöes'baties par les i 
tenant au] fonds des pau\ i 
Bee tnteresses sonl bourgi 
pas mir fortune superieure 



im terram appar- 
uites par ceux-ci. 
;,■ ei in' possödenl 



lüasea a Olivone. Bureai 

postale Biasca-( llivone. I 
Dangio el de ( Irumarone, 209 
80 mais., 280 



ilcs postes, telögraphe. Voiture 

'■in. compte, avec les vges de 

vjje 





^^^^fl^^HHBBKa&eS&aSSH^^HH^HIH^^BflHHHiH^HftE&HI 



Le ili-li icl comple Irois cerclcs scolaires donl deux em- 
fcassenl encore des fractions d'autres districls; une ecole 
Hcondaire de garcons et une de jeunes fi lies, une ecole 
jrofessionnelle La paroisse catholique s'etend dans les 5 
Betricts interieurs, dont 3 possedent des eliapelles filia- 
m, Les protestants de tous les districts n'ont qu'une 
| rispn de eulte et de reunion. 

La principale oecupation des habitants est la broderie ä 
la maebine et ä la main ; l'industrie des etrangers est 
aussi tres importante. La foire d'Appenzell est le plus 
grand marche de porcs de la Suisse Orientale ; on compte 
dans ee bourg un grand nombre d'auberges et de maga- 
■äs; deux scieries, une carriere de pierre et une de terre 
■Bise ; commerce actif de lait et de bois. L'eleve du be- 
lail se pratique aussi sur une grande echelle. 

Le document le plus ancien sur Appenzell date de l'an- 
!>■<• 1061, lors de la construetion de la premiere eglise. 
Mais I'endroit a dejä ete habite auparavant. A une demi- 
heure ;iu N. du village se trouvent encore les ruines du 
vieux chäteau de « Clanx », bäti par les ab bös de Saint- 
nll (peut-etre en 9-25, mais plus probablement plus tard, 
Wanl 1-210); il tut detruit en 1402. En 1400 et en 1560. le 
village l'nl completement incendie. Jusqu'en 1597, Appen- 
zell Kit le cliet'-lieu du canton entier qui lui emprunla 
son noni. En 1798, la premiere assemblee des döputes du 
canton du Santis se tinl dans l'eglise des capucins. Appen- 
zell avait premierement ete choisi comme chef-lieu de ce 
canton mais fut, par la suite, force de ceder le pas ä 
Saint-Gall. 

APPLES (C. Vaud, D. Aubonne). 638 m. Com. et 
»tilage sur le plateau fertile qui s'etend de Morges au 
Mont Tendre, ä 6,5 km. N.-E. d'Aubonne et ä 6,5 km. E. 
de Biere, sur les routes d'Aubonne a Cossonay et de 
Biere ä Lausanne. Station et bifurcation du ehemin de 
fer ä voie etroite Morges-Biere et Morges-L'Isle. Bureau 
des postes, telegraphe, telephone. La commune compte 75 
mais., r>74 h., le village meme 60 mais., 493 h. C'est un 
village enlierement agricole, sur un sol tres fecond Ap- 
ples est dejä mentionne en 593; il est le berceau de la 
famille d'Apples ou Dapples. 

APROZ (C. Valais, D. Conthey, Com. Nendaz). 600 m. 
Hain, a proximite des gorges de la Prinze, au bord du 
Rhone, ä 5 km. S.-O. de la Station de Sion, ligne du Sim- 
plen. Depot des postes. 23 mais., 170 h. catholiques. Agri- 
culture. Prairies. Carrieres d'ardoises. 

AQUILA (C. Tessin, D. Blenio). 789 m. Com. et vge 
dans le val Blenio, sur le versant O. de la Colma (2488 m.) 
tt sur la rive gauche du Brenno. II est ä 19km. N. de la 
Station de Biasca (ligne du Gothard) et sur la route de 



835 h. call, 
igriculture el eleve du betail. 

AQUINO (C. l'essiu, I). Locarno, 
Com. Lavertedzo). (>(KJ m. Harn, du val 
Verzasca, ä 13 km. N. de la Station de 
Lrordola, ligne lielliii/.inie - Locarno. 8 

mais., ö'l Ii. 

ARAN (C. Vaud, I). Lavaux, Com. 
Villette). 468 in. Hain, situö sur la route 
de Lutry ä Grandvaux, ä 500 m. de 
Grandvaux, au-dessus de Villette, sur 
une petite esplanade d'oü ['on jouit 
d'une vue splendide sur le lac que l'on 
domine de pres de Kki m. 23 mais.. 

1(12 Ii. protestants. Culture de la vignr, 

une des meilleurea rögions de Lavaux. 
Celle loealili'' liguri- dejä sous le nom 
d'Arins dans une Charte du pape [nno- 
cent III, en 1298. 

ARANDE ou ARANDAZ (L') (C. 
Geneve, Rive gauche, Com. Bardonnez). 
Kuisseau de 8 km. Source pres du 
haui. francais de Verrieres, au pied du 
Saleve. Forme sur :s km. la frontiere 
entre la France et la Suisse L'Arande 
leiinine son eours en France et, pres de 
Saint-Julien, se jettedans l'Aire, affluent 
de i'Arve. 

ARANNO (C. Tessin, I). Lugano). 
731 m. Com. et vge paroissial situe sur la rive gauche de 
la Magliasina. ä 7 km. 0. de Lugano, au pied du Montac- 
cio. F.glise a 712 m. Depot des postes. Telephone. 59 mais., 
261 h Grand vignoble! 

Village natal du celebre architecte Dominique Pelli 
(1656), qui vöcut ä Strasbourg et ä la cour du roi de Däne- 
mark, pour lequel il conslruisit les forteresses d'Odesloo 
et de Bendsbourg au milieu de l'Eider. Dans les environs, 
on trouve une inscription et des antiquites etrusques. 

ARARE (C. Geneve, Rive gauche, Com. Plan-les-Oua- 
tes) 'il4 m. Vg^e de 60 mais., 270 Ii. catholiques. Station 
du eh. de fer a voie etroite Geneve-Saint-Julien. Ce vge 
est desservi par Plan-les-Uuates. Agriculture. 

ARASCHGA ou ARASCHGEN (C. Grisons, D. Ples- 
sur, Cercle et Com. Churwalden). 610 m. Village sur la 
route de Coire a Churwalden, a 2 km. S. de Coire et ä 
l'entree de la vallee de Schanligg, sur la rive gauche de la 
Plessur. 32 mais., 204 h. protestants. Agriculture. 

ARBACH (C. Zoug, Com. Zoug et Haar). 449 m. Quel- 
ques fermes situees au pied du Zougerberg. On distingue 
Arbach, puis Vorder et Hinter Arbach. II mais.. 55 h. Les 
stations de eh. de fer, poste et telegraphe les plus rappro- 
chees sont Zoug et Haar, toutes deux a 3 km. de distance. 
Arbach appartient, en majeure partie, a la com. de Zoug; 
Vorder el Hinter Arbach appartiennent ä Baar. Economie 
rurale, eleve du betail. La contree est tres fertile. 

ARBAGNYS (RUISSEAU DES) (C. Fribourg, D. 
Sarine, Com. Treyvaux). Petit äff. de droite de la Sarine 
prenant sa source pres du village de Treyvaux; son par- 
cours est de 2,5km., il fait mouvoirun moulin et une scierie. 

ARBALESSA (!_') (C. Vaud, D. Aigle, Com. Bex). 
1265 m. Chalet situe sur un petit plateau, en face de Pont 
de Nant, sur la rive droite de l'Avancon de la Vare, au- 
dessus de sa jonetion avec l'Avancon de Nant. Au pied des 
escarpements partiellement boises des Nornbrieux (voir 
Argentine), ä 35 minutes des Plans de Frenieres par 
Pont de Nant, et a 2 h. 45 de Bex. 

ARBAREY (C. Valais, D. Martigny, Com. Saxon). 
Croupe de chalels ä 1120 m. sur la pente de la Pierre a 
Voir, ä 3 km. de la rive gauche du Rhone. 

ARBAZ (C. Valais, I)': Sion). Village situe ä 1 159 m., au 
centre du Valais, sur une pente douce et un plateau ä 5 km. 
N .-E. de Sion, limite au N. par le Wildhorn. Bureau des 
postes. 100 mais., 501 h. cath. Eleve du betail, ceröales, vi- 
ticultüre. Commerce de betail et de vin. Carriere d'ardoises. 

ARBEDO (C Tessin, I). Bellinzone). 255m. Com. el 
vge paroissial, situe a 1 km. de la Station de Castione, 
ligne du Gothard, sur les rives de la Moesa et du Tessin. 
I leput des postes. La com. compte, avec le vge de Molinazza, 



ARH 



ARB 



ITS mais., 87t !i. ; le vge 133 mais., 611 h. cath. Kleve du 
bötail ei exploitation de bois. A mi-chemin, entre Arbedo 
ei Bellinzone, on trouve l'ancienne petite eglise de San 
Paolo, on furent ensevelis los Confederes tombös dans la 
bataille d'Arbedo, livree dans cette plaine, Ie30juinl422, 
par 3000 Suisses contre 18000 Milanais. I'armi ies morts, 
hguraient Ies landamans Roth, d'Uri ei Kaiin, de Zouu. 
'ARBEDO (VAL D') (C. Tessin. II. Bellinzone). Belle 
vallee de 8 km. de longueur: eile s'elend duCornodi Ge- 
sero [2225 in.) dans la direction de l'E. a l'O. jusqu'au vil- 
lage d'Arbedo, entre lesmonts Laura (1550 m.) et Loya (I KW 
m.) au N. et le Piscerotondo (1796 m.) et f'Arbino (1695 
m.) au S. II est arrose par un petit all', de gauche du 
Tessin qui prend sa source aux ehalets de Buggio, a 1563 
in. ei se Jette a Arbedo dans le Tessin, a la eote de 232 m. 
C'estune vallee tres riebe en päturages et en belles forets 
de hei res el de sapins. 

ARBEL (COL D') (C. Valais, 1). Concbes). Korme 
alleuiande du Coi. d'ÄLBRUN. Voir ce nom. 

AR bengletscher (C. Valais. I). Brigue). Glacier 
silud au pied S. de l'Arbenhorn, plus connu sous le nom 
de Mont Durand, ä l'O. de Zermall. 

ARBER ES (AUX)(C. Geneve. Rive droite, Com. Mey- 
iiii>. 443 in. Propriete rurale non loin de la frontiere 
franeaise, a 2,5 km. de la Station de Vieux-Bureau du eh. 
de 1er du P.-L.-M. 3 mais. 

ARBERO (COSTA DELL') (C. Tessin, D. Bellin- 
zone, Com. S. Antonio). 960 m. environ. Croupe de ehalets 
Mir la pente (). du val Marina, a 7 km. S.-K. de Bellinzone. 

ARBEY (C. Valais, I). Hörens, Com. Evolene). 1800m. 
Alpage et ehalets situes sur le versant N.-E. du Mont de 
l'Etoile, a 45 minutes U. d'Evolene, et habites seulement 
pendant une petite partie de l'annee. 

ARBIGNUN (C. Valais, D. Loeche). Voir Albinen. 

ARBIGNON (LE HAUT D') (C. Valais, D. Saint-Mau- 
rice. Com. Collonges). 1627 m. Harn, de ehalets situe sur un 
plaieau, au pied des sauvages 
escarpements de la Bella 
Creta, sur le versant S.-O. de 
la Dent de Mordes, ä 3 heu- 
res au-dessus d'Evionnaz, par 
Collonges, paroisse d'Outre- 
Bhöne, rive droite du Rhone. 
Cisements d'empreintes ve- 
yetales de l'öpoque houillere. 

ARBIGO (PIAN D') (C. 
Tessin, 1). Locarno, Com. Lo- 
sone). Sur la rive droite des 
cours d'eau Maggia et Mele/.za, 
ä 2 km. O. de Locarno, belle 
plaine avec une plantation 
de ehätaigniers; eile servait 
autrefois aux manwuvres des 
öcoles de recrues de Bellin- 
zone. 

ARBINO (C Tessin, D. 
Bellinzone, Com. Bellinzone, 
Arbedo, Ravacebia). 1250 et 
1760 m. Alpe el montagne en- 
tre le val d'Arbedo et le val 
Morobbia, ä 5 km. E. de Bel- 
linzone qu'elle domine. 

ARBIOLA (PIZZO D') 
(C.Grisons, D. Moesa). 2594 m. 
Sommet du groupe de I'Adula 
qui domine ä l'E. l'Alpe (1994 
in.) du meme nom, au N. du 
I- i 1 di Ciaro (2622 m.) et au 
S. du Pizzo Botondo (2829 
in.) ; il se dresse au S.-O. du 
village de San Bernardino et 
ä l'O. du val Mesocco. 

ARBLATSCH (PIZ D') 
(C. Grisons, I). Albula). Som- 
met de 3204 m., qui seltne a 
l'O. du village de Molins, sur 
la roule du col du .lulier. au 
S.-E. du P. Curver (2972 m.) 
et au N. du P. Platta (3386 m.). Une dent rocheuse (envi- 
ron 1^075 m.) de son arete E. est appelee Vorder Arblatscb. 



ARBOGNE (C. Fribourg, B. Broye, Com. Monlagny). 
504 m. Hameau de 12 maisons au bord du ruisseau du 
meme nom, entre les deux villages de Montagny-les-Monts 
et de Montagny-la-Ville, a 1,5 km. de la Station de Cous- 
set, ligne Fribourg-Payerne-Yverdon. 60 h. catholiques. 
Scieries, moulins. 

ARBOGNE (L') ou ERBOGNE (C. Fribourg, D. 
Clane). Gros ruisseau de 17 km. de long, aftluent de droite 
de la Broye, la source principale est situee au S. deVilla- 
rimboud, une autre branche de l'Arbogne vient de Lenli- 
gny et rejoint la premiere au moulin de Grandsivaz. L'Ar- 
bogne debouche dans la plaine de la Broye ä Corcelles, 
pres Payerne, et se jette ä Dompierre dans l'ancienne 
Broye dont le lit serait ä peu pres ä seedepuis les grands 
travaux de canalisation sans les eaux qui lui apporte l'Ar- 
bogne. 4 moulins utilisent le cours de l'Arbogne. 

ARBOLA (PUNTA D') (C. Valais, D. Conches). 3242 
m. Nom rlonne en Italie ä la eime neigeuse nommee Ofen- 
horn en Suisse. Ce sommet s'eleve au fond de la vallee de 
Binn (Haut-Valais) sur la crete limitrophe qui separe la 
Suisse de l'Italie. Au S.-O. s'ouvrelecol d'Albrun (2410 m.l 
qui, en Italie, est nomme Passo d'Arbola, tandis qu'au pied 
S. de la eime et ainsi tont ä fait sur le versant italien s'e- 
tend le petit glacier d'Arbola qui communique avec le 
bassin suisse d'Esserofen, (entre la Punta et le col d'Al- 
brun) par le petit col neigeux du Passo del Gbiacciaio 
d'Arbola. 

ARBOLDSWIL (C. Bäle-Campagne, D. Waidenburg). 
633 m. Com. etvge a 13 km. S. de Liestal, dans une petite 
vallee laterale du Frenkenbach, ä 3 km. O. de la Station de 
Niederdorf', ligne Liestal-Waldenburg. Bureau des postes. 
La commune compte 55 mais.. 457 h. protestants, le vil- 
lage, 47 mais., 400 h. Economie rurale, fourrages, eleve 
du betail. Tissage de rubans. 

ARBON (District du canton de Thurgovie). S'etend 
sur 15 km. environ le long de la rive S. du lac de Constance, 




Carte du district d'Arbon 



de Hörn a Kesswil, et 5 km. a l'interieur. La commune de 
Ilorn, entre Arbon el Rorschach, est tout a fait separee du 



AM* 



AHM 



81 



teste du districl el forme une enclave <l;ms le canton de 
Saini-Call. Superücie, non compris le territoire du lac, 
dusivemenl cd pla 



Le districl com 



7300 ha. presqi 
preml I '< eoini 

Beut d'Arbon) ; Egnach (arrondissemenl d'Egnach); Ro- 

toanshom, Salmsach, He icrswil (arrondisse nl de 

Eomanshorn); Uttvvil, kesswil, Dozwil, Hefenhofen, Nie- 

ilcrsii ri el Ohersoinmeri (arrondissemenl d'Uttwil). 

Le chef-lieu est Arbon, siege du tribunal du district. La 
Kopulation du districl esl tres dense. Le recensemenl de 
Isns ,|, um,' 15383 h., 2572 mais., 3376 menages, 11315 
potestants, 3P82 catholiques; 10315 liourgeois des com 

munes, 3201 Suisses dautrcs con nes 

el 1867 elrangers. Le districl compte, en 
[flOO, 19076 li. 

La contröe esl des plus fertil 
Iure du sul cl li-s conditions c 
javorisenl la culture des champ 
et des arhres l'ruitiers. Les lerre 
comprennenl : champs, 27, 1 ",, ; praii 
57,7%, re qui place le district d'Arlii 
la töte des distiicts riches en lerrains 
ductifs; marais. 1,1 "„ ; Ibrets, 13,2 
vignes, 0,9',',,. Le pays, comprenan 
commune d'Egnach, est surm 
Mostindien » (Pays du cidre). 

\iicinii' rontree de la Suissc nc poss 
des arbres fruitiers en aussi grai 
l'ic el aussi \ igoureux. < In en coi 
milliers aux environs des villages 

- breux, que ceux-ci onl l'a 

eonsiniiis en pleine foret. Au 

mai. lorsque les arbres ont ret 

Bure du printemps, ils Ibrmenl un pay- 

Hr si enchanteur, que nombre d'excursionnistes, sur- 

loul de Saint-Gall, viennent admirer la contree. 

D'apres la statistique des arhres l'ruitiers, en 1885, le 
district d'Arbon compte, untre les espaliers et les pe- 

gnieres, 68 571 p miers, 54 622 poiriers, 3823 cerisiers, 

|J326 pruniers, I582 noyers, total, 141 924 arbres fruitiers. 

Les fruits el les untres produils du sul trouvent leur eeoti- 

lenient dans les eontrees voisines d'Appen/ell et de Saint- 

(iall. Saint-Gall et Uerisau, ainsi que le Wurtemberg, sonl 

nprineipaux marchespour les fruits du pays. Une grande 

fcantite de fruits cependant est sechee ou employee ä la 

Kparation du cidre, d'excellente qualite el connu au loin. 

Xagriculture est la principale ressource des liabitants. 

L'eleve du betail et la l'aliricalion du fromage onl aussi 

une certaine importance. Le lait est expedie en partie ä 

la fabrique de lait condense d'Egnach. 

Le recensement du betail donne les resulials simants 

I876 1886 1896 

lictes ä cornes . . i053 5893 6686 

Chevaux .... 449 530 618 

Porcs 759 1327 2271 

Chevres .... 473 371 556 
Moutons .... 35 68 59 

Ruches d, .beilies . 1034 1012 1941 
Proprietaires de bestiaux, 137."). 

I. Industrie est tres active dans la petite ville d'Arbon et 
■ eommerce a Romanshorn. La peche est pratiquee ä Utt- 

fflil, li anshorn et Arbon. Le vin qui croit pres de Win- 

trtnberg et Grislenbühl jotiit d'une certaine reputation. 

Le districl nc po^sede pas encore d'höpital, mais la 
commune d'Arbon a pris la decision den fonder un. Pour 

1,1 inent, les malades sunt envoyes ä l'höpital cantonal 

de Munslerlingen (C. Thuryovie). 
ARB ON (C. Thurgovie, I). Arbon). Ville el chef-lieu 
du district du ineme noin. ä 40 km. E. de 
Frauenfeld, sur la rive S. du lac de Cons- 
lance, assise sur une large presqu'ile el tra- 
i versee par la ligne du eh. de Ter Romans- 

i^ZZrr^ horn-Rolirschach-Sainl Call, Station de celb' 
^s=^^ ligne et des bateaux 
tion admirable, 650 mais., 5677 b 
I"I>1»" rapidement. 3000 personnes travaillenl dans les Ca- 
bi'iipics. Recemment, une nouvelie industrie s"est intro- 
'Imie dans la localite: celle de la broderie ä la navette, 
pratiquee dans une niiporlaide fabrique oecupant 1000 



ouvriers el ouvrieres ; 300 personnes sonl ögalemenl oecu- 
pees dans trois petites l'abriques ; impoi'tanie fabrique di 
machines, 1000 ouvriers, el une plus petite avec fonderie; 
fabrique pour la construetion des tonne 



construil dernieremenl toul un 
qui comprend environ 50 mai 
mes Hains publica el privös. Be 

port. \rl lait de grands sacri 

ätruetion publique ; on j compti 



deu\ classes secondaires, um 

nie de C( erce. 



•pt classei 



fer; deUX 

(rubans de 

Ml. ll a ele 


er ouvrier 


s. No 


lloln- 


oppe 


l in 



teole professionni 




Nombreuses societes de divertissements, fanfares, so- 
cietes de tir, de gymnastique, societes ouvrieres et de 
secours muluels; on \ publie deux journaux. De toul 

lemps, Arbon a Maie un soin parliculier au cbant et ä la 

musique. 

Par un lemps clair, le panorania d'Arbon est süperbe. 
On Joint d'une vue magninque et tres etendue sur la par- 
tie superieure du lac de Constance, sur les gracieuses 
collines de Saint-Gall el d'Appenzeli, ainsi que sur les 
Alpes du Vorarlberg el la region du Säntis. Le chäteau, 
siiue sur une colline, entre la ville el le lac, sc compose 
dun bätimenl de maitre el d'une tour antique el tres forte. 
C'esl probablement la plus ancienne construetion de la 
ville. A cöte de cette bau, la ebapelle dediee a Saint-Gall 

et l'ancienne eglise qui possede de heaux vitraux el donl 

Merovingiens. (>n voit encore des restes de l'ancienne 
muraille qui entourait la ville. Nombreux blocs erratiques 
an bord du lac. Station lacustre el tombeaus alamans. 

Arbon recul 



son nom 
apres Jesus-Christ, y bä 
et nommerent cet endi 
mais ils y trouverenl pr 
vetique. II ne reste, du 
nes ,1'uii phare qui se 
450, les Romains furent 
aux Alamans Le castel 



feli 



ipeui 



d'abandonner cel endroil 

CCage. Arbon COnserva ce- 
pendant un reste de culture romaine, car, 200 ans plus 
lard, quand Saint-Gall, Columban et d'autres moines d'Ir- 
lande vinrent precher le christianisme aux Alamans de 

l'Helvetie, ils y rencontrerenl dejä une commum ■ chre- 

lienue, ä la töte de laquelle sc trouvail le predicateur 
Willimar. Ces moines furenl accueillis favorablement dans 
cette localite. Saint-Gall fonda le couvent de Saint-Gall et 

mourut ä Arbon, en l'an (i-J7. a l'äge de 95 ans. Arbon 

etail le sejour favori du prince Conradin de Souabe, le 
dernier des Hohenstaufen. En I li>-2. un noble d'Arbon re- 
(iit la petite ville en lief de l'eveque de Constance. Au 

XIII' siecle. Arbon obtint le droit de lnarcbe el une colli' 

Pendant les guerres d'Appenzeli, eile devint unv place 
d ai nies iles Aulrichiens; en 1494, la plus grande partie 
de la ville Int brülee. Au Will siecle, l'industrie de la 
toile lui apporta quelques annees de prosperite\ 
Le pasteur Thomas ßornhauser, poete et ecrivain jioliti- 
nic.T. c.Kor, — 6 



82 



ARB 



ARE 



quo bien connu, vecut ä Arbon en 1830. Henri Mayr, ha- 
hitant la campagne s Zur Bleiche », pres d'Arbon, s'est faii 
un iimii par son voyage a Jerusalem. 

arbostora'iC. Tessin, D. Lugano). 838 m. Riante 
colline s'elevant entre les deux branches du lac de Lu- 
gano, a l'E. t't a 1*0., ei du lac d'Agno au N., ä 1 Um. E. 
de la frontdere italienne. II lad face au Monte Generoso et 
domine au S. le village de Carona et le pont de la ligne du 
Gothard, sur !<• lac de Lugano, entre Melide >i Bissone. 

arcegno (C. Tessm, I>. Locarno, Com. Losone). 
300 m. llameau, fraction de Losone, ä ') km. 0. de la Sta- 
tion de Locarno (ligne Bellinzone-Locarno), sur la pente 
N.-E. du Gbiridone, ä w 2 km. N. du lac Majeur. Chapelleä 
391 ni. -1\ inais.. 77 h. Culture des champs etde la vigne. 

arch (('.. Herne D. Büren). 451 m. Com. et vge sur 
la rive droite de l'Aar, ä 12 lim. S.-O. de Soleure, sur la 
pente 0. du Burhogiiborij ; 8(i mais., 629 h. protestants, le 
village meine a 80 mais. et 580 h. Bureau des postes, tele- 
graphe, tälejphone. Station du eh. de fer Arch-Rüti, sur la 
ligne Lyss-Soleure. Agriculture, Faible induslrie horlogere; 
commerce de liois peu iniportant. 

ARCHOZ (C. Valais, 1). Monlliey, Com. Trois-Torrents). 
1250 in. environ. Prairies qui s'etendent du torrent de 
l'iadse Jon Nant-Profond) au Lorrent de Phenebe, 
avec inic douzaine de cliaU'ls eclielonnes en par- 
lie le long de l'ancienne route et en partie le long 
de la nouvelle route carrossable allant de Trois- 
Torrents au col de Morgins et, de la, dans la val- 
lee d'Abondance (Savoie). Au bas de ces prairies 
Coule la Tine. Arelioz. fait partie du vallon de 
Morgins dont il oecupe ä peu pres l'entree. Les 
chalets qui s'y trouvent ne sont habites par des 
proprietaires de Trois-Torrents qu'une partie de 
t'annee. La population est donc la meme que 
celle de cette commune. 

ARCOJEU (!_■) (C. Valais, ü. Monthcy). Som- 
met de 1904 m. qui forme le contrefort N. du Cor- 
beau,cimeauN.deMorgins-les-Bains(Bas-Valais). 

ARCONCIEL (ERGENZACH) (C. Fribourg, D. 
Sarine). 727 m. Com. et v^e paroissial sur la 
rive droite de la Sarine, ä 11 km. S. de Fribourg. 
Bureau des postes, telepbone. La com., avec les 
hameaux de Fontanalles et de Sur le Moulin, 
compte 64 mais., :il(i h. cath de langue fran- 
eaise; le vge, 19 mais., 84 h. Agriculture et eleve 
du betail. Laiteries et fromageries. Line serie de 
300 monnaies romaines, allant de Constantin ä 
Julien l'Apostat, a ete trouvee ä Arconciel et de- 
posee au couvent d'Hauterive. 
^L'eidise, dejä mentionnee en 1146, fut reconstruite en 
1780, en partie avec les pierres de l'ancien chäteau, dont 
on voit encore les vestiges au bord de la Sarine, vis-ä-vis 
de celui d'Illens. En 1082, l'empereur Henri IV d'Alle- 
magne donna au comte Conrad d'Ollingen, eveque de Lau- 
sanne, le chäteau d'Arconciel en Uechtland. Plus tard, 
dans la guerre entre les Suisses et Charles le Temeraire, 
Guillaume de la Bresse, seigneur d'Arconciel, s'etant de- 
clare en faveur du duc, les Bernois et les Fribourgeois 
assiegerent ce chäteau en janvier 1475 et le prirent d'as- 
saut. Arconciel fut, pendant quelque temps, sous la do- 
mination de Berne et de Fribourg, mais ßerne renonca 
bientot ä ses droits sur cette localite. 

ARDEVAZ (C. Valais, D. Conthey). 1481 m. Crete de 
rochers dominant la foret de ce nom, entre la commune 
de Leytron et celle de Chamoson. Cette montagne ren- 
ferme les carrieres d'ardoises connues sous le nom de 
carrieres de Leytron. Ces ardoises sont d'excellente qua- 
lite ; il s'en fait une grande exportation. 

ARDEZ ou ARDETZ (Steinsberg) (C. Grisons, D. 
Inn, Cercle Obtasna). 1467 m. Com. et vge paroissial de 
la Basse-Engadine, sur un plateau de la rive gauche de 
l'Inn.ä IC) km. E. de la Station de Davos, ligne Landquart- 
Davos. Depot des postes. Voiture postale de Schuls-Üavos. 
Telegraphe. La com., avec les hameaux de Boschia et de 
Sur-En, compte 152 mais., 638 h. protestants de langue 
romanche; le village, 132 mais., 558 h. Agriculture et 
61eve du betail. 

ARDILLE (L*) (C. Fribourg, D. Gruyere, Com. Char- 
mey). 1358 m. Les Vanils de l'Ardille forment l'extremite 
N.-E. de la Dent de Brenlaire (2355 m.) et dominent le 



Rio du Mont, petit affluent de gauche du Jaun. Ils son 
doinines, ä l'E., par la Denl de Ruth (2244 m.). 

ARDON (C. Valais, I). Conthey). 493 m. Com. et vge ä 
8 km. O. de Sion et ä 5 km. N.-E. de Leytron, ä 3 km. N. 
du Rhone, sur la route de Sion ä Martigny. Bureau des 
postes, telegraphe, telepbone. 180 mais., 1227 h. cath. Sta- 
tion de la ligne du Simplon. Culture de la vigne, vin excel- 
lent: fendant, amigne, humagne, döle, etc. La localite a 
un atelier de caracteres typographiques et de «-liclii'-s mit 
cuivreet sur bois employant 50 ouvriers ; une foriderie en 
oecupe une vingtaine. La population est active, laborieuse ; 
presque toutes les maisons ont ete reconstruites ou repa- 
rees ; le \ -illage a maintenant l'aspect d'une localite nouvel- 
lement batie ; on remarque une belle eglise neuve de style 
gothique dont la tour imposante fut erigee en 1535. Pas- 
sage conduisanl dans le canton de Vaud par le Pas ou Col 
de Cheville. On v a trouve deux pierres romaines dediees 
l'une ä Jupiter, I'autre ä Mercure. A 20minutesdu village, 
les Mayens d'lsieres. nom d6riv6, ä ee que l'on croit, dTsis. 

AR EN ENBERG ou ARENABERG (C.Thurgü\ie, II. 
Steckborn, Com. Salenstein). 465 m. Beau chäteau mo- 
derne entoure de plantations süperbes et bäti sur une col- 
line couverte de forets de hetres, pres de Salenstein, sur le 




.in il'Ai-cni'iiberi?. 



lac inferieur de Constance, ä 500 m. S.-E. de la Station de 
Mannenbach. Par un temps clair, onjouit d'une vue splen- 
dide sur lile de Reichenau, sur le lac et sur le Grand Ru- 
che de Bade. La Situation charmante et l'antique renommee 
de ces lieux, chers aux habitants de Constance, en fönt un 
but favori de promenade. Autrefois maison de campagne 
d'une famille patricienne de Constance, Arenen bery est 
devenu la propriete de la famille imperiale de Napoleon; 
il a ete habite par la reine Hortense et par Napoleon III; 
il appartient aetuellement ä l'ex-imperatrice Eugenie. On 
y conserve d'interessantes reliques de la famille : tableaux, 
armes, meubles, ainsi que les voitures dont Napoleon III 
s'est servi pendant la yuerre de 1870. 

ARETSHALDEN ( Zürich, D. Hinwil, Com. See- 
gräben). 548 m. 11 maisons sur la route de SeegräbeH ä 
Wetzikon, ä 500 m. N. de la Station d'Aathal, ligne fiap- 
perswil-Zurich. 68 h. prot. Agriculture. 

AREUE (COL D') (C Grisons, D. Hinterrhein). 2500 
m. Passage de montagne qui fait communiquer les villa- 
ges de Splügen et de Nufenen (vallee du Rhin posterieur). 
II s'ouvre immediatement au S. du Piz. Tambo. Sur le ver- 
sant O. de ce col se trouve le vallon d'Areue (ce n'est que 
la partie inferieure de celui de Curciusa), dans lequel 
sont les chalets d'Areue ou Roggio (1818 m.). D'apres la 
legende, il y avait autrefois un hospice sur l'emplacement 
actuel de ces chalets, car un chemin muletier tres fre- 
quente (le Passo di val Loga, 2931 m.) aurait traverse, dejä 
au XIIP siecle, ce vallon et aurait donne acces au vallon 
de San Giacomo (route du Splügen); la cloche de cet 
hospice serait encore conservee dans l'eglise d'lsolato, en 
ce dernier vallon. 



ARE 

areue thal (C. Grisons, D. Hinterrhein). Nom de 
la partie inferieure ei tres encaissöe du Val Curciusa, 
Bbouchanl dans le Rheinwaldthal, en face de Nufenen. 

AREUSE (C. Neuchätel, D. el Com. Boudry). 443 m. 
Kmeauä500 m. N. de la riviere du meme nom, sur la 
routc de Neuchätel ä Yverdon, ä 1 km. S.-O. de Colombier. 
90 h. protestants. Vignes et vergers, belles villas. Halte du 
iiamway Neuchätel-Boudry. 

AREUSE (L') oii REUSE (LA) (C. Neuchätel, I). 
Val-de-Travers et Boudry). 799-430 m. Principale riviere 

Im ranlon de Neiirhälel, preiianl Sa source all f'ond du 
Val-de-Travers qu'elle arrose dans toute sa longueur ; 
Hoabouchure se trouve dans le lac de Neuchätel, ä la 
l'oinle du liied, entre Colornbier et Cortaillod. Quoique la 

pluparl des cartes ecrivent la Reuse, son vöritable n 

Krall 6tre l'Areuse, du mot bas-latin arrogium, espagnol 
(imnjo. Dans diverses pieces (res aneiennes im trouve le 
nom d'Arousa. Les noms d'Areuse (hameau) et de Pon- 
lareuse (Ponte Arousaj confirment cette appellation. 

L'Areuse est le troisienie grand affinen! du lac de Neu- 
Bfttel, apres la Broye et la Thiele. Son cours a une lon- 
Beur totale de 25 km. et son bassin une superficie d'en- 
\ iron .'STD km-. Ses aflluents sonl : sur la rive droite, ä Fleu- 
rier, le liuttes et le fleurier, ä Mötiers, le liied ; sur la rive 
Bache, a Couvet, le Sucre, puis la Noiraigue, et, ä quelque 
distance tle son embouchure, le Merdasson. Le cirque de 
Saint-Sulpice, au fond duquel se trouve la source de l'A- 
reuse, est un vallon circulaire resultant d'une rupture locale 
de la voüte du Malm jusquä l'Oxfordien, marne-calcaire, 
activenient exploite pour la fabrication du eiment, qui est 
un vrai cirque d'erosion creuse au centre d'un anticlinal des 
terrains jurassiques. La source de la riviere, site majes- 
tueux au pied de hauts rochers, au lieu dit la Doux, est un 
liel exemple des sources appelees vauclusiennes (doues de 
Desor), remarquable par la quantite d'eau qui jaillit du 
sous-sol. A 50 m. de sa source. la riviere est dejä capable 
d'aetionner une fabrique de päte de ' 



ARE 83 

Variation de Hut voluines. 0n peut dire que, pendanl troi 

mois, son debil inoyen est interieur ä -1 nr. que, pmd.inl 




Source de l'Areuse et Cirque de Saint-Sulpi 

six mois, il est de 2 m 3 et atteint, pendant trois mois, 
5 ä 100 m :i . La source de l'Areuse est l'emissaire des 
eaux de la vallee de la Brevine (qui mettent 12 jours 
pour lui parvenir) comme 



/TetedeRjn 




Carte du bassin de l'Areuse. 

Le regime de la source de l'Areuse est soumis ä des va- 
riations tres considerables, puisqu'on l'a vu passer, en 36 
lieures, de 500 litres ä 50 000 litres ä la seconde, soit une 



fa Noiraigue est celui de 
vallee des Ponts, la Serrie- 
res celui des eaux du Val-de- 
Ruz, et l'Orbe celui du lac de 
Joux ; eile est formee par les 
eaux tombees dans trois bas- 
sins hydrographiques diffe- 
rents, dont les contingents se 
reunissent souterrainement 
en un point qu'il n'est pas 
possible d'indiquer d'une ma- 
niere certaine, mais qui ne 
doit pas etre tres eloigne de 
son orifice. Ce sont les bas- 
sins de la Brevine, des Taille- 
res et des Verrieres (partie 
Orientale). 

Apres un parcours de 2 
km. dans la direction de l'E., 
\reuse sort du pittoresque 
vallon de Saint-Sulpice pour 
entrer dans la vallee syncli- 
nale du Val-de-Travers, dont 
eile suit, en se dirigeant 
vers le N.-E., le thalweg 
dans un cours un peu sinueux 
pendant 14 km., jusqu'au Va- 
nel, entre Travers et Noirai- 
gue. Ici eile se detourne du 
synclinal et entre, au N., dans 
un nouvel anticlinal jurassi- 
que dont la voüte est rorn- 
pue jusqu'au Bathonien et 
qui est la continuation de 
celui de Saint-Sulpice. Dans 
son axe se trouve le village 
de Noiraigue, renomme par 
ses fabriques de eiment. En- 
tre le Furcil et le Saut-de- 
Brot, un gigantesque barrage, constitue par des moraines 
abandonnees par la blanche du glacier du Rhone qui 
penetraitdepuis le lac de Neuchätel dans le Val-de-Travers, 



84 



ARE 



par les (Jorges de l'Areuse, et par un eboulement qui sc 
produisit ä ce moment au Creux du Vau refoule de 




Les Gorges de l'Areuse et la ligne du chemin de fer des Verrieres. 

nouveau l'Areuse vers le N. oü eile s'est creuse un lit 
dans la röche en place, tandis que l'ancien thalweg parait 
exister un peu plus 
au S., ä un niveau 
inferieur. C'est ce 
barrage qui a trans- 
forme momentane- 
ment le Val-de- 
Travers en un lac 
qui devait s'eten- 
dre jusqu'ä Longeai- 
gues et Saint-Sul- 
pice, atteignant au 
moins l'altitude de 
800 m. et dont la 
presence est altestee 
par de nombreux 
deltas, s'elevant jus- 
qu'ä 70 et 80 m. au- 
dessus du fond de 
la vallee. Ce barrage 
est probablement 
l'origine des sour- 
ces jaillissant en 
arnont du Cbamp 
du Moulin ; ce sont 
les eaux du bassin 
souterrain de Noi- 
raigue qui suivenl 
encore l'ancien thal- 
weg, par dessous la 
moraine et l'ebou- 
lement. Apres le de- 
filedu Saut-de-Brot, 
creuse! dans le Malm 
du llanc'S. de l'anti- 
clinal, l'Areuse ren- 

tre dans le synclinal I, es Gorg 

du Yal-de-fravers, 
qui est ici cornine pince et forternent retreci, formant le 
pittoresque vallon du Cbamp du Moulin, but d'excursions 



ARE 

tres recherche" pendant la belle saison. Un peu plus bas 
que le Cbamp du Moulin, dans la combe de la Verriere, 
landen lil de l'Areuse se trouve de nouveau obstrue 
par une moraine, doublee d'un eboulement, ce qui force 
le cours d'eau ä quitter la combe et a se frayer un passage 
dans le synclinal, en decrivant une courbe visible 
autour du cret de Cuchemanteau. Apres avoir suivi, sur 
une elendue d'environ 4 km. jusqu'ä la Combe aux 
Kpines, l'etroil el pilloresque vallon du Cbamp du Mou- 
lin, l'Areuse s'echappe du synclinal el, en ineme temps, 
du sein des montagnes, pour gagner le lac ile Neuchätel 
par une cluse ou coupure transversale, les Gorges <le 
l'Areuse. Dans ce trajet, eile traverse des terrains «le 
composition tres diverse, depuis les etages du Jurassique 
superieur jusqu'ä l'L'rgonien, de lä ces elargissemenls et 
ces retrecissements continuels, ces anses prof'ondes sueee- 
danla desdefiles etroits imprimant ä cetle parlie du cours 
de la riviere le caractere sauvage et accidente qui, pendant 
longtemps, a fait envisager ces Ljor^cs coiiime infranchis- 
sables. Aujourd'bui, les l'.orge's de l'Areuse sont deve- 
nues un but d'excursion des plus interessants, l'aeees de 
ces sites pittoresques et sauvages ayant ete rendu possible 
depuis un certain nombre d'annees, gräce a l'initiative de 
quelques citoyens et d'une siciete privee d'utilite publique, 
laquelle a fait etablir et entretient des sentiers qui sui- 
vent les lantaisies de la riviere et relient ces gorges aux 
stations de chemin de fer de Boudry, Chambrelien et 
Noiraigue. 

L'un des terrains les plus resistants des parois des Gor- 
ges de l'Areuse, est celui qui forme le dernier contrefort 
de la rnontagne. La riviere n'aeu que peu deprise sur ces 
calcaires compacts, Valangien inferieur du Hauterivien su- 
perieur et de l'Urgonien ; c'est pourquoi la gorge est si 
etroite ä son debouebe. Resserree une derniere fdis entre 
les rochers, on dirait que l'Areuse ne s'en echappe que plus 
impatiente et plus rapide pour gagner deiinitivement la 
plaine et le lac de Neuchätel, ä travers les depöts plus re- 
cents des formations tertiaire et quaternaire. Ce n'est plus 
dans une gorge qu'elle continue son cours. C'est dans un 
large ravin aux berges adoucies et plus ou moins regulie- 
res, creuse dans la plaine molassique recouverte de mo- 




raines alpines el jurassiennes, qui forme le vaste triangle 
Bevaix-Boudry-Colombier. Enlin, au-delä de Boudry, 







l,nn * >f~X*»^n LS 

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eop, ^OSempsch 



MBorel, cant.Neuchatel. 



CANTON D'ARGOVIE 



ARE 

FAreuse penetre dans le champ 
iiiic plaine unie comme un jar 
lelta, les Pros d'Areusc. 

\ plusieurs reprises, l'Areuse a ete I'objel de travaux 

importanls qui onl eu | • hui de corriger ei du regulari- 

ser son cours c( siui di'liii, alin de prevenir les inondations 

l'ancien gouvernemenl neuchätelois s'elail pi ccupe de 

cette Situation el avail l'ail etudier, en 181."), le cours de la 
pi viere par l'ingenieur Fächer de la Linth. Ces demieres 
ii hui 's i 'iici irr de grands Iravaux de protection onl etö exe- 
cutes, enlrcaulres ä la l'abrique de Boudry, pour prevcnirde 

de'sastieux deburde ntscoinme ceux de IS77 el surloul de 

1897. La Force mecanique produite par le volume d'rau et, 
en particulier 1 par la pente du lil de l'Areuse, entre Noirai- 
nr el ßoudry, est reslee longtemps inutilisee. Mais, des 
1895, diflerentes usines onl ete etablies sur les bords de la 
riviere, Fournissanl en abondance la lumiere el l'energie 
electriques. Acluelleinent, la chute de l'Areuse esl enliere- 
menl concödee et conlribue ä l'activite industrielle du pays. 

Les ci iiincs ilu Val-de-Travers, Noiraigue, Travers, 

Couvel el Fleurier, utilisent ensemble le premier troneon 
(usine du [Man de l'Eau), avec une chule de IT m. jouissant, 
ä 1'tHiage ordinaire, de 3 m ' d'eau qui descendenl ä moins 

de 2 m :l dans les söcheresses extraordinaires. La co ine 

de La Chaux-de-Fonds possede le deuxieme Ironcon (usine 
des Molliats) avec une chute de 52 m. utilisee pour elever 
de l'eau de source a 500 in. d'un seul jel el l'envoyer 
comme eau polable ä La Chaux-de-Fonds, distante de 18 
Km. Le Iroisieine troneon. de '.Hl in. de chute (usine de 

C be-Garrot), appartienl a trois communes, Celles de La 

Chaux-de-Fonds el du Locle qui utilisent leur pari (70%) 
pour une distribution d'electricite ä couranl continu, el 
eelle de Neuchätel qui a installe deux groupes de pompes 

destineesäsuppleei' Celles qui arriventä Neuchätel en con- 
duite libre de 15 km. de longueur depuis le Champ du 
Moulin. Enfin, le troneon d'aval de 56 m. de chute, esl 
utilise encore par la commune de Neuebälel (usine 
des Clees) pour lui Fournir son eclairage el sa Force mo- 
Iriee. [D"- de Tribolkt.] 

AREZEN (C. Grisons. 1). Glenner, Cercle Ilanz, Com. 
Versam). 101(5 m. Hameau sur le versant de la inontagne 
qui domine la rive gauche de la Rabiusa, ä 10 km. ().' de 
la slalion de Bonaduz, ligne Coire-Thusis. Depo! des pos- 
tes. Voiture postale jusqu'ä Sauen. 31 mais., 139 h. protes- 
lants de langue allemande. Agriculture, eleve du lni.nl. 
Quelques arbres Fruitiers. 

ARGENTIERE (AIGUILLE D') (C. Valais, 1). Mar- 
tigny). Helle eime de 3901 m. (3907 m. d'apres la carte 
Barbey-Kurz) qui est le poinl eulminant de la partie suisse 
de la chaine du Mont-Blanc et tire son nom du village 
francais d'Argentiere, dans la vallee deChamonix. File sc 
diesse, sur la crelo, entre le placier Francais d'Argentiere 
ä l'O. et le glacier suisse de Saleinaz ä l'F. Autrefois, ce 
nom tut attribue ä un sommet un peu plus au N., aujour- 
d'hui l'Aiguille du Chardonnet, l'Aiguille d'Argentiere, 
portant alors le nom, en Suisse, de Pointe des Plines; 
au Will' siecle im donnait le nom d'Aiguille d'Argentiere 
a l'Aiguille Verte actuelle. L'identite de ce pic avec la 
Pointe des Plines ne Fut decouverte qu'en 1863 par suite 
des recherches de Mieulet et Reilly qui eclaireirent ainsi 
la topographie assez compliquee de ce massif. L'aseension 
se Faiten 7 heures de la cabane de Saleinaz ou de la ca- 
bane d'Ornv, au-dessus d'Orsieres. 

ARGENTIERE (COL D') (C. Valais, 1». Martigny). 
Au Fond du glacier Francais d'Argentiere s'ouvre le col dif- 
licile d'Argenliere (3;V22 in.,3.">lli in., d'apres la carte Har- 
bey-Kurz), entre le Tour-Noire (3836 m.) et les Aiguilles 
liiniL4es du Dolent (35(5 1 m.). II Fait communiquer ce gla- 
cier avec le glacier suisse de la Neuvaz. 

ARGENT INE (C. Vaud, l>. Aigle). Chainon neocomien 
des Alpes vaudoises separant le vallon de l'Avancon d'An- 
zeindaz de celui de l'Avanjon des Plans, dominant du cöte 
duN.-O. les päturages de Sergnement et de Solalex (ver- 
sant sur lequel ses parois verticales formeut de vastes Pla- 
ques Manches argentees, auxquelles cette montagne doit 
son neun) et du cöte du S.-E. ceux de la Vare. Ce chainon 
isole esl interessant par la torsion helicoi'de de ses couches 
et leur renversement complet ä son extremite S.-O. Fos- 



AUÜ 



85 




au N.-E. : leLion d'Ar-enline f'2'28'2 in., 3 heures des Plans, 
dun acces Facile, but d'excursion classique; la plus con- 
nues de ces sommites, belle vue sur le Muveran); la 
Maule Cime (2i'23 in., rarement escaladee, \ heures) ; la 
Pointe (2358 m., gravie quelqueFois) ; la Haute Cordaz 
(2333 m., saus interöt, 2 h. 30 d'An/.einda/.); la Cordaz 
2152 m.. online au col des Essets qui en coupe la base 
S.-O.). Ses contrefortssont: au N.-E., la Tour d Anzeindaz 
(217/ in., je die wie d 'ensemble sur le pä tu rage d'An/e inda/., 
le soir surtout) ; au N., le Roc du Chatelet (1863 m., re- 
Fuge ins apprecie" des chamöis, particulierement en hiver)j 
ä l'O., une ramification Forme le vaste päturage de l!n- 
vonnaz (1(578 m.), dont les cretes poitent les noms de 
Cret de la Mottaz ou Cheval lilanc (1950 m.). de 'Pete a 
Bossel ( 1770 m.), de Sex ä l'Aigle (rocher de 1582 m.) do- 
minant de ses escarpements le charmant sentier qui relie 
les Plans de Frenieres ä Gryon el auquel il a donne son 
nom. Le contreForl S.-O. de l'Argentine porte la crete de 
Surchamp, col OÜ passe un sentier qui relie les päturages 
de Bovonnaz ä la Vare et les Nombrieux, rochers de 1970 
el 1870 in. en Forme de nomb'ril. 

ARGIENT (PIZ) (C. Grisons, !). Maloja) 3942 m. Jo- 
lie Cime de neige argentee, qui Forme le contrel'ort S.-E. 
du massiF de la Bern i na. 

ARGNAULAZ (C. Vaud, D. Aigle). 1544 m. Päturage 
situe ä 3 heures de Roche, au pied N.-O. des Tours d'Ai et 
de Mayen, ä l'extremite superieure de la vallee de l'Eau 
Froide qui debouche ä Roche dans la vallee du Rhone. 
Pres du chalet ( 1530 m. ) se trouvent les deux pelits lacs Rond 
(1501 m.) et Pourri (1509 m.), sources de l'Eau Froide. 

ARGNAULES ou ARGNIOLAZ (C. Vaud, I). Ai- 
gle, Com. Ollon). 1687 m. Chalets situes au pied S.-O. du 
Chamossaire, sur le versant qui regarde la vallee des Or- 
monts, au-dessus de la cascade du Dard, ä 1 h. 30 env. de 
Plainliiiil.au has iliin petil \allon domine au S.-E. par 
une crete appelee Roc de la Breyaz (1912 m.). Un sentier la 
relie aussi ä la Berboleuse et aux chalets de Bretayes. 

ARGOVIE (Aargau). Ce canton est situe entre 5° 23' 
et 6° 7' de longitude E. de Paris et 47° 8' et 47° 
37' de latitude N. II est limite: ä l'E., par Zü- 
rich et Zoiig, au S., par Lueerne, ä l'O., par 
Leine, Solen re et Iiäle-Campagne, au N., leRhin 
sipaie du Grand-Duche de Baden. De l'E. ä 
. et du S. au \\. ses dimensions sont, en 
movenne. de 40 km. Sa supeilicie est de 1404,1 km-. 

Au poinl de wie de la geographie physique, l'Argovie 
sc divise en deux regions separees par l'Aar; le S.-K l'ail 
partie ^\\\ Plateau et le N.-i >. du Jura. Les collines du Pla- 
teau, composees en general de mollasse et de nageliluh, 




ARG 



ARG 



sodI peu elevees, leurs pentes soni rev&ues de belies pt;i i- 
ries oi leurs croupes arrondies sonl couvertes de vilfages 
plus ou moins considerables. Les plus importants sont: 
fe Heitersberg (655 m.), avec l'Egelsee el le Hasen- 
berg (784 ni. |, entre la Reuss et la Limmat; le Wag- 
genrain (493 in.), entre la Bünz et la Reuss; le Lin- 
denberg, pres de Muri (833 m.), qui seiend sur une 
longueur d'environ 20 km.; le Staufberg (520 m.) et le 
GoHersberg (511 m.). pres de Len/hourg ; le Homberg 
(791 in.), le Righi argovien, ä l'O. du lac de llallwil; le 
Sterenberg (874 m.), 
entre la Wyna et la 
Suhr; le Schiltwald 
(800 m.), entre leRue- 
derthal et le Suhren- 
thal; le Hochwacht 
(587 m.), pres de Müh- 
lethal, d'oü Ton jouit 
d'une vue splendide 
sur la vallee de l'Aar 
et les Alpes et enfin 
le Hoswald (529 m.), 
le long des vallees de 
hi Pfaffnern et de la 
Murg. 

La region jurassi- 
que est formee de 
chaines allongees et 




ll. s 



■CS l|ll< 

lu Plal. 



hauteurs du Plateau; 

ces chaines sont se- 

parees par d'etroites 

vallees; versle Rhin, 

les montagnes s'a- 

baissent, les pentes 

Aro-ovienne en costume de fete. son t P' us douces et 

les sommites sont 

souvent larges et aplaties ; du cöle de l'E., l'Aar et ses af- 

fluents ont creuse' des cluses largement ouvertes. 

L'Argovie est situce dans la partie la plus hasse du Pla- 
teau. C'est sur son territoire que convergent la plupartdes 
cours d'eau de la Suisse centrale et oecidentale. L'Aar est 
la riviere principale du canton, qu'elle traverse du S.-O. 
au N.-E. dans une large et belle vallee. 

A l'exception du Frickthal, parcouru par la Sisseln, af- 
fluent du Rhin, toutes les vallees du canton debouchent 
sur celle de l'Aar. Celles de la Murg, de la Pfalihern, de la 
Wigger, de la Suhr, avec le Ruderchen, de la Wyna, le 
Seethal, vallee de l'Aa, les vallees de la Biinz et de la Reuss 
se dirigent du S. au N., tandis que Celles de la Limmat 
et de'la Surb viennent de l'E. Le Rhin constitue 
la frontiere septentrionale du canton. Les seuls lacs du 
canton sont ceux de Hallwil et le petit Egelsee sur le Hei- 
tersberg. 

Le Jura argovien se divise en trois chaines principales: 
1° Une chaine meridionale, dont l'Aar longe le pied S. et 
dont les principaux sommetssont: le Brunnenberg (774m.), 
l'Achenberg (712 m.), le Homberg (790 m.), la Gislifluh (774 
m.) et, suHa rive droite de l'Aar: le Kestenberg (651 in.), 
avec li s chäteaux de Wildegg et de Brunegg. — 2° Une 
chaine mediane, dans laquelle se trouvent les sommites les 
plus elevees, telles que: la Geisslluh (966 m.), la Wasser- 
Hub (869 m.), la Strichen (868 m.), le Linnberg (773 m.), ä 
l'E. de l'Aar: le Wülpelsberg (513 m.) avec le chäteau de 
Habsbourg; au delä de la Beuss: la Birmensdorf-Höhe (578 
m.) et sur la rive droite de la Limmat: les Ladern (863 m.) 
qui se prolongent dans le canton de Zürich. — 3" Une chaine 
septentrionale, fortement modifiee par l'erosion, s'etalant 
en im Systeme de collines ä larges croupes, dont le pied N. 
sape par le Rhin, forme une suite de falaises d'environ 200 
in. de hauteur; ä cette chaine apparliennent les sommets 
du Thiersteinberg (750 m.), du Frickberg (653 m.), du 
Schirmberg (730 m.) et du Geissberg (701 m.), puis, en- 
tre l'Aar et le Rhin, pres deZenzach : l'Achenberg (536 m.). 
Les conditions geologiques du canton d'Argovie sonttres 
variöes. On peut y distinguer quatre zones : 1. La zone des 
terrains cristallins (gneiss et granit) qui, venant de la Foret- 
Noire, n'af'Heurent qu'en deux localites, sur la rive gauche 
du Rhin (ä Laufenhourg et en dessous du SchwadeHoch). 
Ces terrains constituont, naturelleinent le souhassement des 



loi'inations sedimenlaires des aulres zones. 2. Le .Iura tabu- 
laire. entre le Rhin et la chaine jurassique, se compu-c de 
couches legeremenl inclinees vers le S.. disposees de has 
en haut dans l'ordre suivant: Gres bigarre, Conchylien 
(Muschelkalk), Keuper, Lias, Dogger, Malm et marnes 
tertiaires, mollasse et Xagelfluh. Üne depression qui s'e- 
tend de Frick jusqu'ä Leihstatt el ßöttstein, divise cette zone 
en trois petites sections. 3. La chaine jurassique cornmence 
a l'E. par les Lägern et se rattache, au Hauenstein, au Jura 
occidental. Elle se compose des memes terrains que le 
Jura tabulaire, sauf le gres bigarre, mais les couches sont 
frequemment pliees et repoussees les unes sur les autres. 
Le bord septentrional de la chaine recouvre le bord S. du 
Jura tabulaire. 4. Au S. de la ligne Olten-Aarau-Baden s'e- 
tendent les collines de la zone mollassique, ou n'aflleurent 
que des gres tertiaires, de la marne, le Nagelfluh et un peu 
de calcaire d'eau douce. 

Dans ces quatre zones, les lleuves ont creuse de larges 
vallees dont le fond a ete recouvert de depöts de gravier 
pendant les diverses epoques glaciaires. On trouve de gran- 
des inoraines bien conservees au S. et ä l'E. de la ligne 
Wauwil-Mellingen-Würenlos. D'importants depöts de gra- 
vier ou de debris glaciaires et quelques blocs erratiques 
transportes par lesglaciers du Bhöne, de l'Aar, de la Reuss. 
de la Linth, du Rhin, se rencontrent sur tout le territoire, 
meine au N. du .Iura, dans le Frickthal et sur les plus 
hautes montagnes. 

L'Aar et ses affluents roulent des paillettes d'or dont 
l'exploitation est abandonnee depuis longtemps. Quelques 
filons de houille, decouverts en divers endroits, ont fait 
croire ä l'existencedu precieux combustible, mais les fora- 
ges n'ont amene aucun resultat serieux. En revanche, 
l'extraction du fer etait assez importante dans les siecles 
passes. On l'exploitait pres d'Aarau, ä Scherz, pres de Küt- 
tigen, non loin de Herznach, sur le Rombach, ä Wölflis- 
wil, au Rötzberg, dans le voisinage de Rekingen, ä Teger- 
felden, ä Baldingen, etc. Mais le faihle rendement du 
minerai et la concurrence des fers etrangers firent aban- 
donner le travail du fer ä la (in du siecle dernier. Vera 
1840, onfit, dansle district de Bheinfelden, des recherches 
en vue de decouvrir des gisements de sei. Ces recherches 
eurent un plein succes. Dans le courant des dix dernieres 
annees, les trois salines argoviennes ont produit, annuel- 
lement, environ 2300(10 quintaux de sei. Elles doivent, ou- 
tre une redevance de fr. 30000, fournirä l'Etat tout le sei 
nceessaire ä la consommation du canton. La livraison du 




sei etant de 30000 quintaux en moyenne, les salines rap- 
portent a l'Etat fr. 145 000 par an. Le canton d'Argovie 
est riche en materiaux de construction. Le Jura fournit 
de bonnes pierres de taille, du ciment, de la chaux el 
du gypse; ailleurs, on trouve d'excellente mollasse. La 
tour'be ne donne lieu qu'ä une exploitation peu consi- 
derable. Baden et Schinznach sont bien connus par leurs 
sources minerales sulfatees calciques. Les cultures sont 
celles de la region moyenne de la Suisse. En 1888, on 
evaluait le sol productif ä 134180 ha., soit le 95,56 % du 
nceessaire ä la consommation du canton. La livraison du 



ARG 



ARG 



87 



territoire, el le sol improductif ä 6230 ha ou 'i.'i'i % de la 
superficie totale. Le sol cultivable se decompose comme 
buiI champs, 40425,4 ha., pres el päturages, 14328 ha., 
m ä, -1. 770,7 ha., terrains marecageux produisanl de la 
litiere, I 547 ha., forets, M) 068,3 ha. Des lors, la superficie 
des päturages a du augmenter, l'eleve du bötail prenanl 
toujours plusd'extension, aux depens de la culture du hie, 
de moins en moins remuneratrice. Le vignoble argovien 
diminue graduelleinent, parsuited'une serie de mauvaises 
annees. On cultive la vigne dans tous les districts, excepte 
dans ceux de Zolingue et de Muri, et principalemenl dans 
les districts de Rrugg, linden, Zur/.ach et Laufenbourg qui, 
i eux stMils, possedent les trois quartsdu vignoble. Les vins 
blancs les plus estimes sont ceux de Schinznach et des 
environs (Kasteln, Thalheim, Oherllachs); les vins rouges 
proviennent des bords du hie de Hallwil (Brestenberger, 
Goflersberger, Wettinger, Goldwändler, etc.). En 1898, le 
produil total de la vendange a ete de 30589 hectol. dont 
M88 hectol. de vin rouge, 7155 de blaue el 19 246 de vin 
rose, rouge el blaue melanges, d'une valeur totale de 
fr. I 276924. L'arboriculture est lies importante. Pom- 
raiers, poiriers, cerisiers, pruniers, noyers, fournissent des 
fruits pour une valeur de pres de 'A millions de fr., saus 
parier du eidre qui produit, en moyenne, pres de Idoooo 
hectol. valanl 2490000 fr. Les forets couvrent une super- 
licie de 45 103 ha., ee qui represente 31,5 ",, du territoire. 
La plus grande partie des fore*ts, 33681 ha. en le 76,15%, 
appartienl ä des communes et ä des corporations, les par- 
ticuliers possedenl 7491 ha., soit 16,93 % et l'Etat seule- 
ment 3062 ha., 6,92?o- Et' produit net des forets a ete, 
c, 1898, de fr. 2402999. 

Le gibier devient de plus en plus rare. Le chevreuil et le 
sanglier se rencontrent encore quelquefois. Les lievres el 
les renards sont abondants, surtout dans le .Iura el dans les 
grandes forets des collines du plateau. Dans la partie hasse, 
le canard sauvage et la perdrix ne sont pas rares. Le droit 
de chasse appartient aux communes et le produit leur en 
revient, sauf une redevance de 15 ",, ä l'Etat, qui doit 
l'employer ä l'amelioration de l'agriculture. En 1898, le 
produit net de la chasse a ete de fr. II 426. Quelques cours 
d'eau sont poissonneux. Le canton possede 24 etablis- 

seinents de pisciculture, qui ont fourni, en 1898, 3 73(5 Kit) 
alevins. La peche du saumon est tres produetive. En 
1898, on a pöche 1114 saumons, dont 877 dans le Rhin, 
185 dans l'Aar. .51 dans la Reuss et dans la Limmal. Mal- 
heureusement, l'industrie utilisant de plus en plus les 
cours d'eau, il en resulte de grands dommages pour les 
pecheries. Les barrages formen! souvent des obstacles 
insurmontables ä la remonte des poissons. On cherche ä 
obvier ä cet inconvenient en etablissant des echelles ä 
poissons. En 1898, la regale de la peche a produit 11 405 
francs. 

L'eleve du betail prend une grande extension. On en 
jugera par le tableau suivant : 

1876 1886 1896 

Betes ä cor n es . . . 62 295 74 642 82 034 

Chevaux 3 796 3230 3 803 

Porcs 20826 20 785 28038 

Chevres 13829 16194 15 217 

Moutons 1390 L 431 998 

Ruches d'abeilles . . 14629 15952 18231 
L'industrie laitiere a suivi une progression analogue. En 
1897-1898, on comptait, dans le canton, 106 fromageries 
dont 29 dans le district de Muri, 25danscelui de Zoiingue 
et 18 dans celui de Bremgarten. Seuls les districts de Lau- 
fenbourg et de Zurzach n'en possedaient aueune. 3395cul- 
tivateurs ont fourni a ces fromageries le lait de 11 444 va- 
ches; la produetion de fromage" a ete de 2 816 quintaux. 
La valeur totale du fromaye fabrique etait de fr. 2 484-790; 
celle du heurre de fr. 48X200, soit, au tolal, fr. 2972 990. 
L'apiculture est tres developpee. En 1895, on comptait 
18231 ruches. 

Le climat de l'Argovie est salubre. Les vents qui souf- 
llent generalement sont ceux du N.-E. et du S.-O. Ce der- 
nit'i est le plus frequent. Les brouillards recouvrent sou- 
vent le fond des vallees. 

Flore. A l'exception des bords du lac de Hallwil et de 
la tourbiere de Bunzen oü se rencontrent quelques-unes des 
especes rares caracteristiques ä ces stations, la portion 
qui sc rattache au Plateau ne presente, au point de vue bo- 



tanique, aueun caractere saillant. Le .Iura argovien, an 

contraire, gräce aux cötes el aux ravelles hrülees par le so- 

li'il de midi, abrite i quantite d'especes interessantes 

duui plusieurs mömes ne se rencontrenl guere que dans 
celle rögion privil6gi6e, ainsi que dans les stations corres- 
pondantes >^< Jura soleurois, 



: der phaneroaamischei 
talogue des plantes phi 
Nous donnons ici l'in 

precs les plus intöres 



hokke Lux-: 
ic im Canton 
's du canton 
le quelques- 

!C li'iiis sla- 



Les environs d'Aarau, i+rÄrf au cirque de collines qui 
domine la ville au N., sont particulieremenl privilögiös : 
les stations de la Gislifluh, Stafelegg el VVasserfluh, 
sonl eonnues de Ines les botanisles. I'armi les especes re- 
marquables des environs d'Aarau, nous eiterons : la l'oi- 
vrette sauvage [Nigella arvensis), ['Hellöbore verl (sub- 
sponiani'), la fausse Roquette {Erucastrum obtusangulum), 
la Coronille ä galnes [Coronilla vaginalis), Ic Trefle jau- 
natre {Trifolium ochroleucum). La Hess,. s ,m^ feuille 
(Lathyrus aphaca), la Gesse sansvrilles [L. nissolia) el la 
Gesse v&lue (/.. hirsutus). Le Tetragonolobe siliqueux 
(Tetragonolobus siliguosus), le rare Ceraiste ä fleurs agglo- 

mertes, leMillep.-rluis.'ouche, la Violette siimuliere ( Vinlu 

mirabilis), la Tiilipe sauvage, le Perce-neige sauvage (Ga- 



lanllti 
natura 
neux s 



Tivll. 



lal parail s etre 

in environs d'Aarau. Dans les endroiK sabbm- 
ontrent l'Arabette des sables {Arabis arenosa), 
le rainpanie [Gypsophila repens) descendue 
t la Gypsophile des murs. Dans les endroits 
Renoncule divariquee, le Cresson sylvestre, 



la GVPSO] 

avec 1 Aai 
humides, 
etc. 

Le rarissime Queue de souris (Myosorus mininnts) a ete 
signalee pres d'Ammerswil ; la Violette des collines se 
trouve au chäteau de Wildenstein ; l'Holostee en ombelle, 
pres de Schinznach. A Baden et aux environs on rencontre 
le Polygale faux-buis, l'Anemone hepatique, le beau Sabot 
de Venus (Cypripedium calceolus). Sur les Lägern on 
trouve le Lis bulbifere, la Vesce de Gepard {Vicia Ge- 
rardi), la Vesce jaune ( Vicia lutea), qui se trouve aussi 
;i Liebegi;. Le rarissime Millepertuis elegant est indique 
aux environs de Lenzbourg et d'Olsberg. Dans celte der- 
niere Station, le botaniste recherche egalement la petite 
Pyrole (Pyrola minor) et la Pyrole unitlore (Pyrola uni- 
flora), tres rare en Suisse; la Coronille de montagne (le 
Spiranthes autumnalis), Spiranthe d'automne, etc. Aux 
environs de Rheinfelden el d'Augst, on signale le Trelle 
hybride, tres rare en Suisse. La Hesse a feuilles etroites 
est indiquee ä Lenzbourg ainsi que l'Ornithogale penche 
ei le Millepertuis elegant. L'Oxalide dressee se trouve pres 
de Schindanger. Les Roses, Ronees et Potentilles presen- 
tent plusieurs especes interessantes, nous ne eiterons que 
les rares Potentilles, P. inclinee et P. cendree, des environs 
de Laufenbourg. 

On trouvera ä l'article Plateau toutes les indications 
concernant la flore des regions basses du canton, ainsi 
que celle des marais et tourbieres. 

Citons cependant, dans la tourbiere de Runzen, comme 
especes particulierement interessantes : la Violette des ma- 
rais, seule Station argovienne, la curieuse Morene aquati- 
cpie i Ihjdrocliaris morsus ranae) avec les Rossolis (.Dro- 
sera rotundifolia el longifolia), la Saline noueuse (Sagina 
nodosa), le Pigamon jaune, le rare Carex chordorhizd, 
la Rhynchospore blanche, la Cladie Marisque {Cladium 
mariscus), etc., etc. 

Le commerce <>t l'industrie sont grandement favorises 
par la force motrice des couis d'eau, des routes bien en- 
tretenues et im reseau etendu de voies ferrees. Le cours 
infi'rieur de l'Aar, celui de la Sisseln, ont ete canalises ; 
celui de la Reuss le sera proehainement. A fin 1898, le 
nombredes usineshydrauliques etait de563, fournissantune 
force de 14555 chevaux. Les usines electriques de Rhein- 
felden et de Ruppoldingen, en amont d'Aarbourg, sont de 
premiere importance ; une troisieme est en construetion ä 

* II existe en outre une Enumeration des plantes du canton 
(/■Art/oi-ie, dressee par Schmidt. Ce travail n'est que mauuscrit; 
il est reiige en allemand. 



88 



ARG 



AHO 



l.i Bernau, pres Döttingen ; deus autres sonl projetöes 
Laufenbourg el sur les bords de la Reuss. 

i es routes onl une longueur totale de 503 km., los ch 
mins vicinaux de 752 km. el les voies ferrees de 300 U t 
environ. 

\u poinl de vue du nombre des ouvriers, l'industrie 
plus importante esl celle de la paille, laquelle, avec l'indi 




trie similaire du crin, fournit du travail ä 10 ou 12000 per- 
sonnes, femmes el enfantsen grande majorite. Ilconvienl 
de dire que, depuis longtemps, les pailles tressees ne for- 
iinMil plus la production prineipale. Aeluellement, ou em- 
ploiesurtoul le über (Bast) de differents arbres el d'autres 
plantes texiiles. Le siege principal de cette industrie est le 
Freiami (districts de .Muri et de Bremgarten) et quelques 
communes avoisinantes. L'industrie du tabaoost aussi tres 
importante : eile s'exerce surtout dans le district de Kulm 
et occupe 3000 ouvriers environ dont 200 seulement tra- 
vaillent ä domicile. Depuis peu, la tricoterie a pris une ex- 
leusiou considerable dans le district de Zofingue. Elle oc- 
cupe 3000 ouvriers donl les deiix tiers Iravaillent a domi- 
cüe.Citons, enoutre, la fabrication de milaines, derubans 
de soie, de lingerie, toutes industries en partie domestiques. 
Le tissage de la miläine avait autrefois une grande im- 
portance dans 

la partie pioles- 

tante du can- 
lon, mais la 

concurrence 
grandissante a 

notablement 
restreint cette 
fabrication. Le 

issage des ru- 
bans de soie a 
une certaine 
i m por tanc e 
dans les dis- 
Iriclsde Rbein- 
felden et de 

Laufenbourg, 
im peu nioins 
dansceuxd'Aa- 
rau, de Brem- 
garten et de Zo- 
ll ngue.En 1899, 
lelectiicili- ac- 
tionnait 63 eta- 
blissements in- 
dustriels. Ac- 
tuellement, il 
existe 65 ma- 
de paille, 10 




Machine ä tressei la paille 



nufartures de labac, 24 fabriques de lr 
fabriques de cbaussures, 14 lilaturos de rolon et ti'ssa-es,| 
coton, 8 d'etoffes, 1 lilalure detoilede chanvre et de lin, Mi 
teintureries, 14 fabriques de rubans de soie, 4 devida.ues de 
soie, 2 fabriques de laine, 10 fabriques de broderie, 3 de 
crepes de sante, 6 de passementerie el de lacets, 2 de cha 
peaux de feutre, 5 d'arlicles en metaletfonderie, 2 de ma- 
ehines el euliu des chaudronneries, des forges, ateliers me- 
caniques, fabriques d'armes, fonderie decloches, fabriques 
d'etuis de mathematiques el d'instruments de precision, I 
taillerie de pierres pour horlogerie, de boites ä musique, 
d'appareils electriques, de cimenl el d'objets en ciment, 
tuyauxen gresetcatelles, de scylolithe, deplätreetdechaux, 



seieries el l'abriipies de malles, l'aliriipies de meubles, de 

boisscllerie el de tonneaux, de vai ie, de cellulose, de 

cartonnage, de papier, industrie electro-chimique, fabriques 
de produits chimiques, de laque el de vernis, brasseries, 
fabriques de conserves, depätesalimentaires, de confiserie, 
de chicoree et produits analogues, de savon el parfumerie. 

An poinl de vue administrativ le canton (TArgOS'ie se 
divise en II districts: Aarau, Baden, Bremgarten, Brugg, 
Kulm. Laufenbourg, Lenzbourg, .Muri, Rheinfelden, Zoiin- 
gue et Zurzach. ('.es dislriels se subdivisent en cercles. 

En 1898, le canton a l'ourni ä l'armee föderale les con- 
tingents suivants : 

A. Elite. Infanterie 7908 bommes. 

» Cavalerie 386 »> 

Artillerie 1898 

Genie 487 

» Troupes sanitaires . . . 163 » 

» Compagnies d'administra. 96 » 

'i Etat-major 79 

11019 bommes 
dont 383 officiers. 1405 sous-oflieiers ei <I23I soldals. 

B. Landwehr. Infanterie I Lan . . 2991 bommes. 

» » II Ban. . 1635 

Cavalerie .... 281 

Artillerie .... 1354 

•i Genie 487 

Troupes sanitaires . 138 

» Compaq, d'administ. 50 

» Etat-major .... 24 » 

6960 bommes. 
dont 190 officiers, 917 sous-ofliciers el 5853 soldats. 

Le laiidslmni comptait 17 073 bommes. Le canton pos- 
sede, en outre, 324 societes de tir, 9 corps de cadets, 10 
societes de pontonniers. 

Enl898, les revenusde lEtatsesont eleves äfr. 3403 162, 
se decoinposant comme suit : 

Fortune de l'Etat Fr. 874175 

Droits regaliens ,, 267 058 

Impots indirects (Abgaben) . . . » 887 703 

Impöls directs u 197 892 

Recettes des autorites executives. o 717582 
judiciaires. o 150 ins 
La fortune produclive du canton s'eleve a IV. 21 833030, 
dont : 

Ratiments Fr. 8(19300 

Terres >. 424524 

Forets >, 4830949 

Titres » 9852368 

Aciions de la Banque cantonale. .. 4226880 
Le passif elant de \'v. 2 827 350, la fortune nette est de 
(v. 19 055 680. La fortune improductive s'eleve ä fr. 
10 3112 167. II existe encore 46 fonds d'ieuvres d'utilite pu- 
blique donl le total est de fr. 5365304. Le fonds canlonaldes 
pauvres etait, en 1898, de fr. 860394, il n'est pas compris 
dans la fortune de l'Etat. A cette meine date, ii existuil 'i95 
asilesde pauvres comptant 703 pensionnaires. En 1807, le 
total des pauvres assisles etait de 9895 personnes ; une 
soinine de lr. 917 835 a ete depensee en secours etassistance. 
Deduction faitedes dettes, les fortunes communales as- 

cendent ä Fr. 51 923(0 1 

Les fonds des pauvres ä . . . » 9 609 577 

» scolaires, ä . . . » 7 273 912 

» erclesiasliques, pre- 

bendes et confreries. . . » 146738(13 

Fr. 83480 303 

(int ete percus les impots communaux suivants : 

Service de la police . . . Fr. 1517852 

»» des cultes » 141 246 

ii de l'assistance .... 230839 
» de l'instruction publiq. * 847 073 

locaux .) 10334 

Fr. 2 7 'i7 344 
En 1898, les societes de districts pour eombattre le pau- 
perisme comptaient 8159 membres reparlis dans 231 
communes ; elles ont percu une somme de fr. 121 976 et 
secouru 1 197 enfants et 3'i adultes. Leurs capilaux s'rle- 
vaient a fr. 237 878. En outre, 109 societes d'ouvrages et de 
secours en faveur des malades comprenaient 6328 inem- 



DICTIONAIRE GEOGRAPHIUUE DE LA SUISSE 




Wald I I Forets 

Weide l-:.---d Päturages 

Ackerland I I Terres culb. 

Obstbäume I I Arhre* Fruit' 

Weinbau (SU Eignes 
Gärtnerei ft Horticulture 



Salinen • Salines 

Steinbruch tf Carriere 

Gypsgrube ft% /. degypse 

Cementgrube XCi „ „ cimenb 

Holzhandel /* Commerce de bois 

SalmenFisch. •*< Pechedusaumon 

Bäder _ ß<j/>7.s 



200 Rinder . ZOObovides 

100 Schweine • lOOporcs 
100 Ziegen * /OOchevres 

'00 Bienenstöcke a /0O ruches 
50 Pferde 4 50c/ie^aux 

Fischzucht SS Pisciculture 



25? VA1TINEE 



AGRICULTURE ET PRODUCTIONS DU SOL DU CANTON D'ARGOVIE 



AI5G 



>llea on 

dultea; 



AUC 



89 



•i assisl 



r i I Etal fr. 732251 el aux 

897-1898, les öcoli 

iles ci unales, 34 öcoles 

an), 299 öcoles d'ouvrages, 
schulen), 30 6coles de dis 



H38 enfants el 
fr. 233 M>9. 

L'instruction publique a i 
jommunes IV. I 564729. Poi 

partissenl c< ie >nii : 591 

Becondaires i Fortbildungssc 

262 ecoles bourgcoiscs (Hin 

hüls donl 18 mixtes, une ecole normale d'institutours ä 

\ \ i ■ 1 1 ii i u < ■ 1 1 . im iiisiiiui de demoiselles, nur ecole normale 

d institutrices ;i Aarau el l'ecole cantonale dans cette me 

rille, comprenanl im gymnase, une division technique el 

um' e"cole de eo nee. Los elalilissoinonts suivants sonl 

bous l.i surveillance de l'Etal : les maisons de Correction 
pour garcons vicieux d'Olsherg, d'Effingen, de Hermetsch- 
wil.ainsi que les maisons d'education pour enfants pau\ res 
de Kasteln, Kriedberg, pres Seengen el de Sankt-Johann, 
pres Klingnau, Ie pensionnal Maria Krönung a Raden, les 

Instituts des ds muets d'Aarau, de Baden et de Zofingue, 

les etablisseinents pour enfants fäibles d'esprit ä Brem- 
garten el au chäteau de Biberstein. (>n compte enfin ä Aar- 

. ■ im- im | sionnal libre de jeunes gens el un autre de 

jeunes filles. 

Le canton possede un Museedes artsei metiers (Gewer- 
bemuseum) ilivise en'deux sections: l'une consacree ä 
l'enseignement el coi •< nant une ecole d'artisans, une 

pour I ■ travail du bois el l'archilecture (Bautechnik), 

iTuli' de travaux ä l'aiguille et l'autre renfermant des col- 
lections de modeles, la bibliotheque et le bureau de ren- 
seignements. L'Etat a institue ä l!rue.o. une ('•edle d'agri- 
eullure dont les cours se donnent en hiver. 

Les malades sunt rorus ilails les iiisliliilions hospitalioros 

Buivantes: l'etablisse nl de Königsfelden, consacre sur- 

luiii auxalienes; l'höpital cantonal, compose de pavillons 

de Leuggern, les bains pour pauvres de Baden, Rheinfel- 
ilen et Schinznach II existe ä Lenzbourg un penitencier 
cantonal construit suivanl les exigences de notre epoque. 

La statistique economique sociale fournil les donnöes 
Buivantes : 

En 18721a val. desimmeub. bätis s'elevait ä Fr. 150(MH")(KH"i 
En 1886 »> » - o 200000 000 

In 1892 i) » 218 000(1(10 

En 1898 9 i) » i) » 307 680 783 

Le tolal des dettes hypothecaires sur les bätiments etait, 
en 1892. de fr. 103000000. Les assurances mobileres allei- 
gnaient le Chiffre de fr. 254953344. La valeur des propfie- 

ä fr. 268000 000; elles etaienl grevees de fr. 102 000000 de 
dettes hypothecaires Les fortunes en capitaux des parti- 
culiers, des communes, des corporations s'elevaienl : 

En 1872 Fr. 142 947 02 'i 

En 1890 179 936 648 

En 1892 o 196 565 029 

Fondsenganesdansun r - 

merce el des etablisse- 
menis iodustriels ...» 90425697 
Fortune mobiliere . .... 52800723 
Creances portant intöret. . » 20516 258 

Total brut des fortunes Fr. 896 558 798 

Donl ä deduire le passif » 235875056 

Net Fr. 660 683 742 
En 1892, l'impöl sur Ins ivssoure.es a ete pereu sur im 
total de fr. 37 826 754. A la lin de l'annee, il \ avait, dans 
le canton, I7caisses d'epargne, dont 15 par actions,21 coo- 
peratives et II de fabriques ou d'ecoles ou meine gerees 
par des particuliers. Le nombre des dopositairo- elail de 
90 383 el le monlanl des depöts s'elevait ä fr. 79 'ilil 149. 
Les caisses d'epargne et les trois banques qui n onl pas 

de sorviee d'epargne possedaicnl. en tollt, fr. 203 756 081 
dont IV. I IS 98 1 582 plaees sin- bypollieipies. Capital-actions 
verse fr. 19 121 800. Komis de resrrve et d'ainorlisseinonl. 
fr, .".TS:, 777. 

A la lin de IS88. la population .■lad de 193580 ämes, de 
laimue allemande en Iros yrande ina|oiite. File comptail 
L0635I pr.itestants. 85 ttCi'catholiques, 1051 israelites el 

343 divers. I'.n 1900. 200 '.98 I,. 
Le pouvoir legislatif esi exoree par un Grand Conseil 



nomine par les cercle > ra I un deputc par 110 ■ 

de population, toute fi action au des su de 51 ptanl 

pour I lim. Ne soni paa öligiblet les fonctionnaire de l'Etal 
iiomiii.s par le peuple. Lorsque 5000 electeurs le deman 
dent, la question de la dissolution du Grand Conseil esl 
soumiseau peuple. En cas d affirmative, le pouvoii li 

tif esl renouvele" intögrale nt. Le Grand Conseil Be retjnil 

deux fois par an en session ordinaire. Ses altributions sonl 
Celles de toul pouvoir legislatif. II peut, entre autres auto 

l emploi . les trois quarts du produil du demi-im| an 

tonal revie nl aux fonds scolaires el ä l'assislancc pu- 
blique des communes, le restedoil etre employe' pour un 
Out d'intörel göneVal. Le Grand Conseil nomrneson Presi- 
dent, son rice-prösident, quatre questeurs; les membres 
du Conseil d'Etat, le prösidenl de ce corps (Landammann). 
le rice-prösidenl (Landstalthaller), lesdeputes au Conseil 
des Etats, les membres el !<• prdsidenl du tribunal can- 
tonal, du tribunal criminel,de la Chambre d'aecusation el 
le procureur genöral. 

Le Conseil d'Etal compte cinq membres. Lors de la no- 
minal le ce corps, loil tenir c pte de la minoritd 

calholique, Un seid de ses membres peul faire partie de 

llllie OU de lau Irr de^ Clia In Ines föderales. Los meiiihrrs du 

Conseild'Etat ne peuvenl etreni directeurs, ni membres du 
Conseil de direction ou d'administrati l'une soeiöte in- 
dustrielle ou d'une entreprise analogue qued'office, comme 
reprösentants de l'Etat. Hans [es districts, le fonctionnaire 
pnncipal est le pr6fe1 (Bezirksammann); il esl nomme par 

les ideeti'iirs. II existe des nicipalites immunes 

d'habitants el dos communes bourgeoises. A la töte du 
Conseil communal esl le maire (Ammann). 

Le tribunal cantonal esl forme de neuf membres. II juge 
en derniere instance les differends en matiere eivile, de 
tutelleel de police;en premiere instance, sur la demande 

bunal federal. II tranche les diflterends tanl administratifs 

que tutelaires qui donnent lieu ä une procedure si aire 

el gratuite. Les tribunaux de district jugenl sans appel les 
causes en matiere eivile, de tuteile el de polier. Uanscha- 



•les. 



el im ^iilistitul iStalllialleri. Le |Uge de paiX eonnail des 

litiges dont la valeur n'excede pas IV. 60. Des lois specia- 
les pour le commerce, l'industrie el l'agriculture sont en 
projel. 11 existe des tribunaux ruraux (Flurgerichte) el un 
tribunal de commerce. II est question d'or^aniser des 
tribunaux d'arbitrage industriel. 

La frequentation des ecoles primaires est obligaloire. 
L'Etat s'interesseä l'education des enfants aveugles, sourds- 
muets, faibles d'espril e1 moralemenl negliges. Le traite- 
menl minimum dos instituteurs est de IV. 1500 auquel s'a- 
joutenl des augmentations d äge de IV. 300 au maximum. 

Les dill'erenles confession« religieuses reglent elles- 

- leurs affaires sous la surveillance de I Etat. Los biens 

d'eglise el les prebendes qui vonl aux mains de l'Etat doi- 
veni faire l'objet d'une comptabilite speciale, leurs revenus 
ne pouvant ötre employös que pour des fondations eccle- 
siastiques. 

C'esten 180:!. par l'Acte de Medialion, que le canton d'Ar- 

govie, le 16 en ran-, a ete constitue. II se compose de la 

Basse-Argovie. qui appartenait ä Herne, du comte de I laden, 
du Kellrranil jadis a Zürich, et du Frickthal. leipiel Tut erdr 
par l'Autriche ä la Krance en 1801. La premiere Constitu- 
tion dato de I8ii:i; eile eontenaii dos dispositions relatives 
au cens elecloral, ä la nomination par le sort de la majorite" 
des membres du Grand Conseil, etc. A la chute de Napo- 
leon, le canton d'Argovie, menace un moment par Berne, 
reriil une deuxieme Constitution de la Diete r6unie ä Zü- 
rich. Cello Constitution neu liberale se ressentail de son 
origine, on ätail alors en pleine Restauration : aussi en 1830, 
le gouvernemenl refusanl tl' donner satisfaction aux aspi- 
rations demoeratiques i]iii se faisaient jour de toute pari. 
provoqua par la mörnedes troubles dans le Freiamt, entre 

vernemenl abdiqua el une Constituante l'ui nommöe. La 
nouvelle Constitution lui aeeopteo par le peuple en 1831. 

terminait exaetement los compötences de chaque autorili 
el etablissail le principe de la söparation des pouvoirs. La 
lilierii' de la presse, du commerce et de l'industrie etait 



90 



ARG 



ARL 



garantie. mais on conservait le principe de la parke et la 
justiücatioD d'une certaine fortune de la pari des deputv-s 
au Grand Conseil. Cette Constitution tut revise"e en 1841; 
la suppression de la paritäamena des troubles dans le Frei- 
amt. Öne rencontre eut lieu le Lljanvierä ViHmergen, en- 
tre los paysans du Freiamt et les troupes du gouvernement 
Commanders par le Colone! Frey-Herosee. Les paysans fu- 
renl battus et, le 19 janvier, le Grand Conseil decreta la 
suppression des couvents, suppression qui devait avoir sa 
repereussion sur la politique föderale. Une revision de la 
Constitution eut lieu en 1852; apres trois lentatives infruc- 
tueuses. d'autres revisions furent roalisees en 1863, en 1870 
et en 187(i ; elles introduisirent le principe du referendum 
et la nomination directe. parle peuple, des fonetionnaires 
superieurs de districls, des prefets et des presidents de tri- 
bunaux. Enfin, en 1885, unederniere revision aboutit ä la 
Constitution actuelle dont voici les prineipales dispositions. 
Sont soumis au vote du peuple: toutes les lois, toutes les 
modifications de la Constitution ; tous les decrets du Grand 
Conseil relatil's a une depense unique de plus de fr. 250 OOU 
ainsi que les depenses reguliercs annuelles de plus de 
fr. '25 000 ; les decrets qui prescrivent la perception de plus 
d'un demi-impöt cantonal (cliaque fois t|ue cette mesure 
s'impose, le Grand Conseil doit en fournir l'exacte justifica- 
tion) ; les emprunts de plus d'un million et tous les decrets 
que le Grand Conseil soumet de lui-memeä la votation po- 
pulaire. Dans la regle, les votations populairesont lieu deux 
lois par an, au printemps et en automne. 

Si le Grand Conseil, apres une double deliberation, le 
juge necessaire, ou si 5000 electeurs le demandent, on doit 
proceder ä une i'evision de la Constitution. Cette revision 
est conliee ä une Constituante. La revision partielle peut 
elre decidee par le Grand Conseil ou par 5000 electeurs. 
Le Grand Conseil peut ou obtemperer ä la demande des 
petitionnaires ou soumettre la question ä la votation popu- 
laire. Ne sont ni electeurs ni eligibles : ceux qui sont places 
sous tutelle ou interdits par jugement; ceux qui sont sous 
le coup d'une interdiction d'auberge; ceux qui sont sous 
le poids d'une sentence infarnante tant qu'ils n'ont pas ete 
rclialiilites; ceux qui, ä partir de leur vingtieme annee, ont 
recu des secours de leur commune d'origine ; cette exclu- 
sion cesse apres remboursement des sommes reeues et, en 
tout cas une annee apres reception du dernier secours; les 
faillis sont exclus tant qu'ils n'ont pas obtenus leur rehabi- 
litation. Les faillis qui peuvent fournir la preuve qu'ils sont 
tombes dans le malheur, sans qu'il y eut de leur faute, ne 
peuvent etre interdits que pour six ans au plus. [Naeff.J 

ARGSEELI (C. Uri, Com. Spiringen). 1326 m. Ha- 
meau et päturage alpestre sur la route du Klausen et dans 
l'Urnerboden, au bord du ruisseau de la Fätsch, ä 12 km. 
O. de Linthal. Cbapelle ä 2 km. 30 chalets; de 20 ä 50 h. 
Eleve du betail. 

ARIESCHBACH (C. Grisons, D. Ober-Landquart, 
Com. Fideris). 2251-700 in. Torrent, äff. gauche de la Land- 
quart, source au pied N. du Mattlishorn, passe par les 
bains de Fideris et traverse une petite gorge boisee avant 
de se jeter dans la Landquart, au pied des ruines du chä- 
teau de Strahlegg. 

ARIGNON (L') (C. Fribourg, D. Broye), 510-444 rn. 
Petit ruisseau traversant les communesde Frasses et Bussy, 
de km. de longueur, prend sa source dans les marais de 
Lully et coule parallelement ä la Petite Gläne (all', de la 
Broye). dans laquelle il se jette pres de Bussudens. 

ARINA (PIZ) (C. Grisons, I). Inn). Sommet de 2832 m. 
contrefort S. du Multler (3298 m.), qui domine au N. le 
village de Bemüs dans la Basse-Fngadine. Belvedere d'un 
acces tres facile demandant 4heures de marche et d'oü Ion 
jouit d'un coup d'oeil süperbe sur la Basse-Engadine. 

ARISDORF (C. Bäle-Campagne, D. Liestal). 370 m. 
Com. et vge paroissial ä 4 km. de la Station d'Augst, eh. de 
fer du Böt/.berg. Bureau des postes. Telephone. 763h. Agri- 
culture importante. Arisdorf seiend dans une riante vallee 
couverte d'arbres fruitiers. Lors de la guerre de Trente 
ans, le village fut epargne, gräce au courage et ä la fer- 
rnete que rnontrerent les habitants. 

ARISTAU (C. Argovie, D. Muri). 393 m. Com. et vge de 
la paroisse de Muri, dans la vallee de la Beuss, ä 2,5 km. 
N.-E. de la Station de Muii, ligne Lucerne-Lenzbourg. Depot 
des postes. La commune compte, avec les villages de Birri 
et d'Althausern, 91 mais., 798 h. catholiques; le village, 22 



mais., 221 h. Agriculture, eleve du betail, laitage, apicul- 
ture. Tressage de la paille. 

ARLA (C. Tessin, I). Mendrisio, Com. Cabbio). 1100-950 
m. Alpe dans le val de Muggio, a 7 km. N.-E. de Mendri- 
sio et ä 2 km. E. de Cabbio. La frontiere italienne est ä 1 
km. ä l'O. 

ARI_ACHES(LESou AUX) (C. Valais, I). Entremont, 
Com. Orsieres). 1180 m. Hameau situe dans le val Ferret, 
sur la rive drohe de la Dranse, ä 500 in. N. de Praz-de-Fort, 
ä 25 km. environ de la Station de Martigny et a <i Um. d'ür- 
sieres. 40 mais , 133 h. Eleve du betail. Cereales, pom- 
mes de terre. Tissieres, chanoine du Grand Saint-Ber- 
nard, botaniste bien connu, est ne aux Arlaches. 

ARLANS (C. Saint-Gall, D. Werdenberg, Com. Seve- 
len). Grand alpage sur les pentes de TAI vier et du Gausch- 
ier, ä 3 km. S.-ü. de Sevelen, avec quelques chalets ä 
1494 m. 

ARLAS (MUNT D') (C. Grisons, D. Maloja). Sommet 
de 3129 m. que forme le contrefort S. du Piz Surlej; il 
domine au N. la Fuorcla Surlej et s'eleve sur la crete, en- 
tre les vallons de Surlej et de Bosegg, au midi de Saint- 
Moritz (Haute-Engadine). 

ARLAS (PIZ D') (C. Grisons, D. Bernina). 3367 m. 
Sommet qui forme le contrefort N. du Piz Cambrena (mas- 
sif de la Bernina). Sa eime septentrionale a 3009 in. et, au 
N. de celle-ci s'ouvre le col d'Arlas qui fait communiquer 
le vallon d'Arlas, un peu en aval du col de la Bernina, sur 
le versant de Pontresina, avec le glacier de Pei s. 

ARLENS (C. Fribourg, D. Gläne, Com. Blessens). 684 
m. Hameau faisant parlie de la paroisse de Promasens, ä 
2,5 km. de la Station de Vauderens (Fribourg-Lausanne) ou 
de celle d'Ecublens (Payerne-Lausanne), et ä 3 km. S. de 
Bue. 11 mais., 40 h. Autrefois seigneurie independante. 

ARLESHEIM (District du canton de Bäle-Campagne). 




Carte du district d'Arlesheim. 

Population: 1880,19972h.; 1888, 21903h.; 1900,26439h. 
üensite: 261 h. par km" 2 . Superflcie : 9567,1 ha se repartis- 
sant comme suit; 

Fortts 2617,2 ha. 

Champs, prairies .... 6272 » 

Vignes 230,9 » 

Boutes, chemins de fer, 
cours d'eau, etc. . . . 447 
1965 ha. de forets sont propriele des communes et d'ins- 
titutions publiques, 653 ha. proprit'tes privees. 

Le district, dont le chef-lieu est Ariesheim, est compose 
des 16 communes suivantes : .Esch, Allschwil, Ariesheim, 
Benken, Biel, ßinningen, Birsfelden, Bottmingen, Ettingen, 
Monschenslein, Muttenz, Oberwil, Pfeflingen, Reinach, 
Schönenbuch et Therwil. Les 9 communes catholiques: 



ARL 



ARN 



91 



Esch, Allschwil, Ariesheim, Ettingen, Oberwil, Pfeffin- 
,n, Reinach, Schönenbuch el Therwil sonl devenues, en 
[815 seulement, proprietö du canton de Bäle, ä lasuitedu 
Congres de Vienne ; elles formaienl une partiede la prin- 
cipaute öpiscopale de Birseck el sonl encore connues 

maintenant sous le nom de Birseck .Les7autres c< unes 

protestantes. Ce districl esl traverse par la route de 

Jelemont ä Bäle el par les routes cantonales de Gempen ä 
Benken, d'Ettingen a Bäte et d'.Esch-Reinach-Bäle. 

Le nombre des fabriques reconnues par la loi etaient de 
10 en 1889 et de 32 en 1899. Tuileries, moulins, industries 
in bois el fabrique d'instruments electriques. 
Le recensemenl du betail est le suivant : 

1876 L886 1896 1901 
Betes ä cornes. . 3691 3885 1429 1055 
Chevaux. . . . 747 812 981 1136 

Porcs 1179 1852 2690 2867 

Chevres .... 694 990 1086 915 

Moutons. . . . 638 804 661 212 

Ruches d'abeilles. 933 839 1219 1050 

Physiquement, le districl se divise en deux regions : le 

Birsthai, traverse par la Birse et le chemin de fer du .Iura, 

el le Leimenthal, traverse par le Birsigel par le chemin de 



ondulesdu Bruderholz et de Schönenbuch. Les assisesin- 
ferieures de ces deux hauteurs sc composent de couches 

lerliaires, la partie superieure est l'ormee de debris glaciai- 
res el de Icess. Ce dernier est argileux dans sa partie infe- 
rieure ; il a ete, en plusieurs endroits, entraine par les 
eaux dans la vallee, de lä le nom de Leimenthal (Leim, 
Leim =argile). Beaucoup de tuileries exploilenl ceterrain, 
ainsi que i'ar^ilc lertiaire ä seplarias. La vallee de la Hirse 
esi bornee ä l'K. par la courbure du .Iura tabulaire se diri- 
geanl vers la depression de la vallee du Rhin. Hans cette 
partie du pays sc trouvenl plusieurs carrieres exploitant 
les couches de la grande oolithe. Au S., ce districl ren- 
ferme les ramifications orientales des chainons du Lands- 
ki'on et du Blauen. 

ARLESHEIM (('.. Häle-Campagne). Clicf-Iicu du dis- 




Vue d'Arlesheim. 

trict du meme nom. Village sur une terrasse de la rive 
droite de la Birse, ä 340 m. Station de la ligne du Jura- 
Siiuplon. Bureau des postes, telegraphe, tolephone. I'refee- 
lurc, tribunal d'arrondissement, oflice de poursuite et de 
faillite, caisse d'epargne et de prets. Sejour d'ele et but 
de promenade pretere des habitants de liäle ; helles cam- 
pagnes avec parcs et jardins ; dans le voisiuai^e. les 
ruinesde Reichenstein et Birseck. Population : 188(1, 974 h.; 
1888, 1019 h. ; 1901, 1599 h. La majeure partie de la 
population est catholique, mais Ariesheim possede aussi 
une eglise reformee pour le village et les environs. La 
terre est fertile, les vignes bien cultivees. Dans le voisi- 



nage sc trouvenl de grandes ßlatures ric chapes, et, ä 
quelque distance de Mönchenstein, les etabhssements 
bien connus de la Sociötö d'eleclricitö Alioth. Ariesheim 
fut, de 1680 ä la Revolution franmise, le sicj;e du chapitre 
de la prineipaute episcopale de Kaie. C'esl en 1680 que 
l'on consii nisii la belle eglise ä deux tours que l'on re- 
marque aujourd'hui. Dansle vaisinageon voit fes maisons 
des chanoines, aujourd'hui en partie proprielö de l'Etat, 
en partie proprie.te parliculiere. Le chäteau de Birseck, 
detruil par le feu en 1792, fut, jusque-lä, le siege du gou 
vernemenl des princes-eveques pour le Birseck. 

arlos (pizd')iC Grison8, D. Ubula). Sommet de 
•271«) in. qui Tonne le contreforl \. du Piz d* Arblatsch, el 
domine, au S.-O., le village deTinzen, sur la route du <'ol 
du Julier. 

ARN (HINTER, VORDER) (('.. Zürich. D. el Com. 
Horgen). 560m. Petit village ä 3 km, S.-E. deHorgen, sur 

la route de Horgen ä Hirzel. Voiture portale Horge 

/el. Telephone. 41 mais., 215 h. protestants. Agriculture. 

ARN/ESCHI (OBER, UNTER) (C. Herne [l.lics- 
si'iiay. Com. Gsteig.) Alpe avec quelques chalets ä IT'i-'i el 
lö'il in., sur les bords du lac d'Arnon e1 au S.-E. de I ir- 
neschhorn, dans le Tscherzisthal, ä 12 km. O. de Gsteig. 
arnau ic. Tessin, D. Valle Maggia, Com. Campo). 
t>'cii) .. 1350 m. Alpage e1 chalets ä 32 km. N.-O. de Lo- 
carno et ä '1 l<in. S. de Campo, dans une pelite vallee la- 
terale du val Campo. 

ARNEGG (NIEDER) (C. Sainl-Call. |l. et Com. Gos- 
sau). 640 m. Petit village sur la route de Waldkirch ä 
Gossau, ä H> km. O. de Sainl-Call et sur la pente O. du Tan- 
nenberg. Station de la ligne Gossau-Weinfelden. 40 mais., 
261 h. catholiques. Agriculture. 

ARNEGG (OBER) (C. Saint-Call. I). Cossau, Com. 

Andwil). 683 m., IIa au ä 1 km. E. de Nieder-Arnegg, ä 

:i km. S.-O. de Waldkirch. 13 mais., 37 h. catholiques. 
Agriculture. 

arnen (C. Berne, D. Gessenay, Com. Gsteig). 1770 m. 
Alpage avec chalets sur la pente E. de l'Ärnenhorn 
(2214 in.), dans le vallon de Tscherzis, ä l'O. de Gsteig. II 
domine le lac d'Arnon (Arnensee). 

ARNENHORN (C. Herne, I). Gessenay). Sommet de 
2214 in. qui s'eleve entre Gessenay et la 
,allee des Ormonts-Dessus. On y aeeede 
le Gessenay par le vallon de Tscherzis, au 
bnd duquel s'etend le joli lac d'Arnon, 
im bien des Ormonts par Isenalp. 

ARNESCHHORN (C. Herne, D. Ges- 
senay). Sommet de 2101 m., qui s'eleve au 
N.-ü. de l'alpe d'Arnäschi et du lac d'Ar- 
non, et qui forme l'extremite S. du Wi- 
tenberghorn ou Grand Meyel (massifdela 
Gummüuh.) 

ARNEX (C. Vaud, D. Nyon)_. 456 m. 
Com. etvge ä 5 km. O. deNyon, ä 1,3 km. 
S.-E. de Borex, sur la rive droite du Boi- 
ron. 13 mais., 79h. protestants. II faitpar- 
tie de la paroisse de Crassier. Arnes est 
le lieu a'origine de Merle d'Aubigne 
(l70'i-187-2), historien de la Reformation. 
ARNEX (C. Vaud, I). Orbe). 547 in. 
Com. et grand vge situe sur im plateau 
assez froid, ä 4 km. S. d'Orbe et V km. N. 
de la Sana/, sur la route d'Orbe ä COSSO- 
nav. 101 mais., 612 h. prot. Station de la 
e Lausanne-Vallorbe. Voiture postale 
pöur Orbe. Bureau des postes, telephone. 
Vignoble estime. Moulin et huilerie. Chä- 
teau, propriele particuliere. A 1,5 km. S.-O. 
du village, pres de la ligne du eh. de fer, vaste etang 
d'Arnex, aux bords marecageux, 555 m. La plus ancienne 
mention d'Amiacum date de 1049. Arnex fait partie de la 
paroisse d'Agiez. On a trouveä Arnex des antiquites ro- 
maines et de l'epoque de llallstadt. 

Les environs sont remarquables par la forme ondulee 
d'une serie de petites collines d'ongine glaciaire, toutes 
allongöes dans la direction du N. moraines de forme spe- 
ciale que les geologues appellent des Drumling, les seules 
de l'ancien territoire oecupe par le glacier du Rhone. 

ARNI (C. Argovie, I). BremgaiW, Com. Arni-lslihei^i. 
572 in. Vge sur la roiile de Hedingen ä /Ksch, ä 7 km. 



m 



AHN 



ARO 



S.-E. de Bremgarten, el ä 3 km. N.-O. de la Station de 
Hedingen, ligne Luceme-Affoltera-Zurich. Bureau des pos- 
tes, telephone. II Forme, avec Isliberg, situd ä 1,5 km. N.-E., 
la commune d'Ami-Isliberg, qui compte 74 mais., 424 h. 
catholiques ; le village d'Arni a 'iS mais., 275 h. A^riculture. 

ARNl (C. Berne, D. Konolfingen). 1000-800 m. Com. et 
vge siiuf dans la vallee encaissee qui seiend de la Bla- 
senfluh (beau poinl de vue, IH3 in.) jusqu'ä Biglen, et ä 3 
km. de la Station de Biglen, eh. de fer electrique Thoune- 
Berthoud. Bureau des postes, telephone. La commune 
compte, avec les villages de Lütiwil et de Both, 192 mais., 
1258 h. protestants ; le village, 15 mais., I -J7 h. Culture 
des prairies. Fromagerie et eleve du betail, belies Ibrets 
Ami, du vieux allemand arnan, Iravailler, labourer. 

ARNl (C. Nidwahl). Grand palurage de la vallee d'En- 
gelberg, ä 1616 m., dansla commune du W'olfenschiessen, au 
Bord de l'Arnibach, pres du Juchlipass ('2170 m.) qui con- 
duil au Melchthal. Apparlient ä unesociete; pendant l'ete, 
i'nviron '200 pieces de betail v päturent. 

ARNl (C. Obwald, Com. Giswil). Vallon appartenant 
geographiquement au haut Entlehuch (Marienthal) et oü 
sc trouve la source de l'Emme au pied de l'Arni/tist, 
•2209 in. et de l'Arnihacken, 221« m. Le vallon d'Arni 
comprend les groupes de chalets d'Obrist Ami, 185' m , 
Miitlesi Arni, 1608 m., et Arnizüflucht, 1247 m. avec une 
centaine de vaches. Le petit col d'Arniwandelen, 2072 m., 
conduit du vallon d'Arni ä Lungern. 

ARNl (MITTUEST, OBRIST) ((i. Obwald. Com. 
Giswil). 1608 et 1851 m. Quelques chalets dans le petit 
vallon d'Arni, sur la pente N. de PArnifirst (2209 m.) et 
sur l'Arniwandelen. 

ARNIBACH (L') (C. Nidwald). Ruisseau afll. de gau- 
che de l'Aa d'Engelbcrg, ä 3 km. O. de cette localite. L'Ar- 
nibach descend des pentes N. de l'Hutstock et a im par- 
cours de 5 km. de l'O. ä l'E. ; au bas du vallon, jolie gorge 
boisee avec cascades. 

ARNIBERG (C. Lucerne, I). Entlebuch). Petit som- 
met de 1610 m. et chalets au N. du Brienzergrat. 

ARNIBERG (C. Uri, Com. Silenen). 1346m. Alpage a 
2 h. 30 min. O. au-dessus d'Amsleg, sur la rive gauche 
de la Reuss. Une quinzaine de chalets s'y etendent du S. 
au N. II donne naissance ä un petit afll. de la Reuss 
nomine Arnibach. Agriculture, eleve du betail. Plusieurs 
des « legendes de Liitolf » se rapportent a cet endroit. 

ARNIFIRST (C. Obwald). Sommet de 2208 m. qui se 
dresse ä la jonetion des vallees du Hasli. de Samen et de 
l'Emme, et qui domine ainsi Brienz au S.-O. et le col du 
Brünig au S.-E. A l'O. s'eleve, entre ce pic et le Brienzer- 
rothhorn, l'Arnihacken, 2216 m. A ses pieds s'etendent le 
lac et les chalets d'Arni, tandis qu'au N.-E. 
de l'Arnilirst, le col d'Arni (2072 m.), mene 
de quelques chalets ä 1608 m. aux pätura- 
-es de Schi.nbühl (1986 m.) 

ARNIHACKEN (C. Obwald). Sommet 
de 2216 m., chaine du Brienzergrat, ä l'E. 
du Rothhorn (2353 m.), ä l'O. de 1'Arnilirst, 
entre la vallee de l'Aar et le Marienthal. II 
dornine, au S., le villaee de Rrienz. 

ARNISAGI (C. Rerne, D. Konollingen, 
Com. Arni). 825 in. Fennes eparses sur la 
route de Biglen ä Ober-Goldbach, ä 2 km. 
.N.-E. de la Station de Biglen, ligne electri- 
que Thoune-Berthoud Telephone. 12mais., 
117 h. protestants. Eleve du betail, eulture 
des prairies. Scierie. 

ARNIWANDELEN (C. Obwald, Com 
Giswil). 1949 m. Petit col au pied N.-E. de 
l'Arnilirst (2209 in.), conduisant du vallon 
d'Arni ä Lungern. Le sentier passe par les 
chalets de Mittlest et d'Obrist Arni. 

ARNON (LAC D') (Arnknsee) (C. 
Beine, I). Gessenay, Com. Gsteig). 1538 m. 
Charmant petil lac situe au fond du vallon 
de Tscherzis, affluent de la Saline, ä l'ex- 
I rennte S.-(). du canton de Herne. Ce lac, de 
forme ovale, avec des rives en partie boi- 
sees, mesure 33 ha. ; sa plus grande pro- 
fondeur est de 39 in. II est poissonneux. Le bassin est 
encadre par les eimes gazonnies de l'Arneschhorn, 2101 
m.. de I Arnenhorn, 2214 in., de la Palette d'Isenau, 




2173 in., du Seeberghorn, 2074 in. et de la Wallen, 2052 m. 

ARNON <L') (C. de Vaud). Ruisseau du .Iura vaudois, 
dune longneur de 17 Um. et dont le bassin mesure environ 
88 km-' ; il draine le Haue S. du massif du Chasseron, 
prend sa source ä Sainte-Croix, entre la gare et le village, 
;i 1070 in., se dirige aussitöl vers l'E. et creuse la gorge 
de Covatannaz. si pittoresque et si interessante au point 
de vue gi''ologique. II en sur! a Vuittebieuf et suit, des lors, 
le pied du .Iura en passant par La Mothe et Vugelles pour 
aller se jeter dans le lac de Neuchätel, ä 3 km. N.-L. de 
Grandson, a la cotede 434 m. II regoit, de droite, la Bau- 
mine ei de gauche, le l'ontet ; 11 ponts dont deux de eh. 
de fer ; 5 moulins. L'Arnon est renomme pour ses truites; 
1'EtatdeVaud entretient un etablissement de piscicullure 
ä la Poissine, pres deson embouchure. 

AROGNO (C. Tessin, 1). Lugano). 600 m. Com. et 
vge surla pente S. du Colmo di Creccia (1310 m.), a 2 km. 
du lac de Lugano et de la frontiere italienne, sur la 
route de Maroggia a Lan/.o. et ä 4,5 km. N. de la Station de 
Maroggia, ligne du Golhard. Bureau des postes, telegra- 
phe, telephone. Voiture postale Maroggia-Arogno. La nun. 
compte, avec les villages de Cassina etSerocca, 183 mais., 
835 h., catholiques ; le village, 8S mais., 433 b. Quelquepeu 
de viticulture et d'exploitation des bois. .lusqu'en 1873, 

beaueoup d'habitants emigraient periodiquement CO e 

macons. A cette date, le D' R. Man/.oni introduisit, dans 
son village, l'horlogerie, en faisant venir du Jura 150 ou- 
vriers avec leurs familles. Actuellement, la fabrique d'e- 
bauches Manzoni oecupe, a eile seule, 200 ouvriers indige- 
nes qui preparent, en moyenne, 1800 dou/.aines d'ebauches 
par mois, la plupart pour montres de dame ; une seconde 
fabrique plus petite fournit les ebauches pour montres 
d'hommes. Ces produits sonl. expedies aux fabricants de 
La Chaux-de-Fonds, du Locle, de Geneve, etc. Pres d'A- 
rogno, il y avait autrefois une petite houillere qui n'est 
plus exploitee aujourd'hui. Adamo, celebre architecte qui 
construisit le Hörne de Trente, est originaire d'Arogno ; 
les familles Artaria et Colomba, egalement d'Arogno, ont 
fourni des peintres renommes. 

AROLEITfC. Valais, D. Viege, Com. Zermatt). 1840 in. 
4 chalets hahites une partie de l'annee, au S.-O. de Zermatt, 
ä 10 minutes du glacier du Gorner et pres du sentier du 
col de Theodule, dans la vallee de Zermatt. 

AR OLE Y (L')(C. Valais, D. Martigny). Sommet de 1970 
m. surla crete qui court au S.-O. de la Pierre-a-Voir, vers 
lePasde Lens; la pente N. est couverted'une foret de mele- 
zes et d'arolles descendant jusqu'ä Saxon. La pente S. s'e- 
tage en preeipices au-dessus de Vollegeet de Sembrancher. 

AROLGIA (C. Tessin, Ü. Locarno, Com. Brissago). Al- 



Rmi-es d'Arolla. 



page et chalets ä 1735 m., ä 3 km. O. de Brissago et ä 
l'origine de la Valle della Madonna. 

AROLLA(AIGUILLES ROUGES D')ouPOINTE 



AHM 



u;<> 



93 



DE DARBONNEIREIC Villi . |i. Hörens 

,1m Mont-Blanc de Seiion, el au S. de la Pointi 
..,.,,.,, anl lesdeux vallees d'Arolla. ä l'E., 
,.| des Dix, parlie supörieure de la val- 
i, >e ,i iL rriiiriicr, ä l'( i. L'aiguille cen- 
trale la plus öh'viV .i :)•>.")( i in., Ii's deux 
BUtres, 3400 a 3500 in. Kllesdominent, au 
S.. le glacier des Ignes, ä I K , le glacier 
des Äiguilles Rouges, ä l'l I., «rhu de 
Darbonneire, el au N., le glacier de 
Vouasson. Äiguilles Ires pittoresques el 
varies. Rochers en decompo- 
gition. Le poinl culminanl esl accessi- 
1,1,- ,n ."> heures d'Arolla, par le versanI 
E. L'ascension en a ete faite pour la 
in emiere fois en 1870. 

AROLLÄ (COL D) (C. Ullis. II. 

Herens). Nohi donne autrefois au col de 
glacier appele anjourd'hui le col de l'E- 

., (3393 in ). au S.-O. du massif du 

Moni Colon. A 2 km. au S.-O. se trouve 
le col de la Reuse d'Arolla (3242 m.), ou 

col d'( Men. Ces deux cols fonl co ni- 

quer le vallon Italien deValpelline avec 

le grand glacier d'Ote laou Hautemma. 

AROLLA (GLACIER D') (C. Vi 
lais, IL Herens). Glacier prenant son 
angine sur la crele de la Frontiere ila- 
Kenne entre l'Evdque (3738 m.) ä l'O. 
et le Moni Drille (3621 in.) a l'K. II sei. 
« d'Arolla (vallee secondaire de la val 
haus sa parlie superieure s'ouvre le <i>1 de < 
qui lail communiquer ce glacier avec la Val| 
I., placier d'Arolla esl borde. a l'O., par le n 
i olon, et, ä l'E., par ceux lies lients des Boi 
Bertol. II ne reeoit qu'un affl. considerable, 
Vuibez ä gauche. Comme le glacier d'Aroll; 

douce nl (col du Colon. 3130 m., pied di 

in.), ne faisant qu'une Faible chute et qu'il 
peiile plaine horizontale il esl Ires accessibl 
a etudier ('.'est dans nne grotte naturelle 
(iiir les professeurs Forel de Morges 



oiii il' Bouvenl ötudi£ea Recemment, ce giaciei a 
laissanl derriere lui des las Enorme de 





icile 

ciei 
Bis- 



ehoff de Itäleont fait des etudes tres connues su\ la Cons- 
titution de la glace. II dessine deux grandes courbes en 
forme d'S. ; ses moraines sonl tres regulierement develop- 



pierres. D'apres le prol'essoiir Heim, la siiperlicie lolale 

de ce glacier etait, en 1880, de 26 Km- (dont 20 de nev&s), 
el sa longueur de 8,2 km. Le col de Colon esl menlionne 
dejä eu lo43 sous le nom d'Arolla par le cosmographe 
Se'bastien Münster, el il est decrit en detail par P.-A. Ar- 
nold en 1901. Le glacier d'Arolla est l'un des grands 

AROLLA (MAYENS D') (C. Valais. II. Herens). Cha- 
lets habites pendanl l'ile seulement; ils sunt situes ä une 
hauteur de 2003 m. (chalel superieur ä -2 i< »7 m.), au fond de 
la combe d'Arolla (qui se reunit avec la vallee d'Hörens 
pres des Hauderes), et au pied meine du glacier d'Arolla, 
Un peu en amont de ces chalets, un premier hotel a ete" 
ouverl en 1872, ä une altitude de 1962 m., el un deuxieme 
en 18117 a l'O. sur la hauteur, ä une altitude d'environ 
2062 in. Ces deux liölels sont tres estimes des touristes, 
car de la on peut faire un grand nombre de promenades 
el d'ascensions. 

AROLLA (MONT ROUGE D') (C. Valais, 11. II,- 
rens). Crete rocheuse qui s'eleve ä l'O. des Mayens d'A- 
rolla, et qui est le prolongement, vers le S., de la chaine 
des Äiguilles Rouges <1 Arolla. La eime la plus elevee de 
eette crete a um' altitude de 3302 in. et porte le nom de 
Cassiorte. 

AROLLA (PIGNE D') (C. Valais. I). Herens). Helle 
eime nei-euse de 38(11 in. qui s'eleve immediatemenlau Midi 
des Mayens d'Arolla. entre les glaciers de l'ieee. de Zigio 

renove, de Breney el d'Otemma. Comme eile est tres ac- 
cessibleel surtous les versants (le versant N. seul estdil'li- 
cile) et qu'on y jouil dune vue süperbe, eile est visitee 
presque tous lesjours, en ete, par les touristes en sejour 
aux hoteis d'Arolla. 

AROLLA (VALLEE ou COMBE D')(C. Valais, I). 
Herens). Embranchemen! S.-l I. de la vallee d'Herens, arrose 
par le cours superieur de la Borgne, fermeauS. par leMont 
Colon et le Pigne d'Arolla, horde a l'O. par la chaine des 
Äiguilles Rouges et ä l'E. par celle des Grandes Dents ; le 
val d'Arolla, qui ne mesure guere plus de 9 km. de long, 
jouiteependant, comme centre d'excursions, d'une renom- 
rnee grandissante. Un chemin muletier relie ce vallon a 
Evolene. Ile grands hötels situes aux Mayens d'Arolla 
( 1962 m.) sont, chaque annee, le rendez-vous de nombreux 
touristes qui tenti'iit une visiteau glacier d'Arolla ou l'as- 
cension des sommites einir lautes : le Pigne d'Arolla 

(3801 m.), le Mont Colon (3644 m ). l"Evöque ,:iti7-2 m.i. le 
Mont Brüte (3621 in.), les Denis des Itouquelins (3(i!l(l in. i, 
l'Aiguille de la Za (367(1 in ,) la Hont de l'erroc (3655m.), 
les Denis deVeisivi (3425 m.), etc., etc. Des Hau, lere-, le 
chemin Iraverse suceessi\e nl les liameailx OU groupe de 

chalets de Pralovin, La Gouille, Satarma, l'ra/ Mousse, La 
Montaz. les Mayens d'Arolla. Des cols Kleves relient le val 



94 



ARO 



d'Arolla aux contrees environnantes : celui de Colon (3130 
111.1 et de Za de Zan (3310 m.j ä l'Italie et par !e glacier 
d'Arolla. ceux de Riedmatten (-2910 m.) et du l'as de Chevre 
(2851 m. i. au val d'H^römence; le col de Chermontane 
3084 m.) ä celui de Bagnes et le col de Bertol (3220 m.), 
;'i Zermatl ä travers une suite süperbe de glaciers. La Bor- 
gne d'Arolla rassemble les eaux de plusieurs glaciers; ä 
PO. les glaciers de Vouasson, dos Aiguilles Rouges, dos 
[gnes; au S. los glaciers de Zigiorenove, de Piece, de 
Vuibez, d'Arolla; ä l'E. enfin los petits glaciers dos Doves 
blanches, Ae la Za et de Zarmine 

Notons comme curiosite" de la valhie, sur le versanl gau- 
olie, au-dessus >\e Satarma, un joli lac bleu, la Gouille 
perse, appel£ aussi par los louristes le lac Bleu de Lucel, 
du noin des chalets qui so trouvent aux environs. La 
Gouille perse est d un bleu tout ä l'aii exceptionnel en 
Suisse et qu'on ne retrouve guere qu'au lac Bleu de Kan- 
dersteg. 

Le val Ion d'Arolla doit son noin au magnilique pin arolle 
[Pinus Cenibra) qui y est tres repandu. Ce remarquable 
oonit'oro. conipagnon du meleze, tond malheurousement 
ä disparaitre de plus en plus de nos Alpes; son ensemen- 
cemenl naturel est ä peu prcs nul. Ce n'est guere que 
dans la partie moyenne du Valais qu'il forme de belies fo- 
rets. dans los valle.es d'Anniviers et de Tourtemagne en 
particulior, et surtout dans le val d'Arolla, oü il presente 
uno vigueur et une beaute remarquables. On le renconlre 
assez frequemment dans toutle Valais, dans les Alpes vau- 
doises et liernoises, dans les Grisons, l'Engadine en parti- 
culier, et dans le Tessin, mais il n'y forme qu'exception- 
nellement des forets. Son tronc tortueux, ses rameaux 
tuunnentes et couverts de lichens, son branchage sembla- 
ble ä celui de quelque arbre feuillu, le fönt facilement re- 
connaitre, surtout lorsque, isolö au-dessus de la limite su- 
perieure des forets, il apparait comme un dernier survivant 
d'une Vegetation d'un autre Ige. 

AROSA (VALLEE D') (C. Grisons, D. Plessur). Vallee 
ä 13 km. S.-E. de Coire et ä 10 km. O. de üavos, au pied 
de l'Aroser-Bothhorn (2983 in.). Elle forme la partie supe- 




rieure de la vallee de Schanfigg, qui, a l'Isel, se separe 
en deux : vallee d'Arosa et vallee du Welsch Tobel, et court 
du S.-O. au N.-E. pendant 7 krn. Elle est arrosee par l'Aro- 
serwasser, aflluent de gauche de la Plessur. A l'O. la vallee 
est limitee par le Weisshorn, le Plattonhorn et le Tchirpen, 
au S. par l'Erzhorn et les montagnes du Welsch Tobel. 
Deux lacs se trouvent dans cette vallee, Tun, l'Obersee 
(17«) m.) a 7 ha., l'autre. l'Untersee (1708 m.) n'a que 2,5 
ha. de superlicie. Au point de vue climatologique, la vallee 
se divise en deux parties: l'une, au-dessns de la limite des 
forets, est rechaiiffee, en ete comme en hiver, par les 
rayons du soleil, alors que l'autre partie, pres des lacs 
alpestres d'Ober et d'Untersee, et au milieu des forets, 



ARP 

souffre dos brouillards. On chercherait en vain, dans 
Cette valhV, un village proprement dit, los rnaisons 
et les chalets sont isolos ou disperses par petits grou- 
pes. 

AROSA (C. Grisons, D. Plessur, Corde Schanfigg). 1740 
ä 1890 m. Com. et village sur les bords do la IMessur, dans 
la vallee d'Arosa. a 30 Um. oiiviion do la Station do Coire 
(ligne Coiro-Sargans). Voiture postale Coire-Arosa. Bureau 
des posles, le"16gr., te'le'ph. La populationqui, on b v ss, <-<jinp- 
tait»8h., so monte aujourd'hui ä 1071 ämes, protestants et 
catholiques >\i~ langue allemande, 50 m. Agriculture et 
eleve du betail. Hotels. Industrie des etrangers. Arosa est 
une Station climatiquo renonnnoo pour los poitrinairos. 
Depuis 1890 Arosa possede une Station meteorologique. 
Temperature moyenne de l'annee 2,8°, de janvier — 5°, de 
juillet 12,1". Los mois d'hiver sont de quelques degres plus 
chauds qua Davos, situe ä 300 metres plus bas. Arosa se 
distingue par la rarete du brouillard et sa Situation a"bri- 
loo du vent. 

AROSER ROTHHORN. Voir RoTHFionx (ÄRO- 

SER). 

AROSIO (C. Tessin, l). Lugano). 867 in. Com. et vge 
paroissial situe au sommel du coteau qui separe les vallees 
de la Magliasina et d'Agno, ä 16 km. N.-O. de Lugano et ä 
4 km. S.-O. de la Station de Taverne, ligne du Gothard. 
Depot des postes, 38 mais., 186 h., catholiques. Eleve 
tlu betail, l'abrication de beurre et do fromage. Viticul- 
ture et agriculture ; beaucoup d'habitants emigrent perio- 
diquernent dans les autres cantons suisses comme raa- 
oons, plätriers, peintres, 

ARPALLE (CLOCHERS D') (C. Valais, D. Entre- 
mont, Com. Orsieres). 2 sommets (le plus eleve a 2709 m.) 
qui s'elevent au fond du Val Eerret suisse, ä l'O. du Dro- 
naz ou pointe des Monts Telliers (2954 m.) et au S. des 
pälurages dos Arpalles, au-dessus du sentier qui conduit 
au Col de Fenetre. 

ARPALLES (LES) (C. Valais, D. Entremont, Com. Or- 
sieres). 1966 m. Alpage avec chalets ä 18 km. S.-E. de Mar- 
tigny et ä 3 km. E. d'Örsieres, sur la pente S, du Six-Blanc 
(2450 m.). II domine ä l'O., le harn, de Co- 
meire (1452 m.). Mine d'anthracite. 

ARPELISTOCK (C. Berne, D. Saa- 
nen). Sommet de 3039 m. (appele aussi Ar- 
belhorn), qui domine le col du Sanetsch au 
N.-E., et s'eleve ä l'extremite O. du massif 
du Wildhorn, entre les cantons de Bei ne et 
du Valais. Vue magnifique. Ascension en 
2 h. 30 du col de Sanetsch. 

ARPETTAZ (L>) (C. Valais, D. Saint- 
Maurice, Com. Verossaz). Chalets ä 1450 m. 
au pied de la Cime de l'Est de la Dent du 
Midi, a 5 km. S.-O. de Saint-Maurice. 

ARPETTE (C. Valais, D. Entremont). 
La vallee d'Arpette descend ä l'E. depuis la 
Pointe des Ecandies, versant suisse de la 
chaine du Mont-Blanc, et se termine (cha- 
lets 1647 m.) pros du lac Chainpex, entre 
Martigny et Orsieres. Au fond (extremite O.), 
la Fenetre d'Arpette (2683 m.) et le Col des 
Ecandies donnent acces au glacier et au 
| vallon du Trient. La vallee est fermee au N. 
J^HH par des tours sveltes des clochers d'Arpette 
22$otS| C- 8 - 2 m.) et au S. par les Aiguilles d'Ai- 
WJBJI pette (3061 m. d'apres la carte Barbey-Kurz) ; 
cette derniere chaine est traversee par le Col 
d'Arpette (3040 m. atlas Siegfried, 2941 m. 
d'apres la carte Kurz) qui mene ä la cabane 
et ä la vallee d'Orny. La vallee d'Arpette est un lieu de 
promenade favori pour les touristes du lac Champex. 

AR PETTO (C. Tessin, D. Locarno, Com. Vogorno). 
Croupe de chalets sur les pentes du Pizzo di Vogorno 
(2440 m.) ä 3 km. E. de Lavertezzo. 

ARPIGLIA (PIZ D'). (C. Grisons, D. Inn). La carte 
Dufour donne ce nom ä deux pics situes vis-ä-vis l'un de 
l'autre, au N. et au S. de Lavin (Basse-Engadine). L'atlas 
Siegfried appelle le Piz au N. Piz d'Anschatscha (2984 m.) 
et maintient ä celui du S.le nom de Piz d'Arpiglia (3031 m.) 
Colui-ci s'eleve immediatement a IE. de la gorge, entre Süs 
et Zernez, d'oü on le gravit en 5 heures ; il domine ä l'O. 
le bassin recule de Macun. 



: 



ARP 

ARPILLE. Nom que l'on rencontre dans les Alpes vau- 

, leises el le Kas-Valais. Vient du latin ahricula, petite alpe. 

ARPILLE (C. Vaud, n. Aigle). 1980 m. Sommel ver- 

doyant, Signal trigonomelrique, cliarmanl poinl de vue sur 



ART 



<ir, 



la cha 

.lu-.Hi' 

i Eau 
de la 



, sur 
, m.) 
le ei 
■ de I 




le Culant, ä 45 min. E. du col de la Croix, entre Gryon ei la 
vallee des Ormonts ; au N.-O., alpe der«' nom (1SD7 m.). 
ARPILLE (C. Vaud, l>. Aigle, Com. Üllon). Päturage 
- 1 1 1 1 « ■ dans la vallee des Ormonts, ä 20 min. S.-E. du col 
de la Croix. mais t'aisant partie de la commune d'Ollon. 
Rres du chalet (1802 m.), prend naissance le ruisseau d'Ar- 
pillc affluent de l'Eau Kroide, afüuenl lui-meme du Tor- 
renl de Culant et de la Grande Kau. Le päturage est do- 
mirie au S.-F. par la Pointe d'Arpille (1980 in.), 

ARPILLE (C. Vaud. I). Aigle, Com. Ürmont-Dessus). Pä- 
torage avec chalet communal ä 2004 m.,ä 1 h.45 N.-E. de 
Vers l'Eglise, centiv d'Ormont-Dessus, occupanl im vallon 
etroit oiile betail ne inonte qu'enaoül ; ce vallon se termine 
a son extremite superieure au col d'Ar- 
pille ou de Seron (2150 m.) qui s'ouvre 
entre la Pare de Marnex ou Tornettaz ä 
gauche, et la Cape de Moine ä droite, 
et qui relie Vers l'Eglise avec l'Etivaz en 
5 h. Un petit vallon qui depend de ce pä- 

jnrage s'appelle les Arpillettes et a donne 

son nom ä la Töte des Arpillettes (2315 
rn.) qui le domine dans sa partie supe- 
rieiire et qui n'est qu'un contrefort de la 

Cape de Moine. Ne pas confondre ce pä- 
turage avec celui d'Arpille qui se trouve 

dans la vallee meme des Ormonts, mais 

qui appartient ä la commune d'Ollon. 
ARPILLE (C. Valais, D. Martigny). 

Summet de 2082 in. au X. du col de la 

Forclaz, entre Martigny et Trient. Croupe 

de chalets ä 1818 in. Tue des plus belles 

vues panoramiques du Valais. Ascension 

t'aeile en I h. 30 du col de la Forclaz, ou 

en 4 h. 30 de Martigny. Sur les pentes 

qui dominent Martigny, ä Ravoire, on 

trouve une longue ligne de blocs errati- 

ques, d'entre les plus beaux et les plus 

nombreux des Alpes; on commence ä 

les exploiter. 

ARPILLE (POINTE D') (C. Vaud, 

!». Ugle. Com. Ollon). 2001 m. Un des 

derniers contreforts O. des Diablerets, 

an S.-E. du col de la Croix et dominant, 

et le chalet d'Arpille. 

ARPILLES DESSUS, DESSOUS (C. Vaud, D. 

Pays-d'Enhaut, Com. Chäteau-d'(Kx). 1770 et 192:5 in. l'ä- 

turages situes dans la vallee de l'Etivaz, ä 6 km. S.-E. de 



le versanI E, des rochers des Rayes (Tete ä 
areie rocheuse qui BÖpare les vallons de 
de la Tourneresse, deux embranchements 
'Etivaz. Chalets habit&vera la Hi l'ete\ 

ARPITETTA (ALPE I POINTE 

D')(C. Valais. D. Her. mal. 2261 ei 2572m. 

resserre entre les glaciers de Zinal el 
de Moming, II esl domind a l'E. par la 
Pointe d'Ärpitetta (3140 m.), contreforl 
de la chaine qui s'dtend entre le Weiss- 
hörn et les Oiablons. L'ascension en esl 

plutöt facile, en ä h. 3 Zinal. Vue 

splendide sur le Weisshorn. le Rothhom 

et la Dent Blanche. 

ARRISSOULES (C Vaud. D. V\er 

.1 li'iti m. Com. el hi au silu.'. pres 

de la rive S. E. du lac de Neuchatel, dans 
la paroisse d'Yvonand, ä 3 km. E. decette 
localiie ou se trouve la Station de che- 
iniu de fer, ligne Yverdon-Payerne, el 
a 2 km. du village de Cheyres. 18 mais., 
76 h. protestants. Agriculture. La pre- 
;re tnention de cette k.ealiie date de 

I 1 'lli, eile depen.lail alorS du ei.n\enl 

ARRUFFENS(C.Frihourg.l>. Clane, 
Cum. liumonl). 730m. Ilameaii a I km. 
s. de la Station de Romont, pres de la 
bifurcation des lignes de Frihourg-Lau- 
sanne et Romont-Bulle. II mais., 79 h. 
catholiques de langue francaise. Agricul- 
lure. Arriitlens esl une aiieienne sei- 
partie de la paroisse de llillens. mais fut 
L868, ä la commune de Romont. 
ARSES (LES, AUX). Nom irequeiiiment employe 
dans le Pays-d'Enhaut et dans les Alpes vaudoises, en ge- 
neral, pour dösigner un päturage conquis sur la l'uni par 
le Ten. C'esl le partieipe passe de l'ancien verbe ardre (latin 
ardere) brüler. 

ARSES (LES) (C. Fribourg, D. Gruyere, Com. Char- 
mey). 950 m. Hameau sur les bords du ruisseau du meine 
nom, ä 10 minutes ä l'E. de Charmey. 4 mais., 2b" h. Au- 
dessus de ce hameau, il y avait autrefois le manoir des 
sires de la Räume. Chapelle de Notre-Dame de Lorette, 
fondee en 1645. 



gneur 




in N.-O., I'alpage 



ARSIER (C. Vaud, D. Nyon). Voir Aii/iki;. 
ARSIZIO (C.Tessin, D.Lugano). Voir Rrisino-Arsizio. 
ART. Mol designant un pays laboure, provenant du 
vieux mot art (althochdeutsch, labourage). 

ARTELEN (C. Beine, I). Frutigen). 1959 in. Alpage 



ART 



ARZ 



au-dessus d'Adollioden (Engstigenthal), au pied S.-O. du 
Lohner. Un petil ruisseau du meme nom descend ä 1*0. 
rojoindre eelui d'Engstligen. A l'E., on peut traverser 
la crelo facile de l'Artelengrat, entre le Lohner et le 
Tschingelochtighorn pour so rendre, par la vallee 
d'CEsclnnen, ä Kandersteg. 

ARTH (C. Schwyz, D. Schwyz). 422 m. Com. et 
vge situe a la pointe s. du lac de Zoug. La commune 
compte, avec les hameaux de liuosinycn, (Sandigen, 
Goldau, Ober-Arth et Schlattenberg, 382 mais., 1739 
h.; le vge meme, 132 mais., 874 h. catholiques. Bu- 
reau des postes, telegraphe, telephone; grandes dis- 
tilleries deau de cerises, Blature de soie. Le village, 
au pied N.-E. du Righi, esi ä l'O. du Rossberg. II ' 
tote de ligne du cheinin de Ter de monlagne Arth- 
Righi-Kulm et Station des tignes du Gotliard, Lenz- 
bourg-Schwyz et Zu rieh -Schwyz. Arth possede une 
belle eglise, un couvent de capucins ei beaucoup de 
riclies habitations particulieres. On remarque un 
bloc de granit enorme creusö pour servirde Bassin ä 
la Ibntaine principale. Au XIII" siede, la vallee fti 
l'eiiuee par um' forte uiuraille. aujourd'hui dotruile, 
< I ii i la protegeait contre les invasions. L'industrle des 
el rangers >i unegrande fabrique de soie sont les seu- 
les industries des hal ilanls. 

ARTH (OBER) (C. Schwyz, D. Schwyz, Com. 
Arth). 'i5'i m. Gros hameau sur la route d'Arth a Lo- 
werz, au pied N. du Righi et au pied S.-O. du Rossberg, ä 
1.5 km. S.-E. d'Arth ei ä 1,5 km. N.-O. de Goldau. Sta- 
tion de la ligne Arth-Righi-Kulm. C'est ä partir d'ici que 
la traction de cetle voie ferree pour le Righi se t'ait avec 
la locomotive de montagne. 4^5 mais., 314 h. catholiques. 
Agriculture. Kleve de la race des vaches de Schwyz. 

ARVE (C. Geneve, Rive gauche). Riviere, premier affl. 
gauche du Rhone apres sa sorfie du Leman. Source au 
col de Halme a 2200 in. d'altitude. Son cours mesure 102 
km. de longueur dont 93,5 km. en Savoie et 8,5 km. sur 
territoire genevois. L'Arve jauge, ä l'etiage, 35 m :i d'eau par 
seconde, mais roule, dans ses plus grandes crues, jusqu'a 
1200m 1 . Son regime est donc eminemment torrentiel,puis- 
que son debit varie dans la proportion de 1 ä 34. En moyenne 
I Arve roule, au conlluent, 16U m. 3 La quantite de matiere 
en Suspension ou en dissolution charriee par l'Aar, peut 
etre evaluee annuellement ä 1 million de tonnes. 

Des son entree, dans le canton de Geneve, PArve forme 
de beaux meandres encaisses enlre de hautes bergcs creu- 
sees dans le terrain diluvien, conglomerat de limon et de 
cailloux roules; puis, ä partir de Carouge, eile traverse la 
plaine d'alluvion de Plainpalais pour aller se jeter dans 
le Rhone, en aval de Geneve, a la cote de 372 m., apres 
avoir recu, de droife, le Foron et la Seime et, de gauche, 
l'Aire. 4 ponts principaux la traversent sur territoire suisse. 
Le bassin de l'Arve est de 1980 km'-* dont 80 km 2 sur le ter- 



ARVE (LA QUEUE D'). Voir QüEUE D'ARV] . 
ARVEL (MONT) (C Vaud, I). Aigle). Arete terminale 





l'Arve en Su 



ritoire du canton de Geneve. Des etablissements industriels 

en utilisent la Ibrce motrice, cc sont surtout les moulins 
de Sierne, les usines ile C.aniuge, une taillanderie, une 
scierie, une fabrique de boucnons, une fonderie, etc. 



Berges de 1 Ar\ e. 

du chainon d'Aveneyre, forme de rochers abrupts dont le 
point le plus elovo est ä 1771 m. et le plus bas ä 1087 m., 
qui separe la vallee de l'Eau Froide de celle de la Tiniere 
et qui domine, ä l'E., la plaine de Villenenve. Elle sc de- 
tache du versant S.-O. du Signal de Malatrait et descend, 
en gradins assez reguliers, jusqu'a Roche. Tandis que les 
cretes constituenl le % territoire libre» pour de nombreux 
chamois, on tire, sur le versant qui regarde Villenenve. 
du marine liasiipie gris, parfois rose et violace, dont la 
cassure est saecliannde et qui est tres apprecie ä cause de 
ses belies teintes. (Breche echinoderinique appartenant au 
Lias moyen et inferieur.) Cette carriere, exploitee depuis 
1856, est reliee a la ligne du eh. de fer par une voie de 
raccordement; on y extrail, en moyenne, 28 000 tonnes de 
marbre par an. Au-dessus de ce banc, on exploite aussi 
un calcaire plus grassier pour la maconnerie et le pavaye. 

ARVEYE ou ARVEYES (C.Vaud, I). Aigle, Com. 01- 
lon). 1223 m. Hameau ä 7 km. N.-F. de Bes et ä 1 km. 
S.-E. de la Station de Villars, chemin de Ter eleclrique 
Bes-Gryon-Villars. II domine la gorge de la Gryonne et 
la mine de sei du Fondement. 25 mais., 121 habitants pro- 
teslants. 

ARVIGO(C. Grisons,D. Moesa, Cercle Calanca). 870 m. 
Com. et vge paroissial sur la r'ive droite de la Calancasca, 
ä 20 km. N.-E. de Bellinzone, sur la pente E. du Pizzo di 
Claro. Depot des postes. La commune compte 43 mais., 
155 h.; le village, ;55 mais.. 118 h. catholiques. Agricul- 
ture eteleve du bdlail. 

ARVOUIN (COL D') (C. Yalais, D. Monthey, Com. 
Vouviy). 1873 m. Passage appele aussi col de Savalenaz, 
qui fait coinmuniquer la coinbe suisse de Savalenaz avec la 
vallee I'rancaise d'Abondance. Sur la carte francaise, le 
nom s'ecrit «Ervin ». On trouve sur le versant francais de 
ce passage, un lac et des chalets qui portenl le meme 
nom. De Vouvry au col, 4 h. 40, a Chapelle, 7 heures. 

ARZASCIA'(C. Tessin, D. Valle Maggia, Com. Someo). 
1100 m. Graupe de chalets ä 7 km. N.-O. de Maggia, sur la 
pente N. du Pizzo Gramalena (2320 in.) et a 3 km. S.-O. 
de Someo, sur la rive droite de la Maggia. 14 hultes. 

ARZIER-LE-MUIDS (C. Vaud, D. Nyon). 848 m. 
Com. et vge au milieu des prairies et des vergers, ä 12 km. 
N. de la Station de Nyon, ligne Lausanne-Geneve, sur le 
versant S.-E. du Jura vaudois, dans uneadmirable position 
qui lui vaut, en ete, la visite de nombreux hötes, attires 
par les beautes des environs. La com., avec le vge de Muids, 
compte 94 mais , 479 li. protest. ; le vge, Ar/ier, 52 mais., 
245 h. Bureau des postes, telegraphe, telephone. Voiture 
postale jusqu'a Nyon. Agriculture, apiculture, Industrie des 
i'trangcrs, exploilation "forestiere. Carrieres de pierre ä bä- 
tir. Gisement de fossiles valangiens. Panorama dessinepar 
Ijig. de la Harpe, pasteur. Jadis, le centre de cette com- 
mune etait Pancienne chartreuse d'Oujon, fondee en 1150 
par Louis de Mont. a 2 km. N.-O., dans un vallon, dont. 



AKZ 



ASS 



'.17 



in 1804, lea moinea cederenl gratuitement lea terrea aus 
Colons pour los engager ä s'y lixer. (.'.'est ä A i/icr quo \e- 
ini [e pasteur Ed. de Ribeaucourt, connu au loin par sos 
jmvauj sur l'apiculture. 

ärzinol (Pic et COL D') (C.Valais, I). Entremont). 
Soinnii'i de 3001 in., appelä aussi Sex Blanc, qui a'öleve 
niiiv lea valhies d'Herens et d'Hörömence, ä l'extrömitö N. 
Klachatne des Aiguilles Rougea d'Arolla. Belvödere bu 
Erbe el aouvenl visite d Evolene (aacension en i h. 30). 
An S. s'ouvre le col d'Arzinol (2706 m.). Ce col, qui porte 
aussi les noms de col de Moribo et de Meina, donne acces 
par un sentier muletier de la vallee d'Hörens ä l'hötel et 
au njayen de Pralong dans la vallee d'He're'mence ; du cöte - 
Hjüvolene, ce sentier passe par l'alpe d'Arzinol (2117 m.). 
■äcension du Pic d'Arzinol par le col du möme nom se 
l'ail en 5 heu res d'Evolene. 

ARZO (C. Tessin, l>. Mendrisio). 502 111. Com. et vge 

kroisaial sur la r le Mendrisio ä Saltrio (Italie), ä 5 

km. »>. de la Station de Mendrisio, ligne du Gothard, et ä 
I km. de la (rentiere italienne; pont ä 488 m. sur le Gag- 
Ei, D6pöt iles poslos. Tolographo. Voiture postale Mendri- 
sio-Morido. 132 mais., 743 h. catholiques de langue ita- 
lienne. Ciillure des elianips el de la vigne. Grande oinigra- 
lion. Plusieurs carrieres de marbre rouge liasique, peu 

ARZO (PONTRONE D") (C. Tessin, I). Mendrisio). 
1021 in. Sommite boisee, appetee aussi Monte Pravello, 
sur la frontiere italienne et doniinant Viggia, en Italie. 

ASCHARINA (C. Grisons, D. Ober-Landquart). Voir 
S.\m;t-Amii:\ii.\. 

ASCHARINATHAL (C. Grisons, D. Ober-Landquart, 
Cerele Lu/ein, Com. Saint-Antönien-Ascharina). l'elile 
vallee laterale de la vallee de Sainl-Antönien, ä l'O. du 
Madrishorn (2830 in.), allanl du S.-E. au N.-O., arrosee 
par un ruisseau dont l'altitude ä la source est ä 2000 m. 
et b l'embouchure dans le Schanielenbach (1321 m.). Pätu- 
rages et alpages, quelques chalets. 

ASCHUEL (C. Grisons, 1). Ober-Landquart, Cerele Lu- 
zein, Com. Saint-Antönien Castels). HiOO m. Chalets disper- 
ses dans un petit vallon lateral de Saint-Antönien, ä 2 km. 
O. de Saint-Antönien. 15 chalets. 27 h. prot. Agriculture. 

ASCONA (C. Tessin, D. Locarno). 203 m. Com. et vge 



ei de paies alimentaires. i.e climat, 6t6 e me li i \ . i , esl 

Ires dOUX. Ase.llia esl lllle Station reeulnliiaililee p 

mädecins. A ilieu du village, on voil une belle eglise 

possödant deux interessante tableaux de Serodino, pe «, 

Bculpteur ei architecte du XVII« siede, donl ia maison, 

li.ilie a eölo de leglise, esl deeoiee de seil I pl II res en liaill- 

reliefd'i grande valeur artistique. Au s. d'Ascona, on 

remarque un grand couvent de Dominicains, datanl du 
XlVaieele, qui fut,de*jädu tempa de Charlea Borrome'e, 
transforme* en inatitul d'öducation ; actuelle nl il est di- 
nge" par les Salesiens, L'aneieime Öglise annexe eiuilienl 
le plus inleressanl cyclo (1455 a 1516) de l'resipies de toute 



trois 

1250, 
de Sa 
nriel. 
1518. 



isses, Ase 

Partie de 



,i di 



sont r 
d'artis 

des de 



As. 



■s Pia« 



IV- li, 
llomc 
teur i 




ä 3 km. S.-O. de Locarno, s'etendant au bord du lac Majeur 
et ä l'O. du delta de la Maggia, au pied de riantes collines 
couvertea de vignes et de chätaigniers. Bureau des postes, 
Hggraphe. Station des bateaux ä vapeur. Voiture postale 
Rcarno-Brissago. Avec les fractions Moscia et Saleggio, 
RS h., 188 mais. (architecture italienne). Les habitants 
»ccupentd'agriculture, beaueoupemigrentä Paris comme 
liiiuisies. Les jolies villas entourees de riches jardins qui 
Eleven t ä l'E. d'Ascona sont une preuve de la' fortune de 
leuis proprietaires, fortunea g^näralement acquises en 
France. Deux grands moulins ä cylindres et une scierie. 
ferces ölectriques. Fabriques de contitures, de liqueurs 



i ia patne ae Don nomine 

sconio, l'auteur des cariati- 

Milan; Pancaldi, peintre c6- 

ectes renorniiies, auteur8 de 

urs, a Soleure; Serodino, qui jouit, ä 

iine reputation comme peintre, sculp- 

elc. 

ASP. Mol provenanl du vieux haut allemand aspa et de- 
signant le tremble (allemand espe, latinpopulus Iremula). 
ASP (C. Argovie, I). Aarau, Com. Uenshuren). .'iS'i m. 
Village au N. de la StafTelegg, ä 7,5 km. N. d'Aarau, sur le 
Strichen, dans le Frickthal. Voiture postale Aarau-Frick. 
52 mais., 372 h. protestants. Agriculture et viticulture. 

ASP (C. Soleure, I). Ölten, Com. Hägendorf). 058 m. 
Ferme dans une 6 trotte vallee au pied du Jura, a 4,5 km. 
O. de la Station de Hägendorf, ligne Olten-Bienne. II est 
question de fonder a cet endroit, abrite des vents et sans 
brouillards, un Sanatorium cantonal pour phtisiques. 

ASPENRUETI (C. Thurgovie, 1). Bischofszell, C 

Neukirch a/Th.).' 581 in. Croupe de maisons ä I km. S. de 
Neukirck a/Th., sur la route de Bischofzeil ä Neukirch 
a/Th., ä 4 km. S. de la atation de Bürglen, ligne Romans- 
horn-AVinterthour. 39 h. Agriculture. 

ASPEN WALD (C. Saint-Gall. I). Lac). 
513 m. Petite colline boisee au S. du. Ionen, 
s'etendant de l'O. ä l'E. sur 4 km. de lon- 
gueur au S. de Rüti et ä 2 km. N.-E. de 
Rappers wil. 

ASPERMONT (C. Grisons, D. Unter- 
Landquart, Cerele Maienfeld, Com. .Ie- 
nins). 912m. Ruines de chäteau, au N.-E. 
du village de .lenins, sur la pente du Vi- 
lan. On appelle egalement Aspermont une 
ruine de chäteau dans le voisinage de 
Trimmis, meine district, sur la rive droite 
du Kleine Rufe, ä 768m. Cette ruine, ainsi 
que celle pres de Jenins, sont riches en 
legendes, mais aueune des deux n'a d'iin- 
portance au point de vue historique. 

ASPI (C. Herne, D. Aarberg, Com. See- 
dorf). 520 m. Hameau sur la route de 
Seedorf ä Aarberg, ä 1 km. N.-O. de See- 
dorf et ä 2,5 km. E. de la Station d'Aar- 
berg, ligne Lyss-Morat. 15 mais., 100 h. 
protestants. Agriculture. 

ASSA (VAL D') (C. Grisons, 11. Inn). 
Petit vallon ä l'E. de Remüs, dans la 
Basse-Engadine, le long de la frontiere 
autrichienne. II descend au N. du Pizzo 
Schalembert-dadaint (3034 m.) dans la directum du N.-O. 
pendant 3 km. II est arrose par un petit afftuent de droite 
de l'Inn, dont la cote, ä l'embouchure, est ä 1082 m. 
Une branche du val d'Assa est appelee val Dascharina. Un 
sentier remonte le val d'Assa, au centre duquel on trouve 
la source intermittente dite Fontana Christaina (2000 m.) 
et, toul pres, unv belle grotte de stalactites. 

ASSASSINA VACCHE (C. Tessin, D. Levenline). 
2448 in. Contrefort (•. du groupe Cristallina, domine par 
le glacier de Yaleggia. au S. du hameau All'Aequa, dans 

la baute vallee de la I. eventine. 

ASSE (L') (C. Vaud, II. N\on). Ruisseau prenanl sa 
DICT. GfeOGR. — 7 



98 ASS 

source sur un plateau mar£cageux, au-dessous du chäteau 
(1,- Bonmont, a 546 m., et se jetant dans le Leman au N. 
de la villi- de Nyon, apres un parcours de S Km. Les me- 
ines prairies qui donnent naissance ä l'Asse alimentent 
egalement de leurs eaux le ruisseau le Boirois (voir ce 
n'om). L'Asse fburnil la force oaotrice ä plusieurs moulins 
ti Etablissements industriels. 
assens (C. Vaud, 1>. Echallens). 625 m. Portait au 

moyen Ige le nom il Asiens. Com. et vge ä 3 km. S. d'E- 
challens, sur la route de Lausanne ä Yverdon. Station de 
la ligne Lausanne-Echallens. Bureau des postes, telegra- 
phe, telephone. 69 mais., 401 h. dont les deux liers cnvfron 
sont catholiques. Agriculture. Carriere de mollasse grise. 
L'ne belle eglise catholique construite en 1845, possedant 
le tombeau de la comtesse Pletscheieff dont la mere avait 
feit unc dotation religieuse ä la commune. Pendant long- 
temps l'ancien temple, devenu temple Protestant, eleve en 
L454, servit aus deux cultes. C'est ä la paroisse d'Assens, 
comprenant Assens et Etagnieres, Malapalud et Bioley- 
Orjulaz que se rattacherent les catholiques de Lausanne, 
avant le retablissement de leur culte dans cette ville. L'6- 
veque Jean-Baptiste d'Orsonnens a ete eure d'Assens (1795). 
Mingard, pasteur ä Assens, s'est illustre par sa collabora- 
lion'a l'Encvclopedie d'Yverdon. 

ASTAI (PRES DE l_') (C. Berne, D. Moutier, Com. 
Koches). Nom donne äla partie superieure du vallon de Ro- 
ches, Oriente de 1*0. ä TL. Les päturages et forets de l'As- 
tai sont ä 988 et 876 m. d'altitude. Le ruisseau de Roches, 
qui draine ce haut vallon, se jette ä Roches dans la Birse 
dont il est un des aflluents de gauche. 

ASTANO (C. Tessin, 1). Lugano). 636 m. Com. et vge 
dans le Malcantone, ä 12 km. 0. de la Station de Lugano, 
ligne du Gothard, et ä 1,5 km. E. de la fronticre italienne. 
Depot des postes, telegraphe. Voiture postale Astano-Cu- 
rio-Lugano. 93 mais., 384 h. catholiques. Eleve du betail ; 
belle fromagerie; forte Emigration periodique. II existait 
jadis ä Astano des carrieres et des mines d'oü l'on tirait 
quelque peu d'or et d'argent; elles sont aujourd'hui aban- 
donnees. C'est ä Astano que naquit le celebre ingenieur 
Trezzini qui fut Charge par Pierre-le-Grand de la fondation 
de Saint-Petersbourg (1703). 

ASTERS (LES) (C. Geneve, Rive droite, Com. Petit- 
Saconnex). 416 m. Quartier de villas de la banlieue de 
Geneve, ä l'O.-N.-O. de cette ville. 

ASTRAS (PIZ D') (C. Grisons, D. Inn). Sommet de 
2983 m. qui forme le contrefort E. du PizTavrü; il s'eleve 
entre la route de l'Ufen Pass et le vallon de Scarl. Sa pente 
Orientale (Munt d'Astras) et le petit vallon d'Astras descen- 
dent vers les chalets d'Astras (superieurs 2160 m. et infe- 

rieurs 2138 m.) dans une combe verdoyante, 

au N. du col de Scarl, passage facile entre la 

route de l'Ofen Pass et le hameau de Scarl. 
ASUEL (C. Berne, D. Porrentruy). Petit 

aftl. de gauche de l'Allaine, forme par les 

fdets d'eau qui descendent du versant N. 

des Rangiers et des Malettes par 800 et 900 

m. d'altitude. Long d'environ 70 km., ce 

ruisseau, presque ä sec en ete, charrie 

parfois une masse d'eau considerable; il 

coule au fond d'un etroit vallon, traverse 

le village d'Asuel, pres duquel il fait de 

belleschutes, tourne au N.-ü. de Pleujouse, 

baigne le village de Fregiecourt, draine 

une petite plaine marecageuse au S. de 

Miecourt et, un peu en amont d'Alle, se 

jette ä la cote de 450 m. dans l'Allaine, dont 

il est une des sources principales. II arrose 

une contree riebe en cereales et en arbres 

fruitiers. 

ASUEL (Haseniujrg) (C. Berne, D. Por- 
rentruy). Com. et vge au fond d'un etroit 

vallon ou serpente le ruisseau d'Asuel, tri- 

butaire gauche de l'Allaine, ä 11 km. E. de 

Porrentruy, ä 5,5 km. N.-E. de la Station de 

Saint-Ursanne et ä 7 km. de celle de Cour- 

genay, ligne Delemont-Porrentruy. Le vil- 
lage, une seule rue d'un krn. de longueur, 

decrit un arc de cercle autour du rocher sur lequel 

s'elevent les ruines du chäteau des anciens comtes 

d'Asuel. La partie superieure du village est a une altitude 




ATT 

de 600 m., la partie inferieure a 550 m. La commune 
compte 80 mais., 400 h., le village 70 mais., 303 h. catho- 
liques. Bureau des postes, telephone. Voiture postale 
Porrentruy-Asuel. Agriculture et eleve de chevaux. Com- 
merce de bois, horlogerie. Les ruines imposantes qui 
dominent de 50 m. le village ä l'O. sont Celles du chäteau 
construit au X e siecle et dont Tun des seigneurs, Ulrich de 
Hasenburg, est connu sous le nom de comte de Fenis (Neu- 
chätel). Le chäteau d'Asuel fut le berceau de plusieurs 
personnages celebres en Suisse eten Alsace; il fut detruit 
par le tremblement de terre du 18 octobre 1356. 

ATHENAZ (C. Geneve, Rive gauche, Com. Avusy). 431 
m. Hameau ä 12 km. S.-ü. de Geneve, ä 2,3 km. S. du 
Hhöne et ä 1,3 km. N. de la frontiere francaise. 26 mais., 
100 h. Telephone. Station du chemin de fer ä voie etroite 
Geneve-Chancy. Agriculture. 

ATTALENS (C. Fribourg, D. Veveyse). 777 in. Com. et 
vge sur la route de Vevey ä Oron, ä 5 km. N. de Vevey et 
ä 4 km. de la Station de Palezieux, ligne Berne-Lausanne. 
Depot des postes. Telegraphe. La commune compte, avec 
les villages de Corcelles, Vuarat et La Jacquaz, 181 mais. 
et 1059 h. catholiques; le village meme, 19 mais. et 136 h. 
Attalens est une paroisse et comprend les communes d'At- 
talens, de Bossonens et de Granges. Exploitation de pier- 
res ä paver (gres d'Attalens). Agriculture et eleve du be- 
tail; quatre laiteries fournissant leur lait ä la fabrique de 
farine lactee Nestle, ä Vevey, livrent (J25 000 kg. de lait par 
an. La commune possede 635 tetes de race bovine, pie 
rouge. llospice paroissial fonde en 1878 par donation de 
l'ancien doyen d'Attalens, Bobadey ; cet hospice est löge 
dans l'ancien chäteau. L'eglise a ete construite en 1863. 
Des ruines romaines et des tombes burgondes prouvent 
l'antiquite d'Attalens. La paroisse est deja mentionnee en 
1166. Attalens est une ancienne seigneurie qui appartenait 
au XIV'' siecle aux seigneurs d'Oron et de 1531 ä 1597 ä 
la famille de Challantfen 1615, le gouvernement de Fri- 
bourg l'acheta et en fit un bailliage qui dura jusqu'en 
1798. 

ATTELWIL (C. Argovie. D. Zofingue). 504 m. Com. et 
vge de la paroisse de Reitnau, ä 14 km. S. d'Aarau, dans 
la valleede la Suhr, ä 10 km. E. de la Station de Zofingue, 
ligne Olten-Lucerne. Telephone. 34 mais., 263 h. protes- 
tants. Agriculture, eleve du betail, laiterie. 

ATTIKON (C. Zürich, D. Winterthour, Com. Wiesen- 
dangen). 474 m. Petit village sur la route de Winterthour 
ä Frauenfeld, ä 6 km. N.-E. de Winterthour et ä 2 krn 
N.-E. de la Station de Wiesendangen, ligne Winterthour 
Frauenfeld. 15 mais., 84 h. protestants. Agriculture. 

ATTINGHAUSEN (( Hri). 476 m. Com. et vge ä 2 km 



Ruines du chäteau d'Attinghausen. 

S. d'Altforf et ä 1 km. de la Station ineine d' Altdorf, ligne H 

du Gothard, sur la rive gauche de la Reuss, ä l'endroit j 

ou la rlvier'e est canalisee et reeoit le Schächenbach 1 



ATT 



AUB 



;„, pi,.,l des Giebelstoeko. 85 maisons disseminöes, 528 h. 
catholiques. Depot des postes. Belle eglise et beaupresby- 
tere, nouvellemenl remis ä neuf ; la paroisse existail döjä 
dans la premiere moitie du XIII' siecle, mais n'esl citee 
pour la premiere fois qu'en 1349. Agriculture, eleve du be- 
tau, apiculture. On voit encore los ruinös du vieux chäteau 
de Schweinsberg, dominant la maison qui appartint ä 

nobles d'Attinghausen. Co eiiäloau, donl l'existence est 
citöe en 1240, i'ut dötruil et brule en 1365, probablement 
par les paysans d'Uri. Lors de la restauration du chäteau, 
en 1897, on trouva de precieuses antiquites: casques, 
baches, clocliettes, tleches, lances, de. 

ATTISHOLZBAD (C. Soleure, I). Soleure-Lebern, 
Com. Riedholz). 454 m. llameau sur la rivo gauche de l'Aar, 
a 2 km. N. do la slation de Luterbach, ligne Soleure-Ol- 
ten, et ä 4 Um. N.-E. do Soleure, 12 mais., 74 h. catholi- 
tiues. Hains frequenles. La deeouverlo d'anoions aque- 
iliics lait presumer que los Romains dejä avaient etabli 
des bains a oot endroit et qu'ils y amenaient les eaux du 
.Iura. 

ATTISHOLZWALD (C. Soleure, D. Soleure-Lobei n. 
Com. Riedholz). 500 m. Bolle et grande foröts de sapinsqui 
s'etend au N.-E. d'Attisholzbad. Ün y a decouvert un au- 
tel qu'oncroit avoir ete" consaero au bergor Atys. 

ATTISWIL (C. Berne, I). Wangen). 471 m. Com. et 
Vge do la paroisse d'Oborbipp, ä 3 km. 0. de Wiedlisbach, 
sur la route do Soleure ä Ölten, au piod du .Iura, dans 
nnc contree fertile, ä 5 km. 0. do la Station do Wangen, li- 
gne Soleure-Olten. Voiture postalo Soleure-Niedorbipp. 
Bureau dos postos, telephone. Com., 124 mais., 933 h. pro- 
testants, vge, 91 mais., 721 h. Cöröales et prairies artificiel- 
les. I no inosaique romaine a ete trouvee ä Attiswil au 
siecle dornier. 

AU (etwa et owa en moyon haut allomand, provenant, 
ainsi que aa et arh, du vieil allemand ahva), mot tres 
employe dans la Snisse allomande et qui signihe, en ge- 
neral, une prairie riche en eau ou qui peut etre arrosee 
par des canaux d'irrigation, quelquefois une petite ile. 

AU (C. Appenzell, Rh.-Ext., Ü. Hinterland, Com. Ur- 
näsch). 825 m. llainoau sur la rive gauche de l'Urnäsch, 
ä 1 km. S. de la Station d'Urnäsch, ligne Appenzell-Heri- 
sau. Telephone. 14 mais., 60 h. Culture des prairies et 
eleve du botail. Brodorie. 

AU (C. Grisons, D. Ober-Landquart, Cercle et Com. 
Klosters.) 1208m. Hameau du village d'Auje, dans la vallee 
de Klosters, sur la rive droitede la Landquart, ä 2 km. E. 
de la Station de Klosters, ligne Coire-Davos. 9 mais., 31 h. 
de langue allemande. Culture des prairies et eleve du 
hölail.' 

AU (romanche : les Agnas) (C. Grisons, D. Maloja, Cer- 
cle Ober-Engadin, Com. Bevers). 1710 m. Prairie au pied 
E. du Crasta Mora, sur la route de Bevers ä Zuz et ä 1 km. 
N.-E. de Bevers. C'est lä que s'assemblait autrefois la 
Landssiemeinde de la llauto-Engadine. 

AU (C. Saint-Gall, D. Ober-Bheinthal, Com. Eichberg). 
468 m. Hameau ä 5 km. N.-O. d'Oberriet et ä 5 km. S. 
de la Station d'Alstätten, ligne Sargans-Rheineck, sur 
l'Aucrbach, petit aflluent de la gauche du Rhin, ä 600 m. 
S. d'Eichberg. 40 mais., 211 h. protestants de la paroisse 
d'Eichberg. Culture des prairies. Brodorie. 

AU (C. Saint-Gall, D. Unter-Rheinthal). 467 m. Com. 
et vge agreablement situe dans la vallee du Rhin, ä la 
bifurcation dos routes pour Trogen, Sargans, Rheineck 
et Ludstnau, ä 3 km. S. de Sankt Margrethen. Station 
de la ligne Coire-Rorschach. La commune compte 219 
mais., 1254 h. dont les deux tiers sont catholiques, 
lo village meme, 201 mais., 1160 h. Bureau des postes, 
telegraphe, tolophone. Lo village s'etend, en une seule 
nie, sur 2 km. de lougueur. L'industrie y est tres de- 
veloppee, plus de 400 a 500 personnes travaillent aux 
broderies, beaucoup d'autres sont occupees dans une 
fabrique de chicoree. Contree fertile, vignes, arbres 
fruitiers, cidre. Deux ponts traversent le Bhin. Carrieres 
do mollasse. 

AU (C. Schwyz, D. et Com. Einsiedeln). 920m. Couvent 
de l'eiiiines ä l'entree de l'Alplhal, ä 4 km. S.-O. d'Einsie- 
deln. C.<> couvent, fonde au XIII ""■ siecle, se ratlache ä l'or- 
dre de Saint Benoit ; il tut pille, par los soldats francais, 
on I79S. 1 mais., 60 h. 



AU (C. Schwyz, D. Schwyz, Com. Steinen). 169 m. Quel- 
ques fermes avec chapelle ä 'i<«) m. N. du lac de Lowerz. 
ei ;i l km. s. ib' la Station de sieinen, ligne du Grothard, 
30 h. Agriculture. 

au (C. Thurgovie, D. Münchwilen, Com. Fischingen). 

8(1(1 in. Leimes ilisseiiin s au S. (I. de |- isebiiigen el ., S 

km. N.-E. de la slalion de llaunia, ligne du Tlioslbalbahn, 

(i'i mais., :!()9 h. catholiques. Prairies ei forete. Petil 
village solitaire dans l'angle S. de la Thurgovie, au pied 
du llornli ; il comprend une e"glise, une 6cole, une eure, 
une auberge el quelques maison--. La paroisse d'Au s'e- 
tend Sin- les pellles V du Hörali el se compose de iiom 

breux hameaux ei Ter s. Les principaux sont : Anderwil, 

Dingetswil, Landsideln, Rothbühl, Schwendi, Mühlegg el 

Allenwiiiden: ee dei nier esi une Station climatique (953 m._). 

au (C. Zurieb, I». Bülach, Com. Rorbas). iOÖm. Partie 

S. du village de Rorbas, a I km. N, de la slalion d'Km- 
brach-Korhas, Hgne Winlertlioiir-I'^lisau. 12 mais., 
I()(i li. pn.teslants. 

AU (C. Zürich, D. Horgen, Com Adliswil). 447 m. Ha- 
meau sur la rOUte d'Aillisvvil ä Lenibach, sui' la rive gau- 
che de la Si hl, ä 500 m.N. de la slalion d'Aillisvvil, ligne 
du Sihllhalbalm. Unreal) des postes, telegraphe, tolophone. 
9 mais., 159 h. protestants. Paroisse de Kilchberg. Indus- 
trie du coton. 

AU (C. Zürich, L). Borgen. Com. Wädonswil). Belle et 
pittoresque prosqu'ile qui, ä 3 km. N.-O. de Wädenswil, 
s'avance dans lo lac de Zürich. Elle est formee de graviers 
el de sables elaeiaires qui se sont cimenlos en poudingue 
et en gres asse/ duis. C'est unecolline isolee, surlespen- 
ies s. de laquolloo'oil un excollenl vin. Slalion de la ligne 
Zurich-Wädonswil. Depot des postes, telephone. Au sommet 
(456 in.) se trouvele restaurant bien connu «Zur Au »d'oü 
l'on jouit d'une vue splendide. A l'E. (410 m.) se trouve3 
maisons (Au) et ä l'O. (415 m.) 2 maisons (In der Au). 
L'une de ces dernieres fut bätie par le general J.-R. Werd- 
muller, de Zürich, homme tres original qui passait dans 
les environs pour avoir fait un pacte avec le diable. (Voir 
la nouvelle Der Schluss von der Kanzel par C. F. Meyer.) 
Klopstock parle de cette presqu'ile dans son ode « Le 
lac de Zürich ». Quelques antiquites roinaines. 

AU (C. Zürich, D. Pfäffikon, Com. Bauma). 598 m. Ha- 
meau sur la rive droite de la Töss et sur la route de Wila 
ä Juckern, ä.3 km. S. de Wila et ä 500 N. de la Station 
de Saland, ligne du Tössthalbahn. 12 mais., 63 h. protes- 
tants. Agriculture. 

AU (C. Zürich, D. Winterthour, Com. Zell). 497 m. 12 
mais. sur la rive gauche de la Töss, ä 1 km. E. de la Sta- 
tion de Kollbrunn, ligne Wald-Winterthour. Industrie 
du coton. 63 h. 

AU (IN DER) (C. Nidwald, Com. Buochs et Ennetbür- 
gen). 439 in. Hameau sur la route de Buochs ä Ennetbürgen, 
ä 1 km. N.-O- de Buochs, au bord de l'Aa, ä 500 m. du lac 
des Quatre-Cantons e tä 5 km. N.-E. de la Station de Stans, 
ligne Stans-Stanstad. 11 mais., 80 h. catholiques. Fabrique 
de pätes, do chaussures et chape de la soie. D'apres la 
logende, c'est ä Au que Conrad de Seldenbüren avait com- 
mence de bätir son couvent d'Engelberg. Celui-ci ayant 
ete detruit, il le rebätit, non plus ä Au, mais dans la 
vallee d'Engelberg. Le landaman Louis Wyrsch, qui fut 
au Service de la Hollande et le principal promoteur de 
la maison des orphelins de Buochs, y mourut en 1858. 

AU (OBERE, UNTERE) (C. Schaft'house, D. et 
Com. Schieitheim). 460 in. Prairies sur la rive gauche 
du Sclileitheimerbaeh, s'etendant de la source ou fon- 
taine bien connue de Wilderich jusqu'ä l'embouchure 
du ruisseau dans la Wutach, au pied du Auhäldeli et 
du Auhalde couvert de forets. Le Bartenmühle, bäti en 
1556, dans l'Obere Au, appele « Beit-ein-Wyl » ou « Beiten- 
weil » (Wart eine Weile = attends un moment) appartint 
tout d'abord a l'abbaye de Reichenau ; plus tard il de- 
vint propriete de la commune de Schleitheim et, depuis 
1841, propriete particuliere. Moulins ä ble et ä plätre. 

AUBACH(C. Saint-Gall, D. Ober-Rheinthal). Ruisseau 
de 9 km. de parcours, se jetant dans le Rhin ä l'E. de 
Kriesern, ä Ja cote de 420 m., apres avoir traverse les 
localites d'Oberriet et de Montlingen. II recoit, ä gauche, 
le Rotheibach et le Dürrenbach ou Rütibach. 

AUBERG ou AUBRIG (GROSS ot KLEIN) (C. 
Schwyz, D. March). Deux sommets de 1698 et de 1644 m. 



100 



AUB 



AUB 



dans le massif qui s'eleve (nitre le haul Wäggithal ei la 
haute vallee de la Sihl, a 10 km. E. d'Einsiedeln. Ils 

sont formes par une voüte 
de terrain eretacique domi- 
nant le pays de collines adou- 
cies des terrains tertiaires. 
L'Aa coupe cette petite chaine 
par une vallee etroite. As- 
censioo en 3 heures de Yor- 
der-Wäggithal. 

AUBERSON <L') (C. 
Vaud, T). Grandson, Com. 
Sainte-Croix). 1070 m. Centre 
social et industriel de la cir- 
conscription des Grangis de 
Smmt.-Croix (Voir ce nom), 
tonne du hameau de l'Au- 
berson et de celui de Chez- 
les-.laques. sur la route de 
Sainte-Croix ä Pontarlier par 
le col des Etroits et les 
Fourgs, ä 4 km. O. de la 
Station de Sainte-Croix, avec 
lequel il est relie par des 
voitures postales, ligne Yver- 
don-Sainte-Croix. Bureau des 
postes, telegraphe, telephone. 
90 mais., env. 900 h. protes- 
tants. 

L'Auberson est un long vil- 
lagequi suit la route de Sainte- 
Croix aux Fourgs ; il est situe 
ä l'extremite superieure du 
Val-de-Travers, sur un haut 
plateau, entoure de belles 
forets de sapins et domine par 
le mont Suchet, les Aiguilles 
de Baulmes et le massif du 
Chasseron; il est exposeä tous 

les vents et les hivers y sont tres rigoureux. Ce plateau 
donne naissance ä un ruisseau, la Noiraigue, qui, en amont 
de Buttes, change son nom en le Buttes; c'est un petit 
affluent de droite de l'Areuse. La paroisse comprend deux 
temples. Un peu d'agriculture : les arbres fruitiers n'y 
peuvent plus croitre. Industrie des boitesä musique, repre- 
sentee par plusieurs comptoirs importants. L'horlogerie 
aussi occupe de nombreux ouvriers. Eleve du betail; de 
beaux päturages favorisent cette branche de l'agriculture. 
Le village est absolument depourvu de fontaines et ne pos- 
sedequedes citernes alimenteespar l'eau depluie. Lesprai- 
ries qui avoisinent le village vers le N. n'en sont pas rnoins 
marecageuses et fournissentde l'excellentetourbe exploitee 
par des particuliers. La route de Sainte-Croix ä Pontarlier, 
qui traverse le village, est tres ancienne ; c'est par lä qu'en 
1871, 22 000 soldats\lel'Armeede l'Estentrerent en Suisse 
apres avoir depose leurs armes ä la frontiere, qui est ä 
1 km. Les environs, particulierement pres de la route, four- 
nissentde riches recoltes de fossiles cretaciques. Autrefois, 
on exploitait ä l'Auberson un minerai de fer tres apprecie. 

AUBERT(CORNE) (C. Fribourg, D. Gruyere). Som- 
met de 2039 m. de la chaine de la Dent de Ruth, ä FE. 
de la Dent de Brenlaire, sur la limite des cantons de Vaud 
et de Fribourg et ä 10 km. N.-E. de Chäteau-d'CEx. 

AUBERT (MONT) (C.Vaud, D. Grandson). Montagne 
du Jura central, sommet de 1342 m. dominant au S. le 
village de Concise, au bord du lac de Neuchätel. Ceinture 
de forets et beaux päturages appartenant surtout ä la com- 
mune de Concise. Magnif'ique point de vue, facile ä attein- 
dre en deux heures et dernie de Concise et en une heure 
trois quarts de Provence. Le Mont Aubert, qui sort de l'ali- 
gnement regulier du Jura, se voit de fort loin dans le 
Plateau suisse. 

AUBONNE (L') (C. Vaud, D. Aubonne). Petite riviere, 
affluent de droite du Leman, de 13 km. de parcours, et 
d'un bassin d'environ 80 km 2 . Source vauclusienne au S. 
de Biere, 662 m. ; coule entre de hautes berges boisees 
ou couvertes de vignes; recoit de droite le Toleure avec la 
Saubrettaz, la Sandolleyre etla Mala-Armary, passe au pied 
de la jolie ville d'Aubonne et se jette dans le Leman en y 
l'ormant un depöt d'alluvions assez irnportant. 8 ponls, dont 



un de chemin de fer. Des moulins, scieries et papeteries 
utilisent la force motrice de la riviere, principalementpres 



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Carte du district d'Aubonne. 

de sa source. Historiquement, l'Aubonne a servi de limite au 
Pagus equeslris et plus tard a separe l'eveche de Geneve de 
celui de Lausanne. L'Etat de Vaud possede sur l'Aubonne 
une pecherie de truites, dont les oeufs sont envoyes ä l'eta- 
blissement de pisciculture des Grands Bois. 

AUBONNE (District du Canton de Vaud) de 15121 ha. 
compose de 17 communes : Apples, Aubonne, Ballens, Be- 
rolle, Biere, Bougy, Fechy, Gimel, Longirod, Marchissy, 
Mollens, Montherod, Pizy, Saint-Georges, Saint-Livres, 
Saint-Oyens, Saubraz; formant 3 cercles : Aubonne, 2887 h., 
4 com. ; Ballens, 3053 h., 5 com. ; Gimel, 2547 h., 8 com. 
II s'etend des bords du Leman, ou ä peu pres, aux cretes du 
Jura, sur une contree montueuse, sillonnee de profonds 
ravins, que se sont creuses l'Aubonne et ses deux affl., la 
Saubrettaz et le Toleure. Le centre du district est un vaste 
plateau dont le rebord S. s'afl'aisse subitement au-dessus du 
vignoble de la Cöte; la colline la plus prononcee de ce re- 
bord est le Signal de Bougy (772 m.), le plus connu des 
nombreux beaux points de vue de ce district. Les deux 
sommites les plus elevees sont le Signal ou Cret de la 
Neuve (1498 m.) etla crete S. du Mont Tendre (1620 m.). 
tous deux faisantpartiedu Jura. Le district est traverse par 
les routes de Geneve ä Lausanne et de Geneve ä Yverdon 
et par les routes cantonalesd'Apples au Brassus, d'Aubonne 
ä Biere, ä Ballens, ä Gimel et ä la Vallee (Brassus) par le 
col du Marchairuz. Le district d'Aubonne est desservi par 
les lignes de eh. de fer suivantes : Lausanne-Allaman- 
Geneve ; Morges-Apples-Biere, qui dessert surtout la place 
d'armes de Biere ; Allaman-Aubonne-Gimel, traction elec- 
trique ; Bolle-Mont-Signal de Bougy-Gimel, traction elec- 
trique. Les 8387 h., dont 8194 prot.'et 193 cath. habitent 
1436 mais. et forment 2W1 menages. En 1900, 8277 h. La 
principale oecupation des habitants est l'agriculture. 
Recensement du betail : 1876 1886 1896 

Betes ä cornes . . 3492 4596 4826 

Chevaux 775 762 738 

Porcs 2157 2582 3131 

Chevres 682 576 558 

Moutons 2618 2068 1298 

Ruches d'abeilles. . 1671 1676 1578 
Culture de la vigne dans le bas elexploitation des forets 



AUB 



AUF 



101 



Im .Iura (vignes, 280 ha, ; forets, 3000 hi 
ips, prairies, päturageB). A mihi' moyeni 





Üstricl produit 10 760 hl. dr vin, passablement de fruits 
et 150 q. in. de miel. L'industrie y est presque nulle ; cello 
des ötrangera estä ses debuts, carelle n'a encore l'.iii sur- 
gir qu'une seule Station, celle de Gimel-les-Bains, quoique 
Aubonne puisse briguer pour eile la faveur des voyageurs. 
II se public un Journal dana ce diatrict. 

AUBONNE (C. Vaud, D. Aubonne). 5-20 m. Com. et 
paroisse comprenant Pi/v, Montherod, Lavigny, 
"' 'iv. Ville admirablement aituee sur unehau- 
qui domine de 100 in. environ le fond du 
n ou coule l'Aubonne. Ch.-l. du district e1 
:ercle de ce noin, ä 2,5 km. N. de la gare 
;m ei a 19 km. O. de Lausanne. II estsi- 
tue ä 145 m. au-dessus du niveau du Leman, vue admirable 
qui embrasse ä peu pres tout le bassin du lac. Aubonne se 
trouve au point de Separation des routes qui conduisent ä 
Allaman, Nyon, Bougy, Gimel et le Marchairuz, Apples, 
Cossonay, Saint-Livres, liiere et Ballens. Elle est reliee ä la 
Station Äubonne-Allaman de la ligne Lausanne-Geneve par 
im tramway electrique qui, au delä d'Aubonne, continue 
par Montherod dans la direction de Gimel. Un service pos- 
tal la relie avec Saint-Livres par Lavigny et un autre avec 
Saint-Prez. Bureau des postes. Tclegraphe, telephone. La 
com. compte 248 mais., 1783 h. protestanls; la ville, 215 
inais., I5(i5 h. Quelques vignes produisent un vin estime. 
fenprimerie. Agence de la Banque cantonale vaudoise. 
L'inlirmerie, datant de 1875, reeoit 50 ä 60 malades par an. 
Bourse allemande, fondee en 1812 pour les ressortissants 
pauvres de la Suisse allemande. Etablissement de charite 
d'Aubonne pour assister les pauvres non bourgeois, fonde 
en 1820. Caisse des aveugles de l'ancien bailliage d'Au- 
bonne, fondee en 1802 gräce a un legs de E. Charbonnier, 
aveugle lui-meme. Caisse d'epargne. Societe de secours 
mutuels pour les ouvriers, etc. Le chäteau de Trevelin, 
qui remonte ä l'epoque romaine, aux portes meme d'Au- 
bonne, a longtemps servi dYglise paroissiale ; c'est au- 
jourd'hui une propriete particuliere. Un autre chäteau, 
celui de la ville meine, renferme actuellernent le College 
classique, l'ecole superieure et les ecoles primaires". 

Aubonne, jadis Albona, remonte au XI e siecle. Elle fut 
erigee en bailliage en 1701. En 1727, le cceur de l'amiral 
Duquesne (mort en 1687) a ete enseveli dans l'eglise. 
Aubonne est la patrie du general Begoz (1763-1827), de 
l'ingenieur H. Exchaque (1742-1814), du general baron de 
Mestral (1743-1812) et de divers representants connus de 
la famille de La Harpe. 

AUBOR ANGES (C. Fribourg, D. Gläne), 669 m. Com. 
et vge ä la frontiere du canton, sur la rive gauche de la 
Broye, ä 2 km. N.-O. de la Station de Chätillens (ligne 
Payerne-Lausanne) et ä 4 km. S. de Bue. Telegraphe. 
Telephone. 27 mais., 151 h. catholiques. Agriculture et 
eleve du hetail, laiterie. Orphelinat fonde en 1865 par le 
conseiller d'Etat Jean Pache ; etablissement prive pour 
gar.ons pauvres de la paroisse de Prornasens. En 1317 le 
village fut donne par Louis de Savoie ä l'abbe de Saint- 
Maurice. Quelques debris rornains dans les environs. 



I AUBRIG (C. Schwv/.i. Sun iuris. Voir Ai Bl RG. 

I auoannes (LES) (C.Valais. li. Sierrej. 2680 m. l'.- 
iii lac alpin a !i Km. S.-K. du somini'l du 
Wildhorn. 

AUDON (BECCA D')(C. li.-i-m-, \ auil 

el Valais).Voir Oldenhorn. 

audon (GLACIER D") (C Berne, 

li. Gesaenay). Branche du glacier de Zan- 

ßeuron, massif dea Diablerets, deacend .. 

K. de l'Oldenhorn ou Becca d'Audon, 

eis les chaleta d'Olden (1834 m.). 

AUDON (Oldenalp) (C. Berne, D. Ges- 

enay). Vallon ei päturage s'ouvranl non 

jin du col du l'illon, sur le cöte S. de la 

allee (|ui, de Gsteig, aboutit ä ce col. II 

si doinine au S.o. par l'Oldenhorn. Le 

>nd de la vallee est occupä par le petit 

lacier d'Audon, de 400 m. de longueur, 

l'exiivmili' aupörieure (bord N.-ü.) du- 

uel a'ouvre le col d Audon (2788 m .) qui 

elie le vallon ei lea chaleta d'Audon avec 

' glacier <\f Zaiillciii'on ei l'hötel du 

Sanetach en 5 heures 30 minutea. Les cha- 
(l!)(H) m. environ), sont frequemment utiliaöa pour la 

lim! par les lourisles ipii, des Ormolils surlout, fonl. l'as- 

cension de l'Oldenhorn; il faul compter I heure 30 min, 
des chaleta de la Reuachalp (sur la route du l'illon) jus- 
ipi'aux chalets d'Audon par un aentier trea pittoreaque 
dont Tun des embranchementa longe la splendide cascade 
d'Audon, qui tneaure prea de 80 m. de hauteur. Cet alpage 
n'esl hahilr qu'en aoüt. Flore interessante, edelweiss en 
grand nomine. 

AUEN (C. Appenzell, Rh. -Ext., I). Hinterland, Com. 
Ilundwil). 800 m. Quartier de Hundwil, ä 2 km. S.-E. de 
cette localite, sur la rive droite de l'Urnäsch, ä 6 km. 
N.-O. de la Station d'Appenzell, ligne Herisau-Appenzell. 
35 mais.. 120 h. prolestants. 

AUENBERGE (C. Glaris, Com. Haslen). Prairies de 
montagne avec chalets habites seulemenl pendant l'ete, 
sur une terrasse de la pente O. du Salengrat, ä 10 km. 
N.-E. de Linthal et ä 2 km. de Schwanden, depuis 1897 
exploitees comme alpages. Magnitique point de vue sur la 
chaine du Glärnisch. 

AUENGÜTER (C. Glaris, Com. Linthal). Nom col- 
lectil'd'un assez grand nombre de fermes avec une rnaison 
d'i'Cole disseininees sur la rive droite de la Linth, de 1 ä 
3 km. S. de Linthal. Culture des prairies, eleve du betail. 

AUENHOFEN (C. Thurgovie, D. Arbon, Com. Hefen- 
bol'en). 449 m. Hameau de 21 mais. et 109 h., ä 500 m. 
d'Amriswil, Station de la ligne Romanshorn-Sulgen. Cerea- 
les, arbres fruitiers, laiterie. 

AUENSTEIN (C. Argovie, D. Brugg). 435 m. Vge, com. 
et paroisse sur la rive droite de l'Aar, ä 2,5 km. 0. de la' 
Station de Wildegg, ligne Aarau-Brugg. Bureau des pos- 
tes, telephone. Com., 92 mais., 696 h. ; vge, 80 mais. et 
592 h. protestanls. Agriculture, viticulture. Pres du bac 
sur l'Aar, on voit les ruines d'un ancien chäteau dans lequel 
Hermann de Beinach fut assiege, en 1380, par les Soleu- 
rois et les Bernois. Sa femme, Ursule de Homberg, rendit 
le chäteau aux assiegeanls ä condition de pouvoir empörter 
ce qu'elle avait de plus precieux; eile prit alors son mari 
sur ses epaules et sortit du chäteau, lui sauvant ainsi la vie. 
Dans le sable de l'Aar, on trouvait autrefois des paillettes 
d'or. Lieu de naissance de G.-L. Schmid, mort ä Lenz- 
bourg en 1805, ecrivain politique et philosophe, conseiller 
d'ambassade du grand-duche de Haxe-Weimar. 

AUEREN (C. Glaris, Com. Haslen). 1419 m. Groupede 
chalets sur l'alpe Ennetseewen, ä 4 km. S.-E. de Haslen et 
ä 3 km. E. de Hätzingen. 

AUERNALP (C. Glaris, Com. Netstall). 1680 m. Alpage 
ä 5 km. N.-O. de Claris, sur la pente S. du Wiggis et do- 
minant le Klönthal. Quelques chalets. La vue sur le Glär- 
nisch ei les Alpes environnantes est süperbe. 

AUFALLAZ (POINTE et COL D') (C.Vaud etValais). 
Sommet rocheux de 2735 m. s'elevant immediatement au 
S.-O. du Petit Muveran, sur la crete qui relie cette eime 
ä la Denl de Mordes. Au N.-E. s'ouvre, entre ce pic et le 
Petit Muveran, le col d'Aufallaz (2515 m.) qui fait corn- 
muniquer le vallon de Saillon avec celui de Nant et qui est 



102 



AUF 



tres raremenl utilisä. L'ascension de la pointese fait dela 
eabane Rambert en i heures 30 min. et en 6 heures 30 

min. des Plans de Frenieres. 

aufhausern (C. Thurgovie, D. Weinfelden, Com. 
Hugelshofen). Petil hameau silue au pied N. du Mittlern 
Ottenberg, äl,5 km. E. de Hugelshofen et ä 4 km. N. de la 

Station de Weinfelden, ligne W'inteithour-Romanshorn. 
1(1 niais.. 51 h. Agriculture et arbres 1'ruitiers. 

AUFHOFEN(C. Saint-C.all. D. Wil, Com. Oberbüren). 
629 m. Petit hameau ä 3 km. N. de la Station de Flawil, li- 
gne Gossau-Wil. Telephone. 12 mais. et 65 h. protestants 
de la paroisse de Nieuerwil. Agriculture laiterie. 

AUFHOFEN(C. Thurgovie, D. Frauenfeld, Com. Thun- 
dorf). 566 m. Hameau sur la routc de Frauenfeld ä Amli- 
kon. a 500 m. E. de Tbundorf et a 4 km. S.-E. de la Sta- 
tion de Feiben. ligne Winterthour-Sulgen. 18 mais., 74 h. 
protestants. Agriculture. 

AUGASSE (C. Herne. I). Thoune, Com. et paroisse 
Steffisburg). 500 in Quartier exterieur du village de Stef- 
lisluiri;. entre Thoune et Steflisburg, sur la rive jauche de 
la Zu Ig, a 1,5 km. S. de Steflisburg, ligne Thoune-Ber- 
thoud." Ce quartier n'avait, en 1888, que 5 mais. et 48 h. ; 
il s'est rapidement developpe et comptait en 1899, 30-35 
mais. et 150-200 h. protestants. Scierie, filature de laine, 
hlanchisserie. 

AUGE D'AVAUX (C. Fribourg, D. et Com. Gruyere). 
709 m. 6 mais. avec scieries, ä 5 km. S.-E. de la Station de 
Bulle, ligne Bulle-Romont, et a 1 km. S. de Gruyere, sur 
la route de Bulle-Chäteau-d'tEx. Voiture postale 30 h. 

AUGES (LES) (C. Fribourg, D. Gruyere, Com. La 
Tour-de-Treme). 750 m. Hameau sur la rive droite de la 
Treme, ä 200 m. N. du village de la Tour-de-Treme et ä 1,5 
km. S.-E. de la Station de Bulle, ligne Bulle-Romont. 38 
mais., 266 h. cath. 

AUGES (LES) (C. Fribourg, D. Sarine, Com. Villars- 
sur-Gläne). 584 m. Croupe de maisons sur les bords de la 
Gläne, ä son embouchure dans la Sarine, ä 4 km. S.-O. de 
Fribourg. 30 h. En amont de ces maisons se trouve le 
magnifique pont de la Gläne. 

AUGINE (!_') (C. Vaud, D. Moudon, Com. Boulens). 
712 m. 6 maisons avec un moulin, ä 500 m. E. de Boulens, 
sur la route de Lausanne ä Thierrens. et ä 2,5 km. S. de 
la Station de Bercher, ligne Lausanne-Bercher. 33 h. Agri- 
culture. 

AUGIO (C. Grisons, I). Moesa, Cercle Calanca). 1034 m. 
Com. et vge sur la rive droite de la Calancasca, dans la 
partie superieure de la vallee de Calanca, 
ä 26 km. N.-E. de Rellinzone. Depot 
des postes. 38 mais., 109 h. catholi- 
ques. Culture des prairies et eleve du 
betail ; emigration periodique des ha- 
bitants comrne vitriers, peintres, plä- 
triers. 

ÄUGST (BASEL-) (C. Bäle-Campa- 
gne, D. Liestal). 275 m. Com. et vge ä 
10 km. E. de Bäle, sur la route de Bäle 
ä Rheinfelden, ä 500 m. de la Station de 
Kaiser-Augst, ligne Bäle-Brugg, et sur la 
rive gauche de l'Ergolz, pres de l'embou- 
chure de celle-ci dans le Rhin. 44 mais., 
501 h. protestants. Depot des postes, te- 
legraphe, telephone, douane. Voiture pos- 
tale Augst-Arisdorf. Agriculture et viticul- 
ture, pecheries. Maison pour les jeunes 
criminels fondee en 1853 gräce ä l'initia- 
tive de ßirmann, et dotee en 1893 par 
Handschin. Les celebres salines de Schvvei- 
zerhalle, fondees en 1836, sont ä 3 km. ä 
l'O. de Rasel-Augst. 

Ana sta Rauracorum, nom de la ville 
romaine qui s'etendait sur les collines 
situees au S.-E. de Basel-Augst, ä 500 m. 
du Rhin, entre l'Ergolz et le Violenbach; 
eile fut fondee, sur l'ordre d'Auguste, 
13 ans avant J.-C. par L. Munacius Plan- 
cus, ancien lieutenant de Cesar, dont le tombeau, re- 
trouve pres de Gaete, contenait l'inscription : Colonias 
deduxit Lugdunum et Rauricam. La fondation d'Au- 
gusta, sur l'cmplacement de la capitale des Rauraques, avait 
pour but de couvrir un des plus irnportants passages du 



AUG 

Rhin, lä ou se rencontraient les grandes routes mililaires 
qui, de l'ltalie, traversaient la Rhetie, l'llelvtHie et la Se- 




Cast.-I 



quanie. Ce fut donc une colonie militaire destinee ä pro- 
teger l'empire romain des invasions germaniques, plutöt 
qu'une colonie civile, ses ruines attestent toutefois une cite 
de premier ordre, qui dura plus de deux siecles. En 260, la 
ville fut abaudonnee par suite de l'envahissement des Ger- 
mains, peu apres, cependant, le castel est reconstruit, un 




Ruines du theätre d'Augst. 

pont traverse le Rhin et Äugst se peuple äjnouveau. Mais, en 
374, Bäle devient sa rivale et, en 400, les Germains s'instal- 
lentä Äugst, tandisqueles Romains se retirent peu a peu du 
N. de l'Helvetie. Dans la suite, le pont de l'Ergolz, sur lequel 
se trouvait la douane, lui donna une cerlaine importance. 



Al!(i 



AUG 



10.5 



LeB ruines cTAugusta Rauracorum, quoiq 

(Ines el i 1 1 ;-> imporlantes que Celles d \\ '-i 

pendanl attire, depuis plusieurs siecles, 
fottention des archeologues ; dejä en 1544, 

Bebastien Munster, dans sa Cos graphie, 

BD donne une description et, en 1582, An- 
§rea Ryff fait faire, pendant trois ans, des 
fouilles au theätre et au castel, mais c'est 
principalemenl ä l'humaniste Amerbach 
<|ih' nous devons des notes et des dessins 
du plus vif intorol mit Petal des ruines en 
I.VJO. Depuis lors, ;i diflerentes dpoques, 
drs fouilles partielles furenl executees ; 
im. iis, ;i partir du XVIII" siecle, le gouver- 
ih'iih'iiI interdit de lescontinuer el ce n'esl 
nie depuis le milieu du XIX.<> siecle qu'el- 
Irs furenl reprises avec succes. II est as- 
scz difficile de sc rendre compte de Peten- 

I ccupee par Augusta Rauracorum, le 

■or d'enceinte n'existant plus que par- 
Bellement, mais d'apres le plan dresse par 
i Ingenieur .1. Frey, on peul estimer cette 
Itendue ä environ (>."> ha, el la population 
ä 30 ou 40000 habitants. Le mur d'en- 
gtinte est construil en petits moellons al- 
pmanl avec des rangs de briques et l'on 
y remarque les meines tours semi-circu- 
Bjres qu'ä Avenches; Pentröe principale 
De la villc ctaii du cöte X., deux autres 
■ortes existaient au S.-K. et au N.-E. Les 
principaux monuments sonl le castel, Pan- 
cien castrum qui s'elevait, avec le forum, ä 

iiMiiani la plainedu Rhin ä l'<>. ; sur une autre colline por- 
tant le nom de Schönbühl, se trouvent les ruines du Capi- 
tole et irun temple consacre ä Jupiter, un second temple, 
Baoins important, existail plusä PO., dans la valleed'Ergolz 
rtdesbainsse trouvaient au piedN. du castrum; au cen- 
ti-c du plateau existent les restes dune tour ou d'un arc 
de triomphe (?) et, dans un pli de terrain, au milieu dun 
pelii hois, les restes du theätre construit en moellons de 
pres rouge, que des fouilles methodiques et des travaux de 
ionsolidalion ont remis presque completemenl au jour. 
I.e theätre d' Augusta a ete. reconstruit ä trois periodes dif- 
leieules. Ali theätre primitif, de dimensions restreintes, 
1 succede un amphitheätre aux murs elliptiques, puis le 
tlieätie aeluel beaucoup plus considerahle : ee dernier me- 
iere 91 metres de diametre el 46 metres de rayon, la 
scene mesure 1(5 m. de longueur, 70 m. avec les depen- 
dances de gauche et de droite ; le mur exterieur du theätre 
s'elevait de 15 m. au-dessus du sol, et comme la ditference 
entiv le Com! de l'hemicycle et le sol est de 8 m. cela fait 
une hauten i- totale de 23 m. Trois couloirs de 3 ä i m. de 
fcffge coupaient Pedifice transversalement et permettaient 

de parvenir 
au podium 
dalle et aux 
deuxrangsde 
gradins par 
des escaliers 
en pierre et 
en bois. Un 
couloir cir- 
culaire en- 
tourait le po- 
dium, puis 
venait un 
premierrang 
de 14 gra- 
dins, sepa- 
re du rang 
superieur de 
11 gradins 
par un se- 
cond couloir 

circulaire. Une chosequi surprend dans le theätre d'Augst, 
c'est l'emploi de petites tours demi-circulaires, accolees les 
unes aux autres et destinees ä soutenir les murs principaux 
de l'ediliee el a leur donner une solidile ipii en eilet a defie 
les siecles. Ce beau theätre contenait 10 000 spectateurs. 



la Bcene ai n i ai 
ichies < l > 'ii 1 1 • ■ ■ 



de I ine doute 

ii i i . aqueduc 




Fouilles du tlii-atre d'Augst. 

•ipal d'Augusta remonlait for 



Males reeileillies, on a pil 

tivesde Phistoire d'AugusI 
de la \ ille doi! ötre celle 



loin dans la vallee de 
paiaii-il. presdu village 
oü l'on montre Pentree 
elee I leidenloch. En de- 
tait, du cöte du Rhin, 

la vilU-, entre autres ä 
i que sur la rive droite du 
i de monnaies romaines. 
criptions malheureuse- 
sieurs de ces antiquites 
läle. D'apres les inon- 
lques dates approxima- 
a partielaplusancienne 
uve le castel, ear on y 



ips 



-Ion 




^ p 






'Ztr™ 1 ' 



du theätre d'Augst 



monnaies de cette epoque confirmerait ce fait; le thöätre 
actuel aurail ete construil quelque temps apres et a dun'' 
jusqu'ä la destruction d Augusta, qui a du avoir lieü au 
milieu du IV' siecle, car on sait qu'Amucien Marcellin 
Iroiiv.i la ville encore florissante en 354. Mais vers 356 eut 
lieu une invasion des Barbares et la serie des monnaies 
romaines que l'on trouve ä Augusta ne depasse guere cette 
dale, tandisque l'on a lecueilliä Kaiser-Augstdes monnaies 
de Constantin parmilliers. C'est donc cette localite qui suc- 
ceda ä Augusta et prit le nom de Castrum Rauracense 
mentionnee dans la notice des provinces de l'Empire ro- 
inain, redi-ee vers l'an 400; il est ä remarquer que les 
miirailles du castel de Kaiser-Augst sont tres epaisses et 
renfermenl des döbris de grands edifices qui ont du appar- 
tenirä Augusla Rauracorum. Ce castel etait un parallelo- 
gramme mesuranl 255 m. de long surl50m.de large. Le 
clnislianisme a du parvenir sur les bords du Rhin des le 
III' siecle; .luslinien. le plus ancien eveque d'Augusta qui 
signa lesactes duconcile de Cologne en 34(5. avait le titre 
d'eveque des Rauraques. Apres lä destruction de la ville, 

le Siege de l'e\echo fllt transfero a Bäle. 

Bibliographie : Schöpflin : Alsatia illustrala, trad. Ra- 
venez; Brückner: Die Schlösser und Bürger in Basel- 
land ; Quiquere/ : Momnnei/ts de rancicii rvcclir de Bäle; 
die Mitteilungen der historischen Gesellschaft, zu Basel, 
IKN'2 ; Vliidiinlt'ur d'tud i</iiites suisses, etc. 

ÄUGST (KAISER-) (C. Argovie, D. Rheinfelden). 270 
in. Sur la rive droile de l'Krgol/., pres des bords du Rhin, ä 
800 in. de Ilasel-Augst. (53 mais., 595 h, catholiques. Station 



104 



AUG 



AUR 



dela ligne Bäle-Brugg. Postes, telegrapho. tolephone. Kleve 
du betail, viticulture, pisciculture. Fabriques decelluloide, 
deeiments et de briques. Salines ä proximite. Lenom de 
Kaiser-Augst, Äugst imperiale, vient de ce que eette localite 
relevait aiitrelbisdirecteinont de l'empereur. ('.est ici quo 
se trouvait, au V« siecle de notre ere, le Castrum Raura- 
cense dont il est parle ä l'article Ai gsi (Basel). 

augstbach (C. Bale-Campagne et Soleure). Ruis- 
seau de 12 km. de parcoura dans la direclion du N.-E. au 
S.-O., prenant sa source au Lauchberg; il coule jusqu'a 
Langenbruck sous [es noms de Waldbach ou de Schön- 
Lhalbach et traverse los localites de Holderbank et de 
Balsthal;ilse jette ä Klusdansla Dunnern.affl.de l'Aar.A 
droite, il reeoit le Mümliswilbach. A Baisthal, l'Augstbach 
est utilise par quelques Etablissements industriels. 

AUGSTBERG (('.. (liisons, I). Ober-Landquart). Deux 

Fetits sommets voisins (2451 in. et 2264 m.), contreforts de 
Imselfluh ; ilss'olevent immediatement ä IE. de Spinabnd, 
dans la vallee de la Landwasser, un pou au S. de Davos. 

AUGSTBODENKOPF (C. Grisons, I). Ober-Land- 
quart). 2691 m. Petit sominet remarquable, contrefortde la 
chaine qui limite au N. lo vallon de Vernein, vallee secon- 
daire de la vallee de Vereina, ä l'O. du Piz Ruin. 

AUGSTBORDHORN (C. Valais, D. Viege et Loeche). 
2974 m. Sommet qui s'eleve ä 6 km. <). de Stalden, dans 
la vallee de Zermatt, au N.-E. du Schwarzhorn (3204 m.). 
II domine, ä l'E., I'alpage Im Augstbord et ä l'O. celui 
(I Oliere Ginanzalp. 

AUGSTBORDPASS (C. Valais, D. Viege et Loeche). 
2893 in. Passage facile, avec un sentier a mulets, r j 1 1 i i'ait 
communiquer'Saint-Nicolas, dans la vallee de Zermatt, 
avec Meiden, dans lo vallon de Tourtemagne ; au N. s'eleve 
le Schwarzhorn (3204 in.), un des grands belvederes de la 
Suisse, d'un aecos facile depuis le col. Sur le versant de 
Saint-Nicolas le sentier du col passe par les chalets 
d'Augstbord (2262 in.) au N.-E. desquels se trouve la pente 
appolee « Im Augstbord » (2618 m.), dominee au N. par 
l'Augstbordhorn (2974 in.). 

AUGSTE (C. Appenzell, Rh. -Ext., D. Vorderland, Com. 
Wolfhalden). 793 m. Hameau aux inaisons disseminees, ä 
1.5 km. S.-E. de Wolfhalden et ä 2 km. E. de la Station 
de Heiden, ligne Rorschach-Heiden. 13 mais., 66 h. pro- 
lestants. Agriculture. 

AUGSTENBERG (VORDER et HINTER) (G. Gri- 
sons, D. Inn). Alpea deux sommets (Vorder et Hinter) dont 
chaeun attoint 3234 m. Elle s'eleve sur la crete limitrophe 
entre la Suisse et le Tyrol, dans le massif de la Silvretta et 
immediatement ä l'O. du Fütschöl Pass ou Forcella qui 
fait communiquer Ardez, dans la Basse-Engadine, avec 
Galthür, dans la vallee de Paznaun. Relvedere magnilique 
et souvent visite depuis la cabane de Jamthal (versant ty- 



rolien). Pendant longtemps la topographie de ce pic fut 
tres mal connue, mais la publication recente des feuilles 
Ardez et Gross Litzner de l'atlas Siegfried, l'a rendue tres 
claire. 

AUGSTENHOZRNLI (C. Grisons, D. Ober-Land- 
quart). Sommet de 3030 m. qui s'eleve immediatement ä 
10. du Scaletta Pass, entre Uavos et Scanfs, sur la crete 
qui separe la Rasse-Engadine de la vallee de Davos. 

AUGSTHOLZ (C. Lucerne. D. Hochdorf, Com. Hohen- 
rain). 574 m. 4 maisons sur la route de Hohenrain ä Lieli, ä 
3 km. E. du lac de Raldegg et ä 3 km. de la Station de 
Hochdorf, ligne Lucerne-Lenzbourg. Ce sont d'anciens 
bains dont los sources sulfureuses, calciques et ferrugi- 
neuses existent encore. 30 h. 

AUGSTKUMMENHORN (C. Valais, D. Viege). Ce 
nom est porte par deux sommets: 

1° Sommet de 3454 m. qui s'eleve sur la crele limitrophe 
entre la vallee de Saas (Suisse) et eelle d'Antrona (Italie), 
immediatement au S. du Sonnighorn; 

2" Sommet de 2893 m. qui s'eleve ä l'extremite S. de la 
crete se dirigeantdu Rietschhorn vors le S. II domine le 
päturage l'Augstkumme (2112 m.) et la vallee du Rhone, 
entre Viege et Rarogne. 

AUGSTMATTHORN (C. Herne, I). Interlaken). Deux 
sommets portent ce nom : 

1° Sominet de 2429 m. sur le prolongeinent N. du Schilt- 
horn, entre les vallees de Lauterbrunnen et de Saus. C'est 
undes pics quidorninont los sources de la celebre cascade 
du Staubbach ; 



2" Sommet de 2140 m. dans la crete qui separe le lac de 
Brienz de la vallee de Habkern, ä 8 km. N.-E. d'Interlaken 
et dominant Niederried, au bord du lac de Brienz. C'est un 
beau pointdevue auquelonparvienl en 3 h. 30 de Habkern. 
AUGUSTINS(AUX)(C.Fribourg,D.Gläne,Com.Rue). 
673 m. Hameau entre Rue et Vauderens, ä 1,5 km. O. de 
cette derniere Station, ligne Fribourg-Lausanne. Chäteau 
de Maillardoz; chapelle. Los Augustins, qui possedaient 
en cet endroit une metairie en 1594, donneront plus tard 
leur nom au hameau qui s'y construisit. 8 mais., 45 h. 
catholiques. 

AUG WIL (OBER et UNTER) (C. Zürich, D. Bülach, 
Com. Lulingen). 570 m. Croupe de maisons ä 3 km. N. de 
la Station de Kloten, ligne Kloten-Pfäflikon. 6 mais., 45 h. 
protestants. 

AU JE (C. Grisons, I). Ober-Landquart, Cercle et Com. 
Klosters). 1208 m. Petit village dans la vallöc de Klosters, 
ä 2 km. environ S.-E. de la Station de Klostors, ligne 
Landquart-Davos, sur la pente N. du Gatschiefors'pitz 
(2673 m.), 3:5 mais., 127 h. protestants de langue allemande. 
Culture des prairies et eleve du betail. 

AUL (C. Grisons). Deux sommites portent ce nom : la 
premiere dans le district du Vorderrhein. Rolle sommite 
rocheuse de 3124 m., point eulminant de la crete sauvage 
qui separe les vallees de Vals et de Vrin, dans les Alpes 
Adules. Elle fut gravie pour la premiere fois, en I7<s-i et 
1792, par le moine Placidus a Spescha, de Disentis. On 
peut y parvenir en 6 heures de Vals, par le Sattellücke. 
La deuxieme, dans le district du Glenner. Sominet de 
2727 m. ä l'extrömite N. de la chaine du Piz Ganneretsch, 
ä l'O. de la route qui traverse le col du Lukmanier (Vor- 
derrhein). 

AULA (C. Tessin, D. Locarno). Montagne de 1420 m. 
appartenant a la Corporation d'Intragna ; eile s'eleve ä 5 km. 
O. du village, entre le val Onsernone et le Centovalli et do- 
mine les hameaux de Corcapolo et de Verdasio au S., los 
villages d'Auressio, de Loco et de Mosogno au N. 

AU LT (PIZ) (C. Grisons, D. Vorderrhein). 3033 m. 
Aiguille rocheuse qui s'eleve un peu au S.-E. de l'Ober- 
alpstock (massif du Tödi) et domine le village de Sedrun, 
sur la route de l'Oberalp. II faut 5 ä 6 heures pour attein- 
dre cette eime qui a ete gravie, pour la premiere fois, vers 
la fin du XVIIR siecle, par le moine Placidus a Spescha, 
de Disentis. 

AUMONT (C. Fribourg, D. Rroye). 605m. Com. et vge 
sur la rive droite de la petite Gläne, ä 3,5 km. S.-Ü. de la 
Station de Cugy, ligne Fribourg- Yverdon. Bureau des postes, 
tolephone. Voiture postalo Combreinont-Payerne. La com- 
mune compte 78, mais., 499 h. catholiques ; le village 61 
mais., 404 h. La paroisse comprend Aumont et Granges 
de Vesin. Agriculture et oleve du betail, laiterie. Culture 
du tabac. Eglise construite en 1826. Ce village etait ancien- 
nement une seigneurie et appartenait ä la famille Reiß' de 
Fribourg. 

AURESSIO (C. Tessin, D. Locarno). 661 m. Com. et 
vge, premier village du val Onsernone, ä 12 km. O. de 
Locarno. Depot des postes. Voiture postale Locarno-Como- 
logno. Riante Situation au rnilieu des vignes et des chatai- 
gniers. Helle villa du conseiller Calzonio, bienfaiteur du 
village. C'est ä sa liberalite qu'Auressio doit sa bonne Si- 
tuation financiore. La commune compte, avec les hameaux 
de Raldogno et de Giardino, 50 mais. et 193 h. catholi- 
ques; le village, 34 mais., 130 h. Un peu d'agriculture; 
les femmes travaillent ä la campagne, les hornmes emi- 
grent dans la Suisse francaise et a Paris comme chape- 
liers, peintres, etc. 

AURIER NOIR (AIGUILLE DE L') (C. Valais, D. 
Entremont). Nom donne par la carte du Club Alpin Suisse 
(champ d excursions de 1868) au sommet ordinaireinent 
appele « Mont Briile » (3621 m.) qui se trouve au fond du 
glacier d'Arolla. Le col de cenom est sur le llanc N.-E. de 
ce pic en Italie. 

AURIGENO (C. Tessin, D. Valle Maggia). Com. et vge 
ä 350 m. sur la rive droite de la Maggia, a 10 km. N.-O. de 
Locarno. Depot des postes. Voiture postale Locarno-Bi- 
gnasco. Aurigeno compte 76 mais. et 219 h. catholiques. 
Eleve du betail. Reaucoupd'omigrants pour Paris et l'Ame- 
rique. 

AURIGENO (VAL D') (C. Tessin, D. Maggia). Jolie 
petite vallee riche en päturages ä l'O. du village du meme 



ÜICTIONNAIRE GEOGRAPHIQUE DE LA SUISSE 



. h Hi 




TabaksFabrikation .*. Fab de tabac 

SbrohhubFabr. j=. Chapeaux depaille 

Seidenbander z Rubansdesoie 

Baumvrollspinn. £. Filature de colon 

Sbckerei o> Broderie 

Strickerei )K Tricotene 

Färberei J, Teinturerie 

Weber e, u Bleiche hiles et blanche 

TuchFabrikation a Draps etlamages 

SchuhFabrikation t Chaussunes 



Papierindustrie £ Industrie du papier 

Holzindustrie V ■■ ■■ bois 

Nahrungsmittel <o> Produits aliment r - i 

ChocoladenFabr. (& Fab de chocolat 

Haserei • Fromagerie 

Brauerei o Brasserie 

Brennerei 3 Distillerie 

Giesserei A Fonderie 

Glockengiesserei 4> ■ de clocbes 

Metallindustrie ^ Metallurgie 



UhrenFabrikation ® Fab dependules 

Elektr Werk A Usme electrioue 

Chemische Prod. I Prod ts cbimiques 

Ziegelei Fuilene 

TöpFerei -»• Potene 

Salinen a Salines 

Cemenb P, Cimenb 

Gjps h Gjpse 

MorkFabrikation u Fab de bouchons 



M.B. nach D r Dill. 



PRINCIPALES INDUSTRIES DU CANTON D'ARGOVIE 

N. B. La teinte rouge indique la region approximative du tressage de la paille. 



AUH 



ALT 



105 



noni. S'etend de l'O. ä l'E. pendanl •"> km. ei prend nais 
«nee .1 l'alpe de Tramone (2Ö24 m.), Elle est arrosöe parun 



tit affluenl di 


dn 


it.- de 


la Maggia, qui se 


j' 


tte 


Qe-ci au sorti 


r d< 


la va 


ler entre Aurigeno 


c 


M 



AURIGUIA (VAL D') (C. Crisons, II. M.iesai. IV- 
Btevaltee laterale du ValCalanca. Elles'&end de l'E. ä l'O., 
Sir 3 km., du Pizzo diGroveno (2693m.) au village de Selma. 
Elle esl airostV par un petit affluenl de gauche <iu Ca- 

laucasra. 

au ron a i Valais, D. Brigue). Ce nom est donne\sur 
lc rersanl italien, ä plusieurs endroits de la eröte limitro- 
phequi s'ötend au N. du Monte Leone. La Pointe d'Aurona 
■i'.i'.H m.) est connue, en Suisse, sous le nom deFurggen- 
baumhorn. Immediatementä l'E. de ce pic s'ouvre le Passo 
d'Aurona ('271") m. d'apres la carte italienne). Un peu au 

S c lence la Bocchetta d'Aurona ou le col de Kaltwasser 

(2750 m.) qui rail communiquer l'Hospice du Simplon avec 
la vallee italienne de Cairasca; sur le versanl italien de 
ri' passage s'ätend le glacier d'Aurona, d'oüsort le ruisseau 
d'Aurona, une des sources de la Cairasca. 

auruti (ober, UNTER) (C. Zürich, l>. Hinwil, 
Com. Fischenthal). «7(1 m. Hameau ä 1,5 km. au S.-E. de 
la Station de Fischenthal, ligne du Tössthalbahn. Sur la 
pente N. du Hüttkof (1334 m.). 5 mais., 42 h. protestants. 

AU-SEELI (C. Zürich, D. Horgen, Com. Wädenswil). 
VII m. Petil lacde WO m. de longueur, ä3 km. N.-O. de 
Wädenswil, forme" par la presqu'ile d'Au qui s'avance 
dans le lac de Zürich. 

AUSGRÜT (C. Zürich, D. Andelfingen, Com. Flaach). 
349 m. Marecage hoise a l'embouchure de la Tluir dans 
le Rhin, ä9 km. E. d'Eglisau. 

AUSUlKON (C. Zürich, D. et Com. Pfaflikon). 563 m. 
Vge sur la route de Hinwil ä Pfaflikon, ä 1 km. E. du lac 
de Pfäffikon dont il est separe par un marais d'un km. de 
largeur. A 2 km. au X. de la Station de Kempten, ligne Effre- 
tikon-llinwil. Depot des postes, telegraphe, telephone 
3't mais., 248 li. protestants. Agriculture. 

AUSSAYS (ES) (C. Valais, D. Saint-Maurice, Com. 
Yerossaz). 815 m. Vge sur un plateau au pied N.-E. de la 
Den! du Midi, en face de la Dent de Mordes et de Dailly 
et Savatan, a 4,5 km. 0. de la Station de Saint-Maurice, 
BgneLausanne-Brigue. Depot des postes, telephone desforts 
de Dailly. 43 mais., 194 habitants cathohques. Culture 
des pommes de terre, eleve du betail. Industrie laitiere, 
belli' Situation pres d'une foret de sapins ; vue sur les Al- 
na valaisannes et sur la Vallee du Rhone, du Leman a 
Martigny. Saint-Sigismond, roi de Bourgogne, fit peni- 
tence quelque temps ä Aussays. 

AUSSERBERG (C. Berne, D. Berne, Com. Wohlen). 
Hameau a 73-2 in. au bord S. de la foret de Frieswil, ä 5 
km. S. de la Station d'Aarberg (ligne Morat-Lyss), 6 mais., 
30 h. Agriculture. 

AUSSERBERG (C. Berne, D. Wangen, Com. Ober- 
bipp). 1216 m. Foret sur les pentes du Jura dominant 
Wblfisberg, a 2 km. N. d'Oberbipp. 

AUSSERBERG (C. Valais, D. Rarogne). 1008 in. 
Com. situee sur la rive droite du Rhone, au pied du Wi- 
wannihorn, ä 3,5 km. N.-O.. de la Station de Viege, ligne 
Lausanne-Brigue. A quelque distance du Dälwald. Cette 
commune comprend deux villages, Trogdorf (Grosstrog) 
et Rissern, 73 mais., 398 h. catholiques. Agriculture. 
Eleve du betail. 

AUSSERBINN (C. Valais, D. Conches). 1310 m. Com. 
et vge sur une pente ensoleillee, sur la route de Binn ä 
Brigue, ä 5,5 km. O. de Binn et ä 19 km. E. de Brigue. 
10 mais., 18 h. catholiques. Agriculture et eleve du betail. 
Commerce de fromage. Ardoisieres. 

AUSSERBIRRMOSS (C. Berne, D. Konolfingen) . 
91(iiii. Com. et vge sur la route de Riesbach a Rötenbach, 
au pi(<d S. du Kurzenberg (1202 m.) ä 3,5 km. E. de la sta 
tion d'Ober Diessbach, ligne Rerthoud-Thoune. Voiture 
postale Lindeii-Thoune, Linden-Ober Riessbach, Linden- 
Heimenschwand. La commune, avec les hameauxde ßar- 
achwand et de Schönthal, compteSOmais., 559 h. protes- 
tants, le village 64 mais., 456 h. Les habitations de cette 
commune sonl disseminees et le nom d'Ausserbirrmoss 
est forme" deceux de deux emplacements difl'erents sepa- 
res par un ruisseau, Ausser et ßirrmoss. Agriculture et 
eleve du betail. Situation charmante, climat sain, surtout 



en i'ti' . vue splendide sur le^ Upes, Beiles pro nades ä 

Falkenfluh. Lieu de eure. Sejour d 6\A fr6quente\ 

AUSSERFELD (C. Zürich, D. Meilen. C.„,,. Mann,' 

dorf). 410 m. Petit village, sur la roule de Rapperswil ä 
Zürich, au bord du lac de Zürich, ä 1,5 km E. de la Sta- 
tion de MannedoiT. ,'i7 mais., ISS h. prnlcslanls. 
_ AussERSiHL i Zürich, li. Zürich, arr. III). 165 m. 

tinete, mais, depuis le 1- janvier 1893, il a 616 röuni ä la 
ville de Zürich. Celle fraclion de la ville, par guite de Bon 
Industrie llorissante et de l ötablissemenl d'un grand nom- 
ine d'ouvriers, s'esl 6normement aecrue. De 1448 h. en 
1836, ce chiffre s'esl ßleve" ä 19 767 en 1886, en majorite" 
protestants. La paroisse, datant de 1787, avec ses deux 
eglises, esl resle"e administröe ä part. Antiquitäa romaines. 
Au di'la du pont de la Sihl sc Irouxait la inaison de pr6- 



mdi 



ae.p 



■s. C 



ZZ pn 



dans le voisinage de celie-ci 
1443, le sort de la bataille bien 
connue de Saint-Jacques sur la Sihl, au de"savantage des 

Zu ricinus, allios aux Autr'iehieus, et (laus laquelle le bourg 

mestre Rodolphe Stüssi et le bannerei Konrad Meyer de 
Knonau trouverenl la mort. 

AUSTOCK (C. Schwy/, I). Mareh). 1431) m. So et 

boise de la K ist lera l|i, au S. de Reirlicnhiir^, dans la val- 

AUSWIL. (NIEDER et OBER) (C. Lerne. I). Aar- 
wangen). 691 m. Commune comprenanl 2 petits vges 61oi- 
gnes Tun de lautre de ■> km., a 1,5 km. a IL. de la Station 
Rohrbach (ligne Langenthal-Huttwil). Döpöl des postes. 86 

mais., 559 h. protestants. Agriculture, praii'ies arlilieielles. 
Tissage de la toile ecrue comme Industrie domestique. 

AUTAFOND (C. Fribourg, D. Sarine). 668 m. Com. 
et vge sur la rive gauche de la Sonnaz, ä 3 km. O. de la 
Station de Belfaux (ligne Fribourg-Payerne). 1 1 mais., 113 h. 
catholiques. Agriculture et eleve du betail. Etablissement 
de pisciculture au Zenaleyre. Carriere de mollasse aux 
Combes. 

AUTANNAZGRAT (C. Valais, D. Sierre). Dallas 
Siegfried donne ce nom general ä la crete (point culmi- 
nant, les Faverges, -IVl^ in.) qui limite au S. le glacier du 
Wildstrubel, et domine au N. le vallon d'Autannaz. 

AUTANNES (LES GRANDES) (C. Valais. D. Mar- 
tigny). Sommet de 2677 m. (2680 m. d'apres la carte 
Rarbey-Kurz) iiiiinediatement au S.-E. du col de Balme, 
et sur la crete limitrophe de la Suisse et de la France. La 
carte de l'etat-major francais l'appelle les « Hautes Au- 
tannes i). C'est un beau point de vue, ä 1 h. 30 du col de 
Balme. 

AUTAVAUX (C. Fribourg, I). Broye). 481 m. Com. et 
vge sur la rive du lac de Neuchätel, ä 3,2 km. N.-E. de 
la Station d'Estavayer (ligne Payerne-Yverdon), sur la 
route d'Estavayer ä Cudrefin. Depot des postes. 25 mais., 
139 h. catholiques. Agriculture et eleve du betail, laiterie. 
Faible culture du tabac. On rencontre, entre Aulavaux et 
le cheinin de Corbiere, une tres riche Station lacustre de 
l'äge du bronze. 

AUTERVENAZ (C. Valais, D. Monthey, Com. Cham- 
pery). 1388 m. Groupe de chalets ä la bifurcation des che- 
mins du col de Coux et de Culet et Morgins par les Portes 
du Soleil. II est ä 3 km. O. de Champery, et ä 18 km. de 
la Station de Monthey, ligne Saint-Maurice-Bouveret. Nest 
habite qu'une partie de l'annee. Eleve du betail, fabrica- 
tion de beurre et de fromage. 

AUTIGNY (C. Fribourg, D. Sarine). 690 m. Com. et 
vge sur la rive gauche de la Gläne, ä 13 km. S.-O. de Fri- 
bourg, ä 2 km. S. de la Station de Cottens (ligne Fribourg- 
Lausanne). Depot des postes, telegraphe et telephone. La 
commune compte, avec les hameaux de Cretausaz, Le 
Moulin et Verdaux, 92 mais., 497 h. catholiques, le village 
47 mais., 248 h. Agriculture et eleve du betail; la com- 
mune possede 525 tetes de betail bovin, race pie rouge, 
une laiterie (270000 kg. de lait par an). Fabrique de tuiles 
et de drains, huilerie, scierie. Eglise, pont sur la Gläne. 
Nombreux restes romains pres de la Vy de l'Etraz, an- 
cienne seigneurie. En 154o, une partie du village fut in- 
cendiee. 

AUTIS (C. Schwyz, D. March). 700 m. Fennes au mi- 
lieu des bois de la com. d'Altendorf, ä 3 km. S.-O. de la 
Station de Lachen, ligne Glaris-Zurich, au S. du lac de 
Zürich. 4 mais., IM) h. Agriculture. 



106 



AUV 



AUVERNIER fC. Neuchätel. 1>. Boudry). 142 m. Com. 
; vge sitae ä 4.5 km. (). de Neuchätel sur les bords du 




Vue d'Auveruier. 

lac de ce nom. 130 mais., 875 h. prolestants. Bureau des 
postes, telegraphe, telephone. Station des lignes Neuchätel- 
Yverdon, Neuchätel-Verrieres et Neuchätel-Boudry. Em- 
barradere des bateaux ä vapeur. Vignoble renomme, siege 
de l'Ecole cantonale de viticulture fondee en 1890, Station 
d'essai pour la reConstitution du vignoble avec les plants 
americains, laboratoire de chimie viticole. A cöte de la 
culture de la vigne qui couvre presque toute la superlicie 
de la commune, et de l'encavage des vins, la peche occupe 
une partie des habitants. Auvernier est la plus petite com- 
mune, comme superlicie, du canton de Neuchätel. 

On remarque plusieurs vieilles maisons du XVI e siecle 
d'une architecture interessante et un chäteau du XVII e sie- 
cle. Dans 1 eglise, dont une partie date de 1477, se trouve 
le tombeau du ministre et theologien de Chaillet. Au bord 
du lac on a trouve des stations prehistoriques de l'äge de 
la pierre et du bronze et une belle sepulture qui a ete 
transportee au Musee des Beaux-Arts de Neuchätel. Au- 
vernier est cite dans un acte de Bodolphe III de Bourgo- 
gne, date de 1011, sous le nom d'Averniacum dont les 
Alleinands ont fait Avernach. D'apres les ossements re- 
cueillis, les populations prehistoriques d'Auvernier parais- 
sent se rapporter ä la race de grande taille des dolicho- 
cephales neolithiques d'origine septentrionale. 

AUW (C. Argovie, D. Muri). 494 m. Com. et vge sur le 
Lindenberg, sur la route de Muri ä Sins, ä 3,5 km. S.-O. 
de la Station de Muhlau (ligne Lenzbourg-Immensee). Bu- 
reau des postes, telephone. La commune, avec le vge de 
Büstenwil, compte HO mais., 753 h. catholiques ; le vge, 
87 mais., 579 h. Agriculture, eleve du betail, arbres frui- 
tiers, laiterie, scierie. Commerce de bois. 

AVA DA LAVINUOZ (C. Grisons, D. Inn). Torrent 
de 7 km. de long, emissaire du glacier de la Maisas et de 
ceux de Tiatscha et de la Cudera, au pied du Piz Buin. II 
prend sa source ä 2312 m. d'altitude, parcourt le Val La- 
vinuoz et se jette dans l'lnn ä Lavin, ä la cote de 1389 m. 

AVA DA MULINS (C. Grisons, D. Im Boden). Tor- 
rent de 11 km. de parcours, prend sa source au pied du 
Trinserhorn ä 2489 m , recueille les eaux descendant du 
Ringelspitz et, apres avoir parcouru la vallee de Bargis, 
se jette en aval de Mulins dans le Flene, aflluent du Rh in 
anterieur, ä la cote de 790 in. 

AVA DA MULIX (C Grisons, D. Alhula) Torrent de 
4 km. qui prend sa source au pied N. du Piz Mulix, tra- 
verse l'alpe du meine nom et se jette ä Naz dans l'Albula 
dont il est le premier aflluent de gauche. 

AVA DA NANDRO (C. Grisons, D. Albula). Gros 
ruisseau de 12 km. de parcours, dont le bassin mesure 
48 km 2 . Sa source est au pied du Piz Alv ; il arrose le val 
Nandro ou il recoit, de droite, le ruisseau du val Curtins. 
II se jette dans la Julia, aflluent de l'Albula, ä Savognin, 
par 1170 m. environ. 



AVA 

AVA DA SAGLAINS (C. Grisons, I). Inn). Torrent de 
km. de parcours, emissaire du glacier de Saglains, au 
pied du pic du möme nom (massif du 
Linard). II arrose leval Saglains et sejette 

dans rinn, rive gauche, ä 1 km. en 
amont de Lavdein, ä la cote 1417 m. 

AVANCHET (NANT D*) (C. Geneve, 
Rive droile). Petit ruis. all. de droite 
du Rhone, prenant sa source dans la com. 
du Grand Saconnex, non loin de la kon- 
tiere francaise, ä 424 m. d'altitude. 11 tra- 
verse les com. de Meyrin et de Vernier. 
Dans la partie inferieure de son cours de. 
3,5 km., il coule en un ravin creuse 
dans l'argile glaciaire et la mollasse. II se 
jette dans le Rhone un peu en aval des 
moulins de Vernier (369 m.). 

AVANCON (L') (C. Valais, I). Mon- 
they). Torrent de 8 km., qui prend sa 
source pres du col de Croix, ä la fron- 
tiere francaise ; il se jette dans la plaine 
du Rhone, enlre Vionnaz et Vouvry, et 
rejoint pres de ce dernier village le ca- 
nal Stockalper, äff. du Rhone. 

AVANCON (!_') ou AVENCON (C. 
Vaud, D. Aigle). Petite riviere de 18,5 
km. de long, bassin d'environ 90 km 2 . La 
branche principale, l'Avanvon d'Anzein- 
daz, prend sa source au pied de l'arete du Bellaluex, passe 
par les chalets d'Anzeindaz, 1896 m., oii il recoit les eaux 
des Diablerets, descend sur Gryon qu'il laisse ä droite, tra- 
verse Bex oü plusieurs etablissetnents industriels utilisent 
ses eaux et va se jeter dans le Bhöne, en face de Masson- 
gex, 401 m. 12 ponts le traversent, dont 2 de chemins de 
fer. De la Peuffaire au conlluent des deux Avancons, un 
canal conduit l'eau aux usines qui alimentent les tramways 
de Bex et le chemin de fer electrique de Bevieux-Gryon. 
Une route recente longe le cours d'eau, de Bevieux ä la 
Peuffaire, au milieu de süperbes forets. Les salines de Bex 
utilisent ce torrent comme force motrice. 

La seconde branche, l'Avaneon de Nant ou des Plans, 
est l'emissaire du glacier des Martinets et mesure 9,5 km. 
de long ; il disparait sous terr'e dans un entonnoir pen- 
dant 1 km., descend le val de Nant et debouche ä Pont 
de Nant, 1200 m., dans le vallon des Plans, oü il recoit, de 
FE., les eaux des glaciers de Plan neve et de Paneyrossaz, 
puis passe pres de Frenieres et rejoint la branche mai- 
tresse ä la Peuffaire, 730 m. 

AVANTS (LES) (C. Vaud, D.Vevey,Com. Le Chätelard). 
972 m. Harn, sur la pente E. du Mont Cubli (1201 in.), aux 
maisons disseminees dont la principale est le Grand Hotel, 
ä 1 h. 45 min. au N. de Montreux, localite ä laquelle il est 
relie par une süperbe route de 10,5 km. de longueur, pas- 
sant par Chamby, et riche en merveilleuses echappees. Une 
nouvelle route, terminee en 1900, relie les Avants au col 
de Sonloup et ä Villars. Bureau des postes, telegraphes, te- 
lephone. 7 mais. 52 h. Les Avants fönt partie de la paroisse 
de Montreux et possedent une eglise anglaise. Gräce ä 
leur Situation abritee, au fond d'un haut vallon, ils jouis- 
sent, en hiver, d'un climat tres sain ; aussi sont-ils tres 
frequentes, pendant cette saison-lä, en particulier par la 
colonie anglaise qui vient surtout s'y livrer au sport de la 
luge. Au printemps, les prairies sont absolument Manches 
de narcisses qui degagent un parfum des plus penetrants 
et qui donnent aux pres l'apparence de champs de neige 
fraichement. tombee. C'estun but d'excursion frequemment 
choisi en rnai. Un second hötel s'y est ouvert en 1900. Des 
1902, les Avants seront Station de la ligne en construction 
Montreux-les Avants-Jaman-Montbovon. Tufieres et fossi- 
les liasiques dans les environs. 

AVARE (!_■) ou LA VARRAZ (C. Vaud, D. Aigle, 
Com. Bex). 1766 m. Groupe de chalets ä 16 km. environ 
ä l'E. de la Station de Bex (ligne Lausanne-Brigue), situes 
dans un vallon lateral de la partie superieure de la vallee de 
l'Avaneon des Plans, entre le cirque de Plan neve au S. et 
la chaine de l'Argentine au N. Ils sont ä 1 h. 30 des Plans 
de Frenieres, sur le chemin de cette localite ä Anzeindaz 
parle col desEssets. Des combats se livrerent autrefois entre 
bergers valaisans et vaudois dans ce vallon expose aux in- 
cursions pillardesdes premiers. Les poemes de Henri Du- 



AVA 



AVK 



107 




iac : la r.-cniir a 


ete de 933 quintaux ei 


930 quintaux en 
i 1891). 


1886 el 


822 q 


lintau 








La Btatistique du 


Ini.iil donne les 


releve - 


livanta : 










1876 


1886 


1896 


lii'ics ä cornce 


. 1747 


2197 


m\~> 


Chevaux . . 


. 018 


'.'.»7 


525 


Porcs . . . 


. 1340 


1221 


'2 1211 


Chevres . . 


481 


550 


485 


Moulons . . 


. 1523 


I148 


698 


Ruches d'abe 


1- 






[es .... 


. 422 


565 


446 



Le distriel esl desservi par la ligne de 
i< nun de Per Palözieux - Payerne - Lyss. 
esl traversd par Ins poutes de Fribourg 
Cudrefin, de Payerne ä Moral el d'A- 
nches-Villars-Cudrefin. 
Dans les marais de la Broye on exploite 
tourbe et, pres d'Avenches, du gres ex- 
Imemenl dur, dejä utilise par les Ro- 
ains. II y a peu d'industrie dans le pays, 
lanl on peut citer une acierie, une 
fabrique de lait Condensed une de res- 
sorts, ä Avenches; une de matöriaux de 
construetion en eiment, une briqueterie, 
une de porte-allumettes lumineux (et quel- 
ques horlogers) a Faoug, une huilene ä 
Montet, destuileries,une fabrique de meu- 
bles ä Vallamand-dessus. 



sions ; on y couche parfois lorsque Ton veut gravir quel- 
ques-unes des sommites environnantes. 

AVARTE (C. Tessin, 1). Hlenio, Com. Leontica). 
1056 m. Chalets sur les pentes du Piz Erra ('2400m.) ä 4 km. 
N.-O. de Dongio, dans le val Blenio, ä 14 km. N. de la sta- 
tinn de lliasca (ligne du Gothard). 40 h. 

AVAT (PIZ) (C. Grisons, I). Vorder-Rhein). Sommet de 
•isi.s in. qui s'eleve ä l'extremite du prolongement S. du 
Tödi. II domine la vallee de Rusein et a la forme d'une 
mitre d'abbe, d'oü son nom. Ce nom ne parait pas dans 
l'atlas Siegfried, mais est dünne par la carte du Club Alpin 
Suisse (Champ d'excursions de 1876), et par Theobald. Ce 
sommet a souvent ete eonfondu ä tort avec le Piz Gliems 
(2913 m.) qui se trouve vis-ä-vis. 

AVEGNO (C. Tessin, D. Valle Maggia). 301 m. Com. et 
vge ä 8 km. N.-O. de Locarno, sur la route de Locarno a Bi- 
gnasco, au bord de la Maggia, au pied O. du P. di Trosa ( I8(iti 
in.). Hepötdes postes, telegraphe. Voiture postale Locarno- 
Bignasco. Le vge compte, avec les 3 fractions Terra di Fuori, 
Terra della Chiesa et Terra di Dentro, 96 mais. et 322 h. ca- 
tholiques. Agriculture eteleve du betau. La seule industrie 
est l'exploitation du imeiss et la taille de la pierre. 

AVEN (C. Valais, 1). et Com. Conthey). 946 m. Vge sur 
le passage de Cheville, ä 2,5 km. O. de Conthey et ä 3 
km. N. de la Station d'Ardon (ligne du Simplon). 78 mais., 
346 h. catholiques. Agriculture et viticulture. Village natal 
du Pere jesuite Roh, celebre Conferencier qui mourul en 
Allemagne en 1875. 

AVENCHES (District du canton de Vaud). Sup. 5318 
ha. enclave entre le canton de Fribourg ä l'E. et au S., le iac 
de Neuchätel a l'O. et le Iac de Moral au N. ; il comprend 13 
communes (Avenches, Bellerive, Chabrey, Champmartin, 
Constantine, Cudrefin, Donatyre, Faoug, Montmagny, Mur, 
Oleyres, Vallamand, Villard-Ie-Grand), groupees en deux 
cercles (Avenches 2781 h. et Cudrefin 2526 h.). Le centre 
du district est forme par la vaste plaine arrosee par la 
Broye, fermee au N.-O. par les collines du Vully et au 
S.-E. par des collines mollassiques. Les 5305 h. oecupent 
921 maisons et forment 1196 menages. En 1900, 5487. La 
densite est de 100 h. par km*. Ce sont, pour la plupart, 
des agriculteurs ; on compte 4920 proteslants, 235 catho- 
Bques et 145 israelites. 
Les terres produetives se decomposent comme suit : 

Champs 2267 ha. 

Prairies 2087 » 

Vignobles 178 » 

Forets 732 » 

Terrains steriles : routes, carrieres, etc. 54 » 
5318 ha. 




Carte du -district d'A 



AVENCHES (WlFLlSBURG) (C. Vaud, D. Avenches). 
480 m. Petite ville du canton de Vaud, chef- 
lieu du district et du cercledu memenom,est 
siliit'c ä 32 km. O. de Berne, a 12 km. N.-O. 
de Fribourg et ä 3 km. S. du lacdeMorat, sur 
la route de Payerne .i Morat et sur une col- 
line qui domine la plaine de la Broye infe- 
rieure, entre Domdidier et Faoug, ä l'extremite N.-O. de 
l'enceinte romaine d'Aventicum. Station de la ligne Pale- 



108 



AVE 



AVE 



zieux-Payerne-Lyss. Voitures postales pour Cudrefin et 

Estavayer. Bureau dos postes, teleg. el teleph. 202 mais., 

1952 h. La population est en majorite protes- 

tante ei agncole; une colonie de pres de 200 

.luit's alsaciens s'y est etablie vers 1830 et s'y 

adonne au petit commerce. Fabriquederessorts 

et acierie, lait condense. Le territoire est fertile 

et la culture du tabac y est fort repandue. Le de- 

pöt d'rtalons de la Confederation suisse occupe 

im vaste emplacement a l'O. de la ville. 

La ville acluelle, construite sur la colline 
oü Ion place generalement le Capitole de la 
ville romaine, presenle un aspcct fort pittores- 
que. Ell suivant le chemin qui monte de la 
gare ä droite, od trouve le Chäteau, recons- 
truit par les Bernois au XVI e siecle , sur 
l'emplacement dun ancien chäleau episcopal, 
aujourd'hui siege de l'autorite du district et 
de la commune, d'ou la vue embrasse la 
vallee de la Broye, le lac de Morat et le 
Vully. En face de l'entree de la rue Centrale, 
un entbneement, en forme d'ellipse, marque 
l'emplacement de l'amphitheätre romain ; i" 
est domine, ä l'E., par une tour carree, mas- 
sive, ä ileux etages, oü se trouve le musee ar- 
cheologique. La rue Centrale, qui traverse la 
ville dans toute sa longueur, s'elargit en une 
place devant l'eglise protestante. L'hötel de 
ville, avec facade sur la place, est un bei editice 
de style renaissance. On peut faire le tour de 
la ville en suivant les vestiges des fortilica- 
tions du inoyen äge, qui n'avaient guere qu'un kilometre 
de tour, alors que l'enceinte de la cite romaine en a plus 
de six. Sur le versant de la colline, ä l'E., se trouve la 
chapelle de l'eglise libre et, au S., la synagogue. 

Histoire. Avenches conserve une importance toute spe- 
ciale dans la geographie historique de la Suisse parce que 
sa Situation et son nom la rattachent intimernentä Aventi- 
cum, la principale cite des Helvetes. «Pour qui vient du 
Nord et ne connait l'antiquite que par des livres ou par 
les collections artificielles des grands musees, dit le prof. 
Erman, la visite d'Avenches, oü musee et terrain ne for- 
ment qu'un tout et se cornpletent et se vivilient Tun l'autre, 
est une vraie revelation. C'est le premier contact direct 
avec l'antiquite. » Cette importance historique d'Avenches 
necessite une etude plus complete pour le Diciionnairc 
geographique de la Suisse. 

Aventicum et Avenches ont cependant chacune leur his- 
toire parfaitement distincte, les traces de la premiere 
ville se perdant deux siecles environ avant le debut des 
annales de la seconde. 

Epoque lielvete et romaine. Aucun docurnent historique 
ne nous est parvenu sur Aventicum avant celui de Tacite, 
qui se rapporte ä l'an 69 de notre ere et dans lequel Aven- 



I que l'origine de la cite doit etre reportee a l'epoque de 
| l'etablissemenl des Helvetes sur le Plateau suisse; mais 





Vue d'Avenche 



ticuin est appele Capugeutis, chef-lieu ou principal centre 
d'habitation des Helvetes. Cependant, des Cornmentaires 
de Cesar et des donnees de l'archeologie, on peut inferer 



musee d'Avenches. 

eile parait n'avoir ete primitivement qu'un bourg egal en 
importance aux autres, et il est impossible de determiner 
l'epoque de son elevation au rang de Caput genlis. 11 se- 
rait donc inexact de se representer Aventicum, ä l'epoque 
helvete, comme chef-lieu dun Etat politique embrassant 
toute la Suisse actuelle. Les Helvetes etaient divises en 
quatre pagi et Aventicum devint le centre urbain de Tun 
d'eux, probablement le pagus Tigorinus. Cette circons- 
tance, jointea sa position geographique qui en faisait unlieu 
de passage, aura contribue ä lui donner l'impbrtance que 
Tacite lui reconnut. On a decouvert, dans la foret de Char- 
montet (Vully), quelques tumulus anterieurs a l'epoque ro- 
maine ; un autre se trouve ä l'angle S.-O. du bois deFaoug. 
Un coin pour la frappe de la monnaie gauloise, conservi'' 
au musee, atteste l'existence d'un atelier monetaire, et, 
par consequent, d'un centre politique et industriel pour 
l'une au moins des tribus helvetes. Ce coin, ou inatrice, 
servait ä frapper "des monnaies d'or, imitees de Celles des 
rois de Macedoine, qui portent au droit la tete d'Apollon 
et, au revers, un char a deux chevaux. Enfin l'inscriptiün 
lugoves, gravee sur un chapiteau du musee, parait etre le 
nom d'une divinite celtique du meme cycle que LÜG, 
protecteur du commerce. C'est lä ä peu pres tout ce qu'on 
sait sur la ville ä laquelle les Romains 
donnerent le nom d'Aventicum, mais qui, 
avant leur arrivee, devait porter un nom 
celtique forme probablement de la racine 
du mot Aventicum, que l'on retrouve dans 
Aventia. 

L'histoire des Helvetes est mieux connue 
a partir de leur rencontre avec Cesar, en 
l'an 58 avant J.-C. Aventicum fut l'une 
des douze villes ou bourgades detruites 
par eux lrrs de leur emigration, et recons- 
truites apres leur defaite par Cesar a Bi- 
bracte et leur rentree dans leur pays. II 
ne doit etre presque rien reste des cons- 
tructions anterieures ä l'an 58 avant J.-C. 
Apres la soumission des Gaules par Ce- 
sar, vers l'an 49, la tranquillite futretablie 
dans le pays, et une periode de 120 ans ä 
peu pres s'ecoula, pendant laquelle les 
Helvetes formerent une Cite, la Civitas 
Helvelia, d'apres Cesar, ou Civitas Helve- 
liorum, d'apres les inscriptions. 
Aventicum, probablement en raison de 
son importance, devint le chef-lieu de la Civitas Belveüo- 
rwm et eut, des lors, des habitants portant des noms latins ; 
ceux-ci pouvaient etre exemptes du service militaire, ä 



AVE 



AVE 



109 



eondition de foumir une garde civiqu 

Quelques faits historiques sc rapporl 

anteri 

A 

llVLGFFÄBCA-Mtttt 

\('\\V,MAGTRIBMII 
r.OIlIlMAGDHASFl'VR^ 
FCORDNA'A/REA-DONÄO 

Ti'C:iAVDioc\i:.s.\i;iA\\i l 

TER- CVMABrEO-EVOCATVS 

N'BRITANNIA-MiLITAJSü" 

(M:PlAl : LA\aA-GPNSTA M 5 

EMERlTA^HELVETIÖk- 

*X D • D • 




n temps de paix. 
a cciic pöriode 
re ;ui\ Fiaviens 
noua soiit connua. 

C'est SOUS le renne des 

empereurs Qa\ Lena | Ves- 
pasien ei ses deus Qls Ti- 
tas etDomitien,69-96 apres 

C.) (|iies'opere la Irans- 

•ination de la eile des 

llelveles eil colonie. ('.'est 

a Celle epoque anssi i|iie 

commence, pour Aventi- 

CUlll, la periodedoprospe- 
riW que l'on considere 
comme son apogöe et qui 
dura a peu pres 200 ans. 
Pour expliquer La faveur 
doiil Aventicum a joui de 
la pari de Vespasien et 
de ses successeurs, on a 
l'ail valoir avec raison la 
part active que les Helve- 
tes avaient prise aux In lies 
contre Vitellius. On sait, 
d'autre part, par un pas- 
sage de Suötone, que Sa- 
nus, pere de Vespasien, 
son retour d'Asie, s'eta- 
blit chez les Helvetes, y 
tit un commerce de ban- 
que et y mourut. 
Inscription trouvee ä Avenehes. Ledoveloppementmate- 
riel de la cite marcha de 
pair avec l'accroissement de son importance politique. Les 
quatre pagi ou districts remontant ä l'epoque helvpte dis- 
parurent peu ä peu et les 12oppides ct4(K) villages helvetes 
Füren! remplaces par de nombreux vici ou bourgs. La co- 
lonie des Helvetes ne fut pas une veritable colonie ro- 
maine, car eile ne recut pas le droit de cite (civilas ro- 
mana). Elle obtint de Vespasien ou de ses lils le droit 
laiin qui, en laissant une plus grande autonomie au pays, 
rapprochait cependant ses habitants des citoyens romains 
en leur facilitant l'obtention du droit de cite. 

Aventicum a ete le centre administratif du pays des Hel- 
vetes. Mais ce pays ne formait point, ä lui seul, une pro- 
vince de l'empire romain. II comprenait la majeure 
partie du Plateau suisse, des Alpes au Jura, et, ä l'E., 
jusqu'a la vallee de la Thur; ä l'O. le territoire com- 
pris entre la riviere l'Aubonne et le Rhone ä sa sortie 
du lac fut detache par Cesar du reste du pays pour for- 
mer une cite" avec Nyon (Noviodunum) pour chef-lieu, 
eile qui fut appelee Civilas Equeslrium, puis erigee 
en colonie, Colonia Julia Equestrium. 

Le pays helvete ainsi delimite, que l'on apelle par- 
fois l'Helvetie romaine (le terme Helvetie ne se trouve 
jamais seul dans les documents), fut rattache ä la pro- 
vince gauloise de Belgique, qui comprenait tous les 
pays situes au N. et ä l'E. de la Seine et de la Saöne, 
puis, plus tard, ä la Germanie superieure (Alsace, Pa- 
lalinat). 

La ville d'Aventicum tira une importance nouvelle du 
fait qu'elle se trouvait sur la grande voie inilitaire et 
commerciale qui, apres avoir "franchi le Grand Saint- 
üernartl. i^a-nait Mayence et Cologne, chef-lieu de la 
Germanie superieure". Elle n'avait pas d'importance 
slrate^ique, comme c'etait le cas pour Vindonissa, 
niais eile etait une etape ou s'arretaient les soldats de 
la \\l" legion Rapax, puis de la XI me , Claudia Pia 
Fidelis, se rendant ä leur garnison, comme aussi les 
commercants ; car le commerce semble avoir fleuri ä 
Aventicum, ä en juger par le nombre des monnaiescon- 
Les sapins, les resines, le suif, la cire, le 
beurre et le fromage pouvaient bien etre les articles 
d'exportation, tandis que limportation comprenait les 
vins, les huiles, les fruits du Midi, les huitres, les par- 
fums, les marbres dltalie et de Grece et les porphyres 
d Egypte ; le commerce de transit devait eü'e aussi impor 
tant. 
L t 's auteurs qui ont ecrit sur Aventicum s'aecordent ; 



reconnailre, a\ec M. Gh. Morel, que ce chel'-heu n'ahsorh.i 

Cas aniani qu aillenis ia \ je administrative. Tons les ha- 
ilants du pays, CeUX lies campa^lies et cenx ile la eile, 
elaienl 6gaux soiis le rapport du droit civil, possoilanl liai- 
le droit latin et poiivanl Ions faire partie ilu Senat de la 

colonie. Les Romains onl laisse* subsister chez les Helvetes 
un regime liberal; ils onl tenu compte des traditions lo- 
c.iles, de I espril il initiative des Helvetes qui rendaient inu- 
tilea certains rouages administratifs, ei les Helvetes en onl 

prolilo en consliliiant des associations (|iii percevaient des 

contributions plus ou moins volontaires ei administraienl 
La transformation materielle de la < ■ i t < '■ , pendant ei apres 

la dynastie des f'laviens, dul i'lreen propoition de sa nou- 
velle Organisation politi(|ue et de 1'accroissemenl de sa po- 
pulalion, evalue a ;i(t ou 'iHIKXI äines. La conslriiclion d'une 



enci 



inte l'ortili 
te all'ectc I; 
; eile eml 

s'6tagen1 



een tut la eondition essentielle. Celle en 
la forme d'un polygOne de si\ kilomelres de 
ihrasse le village de Itonatyre et les pentes 
au S. de la ville, de facon ä ne laisser en 
aenorsque le bois de Chatel sur lequel se trouvait le Cas- 
tellum romain dont on retrouve encore quelques traces 
aujourd'hui, mais qui fut de beaueoup posti'rieur a l'en- 
ceinte elle-nieine. 

La nature du terrain, qui aguide les ingenieurs romains 
dans le lraci> de leneeinte, a aussi influe sur son mode de 
construetion ; en eilet, dans la plaine marecageuse, du cötö 
du lac de Moral, les substruetions reposent, en certains 
endroits, sur des pilotis de diene et, dans la muraille, le 
calcaire jurassique se trouve en plus grande quantilo que 
sur la section S. de l'enceinte oü prectornine le gres plus 
tendre de Ghätel et de la Moliere. Les parements exterieurs 
ont partout disparu au-dessus du sol et l'on n'a conservö 
(sur la terrasse du musee) qu'une seule des dalles qui 
fais.iient partie du couronnement, ä une hauteur de 6 m. 
environ. La section la mieux conservee est celle qui va de 
la Tornallaz (tour d'origine romaine) ä la porte de l'Est. 
La Tornallaz, la seule tour de l'enceinte restee debout, 
n'est plus dans son etat primitif; des la (in du .Will' 
siecle une porte y fut pratiquee, et une restauration plu- 
töt malheureuse "y fut executee en 1856. La tour a 12 m. 
de haut; eile comprend actuellement, outre le rez-de- 
chaussee, deux etaijes perces de fenetres et d'embrasures. 
L'enceinte totale devait, d'apres les donnees de Fr. de 
Graffenried, comprendre environ 80 tours semblables. 




L'Association Pro An-iitico, fondee en 1885 dans le des- 
sein d'organiser des fouilles systernatiques, a fait consolider 
successivement les troncons les plus importants de la mu- 



110 



AVE 



AVE 



raille entre la gare et le lieu dit la Maladaire. C'est sur la 
section Tornallaz-Porte de l'Est que l'on peut le mieux se 
rendre compte des dimensions primitives; en cct endroit, 

le mur a encore 3 m. 50 ä 4 m. de haut et 3 m. d'epais- 
Beur a la base. 

Sur l'emplacement de la Porte de PEst (au centre du 
front N.-E. de l'enceinte), signale des 1888, dans le Bulle- 
tin II de l'Association, par Secrelan, des fouilles ont ete 
pratiquees par J. Mayor, de 1897 ä 1900, et ont amene la 
constatation des fondements dune porte monumentale. 
Cette porte devait etre l'une des plus importantes, car la 
voie qui la traversait, coupant eusuite, dans le sens de la 
longueur, en deux moities ä peu pres egales, l'emplacement 
de la ville antique, etait elle-meme 1 allere principale, le 
decumanus major. La Porte de l'Est faisait corps avec la 
muraille d'enceinte et n'etait nullement isolee comme un 
arc de triomphe. Elle etait constituee par un bätiment rec- 
tangulaire, long de 29 m. environ, large de 20, accole ä l'en- 
ceinte par sa faeade principale. Elle comportait une arche 
centrale destinee au passage de la voie charretiere, deux 
passages lateraux pour pietons et deux autres couloirs, pa- 
ralleles aux precedents, mais sans issue du cötedela cam- 
pagne, conduisant ä l'interieur de deux tours circulaires 
exferieures qui tlanquaient la faeade principale de la porte 
et marquaient ses points de suture avec le mur d'enceinte. 

L'arche centrale possedait deux enfoncements lateraux 
semi-circulaires qui servaient ä faciliter le croisement des 
chars. Une voie romaine dallee existait ä l'exterieur de la 
porte et faisait probablement le tour de l'enceinte. Peut-etre 
aussi le mur etait-il surmonte d'un parapet crenele avec 
cliemin de ronde auquel on accedait par des escaliers de 
bois loges dans les tours. Le massif central de la Porte 
etait constitue par une maconnerie de cailloux roules et de 
dechets decalcairejauniitre,agglomeres par du mortier. Le 
parement interieur de la muraille etait compose de petits 
moellons rectangulairesde 10 ä 12 cm. de hautet lesjoints, 
faits avec du mortier tres resistant, sont admirablement 
conserves sur certains points. Le parement exterieur etait 
forme de grosses pierres de taille d'un effet decoratif qui, 
comme partout, out ete arrachees et exploitees. 

L'Etat de Vaud et la commune d'Avenches se sont ren- 
dus acquereurs des parcelles necessaires pour la suite des 
travaux qui porteront sur toute la section du mur d'en- 
ceinte comprise entre la Porte et la Tornallaz, et sur cette 
tour elle-meme. La Porte de l'Est a ete classee comme 
monument historique par la Commission vaudoise des 
monuments historiques. 

En suivant le chemin de Combesqui se dirige de la Porte 
de l'Est vers la ville, on trouve ä gauche, au lieu dit « En 
Selley », les ruines du theätre romain, lequel fei mait au S. 
l'emplacement rectangulaire du forum (place publique). 
Tandis que le mur d'enceinte et le « Cigognier » sont la 
propriete de la commune, et le musee, avec l'emplacement 
de l'amphitheätre, propriete de l'Etat de Vaud, les ruines 
du theätre furent, jusqu'en 1896, divisees entre la com- 
mune et des particuliers. A cette date, l'Association Pro 
Aventico ayant, par voie de souscription, acquis les par- 
celles particulieres au prix de 2200 francs et la commune 
ayant cede les aulres, les ruines furent remises, par Con- 
vention legale, ä la Societe d'histoire de la Suisse romande 
qui garantitau Pro Aventico la plaine liberte d'y achever 
les fouilles commencees en 1889. 

Le plan du theätre, reproduitci-contred'apres les releves 
de 1900, peut etre considere comme formant un vaste he- 
micycle mesurant, avec les murs exterieurs, 106 m. de 
dianietre flanque au N. d'une construction rectangulaire, 
consacree ä la scene, mesurant egalement 106 m. de face 
et 30 m. de largeur, et probablement completee par un 
portique donnant sur le forum. Du point central de l'axe 
du theätre ä la circonference, le rayon est de 53 m. 

Un couloir circulaire ou galerie, suivant le pourtour de 
l'hernicycle reserve aux spectateurs, donnait acces ä onze 
couloirs reclilignes et convergents sur le centre de l'herni- 
cycle. Cinq de ces couloirs formaient les entrees principales 
et se prolongeaient sous les gradins jusqu'ä un rnur semi- 
circulaire. Les six autres couloirs faisaient communiquer 
la galerie de pourtour avec les gradins superieurs, et cela 
au moyen de rampes d'escalier dont les degres ont tous 
disparu. Les entrees ont 2 in. 20 de largeur, mais les cou- 
loirs vont en se retrecissant ä mesure qu'ils s'eloignent de la 




Plan du theätre d'Avenche 



circoiilV'ivnce. L'orcliestra, emplacement reserve aux no- 
tabilites, entre l'hernicycle des spectateurs et la scene, 
formait- un 
demi-cercle 
d'un rayon de 
10-30; le sol 
en etait forme 
par un double 
dallage, et, ä 
chaque extre- 
mite du mur 
en hemicycle 
qui l'entoure, 
se trouve un 
petit enfonec- 
ment qui for- 
me le raecord 
avec la scene. 
La scene avait 
20'"60 de front 
et parait avoir 
ete soutenue 

par trois pe- o. Orchestre ; S. Scene ; C. Couloirs alternati- 
tits murs en vement grands et petits; G. Galerie ou cou- 
rectangle; on loirs de pourtour; E. Egout; GL. Couloirs la- 
n'y a pas cons- teraux ; B. Bätiment de la seene. 
täte de traces 

de dallage, ce qui fait supposer que les acteurs jouaient 
sur un simple plancher. Les couloirs lateraux donnant ac- 
ces directement, de l'exterieur ä la scene, ont ete retrouves 
ä droite et ä gauche, avec les contreforts des murs de l'he- 
micyle. Les travaux aecomplis de 1898 ä 1900, sur l'em- 
placement de la scene, ont amene la decouverte d'un cha- 
piteau, qui etait destine probablement ä une colonne du 
mur de scene, et d'une section d'un canal (egout) qui pas- 
sait sous la scene. 

L'espace oecupe par les gradins, qui pouvaient loger 10 ä 
12000 speelateurs, a ete souvent exploite, notamment de 
1840 ä 1842 ; c'est pourquoi l'on n'y voyait plus, avant 1889, 
que des montieuks couverts de broussailles. Mais depuis 
cette date, les fouilles de l'Association Pro A venlico ont mis 
ä jour le mur de pourtour avec le couloir circulaire et les 
entrees des couloirs convergents, sur une longueur de 60 m. 
et ä plus de 4 m. de profondeur ; puis les couloirs eux-me- 
mes ont ete retrouves dans la partie N.-E. de l'hernicycle. 
On connait donc maintenant trois entrees principales sur 
cinq avec les grands 
couloirs aboutissant ä 
deux d'entre elles, et 
trois entrees secondai- 
res avec les petits cou- 
loirs qui en partent. 
Les massifs de cons- 
truction sont tres sem- 
blables ä ceux de la 
porte de l'E., mais les 
petits moellons em- 
ployes sont en ge- 
neral alternativement 
gris et jaunes; le som- 
met en est aujourd'hui 
preserve par des cha- 
pes de eiment sur les- 
quelles git une couche 
de terre arable. 

Moins bien conserve 
que le theätre romain 
d'Augst, celui d'Aven- 
ches n'en sera pas 
moins, une fois entie- 
rement explore, d'un 
interet considerable 
pour l'archeologue, 
qui y trouvera un pre- 
cieux centre d'etudes 
et d'observations. Les 
habitants d'Avenches 

y trouveront aussi leur compte, si l'on peut en amenager 
une partie en promenade publique, suivant le projet du 
Pro Aventico. 




Le cigognier d'Avenches. 



AVE 



AVE 



111 



res, 



En quittant le Iheätre, on traverse,au N.-O 
rectangulaire marecageux, l'ancien Forum, e 

i .1 boul le Cigognier, monumenl 

i|iu tire süii nom des nids de cigognes 

( struits jadis ä son sommet. (Test un 

pilastre haul de 12 m. (moins le socle 
encoreenfui sous terre), forme' de gros 
:.i. i en calcaire blanc du Jura tailles el 
Buperposes sansciment. La demi-colonne 
qui sede.tache sur la face S.-E. esl sur- 
mnntee il'un chapiteau composite; ä l'E. 
on remarque, au-dessus d une colonne 
plus petite el engageo aussi dans le nias- 
sil. la naissance d'un arc qui prolon- 
geail le monumenl de ce cöte\ Pour 
Bursian, le Cigognier faisait partie d'un 
eryptoportique qui entourait le forum. 

Fütter j voyail une entree monu ntale 

oufornix; mais, dansce cas, le portique 
aurait ele double, avee quatre arcades en 
carre. La question sera peut-ötre tran- 

eliei' (|iiauil des soildages systeinatiques 
auront fait connaitre ladisposition e\arle 
des iiuiis adjacents. 

L'amphitheätre romain occupe un en- 
foncement gazonne, plante'' de quelques 
la tour du musee. II forinait une ellipse de 103 in. de long 
sur 93 de large et pouvait lüger dix ä douze mille spee- 
tateurs. Les seuls vesliges apparents de cel ediliee sont les 
ihiiiu'Mles en maconnerie, donl Imit se voient a l'angle 
N.-O, de la tour du musee et trois au S. de la terrasse ; 
Qs servaient de contrefort au mur d'enceinte. 

La tour du musee repose elle-ineme sur une voute qui 
l'aisail partie de cet ampliitlieatre ; les deu\ troncons de 
paar, formant angle aigu, qu'on voit derriere la tour, ainsi 
gue les substruetions du mur qui domine la route deMorat 
et le jardin du Rafour, remontent aussi ä l'epoque ro- 
uiaine. La tour elle-nieine paraitavoir ete amenagee par le 
bailli bernois Francois Wyss, pour servir de grenier ä ble, 
au XVII 6 siecle. Le rez-de-chaussee et le premier etage 
onl eli' affectes au musee en 1888 ; la salle du second 
etage futouverte en 1893. Placee depuis 1899 sous le con- 
tröle de la Commission vaudoise des monuments histori- 
ques, le musee ne renferme que des objets de provenance 
aventicienne et c'est ce qui lui donne un caractere special. 
II doit son etat actuel surtout aux efforts de Caspari, qui 
en fut conservateur de 1862 a 1888, et aux noinbreux ob- 
jets deposes par l'Association Pro aventico. 

L'emplacement des temples est moins bien determinee; 
celui de la deesse Avenlia devait se trouver sur le Capi- 
tole, tandis que deux autres pourraient s'etre trouves aux 
environs du Cigognier. C'est ä un ediliee situe au N.-O. de 
ce monument qu'on attribue les beaux fragments de cor- 
niebe sculptes, eonserves dans le mur de I eglise, au mu- 
see el sous le liangar qui lui sert d'annexe. 

La topographie des quartiers populeux d'Aventicum a pu 
etre approximativement etablie d'apres les fuuilles entre- 
prises au XIX e siecle. Le trace du forum n'est pas exaete- 
ment connu ; mais un autre forum a ete conslate au cours 
des fouilles faites en Perruet en 1890-91. On est convenu 
d'appeler cettenouvelle place publique le forum des scholse, 
parce que c'est autour d'elle que sont reunies les ruines 
des trois scholse authentiquemjnt connues. Les etablisse- 
inents de bains ne paraissent pas avoir ete aussi somp- 
tueux que les thermes des cites d'Italie; ce furent bien 
plutöt de simples maisons ou salles de bains (balnese), qui 
se cbautl'aient au moyen d'hypocaustes. Mais on ne peut 
inferei •. avec certitude, de la presence d'un bypocauste ä 
l'existence d'une salle de bains, car les riches villas de- 
vaienl etre egaleinent pourvues d'appareils de chauffage. 
La salle de bains la mieux connue se trouvail a l'angle du 
chemin des Mottes et de la route de Morat. Decouverte et 
decrite par Ritter en 1786, celte ruine fut visitee par le 
peintre Curty, de Fribourg, qui en a laisse un dessin, re- 
pruduit dans VAventicum, de Secretan. Les villas et mai- 
sons opulentes se trouvaient, en majeure partie, dans la 
regiun des Conches-dessous, entre la ligne du chemin de 
l'er et la route de Morat. L'atrium de ces maisons etait sans 
doute pave en mosai'que, a en juger par les nombreux 
paves mosaiques retrouves en cet endroit. 



les entrepi'its. in.igasins ou celliers donl on 3 
■s Iraees, il laut eiler les restes d'un eellier avec 




22 amphores reunies, trouvi-es en 1785 aux Conches-des- 
SUS; dans la inline ri'gion, I-'. de ( irallenrird constala, en 
l/H), les vestiges probables d'un atelier de marbrerie. 

Les l'ontaines et bains publies etaient alimentes par l'eau 
de plusieurs aquedues dont le prineipal recueillail les 
eaux de source du monl de Chätel, penetrail dans l'en- 
ceinte par la porte S. et döbouchait dans la rögion du fo- 
rum. Un autre aqueduc, de 12 km. environ. canalisail les 
eaux de l'Arbogne au S.-O. d'Avenches ; un Lroisieme el un 
quatrieme deseendaient tles environs d'Oleyres, des bau- 
teurs de Belmont et du cbamp du Päqueret. 

Le eimetiere le mieux explore jusqu'ici oecupait les 
abords de la voie romaine a l'exterieur de la porte occi- 
dentale. C'est en eilet lä que Ton trouva, en 1872, des frag- 
ments d'un cercueil en ebene avec une aiguiere en bron/.e, 
un collier, un bracelet, des perles de verre et surtout deux 
verres a Loire, portant Tun les mols : Vivas in Deo, l'autre 
l'acclamation Zeses, frequente dans les sepultures chrö- 
tiennes. Les fouilles de l'Association Pro Arentico, en 
l88T>-8<), ont amene, dans la meme region, la decouverte 
de steles funeraires et d'urnes cineraires en grand norn- 
bre. A Avenclies, les sepultures par inhumation se trouvent 
simultanement avec Celles par incineration, bien que ce 
dernier mode soit le plus repandu. Ces fouilles ont fourni 
au musee une collection interessante d'urnes en verre et 
en terre, de lampes et de lacrymatoires. 

La premiere invasion des Alainans eut lieu sous le regne 
de Gallien, vers l'an 265. Aventicum fut envalii et livre 
au pillage, mais cette premiere bourrasque ne laissa pas, 
semble-t-il, de dommages irreparables, et l'on a conelu de 
la decouverte au Iheätre de pieces de l'empereur Tetrirns 
(268 ä 27V) que eet ediliee aurait ete utilise encore apres 
l'invasion. Dans les dernieres annees du IIP siecle, la ligne 
de defense du Rhin fut, il est vrai, reconquise par les le- 
gions romaines et defendue par des postes d Observation. 
Vitodiirum (Ober-W'intei tbur) fut reconstruit, Vindonissa 
fortitio, et c'est probablement alors que Ton eleva sur le 
monl de Chätel les ouvrages de defense dominant Aventi- 
cum. Gräce aux victoires de Probus et de Conslance 
Chlore, le danger des invasions put etre conjure encore et 
la nouvelle Constitution de I'empire, introduite sous Dio- 
cletien etConstanlin, reunit le territoire helveto-romain a 
celui de la Franche-Comte pour former la province Sequa- 
naise, Maxima Sequanorum, dans la prefecture des Gau- 
les, avec Vesontio (Besaneon) comme capitale. C'est ce qui 
explique pourquoi Eutrope, qui ecrivait vers 375, a pu dire 
que les Helveles etaient appeles de son temps Sequanais. 

La seconde et la plus terrible invasion des Alamans se 
produisit vers le milieu du IV» siecle. Aventicum fut alors 
detruit de fond en comble et son etat de ruine put etre 
constate dejä par Aminien Marcellin qui l'appefle, vers 
360, cite devastee il est vrai, mais autrefois glorieuse, 
ainsi que l'attestent maintenant encore ses monuments ä 
demi renverses (Aminien XV, II). 

Un dernier temps de repit lui fut donne sous le regne de 



'112 



AVE 



Yalentinien I« et de ses successcurs; niais la seule preoc- 
cupation des Romains elant la defense de la ligne du Rinn, 
c'esi a la construetion des plaees fortes de liasilca (Haie) 
el de Castrum liauracense (Kaiser-Augsl) que Ion songea 
surtout. Quand la digue formeepar le lihin fut rompue, 
aus premieres annees du cinquieme siecle, les Rarbares 
se jeterenl pour la troisieme fois sur Aventicum et en 
consommerent la ruine. 

Epoque chretienne et feodale. Le christianisme avail 
ete introduit ehe/, les Helvetes par les Romains, legion- 
naires, commereants ou victimes des persecutions, qui 
pemontaient la vallee du Rliöne ou traversaient les cols 
des Alpes pour alteindre Aventicum ou quelque autre cite. 
Certains indices portent ä croire que le christianisme y 
avait pris racine des avant le IV 1 ' siecle, epoque ä laquelle 
il y avait dejä des eveques ä Geneve et ä Octodure (Marti- 
gny). 11 y avait, en tout cas, un eveque ä Avenches ä la 
Im du VI 6 siecle, et cet eveque etait Marius, qui souscrivit 
comme tel les actes du concile de Mäcon. 

C'est ä la suite de l'occupation du pays par la race ala- 
manique que le pays voisin d'Avenches prit le nom de 
l't'clilland (ödes Land, pays desert). Plus tard encore (en- 
Ire 700 et 900) les habitants allemands de la contree rem- 
placent le nom d'Aventicum par celui de Wiflisbourg et le 
I'agtis Arenticensis devient le Pagns Williacensis. On a 
recherche l'origine de ces mots dans le nom d'un chef bar- 
bare Wibilus ou Wifilus, en se basant sur un passage obs- 
cur de Fredegaire. Le mot francais de Vully, employe 
aujourd'hui encore pour designer le Pagus Aventicensis, se 
serait forme, parcontraction, du motVuibilusou Vuibili.Le 
l'ait materiel qui motiva ce changernent de nom nous reste 
Cache, mais ce dut etre un fait d'une importance conside- 
rable. D'ailleurs, les Romands n'ont pas cesse de donner ä 
Aventicum son nom romain en le changeant en Adventica. 

Les Sarrasins lirent aussi leur apparition dans la region 
d'Avenches au X e siecle. Le Souvenir s'en est conserve si 
vivantdans la population que Ton appelle encore mur des 
Sarrasins un mur ä peu pres parallele ä la route qui suit 
le pied de la colline de la ville actuelle. La tete de Maure 
qui tigure sur les armes d'Avenches serait aussi une re- 
miniscence de cette invasion sarrasine. Ces armes se voient, 
des le XV'' siecle, sur le sceau de la ville et on les remar- 
que sur deux pierres sculptees, l'une au fronton de l'hötel 
de ville, l'autre au musee, ainsi que sur un vitrail de l'e- 
glise. Ces armes sont de gueules au buste de Maure de sä- 
ble vu de face, le front ceint d'un bandeau blanc (Andre 
Kohler etJ.Mayor dans les «Archiv, herald, suisses »,1897). 
L'Avenches du moyen äge apparait, pour la premiere fois, 
en 1076. L'eveque de Lausanne Rurchard d'ültingen, aide 
de l'empereur Henri IV dont il etait le favori, entoura de 
murs la bourgade qui s'etait formee sur la colline. La dime, 
qui appartenait aux bourgeois de Fribourg, fut acquise en 
1250 par le comte Pierre de Savoie qui la leur laissa en fief. 

En 1363, l'eveque Aymon de Cossonay donna des fran- 
chises ä la ville et rebätit ses murailles. Avenches depen- 
dit, des lors, du domaine temporel des evöques, jusqu'ä 
l'epoque de la conquete bernoise. L'eglise paroissiale, de- 
diee ä Saint-Martin, etait situee en dehors de la ville, sur 
lemplacement du eimetiere actuel, et dejä ruinee au XV e 
siecle. La chapelle primitive de Saint-Symphorien, dont 
la tradition conserve le Souvenir, etait peut-etre voisine de 
Saint-Martin. 

Epoque bernoise. A son retour du chäteau de Chillon, 
l'armee bernoise, conduite par Hans Franz Nägeli, arriva, 
au printemps de 1536, sous les murs d'Avenches qui lui 
ouvrit ses portes. Les bourgeois preterent serment de fi- 
delite ä Rerne. Des lors, la Reforme fut prechee publi- 
quement dans la ville et le premier ministre fut Georges 
Grivat, d'Orbe. 

Le chäteau, situe ä l'angle N. de l'Avenches moderne, 
fut fonde par les eveques et reedifie au XVI siecle par les 
Rernois pour servir de residence ä leurs baillis. II a rem- 
place une construetion plus ancienne qui defendait 1'angle 
N. de la place, le plus expose aux attaques. Les tourelles 
de la faeade sur la cour portent la date de 1567 et celle 
dans laquelle s'eleve l'escalier tournant est ornee de figu- 
res en relief et de deux bustes de grandeur naturelle; ces 
sculptures, du meilleur goüt, et l'architecture d'un style 
Renaissance tres pur fönt de ce chäteau un veritable bijou. 
Aussi la Commission vaudoise des monuments historiques 



AVE 

en a-t-elle deeide le classement et la restauration. ün 
chcologue genevois, M..I. Mayor, a prepare, sur ce chäteai 




Le chäteau d'Avenches. 

une etude detaillee avec nombreuses planches en photo- 
typie, dont la publication est annoncee pour 1901. L'eglise 
actuelle d'Avenches date aussi du moyen äge, mais il fut 
reconstruit en 1711. II ne reste de l'epoque romane que la 
partie N. du cheeur, en forme de chapelle carree, termi- 
nee ä l'O. par une abside semi-circulaire. La restauration 
de l'eglise, en 1898-99, a amene la decouverte d'une fres- 
que curieuse et de plusieurs delails interessants. 

Sous la Republique helvetique, le district d'Avenches lit 
partie du canton de Fribourg (1798-1803). II fut attribue 
au canton de Vaud par l'Acte de mediation (fevrier 1803). 

Bibliographie. Baltelins de V Association Pro Aventico, 
n o S t_vh (1887-1897). Lausanne, Rridel. - Secretan, Eug., 
Aventicum, son passe el ses ruines (I. Coup d'ceil histo- 
rique. IL Guide sur le terrain.j Lausanne, Rridel (1896).— 
Dunant, Emile, Guide illustre du Musee d'Avenches (I. 
Collections archeologiques. IL Monuments epigraphiques). 
Geneve, Georg ; Lausanne, Rridel, 1900. (Ces deux ouvra- 
ges, ainsi que les Bulletins, se vendent aussi au musee d'A- 
venches.) — Rursian C, Aventicum Helvetiorunt, dans le 
t. XVI des Mitllirilungeu der Antig. Gesellschaft in Zü- 
rich (1867-70) PI — Morel Ch., Notes sur les Helvetes et 
Aventicum sous la domination romaine, dans le Jahr- 
buch für Schweiz. Geschicthe, t. VIII. — Mommsen, Th., 
Inscripliones Cmifa'deratione helv, latinse (dans les Mit- 
Iheilungender Anliq. Gesellschaft in Zürich, t. X). 1854. 
(Renferme les inscriptions d'Avenches.) Schw. Nachstu- 
dien, dans le Hermes, 1881.— Hagen H., Prodomus novse 
inscriptionum latinarum helv. sylloges, titulos Arenti- 
censes et vicinos continens. Bern,' 1878. (Nouveau recueil 
d'inscriptions.) — Rurckhardt, Th., Helvelien unter den 
Hörnern, dans le Neujahrsblatt de Räle, 1867. — Daguet, 
A., Aventicum, ses ruines el son histoire. Neuchätel, IS80, 
in-8°. [Musee neuchdtelois, 1880.) Populaire. — Doblhoff, 
Auf dem Trümmerfelde Aventicums, Vienne 1883. — 
Mayor, J., Aventicensia (en cours de publication). Ge- 
neve, 1899. Compte rendu des fouilles de la porte de l'Est, 
etc. [ßmile Dunant.] 



AVK 



AVK 



113 



avenex (C. Vaud, I». Nyon). Voir Signy-Avenex. 

AVENEYRE (CHALET, COL et POINTE D') (C. 
Vaud, I). Aigle, Com. Villeneuve). Sur le versant N.-O. du 
vallon du Petit Hongrin, non loin de son point dejonction 
avec le vallon de l'Eau Froide, sur Roche. La forel qui do- 

mine le grand chalel d'Aveneyre porte aussi le meme 

Les chalets des Cases (1758 in.) et du Pre (1897 m.) fonl 
partie des pälurages d'Aveneyre. Ceux-ci sonl relies ä Vil- 
leneuve par le Pertuis ou col d'Avoneyre ( 1940 in.). Ce col 
s'oin ii' entre la Pointe ä l'Aiguille ( 1836 in., voir ce noiri) 
au S. et la Pointe d'Aveneyre (2030 m.) au N.; cette der- 
niere sommits 5 , facile ä gravir en 4 heures de Villeneuve 
par la vallee de la Tiniere et le sentier iln Pertuis d'Ave- 
aeyre, offre une vue magnilique, analogue ä Celle des ro- 

AVERS (C. Grisons, I). Hinterrhein, Cercle d'Avers). 
Com. comprenant dix harneaux disperses dans le val d'A- 
vers el iloni le chef-lieu est Cresta, avi'c 9 mais., 26 h. 
(1949 m.). Pürt, Am Bach, Juppa, .Inf, Podestats hauset 
Platten sunt dans la vallee haute, alors quo Crot, Madris el 
Campsut sunt dans la vallee hasse, a 230 in. au-dessous. La 
population totale de la commune est de 204 personnes de 
tangue allemande etile religion protestante. 49 mais. Döpol 
istes ä Avers-Cresta et voiture postale de ce hameau ä 
Aiuleer. I hötel. C.'esL dans la commune d'Avers que se 
trouve Juf 22 h., 2133 in., le hameau habite toute l'annee 
le plus eleve de toute la chaine des Alpes. 

AVERSER RHEIN (C. Grisons, Ü. Hinterrhein). Riv. 
de 20 km. de long dont le bassin mesure 261 km 2 (210km 2 
sur territoiro suisse et 51 km" 2 sur territoire italien) et 
qui arrose le Val d'Avers. Ce bassin s'etend entre le val 
liregaglia an S., le bassin de la Julia ä l'E., le val Giacomo 
ii l'O. et la vallee du Hhin Posterieur au N.-O. et au N. 
L'Averser Rhein prend sa source au pied du Pizzo Piott, 
3040 in., coule sous le noiri de Jufer Rhein jusqu'ä Bregalga, 
1965 in., oü il reeoit de gauche le torrent descendant du val 
de iv noiii. Encaissee au-dessous de Cresta, entre de haules 
parois rocheuses, la vallee s'elargit brusquement aCrotoü 
vient aboutir le val Madris, puis, ä 4 km. plus bas, nouveau 
retrecissement ä la frontiere italienne du val Lei ou coule 
le Reno di Lei ou Leibach. A Canicül s'ouvre le val d'Emet, 
puis la vallee se retrecit graduellement jusqu'au confluent 
de l'A verser Rhein avec le Rhin Posterieur, ä 2 km. au S. 
d'Andeer. Affluents de gauche: la Rregalga ou Sassello, 
le Madriser Rhein, le Leibach et l'Emet. De droite, quel- 
ques ruisseaux, entre autres : le Mahleckbach, le Starlera, 
l'Ava da Mulin et l'Aula Granda, 6ponts coupent le lit de 
l'Averser Rhein. 

AVERS (VALLEE D') (C. Grisons, D. Hinterrhein, 
Cercle Avers). Petite vallee alpine prenant son origine sur 
le versant N. de la chaine qui forme la liinite septentrionale 
de la vallee de Bregaglia et courant dans la direction 
N.-O., jusqu'ä sa jonetion avec celle du Rhin Posterieur, un 
peu en amont d'Andeer (route du Spingen). Elle est arro- 
see par le Rhin d'Avers, riviere formee de la reunion de 
plusieurs torrents de montagne. La vallee est aujourd'hui 
iraversee par une route de voitures, construite de 1889 a 
1895, qui se detache de celle de Sphigen, pres des ruines 
de la Bärenburg (2 km. en amont d'Andeer), et remonte la 
vallee pendant 19 km., jusqu'au chef-lieu Cresta (21 km. 
d'Andeer). Cette route, d'une construetion tres difficile, a 
coüte plus de 400000 fr., depense qui a ete payee par le 
canton des Grisons ; on a l'intention de la continuer jusqu'ä 
Juf (2133 in.), ä 6 km. environ au S.-E. et dernier hameau 
de la vallee. La population d'Avers est de 221 h., tous 
proteslants. 

Quoique cette vallee forme une unite physique et geo- 
graphique, eile a toujours ete et est encore aujourd'hui di- 
risee en deux parties au point de vue politique, historique 
et linguistique. Le noni d'Avers est limite ä la partie supe- 
rieure de la vallee; la partie inferieure porte le nom de 
vallee de Ferrera. La limite entre Avers et Ferrera se 
trouve dans une gorge profonde, ä l'endroit meine oü les 
torrenls venant, ä" droite, du val Starlera et, ä gauche, du val 
di Lei se jettent dans le Rhin d'Avers; dans cette gorge se 
trouve le pont formant frontiere entre la Suisse et Vlta- 
lie, le val di Lei apparlenant ä l'Italie, quoiqu'il soit situe 
sur le versant N. de la chaine des Alpes et soit arrose par 
un ruisseau appele Reno di Lei. L'Avers se compose de 
deux parties: une petite plaine gazonnee, en aval, oü s'e- 



levent les harneaux de Camj>su1 el de Crol ; vis-a-vis de ci 
dernier, la vallee de Madris rejoint, ä gauche, la vallöe 








Carte de la vallee d'Avers. 

principale) ; en amont une gorge etroite. Le chef-lieu, 
Cresta, bäti sur les pentes gazonnees au N. de cette gorge, 
est domine, au N., par les süperbes preeipices calcai'res'du 
Weissberg (3044 m.), et, au N.-E., par le sominet le plus 
eleve de la contree, le Piz Platta (3386 m.). Les passages 
faciles de la Forcellina (2673 in.), sentier ä inulets, et du 
Stallerberg (2584 m.), sentier de pietons, conduisent, le pie- 
mier,auvieii\ passage du Septimer, le second,ä Rivio-Stalla 
sur la route du Julier; Molins, un peu plus en aval sur 
cette route, n'est accessible de l'Avers que par d'äpres 
passages que les alpinistes seuls traversent. Par contre, 
plusieurs passages faciles (Passo della Duana, 2708 m. ; di 
Marcio, 2741 m.), au fond des vallees de Madris et de Rre- 
galga, menent soit direclement ä Chiavenna, soit dans di- 
verses localites du val Bregaglia. Dans l'Avers, le ble ne 
croit plus, les pommes de terre sont rares et le lin n'est 
plus eultive. Les forets aussi sont clairsemees, surtout dans 
la partie superieure, et les habitants, ainsi que dans d'au- 
tres regions sauvages des Alpes, doivent employer, comme 
combustible, presque exclusivement le furnier de leurs bes- 
tiaux qu'ils dessechent en l'exposant ä l'air; l'eleve des 
chevaux n'existe plus. On remarque, dans la vallee, l'eglise 
paroissiale, dediee ä saint Theodule, pittoresqueinent ba- 
ue a une altitude de 1949 m., la plus elevee de la Suisse. 
celle du Grand Saint-Bernard exeeptee, surun mamelonun 
peu en amont de Cresta, et une vieille maison construite 
par la famille Slrub, le Podestalhaus, portant sur sa l'aeade 
la date 1664 et l'inscription laline: ll,,siih„s imuiis uivat 
Strubea propago; agereetpali fortia Strubeum es/. L'A- 
vers est une des plus remarquables vallees au point de vue 
botanique, tant pour la richesse des prairies que pour l'a- 
bondance des plantes rares qui s'y rencontrent. I'armi les 
plus interessantes nous pouvons citer : Carex mia'oglochin, 
Carex bicolor, Triglochin palustre, Woodsia hyperborea, 
Scslerid ilish, /,<i. le rarissime fb-iirtii/ync euriiitltioca, le 
delicat Lhniea borealis, le Pi/rohi imi/lora, etc. La val- 
lee d'Avers est nommee, pour la premiere fois, dans 
DICT. GEOG. — 8 



114 



AVI 



AXK 



une charte de L354: eile faisail alora partie des terres de 
l'eveque de Coire, de sorte qu'elle appartintä la Liguede la 
Maison de Dien des son origine [la vallee de Ferrera fit 
partie de la Ligue Superieure ou Ligue Grise). L'Avers l'ut 
administre* par les seigneurs de Manuels (entre Molins et 
Bivio-Stalla) pour le compte de l'eveque. Peja en 1396, la 
commune avait un sceau et un maire. En 1407, eile fit un 
traue avec ses voisins du Rheinwald, et, en 1425, avec la 
Ligue Superieure; mais ce ne l'ut qü'en 1526. lors de l'abo- 
lition du pouvoir tempore! des eveques par les articles d I- 
lanz, que la commune devint independante. Par une cu- 
rieuse bizarrerie politique, eile forma un bailliage de la 
Ligue de la Maison de Dieu conjointement avec la commune 
voisinede Stalla etla commune tres öloignee dans La Basse- 
Engadine de Remäs: ces trois communes reunies avaienl 
une voix a la Biete de leur Ligue; Avers en avait le 1/7, 
Stalla les 2/7 et RemÜS les i 7. Auiourd'hui, eile forme 
un cercle independant; la vallee de Fei 



est englobee dans celui du Rh 



•rrera, au conlraire, 
iwald. Une autre parti- 
cularite distingue ces deu\ moities d'une meine vallee 
geographique : l' Avers parle l'allemand et Ferrera le ro- 
manche. Ledialecte allemand se rapproche de celui qu'on 
parle dans le Rheinwald, ee qui permet de croire que 
l'Avers fut colonisee par des Valaisans venus du Rlu-in- 
wald. Mais les noms romanches, par exemple Cresta, 
Campsut, Juf, qui persistent encore, montrent que des Ro- 
manches peuplerent cette vallee avant la colonisation 
allemande. La date de la colonisation valaisanne de l'A- 
vers ne peut etre precisee, mais celle du Rheinwald eut 
Heu certainement au XIII» siecle. A consulter sur cette 
vallee si curieuse, les descriptions donnees en 1572 par 
Campell, en 1617 par Sprecher, et en 1742 par Sererhard, 
le resume historique par P. C. de Planta (Die churrätis- 
chen Herrschaften in der Feudalzeit. Beine, 1881), le 
compte-rendu de ses inslitutions donne par L.-R. de Sa- 
lis (Rechtsquellen d. Cant. Graubünden, Bäle 1887), et 
divers articles excellents dans les tomes 15, 19, 20 (flore), 
30 et 34 de ['Annuaire du Club alpin suisse. 

AVINO (PIZZO D') (C. Valais, D. Brigue). Le nom 
d'Avino provient du )ac de ce nom sur le versant italien du 
Monte Leone. On l'a donne ä un pic (2877 m.) et ä un pas- 
sage (Passo Fne) se trouvant Tun et l'autre sur la crete li- 
mitrophe, un peu au S. du Monte Leone. 

AVIOLATS (LES)(C. Vaud, D. Aigle, Com, Ormont- 
dessus). 1100 m. Hameau aux maisons disseminees le long 
du sentier de la Forclaz ä Vers l'Eglise, ä 1 km. ü. de ce 
village et sur la rive gauche de la Grande Eau. 10 cha- 
lets habites temporairement. 

AVOLIONS (COL DES) (C. Valais, D. Entremont). 
2647 m. Passage de montagne s'ouvrant au S. du Bec de 
Serey et ä travers la chaine des Avolions. II mene de la 
Combe de Serey, vallee laterale du val de Bagnes, au pla- 
teau inferieur du glacier de Corbassiere. 

AVRIL (C. Geneve, Bive droite). Petit ruisseau de 5,5 
km. de parcours; il prend sa source dans les marais 
situes au N. et non loin du village de Meyrin (420 m.) 
et se jette dans le Rhone ä Peney-dessous, ä la cote de 
360 in. 

AVRIL (MONT) (C. Valais, I). Entremont). Somrnet 
de 3341 m. qui s'elevesur la crete limitrophe entre la Suisse 
et lltalie, dans la partie superieure de la vallee de Bagnes, 
dominant au S.-E. le glacier du Mont-Durand, et situe un 
peu au N.-O. du col de Fenetre qui separe le val de Bagnes 
de la Valpelline. II est tres accessible sur tous les versants 
et comme c'est un belvedere süperbe, il est souvent visite 
de la cabane du Club alpin suisse ä Chanrion. 

AVRONA (C. Grisons, D. Inn, Com. Tarasp). 1460 m. 
Fennes et restaurant sur la pente N. du Pizzo Lavetscha 
dans la Basse-Engadine, a 1,5 km. S.-O. de Schills et ä 
700 m. S. de Vulpera. But de promenade. 

AVROSSO (C. Tessin, D. Blenio, Com. Corzoneso). 
1328 m. Groupe de chalets sur les pentes du Poncione 
Sobrio (2176 m.) dominant toute la vallee de Blenio. 

AVRY DEVANT PONT (Avry von Pont) (C. Fri- 
bourg, I). Gruyere). 790 m. Com. et vge pres de la route de 
Bulle ä Fribourg, sur la rive gauche de la Sarine, a 9 km. 
N. de la Station de Bulle, ligne Bulle-Bomont. Depot des 
postes. Telegraphe, telephone. Voiture postale Fribourg- 
Rulle, par Farvagny. La commune compte, avec les harn, 
de Charrnont, Plan et Sus Pin, 81 mais., 469 h. ; le vge, 7 



mais., 26 h. Agriculture, eleve du betail, deux laiteries 
(100000kg. de laitparan). Eglise construite en 18:«. Caisse 
d'epargne de la paroisse Pont de Thusy ; c'est en aval du 
pont qui franchit la Sarine a 2 km. E. d'Avry devant Pont 
qu'est construit le barrage destinö a amener les eaux de 
la Sarine, par un tunnel de 8,9 km., ä l'etablissement de 
l'orce electrique d'Hauterive. Importantes carrieres, on, en 
1798, des soldats fribourgeois et vaudois etablirent leur 
campement. L'endroit prit le nom de Poste invincible. 
Remarquable par sa magnilique posilion ä l'enlree de la 
(Innere, sur une elevation dominee par le Gibloux. Vue 
etendue. Le spectateur ne compte pas moins de quatorze 
clochers sur toul le bassin de la Sarine jusqu'au pied du 
Moleson. La seigneurie d'Avry appartenait au XV" siele ä 
la famille de Meuttron puis aux Villarzel. 

AVRY SUR MATRAN (C. Fribourg, I). Sarine). 
683 m. Com. et vge ;\6 km. ü. de Fribourg, a 1,5 km. 
N.-E. de la Station de Pose, ligne Fribourg-Lausanne, et a 2 
km. ü. de la rive gauche de la Clane et du vge de Malran. 
Depot des postes. La com. compte, avec les ham. les Ayues, 
le Covy et Rose, 60 mais., 362 h. catholiques; le vge, 15 
mais., 97 h. Agriculture et eleve du betail, une laiterie 
( ISOOOOkg. de lait annuelleinent). Distillerie ä Rose; tour- 
biere. On y a trouve des antiquites romaines. 

AVUDRENS (C Fribourg, D. Sarine, Com. Cormin- 
bceuf). 657 m. Groupe de maisons entre Givisiez et Corinin- 
bceuf, ä 1,5 km. S.-O. de la Station de Belfaux (ligne Fri- 
bourg-Yverdon) et a 6 km. O. de Fribourg. 5 mais., 25 h. 

AVULLY (C. Geneve, Rive gauche). 428 m. Com. et 
vge sur un coteau dominant le Rhone, sur la route de Chancy 
ä La Plaine. A 1,5 km. de la Station de La Plaine, ligne 
Geneve-Bellegarde, et a la meme distance ä peu pres de la 
Station d'Eaumorte (eh. de fer ä voie etroite Geneve-Cbancy). 
La commune, avec le hameau d'Epeisses, compte 89 
mais., 439 h., le village 74 mais., 385 h. dont le 57 % esl 
Protestant. Eglise paroissiale. Depot des postes, telegraphe, 
telephone. Vignes, cereales, plantes fourrageres. Un pont 
traverse le Rhone non loin de cet endroit. 

AVUSY (C. Geneve, Rive gauche). 420 m. Com. et vge 
ä 2 km. E. du Rhone et ä 500 m. de la frontiere francaise, 
dans l'angle S.-O. du canton de Geneve. La commune 
compte, avec les villages d'Athenaz et de Sezegnins, 114 
mais. et 474 h. dont 64 proteslants, le village, 35 mais., 
133 h. Arret du eh. de fer ä voie etroite Geneve-Chancy. 
Vignes, cereales, plantes fourrageres. 

AXALP (C. Berne, I). Interlaken). 1791 m. Alpage au 
S.-E. du Giessbach. Celle alpe est separee par la chaine 
de l'Axalpburg (2245 m.) et de l'Axalphorn (2327 m.) du 
Schwarzhorn qui domine la vallee de Grindelwald. II s'y 
trouve deux pensions ä 1500 m. assez frequentees pendant 
Pete. 

AX ALPBURG (C. Berne, D. Interlaken). 2245 m. Som- 
rnet ä 6 km. S. de ßrienz, au N.-O. du Schwarzhorn 
(2930 in.). II domine, ä l'E., le Giessbach, le sentier qui va 
du Giessbach a l'Oberberg, et les chalets de Lütschenthal. 

AXALPHORN (C. Berne, I). Interlaken). 2327 in. Som- 
rnet au N.-E. du precedent, faisant partie de la meme crete 
rocheuse. II domine avec l'Axalpburg l'alpage de l'Axalp, 
et les chalets de Krautmattli au N. et d'Oberfeld,ä l'E. 

AXENBERG (C. Uri). 1022 m. Celebre montagne ou 
plutöt paroi de rochers s'elevant perpendiculaireiueiit ilu 
lacdes Ouatre-Cantons et presentant beaueoup d'interet au 
point de vue geologique. Ony suil les lignes de la stratili- 
cation comme sur les planches dun ouvrage de geologie. 
L'Axenberg est couvert de nombreux chalets domines par 
le Bophaien (2082 m.) d'oü l'on jouit d'une vue splendide. 
En automne 1799, le general Lecourbe, poursuivi par Sou- 
varof, traversa avec ses troupes, la nuit, ä la lueiir des 
torches, le dangereux sentier de Flüelen ä Brunnen. 

AXENFELS (C. Schwyz, D. Schwyz, Com. Morschach). 
640 in. 3 mais. etgrand hötel dominant le lac des Quatre- 
Cantons, a 3 km. S. de Brunnen, Station de la lii;ni' du 
Gothard. Telegraphe, telephone. Ne sont habites qu'en ete. 

AXENFLUH (C. Uri). Paroi de rocher de l'Axenberg, 
a l'O. du somrnet de celui-ci, au bord du lac des Ouatre- 
Cantons. C'est dans cette paroi que l'on a creuse deux 
tunnels, Tun pour la ligne du Gothard, l'autre pour 
l'Axenstrasse. 

AXENSTEIN (C. Schwyz, D. Schwyz, Com. Mor- 
schach). 720 m. Grand hötel a quelquescentainesde metres 



AXE 



AVK 



115 



tiques. 

AXENSTRASSE (C 

res de Flüelen a Brun 



nombreux bloci 



Schwyz), Route i 
)rd du lac dea Qu; 



IIV<|I 




de reela charmes au i<>nii^t<- , eile ea 

pendanl la belle saison. 
AYENT (C. Valais. D. Hörens). 1036m. Com. et groupe 

dechalets avecchapelle sur les pentee dea contreforts S. du 
Wildhorn, ä i km. \. du Rhone el ä '• 
km. N.-E. de Sion, Bur le chemin du <-ol 

de Rawil. La co ine ■• c pose dea vil- 

lages de Blignoux, Botire, Fortuno, Luc, 

Les Places, Saint- R .hm et Saxonna ei 

compte 164 maiaons, 1450 h. catholiques. 
' pol des postes. Döcouvertea .1 objeta en 

AYER, AYERS, AYERNE OU AL- 

lier, allieres, dösignenl lea localitös 
im abondenl les sorbiers ou les alisiers. ('.es 
mots proviennenl du vieux francais Ayer ou 
Allier : sorbier, ;> lisici-. 

ayer (('.. Valais. D Hörens. Com. Hö- 
re nee). 1339 m. Petil hameau agröable- 

menl situö ;'i I km. S. du grand village 
d'Hörömence, <> maisons, :r> habitants. Ce 
lameau, imporlant jadis, a öte en partie 
incendiä en 1858, il ne se releve que len- 
tement de ses ruines. On remarque un 

vieux bätiment en möleze, datanl du XV 

siecle. Eleve du bötail el eulture des cö- 
röales, 

ayer (C. Valais, I». Sierre). 1484 m. 
Com. et vge dans le val d'Anniviers, sur 
a rivo droite de la Navizence, ä 15 Um. S. 
de la Station de Sierre, li^n.- du Simplon ; 
bäti en amphithöätre au bas d'une magni- 
"que foröl el au centre de fertiles prairies. 



Omtonv Elle a 12 km. de longueur, sa plus forte pente esl 
V'„. Bon parcours horizontal .V> km., le parcours descen- 
danl 3,5km. (de 2,3 ä 2,9%), le parcours ascendanl 3,2km. 

Hie I.T.i '("„); sein lahlier a •"> metres de largeur. Dejä ei) 

ÜB7, les cantons du Tessin, d'Uri, de Schwyz, de Zoug el 
de Zürich tinrent des Conferences pour laconstruetion d'une 
mite de Zürich au canton d'Uri, mais les delibörations 
n'aboutirent ä rien. En 1857, Schwyz souleva de nouveau la 
BoeBtionjcettefois les negociations reussirent. Laconstruc- 
liiin de l'Axenstrasse, commencee ™ 18ü3, ful lerminee en 
18(i'i. La meme annee eut lieu la collaudation des can- 
tons ct. cn IS(i."), celle de la Conl'edoralion. La part d'Uri 
flaitde6812 m., celle de Schuy/. de ."»(CT in. Dans le can- 
ton d'Uri, la construetien etait dirigee 
par une commission cantonale, dans celui 
de Schwyz par l'ingenieur Crivelli, de 
Bellinzone. Les frais s'eleverent ä 1 mil- 
lion de francs, dont la Confederation 
paya 66%. I>e Flüelen, la route conduit, 
par une pente douce, ä l'Axenberg, au- 
dessus An sauvage Gruonbach et, en un 
- i.i ml demi-cercle, sur le haut du gigan- 
tesque Axenberg, qui se dresse Pierement 
au-dessus du lac. Hans le tunnel de l'A- 



Telephone. La commu :ompt< 

villages de Mission el de Vissoye, 138 mais., 
tholiques, le village 55 mais., 300 h. Cullure d< 
eleve du hi'tail. Fromage. Mims de nickel, tl 
de cuivre. 

AYERNE (PETIT ET GRAND) (C. Va 
gle, Com. Villeneuve et Roche). 1441-1640 n 
situö sur un plateau oü prennent naissance 



l'roii 



torrenl 



arrose ta vallee de ce nom et le Petit 
Hongrin, affluenl de gauche de l'llongrin, al'lluenl lui- 
meme de la Sarine. II est domine. au S.-E., par les Tours 
d'AI, au N.-O. par le signal de Malatrait. Le chalet du 
Grand Ayerne est reliö ä Yvorne et a Roche par la route 
des Agittes a une heure des Agittes, trois heures de Cor- 



\en (ItiO m.) se Irouve une galerie tres 
connue d'oü l'on jouit d'une vue splen- 
ilide; apres quelques detours, au pied de 
rochers dechires, la route atleint les Tel- 
lengüler (hötel a I km. de la chapelle de 
Cell). L)e la ä Sisikon, -2 km., la contree 
est grandiose; la route passe trois tun- 
nels (104, 50 el 24 m.) et, au sortir du 
Felsenthor, le touriste est surpris par le 
charmant speetacle de la jolie vallee 

Iarrosee par le Dorfbach. La roule des- 
cend ensuite lout au hord du lac et 
lui-ci pendanl 2 km. Elle monte 
de nouveau a Ort, ou eile esl, comme a 
Sisikon, traversee par la ligne du Go- 
thard. La strueture des rochers est tres 

compliance ; il y a, le long de l'A\rnslr: 
plissements c|ui sc continuent de 
lac. La vue seiend, de la, sur Brunnen, le Hi^hi. le l'i- 
late, etc. De Sisikon ä Brunnen, de nouveau trois tunnels 
dont le plus long a 130 in. (Schiefernegg). Cette route, 
construite au milieu des regions les plus sauvages, presento 




du 



beyrier. On peut aussi, de la, gagner Boche par le pitto- 
resque sentier du Pontd'Egraz en deux heures et demie, 
ou descendre sur Montbovon par l'Hongrin, en trois heu- 
res environ. L'Etat de Vaud a fail construire au Grand 
Ayerne un cnalel modele. 

AYERNE (D'EN HAUT ET D'EN BAS) (C. \ mil. 



116 



AYE 



BAA 



D. Aigle. Com. Ormont-dessus). 1586 in. Chalets sur la 
rive {jauche du torrent il'lsenau, dans im vallon qui s'ou- 
vre entre les contreforts S.-O. de la Palette d'Isenau et le 
groupe de la Cape de Kloine, a 1 h. 15 N.-E. de Vers 
PF.glise; on rencontre d'abord, sur ce chemin, les quel- 
ques chalets d'Ayerne d'Kn Bas qui sont sur la rive 
droite (1558 m ). Champs de rhododendrons d'une llorai- 
son precoce. l'n des chalets est habite tout 1'hiver. Ce 
vallon est exposö aus avalanches d'hiver. Un sentier di- 
pect relie ce hameau au Plan des [sles, 

AYERNE (C. Valais, 1). Monthey, Com. Champery). 
1966 m. Truis chalets sur un päturage.a une heure etquart 
S.-O. de Champery, domines par les Rors d'Ayerne, ou de 
Culet, paroi de rocher tres abrupte au pied delaquellejail- 
lil une source sull'ureuse ; päturage des Culets. Kleve du 
lietail. beurre et fromage. 

AZANO (C.Tessin.D. Blenio, Com. Malvaglia). 1170 m. 
Chalets du valMalvaglia, sur les pentes de la Cimadi Bianca 
Bella (2670 m.), ä 8 km. E deDongio, dans le val Blenio et 
ä 12 km. N.-E. de la Station de Biasca, ligne du Gothard. 
80 h. catholiques. 

AZENHOLZ (OBER, UNTER) (C. Saint-Gall, D. Ta- 
blat. Com. Haggenswil. 527 et 556 m. Ilameau sur la route 
de Lömmiswil' a Mühlen), a la frontiere thurgovienne et ä 
6 km. de la Station d'Amriswil, ligne Romanshorn-Sulgen. 
13 mais., 40 h. catholiques. 

AZENWILEN (C. Thurgovie, D. Münchwilen, Com. 
Affeltrangen). 539 m. Groupe de maisons ä 500 m. N. 
de Buch, a 6 km. S.-O. de la Station de Weinfelden, ligne 
Winterthour-Romanshorn, et a 3 km. S. d'Amlikon. 40 h. 



AZERIN (C.Valais,D.Conthey, Com. Chamoson). 995m. 

Chalets au pied de la Tete Versau, a 2.5 km. N. deChaino- 
son et a 6 km. N. de la Station de Biddes (ligne du Sim- 
plon). 40 h. catholiques. 

AZET (COL DE l_') (C. Valais, D. Entremont). SynJ 
nyme du COL DE l'Ane. (Voir ce noui.) Azet provient du 
vieux francais et du provencal aze (äne). 

AZET (POINTE DE l_') (C. Valais, 1). Kntremonl). 
Nom donne" quelquefois au pic appelö, dans l'Atlas Sieg 
fried, le Grand Läget (3135 m.), sur- la crete N.-O. du Petit 
Combin, entre les vallees de Bagnes vi d'Entremont. II se 
dresse un peu au N.-O. du col de I Ane. 

AZMOOS (C. Saint-Gall, I). Werdenberg, Com. War- 
tau). 487 m. Grand village de la vallee du Rhin, a I km. de 
la rive gauche de celui-ci et a 5 km. N. de Sargans. A 1 km. 
N. de la Station Trübbach (ligne Coire-Rorschach). 142 
mais., 1008 h. protestanls. I ><■[•. .1 des pustrs, Icli'graphc. 
Azmoos est domine par PAlvier (2338 in.) donl on l'ail 
Pascension en quatre neures et demie. Vis-a-vis, de Pautre 
cöte du Rhin (Principaute de Liechtenstein), on remarque 
les ruines considerables du G-utlenberg. Agriculture etar- 
bres fruitiers. Broderies, tissage du coton. Commerce de 
bois. 

AZOT (C. Vaud, D. Vevey, Com. Chfitelard). 1068 in. 
4 chalets a proximite de la route Montreux -Les Avants- 
Azol, relies a eelle-ei par un hon chemin sur la pente S. 
du Mont-Cubly (1162 in.) et domines par les ruines de 
Saleusex. Ces chalets ne sont habites qu'ä certaines 
epoques. Reservoir d'arrivee des eaux du Pays d'En- 1 
haut. 



BAA 

BAAR (C. Valais, D. Conthey, Com. Nendaz). 736 m. Ha- 
meau sur le sentier d'Aproz ä Salins, ä 1 km.S. du Rhone, 
ä 4 km. S.-O. de la Station de Sion, ligne du Simplon. 14 
mais., 141 h. catholiques. Agriculture. 

BAAR (C. Zoug). 443 m. Com. et vge ä 3 km. 
N. de Zoug, sur un plateau fertile et plante 
d'arbres fruitiers (Baarerboden), sur la 
pente O. du Baarburg et limite au N. par 
les pentes douces du Frühberg couver- 
tes de belies prairies et de vignes. Sta- 
tion de la ligne Zurich-Zoug-Gothard. 
Bureau des postes, telegraphe, telephone. 
Voiture postale jusqu'ä Neuheim et Menzingen. La 
commune compte, avec les villages de Blickens- 
dorf, Deinikon, Grüt et Inwil, 453' mais. et 4075 h. 
catholiques, le village 381 mais., 3110 h. Agriculture, 
eleve du betail. Une fabrique de papier, de bobines, 
une brasserie, un grand moulin. Une grande fabrique 
de tissage et filature de coton comptant 60 000 bro- 
ches et occupant 600 ouvriers, une tuilerie, scie- 
ries et ateliers mecaniques. Industries diverses. An- 
cienne eglise nouvellement restauree, consacree a 
Peveque Saint-Martin, avec une vieille tour du IX""' 
siecle et six autels. A cöte, Possuaire, decore de belles 
peintures murales. La nouvelle eglise protestante se 
trouve ä Pextremite E. du village. On remarque la 
eure, la maison de ville, un hüpital, un orphelinat, 
une ecole secondaire, un progymnase. Caisses d'as- 
surances en cas de maladie, societes de secours pour 
les femines d'ouvriers, etc. A PE. du village, on ren- 
contre les chapelles de Schutzengel et d'Heiligkreuz, 
la premiere datant de 1666, la seconde de 1750. A 4 km. 
N.-E., dans PHölle, ä la sortie du sauvage Barzentobel, on 
trouve une grande carriere de tuf, exploitee depuis trois 
siecles. On voit egalement deux grottes de glacier des plus 
interessantes et tres visitees par les etrangers. Baar est la pa- 



BAA 

trie"duT landaman 'Jac. Andermatt jl (1602-1680), chef de la 
celebre famille des Andermatt, ä laquelle se rattachait le ge- 
neral Jos. Andermatt (1740-1817). Les landamans Müller, 




conseiller national (1821-1889) et Dossenbach, depute aux 
Etats (1824-1883) ainsi que l'ecrivain Michael Dossenbach 
(f 1883) etaient egalement originaires de Baar. 

BAAR (PLAN) (C. Valais, D. Conthey, Com. Nendaz). ; 
720 m. 4 mais. ä 1 km. S.-O. de Baar, sur le sentier de 



BAA 



BAC 



117 



ä Brignoi 



gorge de la Prinze, dans 
■spL.iir de l'anthracite accom 
'i mais., '■'<:> h. catholiques. ki 




Grotte de Baar (Tropf st eingrotte). 

ignes de Menzingen, ä 5 km. N.-E. de Zoug, formce 
de Deckenschotter (graviors de la prciniere glariation) <|iii 
pepose sur la mollasse el qui esl couverte de forets. Le 
aommet est un plateau d'ou l'on jouil d'une vue splendide 
sur le \ i 1 1 ;i i4< ■ de Baar, ä 2 km. <>., et sur ses environs 
fertiles. Un chäteau, dont autrefois oti voyait encore les 
traces. aurait domine toute la vallee. Le « Herdmandliloch », 
.i 1 1 1 1 1 1 < - 1 se rattachent pliisieurs legendes el que l'on Imme 
sur la pente S. du Baarburg, estmaintenant comble; seule 
l'cnlroe laisse voir encore des dessins nombreux el inte- 
ressante graves dans le rocher probablement par les Bo- 
hemiens qui trouvaient la un'asile sur. Plus au S. on re- 
in, irque le Bruderhaus, ancien couvent de beguines. C'est 
sur la pente N.-E. du Baarburg qu'existaient les bains, 
iadis lies reputes, de Walterswil. On a decouvert sur le 
Hügelrüti quelques monnaies romaines. 

BACH. N'oin frequemment employe dans les cantons 
allemands ])i>ur designer une ferine au bord d'un ruisseau. 

BACH (C. Berne, I). Interlaken, Com. Grindelwald). 
1050 in. Fraction de la commune de Grindelwald se compo- 
>;nit de Duftbach, Moosgaden el Spielstatt, et ciü se trouve 
lagare de Grindelwald et 1'eglise. Bureau des pusti--. lele- 
jjraphe, telephone dans l'hötel Oberland. 120 mais., 857 h. 
protestants. Industrie des etrangers. 11 hötels; eglises an- 
glaise et allemande. Voir Grindelwald. 

BACH (C. Berne, D. Thoune, Com. Fahrni et Unterlan- 
genegg). 837 m. Petit hameau a 500 m. E. de Fahrni, ä la 
iiifurcation des routes Steffisburg-Heimenschwand et Stef- 
lisl.uig-Schwarzenegg, et ä 6 km. N.-E. de la Station de 
Steffisburg, ligne Berne-lnterlaken. Depot des postes. 9 
mais., 61 h. protestants, dont 46 dans la commune de 
Fahrni et 15 dans celle d'Unterlangenegg. Agriculture. 

BACH (C. Grisons, 1). Heinzenberg, Cercleel Com. Sa- 
uen), 1615 m. Maisons dispersees sur la route de Salien 
Platz-Safien Thal, ä 1 km. N. de Thal, sur la pente E. du 
Thälihorn, ä 15 km. S.-O. de la Station de Thusis, ligne 
Cowe-Thusis. II mais., 47 h. protestants. Eleve du be- 
tau. 

BACH (C. Valais, D. Brigue, Com. Ried). 840 m. Ha- 
meau a 800 m. N.-O. de Ried et ä 2 km. E. de la Station 
le Brigue, ligne Brigue-Lausanne et du Rhone. Sur la 
ronle du Simplen. 15 mais., 80 h. catholiques. Alpages et 
prairies. Carnere d'ardoises. 

BACH (AM) (C. Appenzell Rh. -Ext. , 1). .Mittelland, Com. 

Trogen). 816 m. Hameau ä 2 km. E. de Trogen, sur le 

(ioldach et sur l'ancienne route de Trogen-Wald-Altstätten. 

■Vi h. protestants, 12 mais. dont une fabrique de fil, une 

i une maison d'ecole. Broderie. 

BACH (AM) (C. Berne, D. Interlaken, Com. Grindel- 
wald). 2400 m. Alpage et petit lac, le Bachsee (2264 in.) ä 
l'K. du Röthihorn (2750 m.), ä 7 km. N. de Grindelwald, 



sur le chemin de Grindelwald au Faulhorn, avec quelques 
chalets el un hölel. Lail el fromage. 

bach (am)«:. Zürich, I». Hinwil, Gem. Wald). 630 m. 
5 mais. sur la route de Wald ä Goldingen, ä 1,5 km. S.-E. 
de la Station de Wald, ligne Rüti-Winterthour. 34 h. pro- 
testants. 

BACH (AM) (C. Zürich, li. el Com. Zürich, Arr. II). 
'i l(( m. Groupe de maisons faisanl partie de I ancien village 
de Wollishoren, au bord du lac de Zürich el ä l'embou- 
chure du Dorfbach. Zurich-Wollishofen esl une s t ation de 
la ligne Zurich-WädenBwil. I'i mais., 97 h. protestants. 

bach (unter) (C Berne, I». Oberhasli, Com. 
Meiringen). 578 m. Hameau aux maisons disseminöes, sur 
la rive gauche de l'Aar, ä 6 km. E. de Meningen, sur la 
route de Meiringen ä Brienz el ä 3 km. S. de la Station de 
Brienzwiler, ligne Brienz-Meiringen. .'{!) mais., 248 h. pro- 
testants. Agriculture el 61eve du bötail. 

bachalp (C. Valais, D. Loeche, Com. Eschmatt). 
1934 m. Croupe de chalets ä 6 km. N.-E. de Loeche. sur 
la pente 0. du Faldum Rothhorn (2839 m.), ä \ km. N. 
il Erschmatt,localheä laquelle un sentier les relie.8chalets. 

bachbach (C. Crisons, I). Hinterrhein, Cercle el 

c Wers). l'eiii torrenl descendantdu Bandsee, au pied 

du Piz Platta (3386 m.), dans le val d'Avers; il prena sa 
source ä 2500 m. el sejette, apres im parcours de 2 km., 
dans ['Averserrhein, a la eote de 1050 m., pres des quelques 
chalets d'Am Bach. 

bachenbülach (C. Zürich, li. Biilach). 428 m. 

c el vge ä 15 km. N. de Zürich, sur la route de Bülach 

ä Kloien, ä 2 km. S. de la Station de Bülach, ligne Zurich- 

leslanls'. Kl'rve du l.el'ail,' cill'tll're ( 'l" s'.V-r.-a'l.'s'ei'de'ia ''iin'e. 

Dans le Höhragen, petite forel ä l'O. du village. on a trouvd 

irois lumuliis de la periode de Hallstatt. Au XII siecle, 

Bachenbülach ne comptail que quelques fermes portant le 
nom de Bahchenbolacho. Depuisl849, Bachenbülach forma 
une commune pol itique. Elle fil partie du hau) bailliagede 
Bülach, auquel se rattachaient encore Biilach, Niederffachs 
el Nussbaumen. Bachenbülach n'appartient a Zürich que 
depuis 1409. 

BACHGADEN (C. Zürich, D. Borgen, Com. Wädens- 
uih. 570 m. 7 mais. sur la route deHorgenä Einsiedeln, ä 
4 km. O. de la Station de Wädenswil, ligne Zurich-Richters- 
wil. Telephone. 72 li. protestants. Agriculture. 

BACHMÜHLE (C. Berne, D. Sef'tigen, Com. Obenniih- 
leren). 780 m. (Quelques fermes dans la partie superieure 
de la vallee du Scherlibach, a 1,5 km. S.-O. d'Obermühle- 
ieii. ,i 'i km. E. d'Oberbalm et ä 9 km, O. de la Station de 
Münsingen, ligne Berne-Thoune. 9 fermes, 45 h. Ancien 
moulin et scieiie. Ce moulin appartenait ä la commanderie 
de Koniz de l'ordre des Chevaliers teutoniques, dont les 
couleurs sont encore peintes sur les contrevents. 

BACHS (C. Zürich, I). Dielsdorf). 469 in. Com. et vge sur 
la route de Steinmaur a Kaiserstuhl, ä 4 km.N. de Stein- 
iiiaur, el ä 6 km. N. de la Station de Jlielsdorf, ligne Zu- 
rich-Nieder Weningen. Depot des postes, telegraphe, tele- 
phone. Avec le hameau de Thal, la com. comple 99 mais., 
588 h. protestants ; le vge 67 mais., 373 h. Le village com- 
prend deux parties: Altbachs et Neubachs, le premier au 
S., le second au N. du Fisibach. Agriculture, eleve du be- 
tail. Un peu de vigne. Station de l'äge du fer pres de 
Thalmühle. Bachs appartenait aux seigneurs de Regens- 
berg lorsque, eil 1409, la villi» de Begenslierg passa avec 
Bachs ä Zürich. En 1709, le village eut a soull'rir du pas- 
sage des armees russe et francaise. 

BACHSEITIDOSSEN (C. Nidwald). 1753 m. Petit 
contrel'ort boise N.-O. du Schwalmis (2250 in.), a 4 km. S. 
de Beckenried. 11 s'eleve au N. des quelques chalets de 
Bachseiti. 

BACHTEL (C. Zürich, D. et Com. Hinwil). 1149 m. 
Sommet dominant Hinwil, Wald et Dornten, a 3 km. E. el 
a 1 heure 30 de la Station de Hinwil, ligne Zurich-Hinwil. 
Le Bachlei esl un des points les plus connus de l'Oberland 
zurieois. La vue sur les Alpes, le plateau zurieois el les 
lacs est splendide. Telephone. Auberge ouverte l'ete et bel- 
vedere de 28 m. de haut Panorama du Club alpin suisse 
de l'annee 1876 dessine par Frau/ Schmidt et un second de 
1892-93 par Honegger et Imfeid. 

BACHTELEN (C. Üale- Campagne, II. Waidenburg, 
Com. Langenbrucli ). 804 m. Fermes ä l'O. de Langenbruck, 



118 



BAC 



BAD 



sin l.i route de cette localis ä Mümliswil, ä ."> km. S. de la 
Station de Waidenburg, ligne Liestal-Waldenburg. Sejour 
il ,ii' i'rcquente. 

b achtelen (C. Soleure, I). Lebern, Com. Granges). 
'i(il) in. Etablissement d'hydrothärapie au pied du Jura,dans 
um' petile vallee idyllique, ä 2 km. N. de la Station de 
Granges (ligne Soleure-Bienne). Service d'omnibus avec 
la gare. Telephone. 

b achteulen (C. Schwyz, li. March, Com. Wan- 
gen). 535 m. Fennes dissöminees entre Wangen ei le lac 
de Zürich, ;'i 2 km. N. de la Station de Siebnen, ligne Zu- 
rich-Glaris. 12 mais., 68 h. catholiques. Agriculture. 

BACHTHALDEN (C. Soleure, D. Soleure- Lebern, 
Com. Granges). 'i07 m. Croupe de maisons sur la route de 
Granges ä Vauffelin, ä 1,5 km. N.-< >. de la Station de Gran- 
ges, ligne Bienne-Olten. 6 mais., !K) li. catholiques el 
protestants. Agriculture. 

bachtobel (C. Thurgovie, D. e1 C - Weinfelden). 

480 in. Hameau ä 2 km. S.-K. de Märstetten, sur la pente S. 
de l'Ottenberg, ä 1,5 km. N.-E. de la Station de Weinfelden, 

ligne Sulgen-I'rauenl'eld. Telephone. 12 mais., Ii(i h. pro- 
testantS. Vins reputes. Hroclerie ä la inachine. Bachtobel 

possede un beau chäteau qui passa, au Will siecle,des 

Ebinger de Streusslingen aux Kesselring, famille qui le 
possede encore aujourd'hui. 

BACHWIES (C. Schaflfhouse, I». Schieitheim). Ruis- 
seau de 9 km. de parcours, affluent gauche de hi Wutach ; 
il prend sa source au Hoher Händen et traverse les vil- 
lages de Beggingen et de Schieilheim ou il fait inouvoir 
cinq moulins el deux scieries. 

BACHWIL (VORDER, MITTLER, HINTER el 
OBER) (C.Lucerne.D.et Com. Entlebuch).725 m.ömais. 
ä 1 km. S. de la Station d'Entlebuch, ligne Berne-Lucerne et 
a 1,5 km. N.-E. de Hasli. 42 h. Eleve du betail. Agriculture. 
BACONE (PIZ, GLACIER et FORCOLA) il,,\- 
CUNG) (C. Grisons, D. Maloja). Le <Piz Bacone (3243 m.); 
helle tour de rocher et de glace, s'eleve sur la longue eröte 
aux nomhreux sommets qui sc dinge au N. depuis la Cirna 
di Castello et qui separe les grands glaciers de Forno et 
d'Alhigna. La premiere ascension en a etö faite en 1883 
parTh, Curtins et Benins. II peut elre atteint sansgrande 
dil'lieulte depuis la cahane de Forno du Club alpin suisse 
en 3 heures. Ensuite de sa position et de son altitude, il 
offre la meilleure vue d'ensemble sur le massif du val 
Bregaglia et ses grands glaciers. Sur le llanc 0. de ce pic 
se trouve le petit glacier Ires incline de Ilacone; le torrent 
qui en sort descend la vallee du mSmenom et va se jeter 
(laus l'Alhigna. Au S. du Piz Bacone, entre celui-ci el le 
l'i/./.o Casnile, se trouve la Forcola del Bacone (3CK53 in.), 
passage difficile et peu I'rcquente. 

BAD. Nom d'une quantite" de maisons isolees, le plus 
souvent d'anciens bains, ä proximite de localitcs auxquelles 
elles se rattachent. 

BADEN (DlSTRiCT du canton d'Argovie). Superlicie 
15322 ha ; chef-lieudu district : Baden. 31 communis : Ba- 
den, Bellikon, Bergdietikon, Birmenstorf, Büblikon. Dätt- 
wil, Fnnetbaden, Fislisbach, Freienwil, Gebenstorf, Kempf- 
hof, Killwangen Kanten, Mägenwil, Meilingen, Neuenhof, 
Niederrohrdorf, Oherehrendingen, Oberrohrdorf, Ohersig- 
gcnthal, CEtlikon,Remetswil, Spreitenbach, Stetten, Turgi, 
Unterehrendingen, Untersiggenlhal, Wellingen. Wohlens- 
wil, Würenlingen et Wiirenlos. Population en 1888: 23033 
h., 2948 inais;, 4866 inenages ; 18049 cath., 4714 prot. 
et 248 juifs. En 1900, 28086 h. La densite est donc de 150 
h. par km" 2 . Ce district, divise en deux par la Liminal, est 
limite au X. par le district de Zurzach ; ä l'O. par les dis- 
tricts de Brugg et de Lenzbourg; au S. par le district de 
Bremgarten ; ä l'E. par le canton de Zürich. II est travers^ 
par les prolongements S. du Jura dont les collines sont en 
grande partie boisees, et dont les pentes sont couvertes de 
champs, de prairies et de vignes. La population se voue ä 
l'agriculture, ä la viticulture, au commerce et a l'industrie. 
Le sol se divise comme suit: 

Champs 4398,7 ha. 

Prairies 4714,4 » 

Vignes 525,0 » 

Terres a litiere . . . . 111,5 » 
Forets ....... 4436,1 » 



()n exploite la pierre du .Iura pour la construetion ou ' 
pour la tabrication de la chaux, du eiment el du plätre. On '■ 
estime surtout la mollasse de Mägenwil. Baden possede d.-s 
sources d'eaux minerales qui jaillissent sur les deux ri« 




Total : 14185,7 ha. 



Carte du district de Baden. 

de la Liinmat et dans le lit meine du lleuve. Birmcnsloi I 
a une source d'eaux salines ferrugineuses purgatives. la 
cult.ure de la vigne est tres developpee et les vins des eggj 
rons de Baden, surtout le Wettinger et le Goldwandler 
sont Ires estimes. üutre l'agriculture et l'eleve du \\r\M 
l'industrie laitierea quelque importance. Le district compl 
huit fromageries. 

Les recensements du betail onl donne les chiffres sui 
vants : 

1876 1886 1900 
Betes ä cornes . . . 6375 7159 7348 

Chevaux 414 291 484 

Porcs 2333 2089 2817 

Chevres 1697 2343 1726 

Moutons 59 60 31 

Ruches d'abeilles. . 1215 1463 1753 
Cos dernieres annees. l'industrie a pris beaucÄ 
d'extension. entre autres celle des machines electri 
ques ä Baden ; la ülature et le tissage du colon ä Ba- 
den, Wettingen et Turgi. Citons, en outre, la fabrica 
tion d'objets en metal, des parquets, des chaussüffl 
des galons, des broderies, des brosses, de la soie ar- 
tilicielle; les filatures de soie et de laine, l'industrie dt 
la chaux, du ciinent et du plätre, les tuileries, etc 
Comme instilulions philanlhropiques, on peut menlion 
ner l'institut des sourds-muets de Liebenfels pres de Ba- 
den, la maison d'education «Maria Krönung», 1'höÄ 

du district, les bains des pauvres, ä Baden. Gise tri t'" s 

silifere, les « ßadenerschichten », attribuees au Kim« 
ridgien (Malm). 

Trois lignes de chemin de fer parcourent le dislriet, p 
sont les lignes Aarau-Zurich, Turgi-Waldshut el Winter 
thour-Wettingen-Baden-Suhr ; il est traverse par le: 
routes cantonales suivantes: Baden-Zürich (deux routes) 



BAI) 



BAI) 



119 



Baden Mellingen, Br 
Waldshut. 

BADEN (C. ArgO\ 

districl du 



Baden).«388 m. 
ikiiii. \ ille au- 



rc 100 parties d'eau contiennenl 'i,l de parties mi- 
irales solides : sulfate de potasse 0,4373, sulfate de 
ude 1,827, chlorure de sodium 0,3204, chlorure de 



cienne el pittoresque, ä 20 km 

N.-O. de Zürich, sur la riv 



Situation, i 
graphe, h 
tale pour I. 
la com. d Ennetbaden, 
I donl les deux ticrs 



gau- 
dans imc jolie 
■au des posles, lele - - 
lone. Voiture pos- 
iiau. La \ ille, avec 
npte429mais . 1222 

I calli., la com. de 



s. 3815 h. En 1900, 6050 h. 
ss Zurich-Turgi-Olten et Bü- 
•20 hötels. Banque de Da- 
us depuis l'epoque romaine. 



e Ba 



l.'in- 



Baden, 389 ma 
Station des ligi 
nzbourg 

den. Hains com 

I e transil i'l le commerce, gräce a 
Inahon geographique e\ee|>l lonnello 
den, c'esl-a-dire au erolsemeid des 

Bäle-Zurich et Schalfhouse-Berne, < 
,|.. toul temps, une gründe importanci 
dustrie y esl egalemenl llorissante : une 
fabrique de macliines eleclriques 
oecupant plusieurs centaines d'ouvriers, 
une lilature de colon, des fabriques de 
chaussures, d'objets en nietal, de hrossos, 
de machines, de parquets, des tuileries, 
de. I.es bains de Baden jouisscnl dune re- 

Sutation universelle. I.es sources thermales, 
emperature fixe de 46 a 48° c., jaill: 
inilieu de la l.immat, d'une profondeur de plu 
in. ei, par consequent, de couches terrestres; 
nanl au inoins aus etages inferieurs du Trias 
sources captees l'ournissent, en moyenne, 700 




-ii« au 

e 1000 




Plan de Baden. 



lilliium 0,0283, 
naie de magnes 
den esl indiqui 
pece, la goulte, 



llcilll 



Vi I , 



>s, bicarbo- 

e.MIN de lia- 

l'eclions des orgaues de la respi- 
i m, les affections chroniques des 

les sniles de Pneumonie ou de pe- 



minule, ce qui t'ait plus d'un million de litres par jour. 
L'eau esl parfailement claire; eile se conserve absolu- 
menl intacte pendant des annees dans des bouteilles 
hees. Le goüt en est legerement salin, l'odeur de 
l'eau recemment puisee est celle de l'hydrogene sul- 



ralion et de la diges 
reins et de la vessie, 
ritonite. 

La vieille ville, resserree entre la colline etl a riviere, 
s'esl considorabloment etendue au N., oii se trouve ac- 
luellemenl le iiouveau quartier des bains. Baden possede 
encore plusieurs anciens bätimente remarquables : l'hotel 
de ville, oü, de L426 ä 1712, se tinrent les Dietes des 
Confederes ; c'est aussi a l'hötel de ville que le prince Eu- 
gene de Savoie, plenipotentiaire de l'empereur d'Allema- 
gne, et le duc de Villars, envoye francais, signerent, en 
171 'i, la pai\ de Baden, qui mit fin ä la giierre de la Suc- 
cession d'Espatme ; l'eglise catholique, dans laquelle, en 
1526, le catholique Eck, d'Ingolstadt, et les protestants 
OHeolampade ei Haller eurem leurs celebre disputes de 
religion; le chäteau (pres du pont), qui, jusqu'en 1798, 
fut la demeure des baillis que lescantons de Herne, Gla- 
ris et Zürich nommaient ä tour de röle pour gouverner 
le bailliage de Baden. Les ruines du chäteau « Stein zu 
Baden »,qui fut une forteresse importante, dominent en- 
core la ville ; les ducs Leopold II et Leopold III y firent 
leurs preparalil's de guerre, avant Morgarten et Sempach. 
Au mois de mai 141"), les Suisses s emparerent de ce re- 
doutahle chäteau et le brülerent, mais il fut reconstruit 
au XVIII 6 siede par les habitants de Baden, qu'encoura- 
geaient les Etats catholiques ; en 1712, enfin, les Bernois 
et les Zuricois le detruisirent ä nouveau. Seule, au milieu 
des ruines, la chapelle des ducs d'Autriche « Saint-Nico- 
las » a resiste aux altaques du temps. Baden a cependanl 
aussi de beaux edifices modernes : le süperbe bätiment de 
la banque de Baden, le casino, dun style composite, re- 
rniniscence de l'antique, tres elegant et admirablement si- 
tue au milieu d'un beau parc. 

Au point de vue historique, Baden est une des localites 
les plus anciennes de la Suisse; des restes de l'epoque cel- 
tique en fönt foi.Ce fut, en tous cas, la premiere Station 
de bains au N. des Alpes. Tacite parlede Baden (AquasHel- 
vetiee) dans sa description de la bataille du Bötzberg, en 
lau 69 apres J.-C. De nombreuses trouvailles pres des 
bains fonl croire ä une llorissante colonie romaine. Sur la 
colline abrupte du chäteau de Stein se trouvait probable- 
menl une forteresse romaine. A l'epoque de la decadence 
de l'empire romain, la contree de Baden fut devastee par 
les hordes germaniques. Plusieurs siecles plus tard seule- 
ment Baden reprit un peu d'importance. Aux XI' et Xlf 
siecles, Baden passa successivement aux mains des puis- 
sants comtes de Lenzhourg, de Kybourg et de Habsbourg 



120 



BAL) 



qui habitaient le chäteau de Stein. En 1415, apres unere- 
sistance energique, la ville tomba aux mains dos Confe- 




Ruines du chäteau de Stein ä Baden. 

deres. Tandis quo la contree avoisinante etait sous la ju- 
ridiction dun Ijailli, dont los fonctions no duraient que 
doux ans, Baden so gouvernait elle-meme, sous l'autorite 
directe dos cantons. Do 17Ü8 a 1803, Badon fut le chef-lieu 
du canton du meme nom. Kn 1834, les delegues de sept 
cantons (Argovio. Bäle-Campagne, Berne, Lucerne, Saint- 
Gall, Soleure et Thurgovie), rodigerent les Arljcles de Ba- 
den, relatifs aux rapports de l'Eglise et de l'Etat. Le pre- 
mier chemin de fer de la Suisse, de Baden ä Zürich, fut 
ouvort en 1847. Baden est la patrie des trois Dorer : 
Edouard Borer-Egloll" (1807-1864), landaman et poete, et 
ses deux fils Edmond, poete, et Bobert, sculpteur. Ce 
dernier est l'auteur du inonument de Winkelried et du 
monument national de Geneve. Baden a aussi vu naitre le 
docteur Albert Minnich, qui fit connaitre sa ville natale 
comme Station balneaire et contribua ainsi, dans une 
grande mesure, ä sa prosperite. 

BADHAUS (C. Börne, 1). Thoune, Com. Buchholter- 
berg). 1003 m. Hameau sur la route de Heimenschwand ä 
Zihl, ä 8 km. E. de la Station de Wichtrach, ligne ßerne- 
Thoune, ä 1,5 km. O.de Heimenschwand. 12 mais., 82 h. 
protestants. Culture des prairies. Eleve du betail. 

BADILE (COLLE DEL) (C. Grisons, I). Maloja). 3049 
in. Brusqueechancruredela cröte ä l'E. du Pizzo Badile, en- 
tre celui-ci et le Pizzo Cengalo. C'est un passage de glaciers 
tres difficile etqui n'estquerarement traverse. II conduitdu 
valBondasca ä la cabanedu Badile et aux bains deMasino. 

BADILE (PIZZO) (C. Grisons, D. Maloja). 3307 m., 
appele quelquefois Cima di Tschingel. Le premier nom, 
qui est le plus generalernent employe, doit etre prefere, 
car il caracterise tres bien l'aspect de cette montagne du 
cöte N. Pizzo Badile = pic en forme de pelle. Cette mon- 
tagne imposante, escarpee de tous cötes, est situee ä la 
frontiore italionne, sur la crete S. du val Bondasca, vallee 
laterale gauche du val Bregaglia. L'ascension en est dif- 
ficile; eile a öte faite, pour la premiere fois, le 26 juillet 
1867, par W. A. B. Coolidge avec les guides F. et H. De- 
vouassoud. A son pied S. se trouve dans, le val Porcellizzo, 
la cabane du Club alpin italien (2523 m.), ä 4 heures au- 
dessus des Bains de Masino. La cime peut etre atteinte de 
la cabane en 2 h. 30 environ. 

BADILETTO ou BADILET.On designe sous ce nom 
tantöt une tour rocheuse (2917 m.),entre le Piz Badile et 
le Piz Trubinasca, tantöt une tour analoyue (3169 m. en- 
tre le Pizzo Badilo et la Punta Torelli (3137 m. dans 
los carlos italiennes), au S.-O. de cette derniere. Ces deux 
tours sont mentionnees plusieurs fois dans les recits d'as- 
censions du Pizzo Badile. 

BADTOBELBACH (C. Appenzell, Bh.-Ext.). Ruis- 
seau, petit aflluent gauche de li'rnäsch, prend sa source ä 
920 m. d'altitude, entre les yillages de Schwellbrunn et 



B/EC 

Waldstatt, suit la direction S.-O.— N.-E., passe ä l'E. de 

Waldstatt et se jette dans l'Umäsch, a la cote de 698 in., 

apres un parcours de 3,5 km. Uno fabri- 

" que en ulilise la force motrice et un pont, 

celui du chemin de fer et de la route de 

llorisau a Appenzell, le traverse. 

BADUS ou SIX MADUN (C. Gri- 
sons, I). Vorderrhein). 2931 m. L'une des 
cimes principales de l'Oberland ^risun. 
pres de la frontiore du canton d'Uri, au 
S. de l'Oberalp. Sur son tlanc N.-E. se 
trouve la source du Rhin aflterieur qui 
sort du joli lac de Toma, et n'est encore 
qu'nn ruissoau d'un metre de large. Lo 
Badus, facilement accessible, offre une 
vue tres etendue, la plus belle poui-olro 
de ce massif. On y monte frequemineßfi 
soit d'Andermalt dans la valloe d'Urseren 
en 5 h., soit de Tschamut en 4 b. 31» daus 
la valloe du Rhin anterieur (Tavetsch), 
soit aussi de l'hötel de TOberalpsee sur 
le col de l'Oberalp en 3 heures. 

B/EBIKON (C. Saint-Gall, I). All- 

Toggcnburg, Com. Kirchberg). 681 in. 

Harn, sur la route de Müsolbach ä Ua- 

zenheid. ä 3 km. S.-E. de Kirchberg et 

ä 3 km. S. de la Station d'Ober-ßazen- 

heid, ligne du Toggenburg. 7 mais., 32 h. 

catholiques. Agrioulture. 

B/ECH (C. Grisons, D. Heinzenberg, Cercle et Com. 

Safien). 1620 m. 6 mais., a 13 km. S.-O. de la Station de 

Thusis, ligne Coire-Thusis, dans la vallee de Safien, a 4,5 

km. S. de Salien-Platz et sur le passage du Salierborg 

(2490 m.). 30 h. protestants. Eleve du betail. 

B/ECH (C. Lucerne, D. Sursee, Com. Gunzwil). 716 in. 
Ham. sur la roule de Sempach a Munster, a 7 km. N. de 
la Station de Sempach, ligne Lucerne-Olten, cta egale dis- 




Vue du Pizzo Badile. 

tance des lacs de Baldegg et de Sempach. 16 mais., 92 h. 
catholiques. Eleve du betail. Agricullure. 

B/ECH (HINTER, VORDER) (C. Schwyz, D. Höfe, 



h.ik; 



i;.ki; 



121 



maisons dissöminees 
Lachen, au börd du 



B/ECHI (OBER 





W&' ätote** 


tiltäi^ 








ff^ v*^aMH^^^g»y^!SF 












M|E£y^t|b^ > ■ . ;v- 


WM^n^hüllSl 





Vue du Badus. 

Lg de Zürich. Depöl des postes. Station de la ligne Zurich- 
t'ihiris. Nombreuses carrieres du gres. 39 mais., 331 h. ca- 
tholiques. 

B/ECH (UNTER) (C. Valais, I). Rarogne). 1230 m. Com. 
et groupe de hameaux ä 7 km. (). de Viege, ä 2,5 km. S. 
de la Station de Rarogne, ligne du Simplon, entre le 
pühlbach, ä l'O., et le Laubbach, a l'E., sur la pente N. 
de l'Augstbordhorn (2974 m.). Depot des postes. "Les ha- 
meaux les plus importants sont Bachtolen (78 h.) et Wis- 
Bgen (59 h ). La commune coinpte 50 mais. et 385 h. ca- 
uoliques de langue allemande. Situation tres agreable. 
jaible eulture du ble. Prairies. Eleve du betau. 

B/ECHAU (C. Schwyz, I). Höfe, Com.Wollerau). 414 m. 
Presqu'lle s'avancant dans le lac de Zürich, entre les vil- 
lages de Ricliterswil < t Freienbach. 2 fermes. 

B/ECHE (C. Valais, I». Viege, Cum. Zermatt). 1833 m. 
Chalets a 45 m. S. de Zermatt, au pied du Bodengletscher 
et dummes, ä l'E , par les hüteis du Rillelberg et de la 
Riffelalp, ä la sortie du torrent de la Mattervisp du glacier 
K Boden (partie du glacier du Corner) et vis-ä-vis des 
chalets d'Aroleit. 

B/ECHELSRÜTI (C. Zürich, I). Hinwil, Com. Grünin- 
gen). 500 m. Hameau sur la route de Grüningen a Esslin- 
gen, ä 1,5 km. 0. de Grüningen et ä 5 km. S.-O. de la 
Station de Wetzikon, ligne Rapperswil-Uster. 13 mais., 
58 h. protestants. 

B /ECHERN H/EUSER (C. Valais, D. Rarogne, Com. 
Grengiols). 1051 m. Groupe de chalets sur le sentier de 
liiim a C.rengiols, ä 12 km. N.-E. de Origue, ä 1 km. S. du 
Rhone et ä Ö00 m. E. de Grengiols. 7 mais., 52 h. cath. 

B/ECHHORN (UNTER) (C. Valais, 1). Brigue). 357G 
in. Sommet ä 10 km. N. de Brigue, sur une crete qui se 
detache du Breithorn (3783 m.) et ä l'O. de la partie infe- 
rieuiv du glacier d'Aletsch. II domine au S. les hameaux 
de Heialp (2017 m.) et de Platten (1340 m.). Le Kelchbach 
prend sa source sur sa pente E. 

B/ECHI ou CHARTREUSE (C. Berne, D. Thoune, 
Com. Hilterfingen). 580 m Quelques maisons sur la route 
de Thoune ä Überholen, ä l'extremite N. du lac, sur la 
rive droite de l'Aar et ä 2 km. S.-E. de la Station de Thoune 
ligne Berne-Interlaken. 5 mais., 57 h. protestants. 

B/ECHI (GLACIER DE) (C. Valais. D. Conches). II 
BBl sitae ä l'extremite superieure du Bächithal qui debouche 
(tnvillage de Reckingen, sur la roule de Brigue ä laFurka; 
i esl domine, au N.-O., parle Hinter (3482 m.) et le Vorder 
Galmihorn (3524 m.) (groupe du Finsteraarhorn), entre 
lesi|uels s'ouvre la Bachilücke (3402 m.), col qui relie Rec- 
kiugen ä la cabane du Club alpin suisse du col de l'Ober- 
»ar, par le Bächithal. 



UNTER) (C. Tliurgovie, I'. Kreuz- 
terswilen). 505 m. 7 fermea ä 2 km. \. E. 
d'Hugelshofen, sur la route de Hugelshofen 
;i Ellighausen, el ä 5,5 km. N.-E, de la 
siaiiun de Märstetten, ligne Sulgen-Frauen- 
l'eld. 35 h. protestants, 

b/echifirn (C. Glarisj. 2460 m 
Glacier suspendu sur le Haue s. du Gläi 
niseh, au-dessous iln sommel le plus 61e- 
ve, le Bächistock (2920 m.); il döverse ses 
eaux en partie ä l'E. 'laus l'Oberblegisee, 

B/ECHIS (C. Saint-Gall, l>. Oberrhein- 
thal, Com. Allst;, Heil). 160 m. Harn, sur la 
route d'Altstätlen ä Eichberg, ;i 3 km. S. 
de la Station d'AUstälten (ligne Sargans- 
Rorschach). Döpol des postes, voiture pos- 
tale Altstätten-Eichberg. 12 mais., Iti'i h. 
catholiques ei protestants. Agriculture. 

B/ECHISTOCK (C. (ilaris). 2920 m. 
Sommet le plus eleve du ( Hämisch ; du 

ec'iti' s., il präsente des parois de rochers 
a pie s'elevanl de (i a 7(1(1 in. au-dessus du 
Bächifirn; du cötd N., la pente est moins 
rapide; il est recouvert d'un novo, le Bä- 
ehisiueklirn, terrasse superieure du pla- 
cier du Glarniseh. l'n peu |)lus eleve que 
le Ruchen-Glärnisch, il est moins souvenl 
gravi que celui-ci '| 
facile et dont la vue 
B/ECHISTOCK 



im 



■ I plus eteiulili'. 

(C. Uri). 2957 m. 

■ Rienzerstock (2964 
i m.), au S.. et se- 

llöcke (2696 m.). 

2786 ei 2736 in. Deux 

re le Rienzerstock (2964 

HI' la chaille c|ui sopare 

lieuss. Ils dominent, ä 



Sommet a l'E. de Göschenen, entri 
m.), au N.-O., et le Schienstock (2 
pare de ce dernier par la Rienthall 

B/ECHISTCECKE (C. üri). 2 
sommets au N. du Bächistock, entri 
m.), et le Diedenberg (2659 m.) su 
la vallee de Felli de celle de la 
l'E., les chalets d'Obermalt. 

B/ECH ITHAL (C. Valais, D. Conches). Vallee laterale 
de droite du Rhone, partie superieure de la vallee; eile 
s'etend du Galmihorn au village de Reckingen, sur 6 km. 
di' lungueur, dans la direetion du N.-O. au S.-E. Sa par- 
tie superieure renferme le glaeier de Bachi ; la partie in- 
ferieure est boisee. Elle est arrosee par le Reckingenbach 
qui prend sa source ä Paltitude de 2870 m. et se jetle 
dans le Rhone, ä la cote de 1303 m. 

B/ECHLEN (C. Berne, D. Bas-Simmenthal, Com. 
Diemtigen). 895 m. Hain, sur la pente O. du Niesen, ä I 
km. E. de Diemtigen, dans une Situation abritee et a 2,5 
km. S. de la Station d' Oei-Diemtigen, ligne Spie/.-Erlen- 
bach. 24 mais., 139 h. protestants. Agriculture et eleve 
du betail. Commerce du betail. 

B/ECHLEN (C. Saint-Gall, D. Alt-Toggenburg, Com. 
Mosnang). 773 m. Harn, dans la vallee de la Thur, ä 3 km. 
N. de Mosnang et ä 7 km. O. de la Station de Bütswil, 
ligne Ebnat-Wil. Telephone. 11 mais., 39 h. catholiques. 

B/ECH LEREN (C. Berne, II. Herne, Cum. Wohlen). 
684- m. Croupe de mais. ä 9 km. N.-O. de Berne, ä 500 m. 
N. de Sariswil et a 7 km. S.-O. de la Station de Schupfen, 
ligne Berne-Bienne. 13 mais., 116 h. prot. Agriculture. 

B/ECH LI (C. Arguvie, D. lirugg, Cum Oberhot/.berg). 
Partie du village d'Om'.Riiür/.liKlti;. Voir ce nom. 

B/ECHLI (C. Saint-Gall, D. Alt-Toggenburg, Com. 
Bütswil). 605 m. 5 mais. au bord d'un petit ruisseau dans 
une Julie Situation, ä 1 km. E. de la Station de Bütswil, 
ligne Ebnat-Wil. 50 h. catholiques. Agriculture, broderie. 

B/ECHLI (C. Saint-Gall, D. Gaster, Cum. \rnden). 700 
in. X mais. dispersees nitre Amden et le lae de Walenstadt, 
dans une Situation abritee, a 'i km. N.-E. de la Nation de 
Wesen, ligne Coire-Zurich. 30 h. cafh. Agriculture ; arbres 
fruitiers : cerisiers. poiriers et ponimiers. Eleve du betail. 

B/ECHLI (C. Saint-Gall, D. Neu-Tuggenburg, Com. 
Hemberg). 8(>5 in. Croupe de maisons a la bifurcation des 
routes de Hemberg-Urnäsch et Hemberg-Scliwellbrunn, .i 
2 km. E. de Hemberg et ä 6 km. O. de la Station d'Urnasch, 
ligne Herisau-Appenzell, S mais., 40 h. prot. Agriculture. 

B/ECHLiFIRN (C. Tri). Petit glacier au pied du 
Bächlistock et du Zwächten (groupe du Titlis). Son emis- 
saire arrose la vallee de Gorneren, 



1 -1-2 



D.EC 



B\EK 



b/echligletscher (C. Berne, lt. Oberhasli). 
Glacier de second ordre, ä l'O. du Grimsel ; il descend du 
Bächlistock (3274 m.), dans la direction de l'O. ä l'E., sur 
3.5 km. de longueur. I! est limito, au X., par l'jElplistock el 
le Diamantstock, au s. par le Brandlammhorn ei le Brun- 
berg. Son omissaiiv. le Bächlisbach, est im petil affluenl de 

gauchede l'Aar. I»eu\ passages. I'im la Ürandlanimscharlo 
im Fellenberglueko i30i7m.), conduit au Pavillon DollfÜSS, 
ol lautre, la Bächlilücke (2970 m.). au Gauligletscher. 

B/ECHLISB4CH (C. Herne. D. Oberhasli). Torrenl 

descendanl du glacier du Bächli ei sejetant dans l'Aar ä 
la cote de 1670 in., apres im cours de 3 km. de l'O. ä l'E. 
entre de hautes parois de rochers. 

B/ECHL.ISBRUNNF.N (('.. f'ribourg, I). Singine, 

Com. Saint-Antoine). 835 m. Ham. avec chapeüe, ä 1 km. 
E. de Saint-Antoine, a 2 km. S.-O. d'Heitenried el ä II km. 
E. de la Station de Fribourg. 23 mais , 150 h. catholiques. 
Agriculture et öleve du betail. 

B/ECHLISTH&L (C. Kerne. I). Oberhasli). Val gla- 
eiaire au\ parois abruptes, de 6,5km. de longueur sur 2 
km. de largeur, situe ä l'E. du Bächlistock etcomprenanl 
lt> Bächliglolschor d'ou s'cooulo le Bächlisbach, torrenl se 
jelanl dans l'Aar. entre le Cnnisel et la llandeck. 

BÄCHLISTOCK (C. Herne, I). Oberhasli). 3270m 
Sommel qui s'elovo au N.-E. du Einsleraarhorn, au S. du 
Hühnerthälihorn (3181 m.), ä l'E. du Hühnerstock (3348 
m.i et a l'o. du Brandlammhorn (3113 in ). II domine les 
qualre glaeiors de Bächli, drüben, Vorder Trift et Hühner- 
thäli. On en t'ait l'ascension en 3 ou 'i heures du pavillon 
üollfuss. Le panorama est magnifique. 

BÄCHLISTOCK (C. Uri). 3012 m. Crelo rocheuse 
qui se detache du Zwächten vers le S., ä I E. du Titlis, et 
sopare la vallee de Gorneren de celle de Meien. Elle do- 
mine les glaciers de Bächlilirn ä l'E. et de Seewen. ä l'O. 

B/ECHTELEN. Noni assez froquent dans la Suisse 
allemande, derive de Bachtalen, designant une localite 
dans un petit vallon arrose d'un ruisseau. 

B/ECHTELEN (IN DER) (C. Berne, 0. Borne, Com. 
Koni/). 530 m. Ancienne forme ä 2 km. S. de Berne, au 
pied du Gurten, et ä 200 m. de la] Station de Wabern, 
tramway Berne -Wabern. La Societe suisse d'utilite publi- 
que l'a transformee, en 1840, en un etablissement pour 
l'enfance abandonnee. 

B/EDEL (C. Valais, TL Rarogne, Com. Grengiols). 
1160 m. Une douzaine de fermes dispersees le long du 
sentier de Grengiols ä Bister, sur la rive 
gauche du Rhone, ä 500 m. S.-O. de Gren- 
giols, ä 10 km. N.-E. de la Station de Bri- 
gue, ligne du Simplon. 

B€DERHORN (C. Berne, D. Haut- 
Simmenthal). 2010 m. Sommite gazonnee 
au S., rocheuse sur le versant N., qui se 
rattache au Massif du Kaiseregg et du 
Schafberg au S.-E. de ces sommitös dont 
il est separe par le col de Jaun ou du 
Bruchberg, passage reliant la vallee de 
Charmey avec le Simmenthai (Boltigen). 
.loli point de vue, ä 4 h. de Boltigen et a 
3 h. de Jaun ou Bellegarde. Tres connu par 
sa riche üore. 

B/ENDER (C. Grisons, D. Ober-Land- 
quart, Cercle et Com. Davos). 2100-2200 m. 
Parois de rochers plus ou moins boisees 
sur la pente N. de l'Altein, entre Wiesen et 
Davos et formant le versant S. du Bären- 
thal. Elles dominent, ä l'O., les maisons 
dispersees de Glaris, petit village de la val- 
lee de Davos. 

B/ENDERHORN (C. Uri). 2065 m. 
Sommet au S.-E. du Kaiserstock (2517 in.) 
et ä l'O. de l'Alplerhorn (232S m.). II do- 
mine, au N.-O., les chalets de Bindermatt 
dans le vallon de l'Hiiri. affluent de la 
Muotta. 

B/ENDERSTOCK (C. Uri). 2840 in. Contrefort 10- 
cheux de l'Oberalpstock sur l'arete crenelee qui se dirige 
au N.-E., entre le Maderanerthal et le Brunnithal et se 
terrnine au Eruttstock. 

B/ENDLIKON (C. Zürich, D. Borgen, Com. Kilch- 
berg). 410 in. Vge ä ö km. S. de Zürich, au bord du lac, 



sin la rout. ■ de Zurieh ä Borgen. Station de la ligne \V;i- 
denswil-Zurich. Bureau des postes. Telephone. 46 mais., 
308 h. protestants. Culture de la vigne et des arbres frui- 
liers; Industrie de la soie. C'est un grand et llorissanl vil- 
lage, avec de helles fermes et de noiiibreusos villas. On y 
a decouvert des habilations lacustres des ä^es de la pierre 
et du l.r.m/e. 

B/ENIKON (C. Thurgovie, l>. Weinfelden, Com. Am- 
likon). 527 in. Village sur la route d'Ainlikon ä Affeltran- 
gen, ä 2 km. S. d'Amlikon el de la Thur et ä 3,5 km. S. 
de la Station de Märsletlen, ligne Sulgen-Frauenfeld. 
Telephone. 22 mais., 93 h. protestants el catholiques. Voi- 
ture postale Alfeltrangen-Märslelten. Culture des prai- 
ries. 

B/ENIKON (HINTER, VORDER) (C. Zürich, D. 
Bulaeli, Com. Ober-Embrach). 586 in. 6 mais. sur la route 
de Bassersdorf ä Einbrach, ä \ km. N. de la Station de 
Bassersdorf, ligne Zurich-Winterthour. 26 b. protestants. 

B/ENISEGG (C. Berne, I». Interlaken). 2500 m. Crete 
rocheuse dominant des p,'i Images, ä l'E. du glacier infe- 
rieur de Grindelwald, et se detachant du Gwächten, mas- 
sif des Schreckhörner. Beau point de vue ä 3 heures de 
Grindelwald. 

B/ENK (C. Zürich, I). Winterthour, Com. Dägerlen). 
490 m. 5 mais. ä 7 km. S.-E. d'Andelfingen et ä 2 km. N. 
de la Station deSeu/.ach, ligne Winterthoür-Et/wileii. 45h. 
protestants. Agriculture. 

B/ENNLI (. Argovie, I). Kulm, Com. Hol/.iken). 470 
in. llaiiieau sur la route d'Holziken ä Uerkheim, ä 1 km. 
S.-O. d'Holziken et a 3 km. S. de la Station de Kolliken, 
ligne Aarau-Zofingue, 7 mais., 47 h. protestants. 

B/ENZIGER (C. Appenzell. Bb.-Ext., D. Vorderland, 
Com. Heiden). 834 m. 6 mais. ä 1,5 km. S.-E. de la Station 
de Heiden, ligne Heiden-Borschach. Prairies. 30 h. Indus- 
trie de la soie. 

B/ERAU (C. Berne, D. Signau, Com. Langnau). 700 m. 
Village faisant partie de Langnau, ä 2,7 km. de la Station, 
au bord de l'Ilfis et sur la route de Langnau ä Escholz- 
inalt. Depot des postes. 52 mais., 892 h. protestants. Agri- 
culture. Grande fromagerie. Ilospice du district de Signau. 

B/ERCHI (C. Uri, Com. Isenthal). 900 m. Belle colline 
ä 4 km. N.-O. de Fluelen, ä 2 km. N.-E. d'Isenthal, au bord 
du lac des Quatre-Cantons. On yjouit d'une vue splendide 
sur le lac et les environs. 

B/EREGG[C. Berne, D. Interlaken, Com. Grindelwald). 




m. Point de vue et pavillon-auberge bien connus de 
l'Oberland bernois, au pied O. du Mettenberg, sur les hau- 
teurs de la rive droite du glacier inferieur de Grindel- 
wald, auquel on accede par des echelles. On yjouit dune 
vue splendide sur les glaciers. Le panorama de l'Eiger, du 
Mönch, de la Jungfrau el de toute la contree envionnante 



IJ.KIi 



li.KIt 



l-J.i 



Ml grandiose. Centre d'excursions. <>n g'j pend en - h. de 
Grindelwald. 

b/eren (BEIM) (O.Orisons.D.lleinzenberg). 2541 m. 
Ichancrure de l'arete enlre le Bärenhorn et le Tomülgrat, 
,mi fond de la vallee de Safien. C esi im passa^e l';u i l<- ei le 
dictum le plus courl de Splügen ä Vals-Platz ((> heures). 

t laues anciens ecrivains l'appelaienl Walischerberg 

l'esträ-dire Valserberg) ou Löchliberg (Safienbe^Cea 
iiüius designent actuellemenl Irs | 



le Burgfeldstand el le Niei 



imd II 



Vals i 



ticle 



•sp, 



B/ERENBACH (C.Obwald.Com. Engelberg). Ruisseau 
prenant sa source sur la pente S.-O. du Ruchstock, pres 
des chalets de Plankenalp el qui, apres un parcours de4 
km. du N.-E. au S.-O., se jette dans l'Aa d'Engelberg, ä 

u elberg möme, ä la cole de Kilo in. II arrose le beau el 
large vallon d'Hurbis, traverse le cirque de rochers End 
der Welt, el reooit, de ganchc, le Griessenbach, emissaire 
du glacier ilu meme noin. 

B/ERENBODEN (C. Borne, I). Erutigen, Cum. Kan- 
dergrund). 975 in. 1 1 chalets ä 3 km. S. de Erutigen, sur 
le versant N. de l'Elsighorn (21146 in.) el a I! km. N.-O. de 
Kandergrund. 

B/ERENBOHL. (C. Zürich, II. Dielsdorf, Com. Rum- 
lang). 470 m. 'i mais. ;'i 2,."> km. S.-O. de la Station de 
Rümlang, ligne Zurich-Bülach. 27 h. protestants. 

b/erenburg (G. Grisons, I). Hinterrhein, Cercle 
Schams, Com. Andeer). 1042 m. Haraeau dela vallee de 
Schams, domine par les ruinös d'un chäteau feodal.ä I km. 
S. d'Andeer, sur la route d'Andeer ä Splügen, et ä 12 km. 
S. de la Station deThusis (ligne Coire-Thusis).Voiturespos- 
tales du Saint-Rernardin et du Splügen. 9 mais., 34 h. pro- 
festants de langue romanche. Eleve du betail. 

B/ERENEGG »U Kerne, D. Oberhasli). 2481 m. Ma- 
inelon de roches ga/.onnees situe au S.-O. du Trübtensee, 
sur le versant N. du Grand Siedelhorn, que cötoie le sen- 
tier qui relie ce pelit lac a l'Oberaaralp. A 1 h. 30 min. 
S.-o. .In Grimsel. 

B/ERENFEL.S (C. Herne, I). Laufen, Com. Tugiiinj'en 
en Duggingen). 456 m. Ruines d'un chäteau fort, ä 600 m. 
K. du donjon d'Angenstein, et ä 1 km. E. de la Station 
d'.Esch, ligne Delemont-Räle, sur une hauteur dominant 
la Birse. Los seigneurs de Bärenfels jouerenl un grand 
role dans l'histoire de la ville de Bäle; l'un deux fit cons- 
truire le vieux pont de bois qui relie le Grand Bäle au Petit 
Bäle, construit par l'eveque Henri de Thoune en 1225; un 
autre mourut ä Sempach dans les rangs des Autricbiens. 
Cette famille etait vassale de l'eveque de Kaie et plusieurs 
de ses inemliics se d isl i ngueren I. en qualile de hourgmes- 
tres, d'avoycrs ou d'ambassadcurs. Au XV' et \\T siede, 
eile posseda les villayes de Hegenheim, (Iren/ach et Aris- 
dorf. En 1532, Adalherg de Bärenfels vendil ce der- 
oier village ä la ville de Bäle. Le manoir de Bärenfels 
l'ul detruit par le tremblement de terre de 1356. Pres 
d'Arisdorf, une foret porte encore le nom de Rärenfelser 
Holz. 

B/ERENFLUH (C. Kerne, D. Bas-Simmcnthal, Com. 
Diemligen). Helle alpe au pied du Hohe Niesen, avec deux 
chalets a 1310 m.; ä ti km. S de Diemtigen. 

B/ERENGRUBE (C. Unterwald et Üri). 2718 in. De- 
pression la plus profonde du Grassen, arete ^laciaire entre 
le Titlis et les Spannörter, formant le sommet du Grassen- 
pass, col qui relie En-elherg au Meienthal et ä Wasen, 
quelquefois utilise par les touristes. 

B/ERENHORN (C. Grisons, D. Glenner). 2932 m. Ma- 
gnifique point de vue, facilement aecessihle de tous les 
cötes, enlre les vallees de Rheinwald, de Safien et de 
Vals, au N.-O. de Splügen; tres frequente. Ascension en 
1 h. du Safierjoch, en 5 h. 30 de Valsplatz, en 3 h. 30 de 
Splügen. 

B/ERENL.OCH (C. Fribourg, D. Gruyere). 1728 m. 
Sommet ä l'extremile N. de la Salzlluh (1952 in.), au S. du 
lac Domene, auquel on donne aussi le nom de lac Noir 
(Schwarzsee) et ä l'O. du Kaiseregg. II domine au N. les 
chalets de Stierenberg. 

B/ERENPFAD (C. Berne, D. Thoune, Com. Sigris- 
wil). Sentier vertigineux, bien connu des chasseurs el des 
alpmistes, taille dans les rochers et menant du fond de la 
vallee de la Justis sur les hauteurs du Guggisgrat, situe au 
N.-E. du Saint-Beatenberg dont il atteint le sommet entre 



B/ERENPFAD (C. SchwVZ, I». Man In. I 'i '|0 in. Ter 

rasse ^a/iiuni'e sur une liaude de rneliers, au S.-E. du 

Hinterwäggithal, entre le Schienberg el l'alpe de Hohllä- 
schen. 

B/ERENSOOLL iC Schwyz, D. Schwyz). Cirque de 
rochers sur la droite du Bisithal, partie superieure de la 
vallee de la Muotta. Un sentier mal traeö conduil ä traver 

ces rochers ä la Karrenalp. 

b/erensoolspitz (C. Glaris). 1835m. Jolie emi- 

nence, ä l'O. de Xal'els, sur une pelile ramilieal imi qui se 
delache au Thierhorg dela cliaine du Krnnnelistuck el qui 

se dirige ä l'E., söparanl les vallons de l'Obersee el de 
Schwändi. 

B/ERENSTOCK (C. I t i ). 2124 m Sommel au X. O. 
de rUri-Rothstock el au N.-E. du Kaiserstuhl (2401 m.) 
avec lequel il forme une chaine qui s^pare le Schönthal 
de la vallee de la Sulz. II domine, ä l'O., le Fünfer, passage 

enlre ces deux vallees, el, an S., I'alpage d ( llieralp a\ec 

B/ERENTHAL (C. Grisons, D. Ober-Landquart, Cer- 
cle et Com. Davos). Vallee entre Davos el Wiesen, pro- 

l'Auptberg, dans ladirection de l'O. ä l'E. pendant ."> km. 
Elle esi dominee, au N.-E., par l'Amsellluh (2772 m.), au 

S. par I Allem rlY.C, in.) el par les rnefiers des Bänder. Elle 

est arrosee par le Bärenthaibach. La foröl monte, ä cer- 
tains endroits, ä plus de 2000 m. 

BiCRENTHALBACH(C. Grisons, D.Ober-Landquart, 
Cercle et Com. Davos). Petil ruisseau arrosant le Bären- 
thal. II prend sa source au Bergli, ä 2500 m., ä l'O. de 
l'Altein et se jette, apres un parcours de 5 km., dans la Land- 
wasser, ä la cole de 1450m., pres du hameau de Claris. 

B/ERENTH/ELl (C. Crisons, D. Ober-Landquart). 
Petit vallon ä lo km. S. de Davos, formant la partie supe- 
rieurede la vallee de Monstein, entre L'jEplihorn, le Strehl 
el le Krachenhorn. Le ruisseau qui l'arrose prend sa source 
dans un petit lac au pied de l'jEplihorn (2630m.) el se jette 
un peil plus has dans un autre lac donl l'einissaire csl en 

partie souterrain. Le Bärenthäli est forme de dol ite 

(Trias superieur) et presente plusieurs lapiers. 

B/ERENTHURM (C. Obwald). 1802 in. Sommite 
boisee du groupe des Emmen, ä l'O. de Samen. ä6 km. 
S.-E. de Eliihli, dans la vallee de Marienthal. Au N. le 
Sattelpass (1593 m.) conduit de cette derniere dans la val- 
lee de Samen. 

B/ERENTRITT (C. Claris). Contrefort du Glärnisch 
qui domine l'extremite S.-O. du lac du Klönlhal el qui 
est longe par un sentier conduisant au monumentde Gess- 

B/ERENTRITT (C. Glaris et Schwyz). 1993 m. Pas- 
sage reliant Lintlial-Stachelherg ä la vallee de la Muotta. 
Le chemin, long el monotone, surtout du cote schwyzois, 
presente cependant un grand inleret geologique en ce qu'il 
traverse, pres de la Karrenalp, le plus grand lapier de la 
Suisse qui est en meme temps la plus grande etendue de 
lerrain sans eau ; c'est un vrai coin de deserl au milieu 
des Alpes. Voir pour les lapiers les articles KA.RRENALP, 

B/ERENTRITT (C. Grisons, D. Albula). 1263 m. Epe- 
ron rocheux que contourne la route de Landwasser, de 
Davos ä Wiesen, au pied duquel les ruisseaux i\n Kriicken- 
tobel et du Sägentobel se reunissent ä la Landwasser. Au 
contour de la route on a construit, au-dessus du preeipice, 
une plate-forme en saillie d'oü l'on jouit d'un süperbe 
coup-d'oeil sur les profondeurs de la gorge et sur la ma- 
gnilique cascade du Känzeli. 

B/ERENWART (C. Berne, D. Schwarzenburg, Com. 
Rüschegg). 900 m. 6 belies ferines ä 2 km. N.-O. de Hiis- 
chegg, sur le sentier de Rüschej-i; ä Schwarzenburg, ä 3 
km. S. de cette derniere localile et ä 20 km. O. de la Sta- 
tion de Thoune, ligne Berne-Interlaken. 40 h. protestants. 
Agriculture et eleve du betail. 

B/EREN WIL (C. Räle-Canipaime. D. Waidenburg, 
Com. Langenbruck). 781 m. Hameau ä 2,5 Um. S.-E. de 
Langenbruck, sur la route da Langenbruck ä Hägendorf, ä 
."> km. 0. de cette derniere Station, li^ne Ollen-Rienne, sur 
les pentes boisees de la Rohe Eluli (909 in.) et ä la limite 
du canton de Soleure. 5 mais., 52 h. protestants. 



124 



B.EK 



B/ET 



B/CRENZ/EHNE (G. Uri). "2900 et 2830 m. Pointes 
rocheuses au milieu des glaciers, ä l'E. du Titlis, entre le 
Wichelplankstock (2976 m.), au S.-O. et le Klein Spannort 
(2952 in.) ä l'E. Kilos dominent, au S., le glacier du Küh- 
rad ei. ä l'O., celui du Grassen. 

b/eretswil (C. Zürich, D. Hinwil). 700 m. Com. 
el vge forme de nombreux hameaux et de fermes dissemi- 
uecs mit la route de Wetzikon ä Bauma, Station de la li- 
gne en construction Bauma-Hinwil-Uenikonetä6km. S.-E. 
de PfäTlikon. Bureau des postes, tolo-raphe ei telephone. 
Voiture postale jusqu'ä Bauma et Wetzikon. La commune 
compte, avec les villages d'Adetswil, Beltswil el Klein Bä- 
retswil, 548 mais., 2813 h. protestants, sauf 90 catholiques; 
le village, lld mais., 798 n. Kleve du betail. L'agriculture 
esl sans importance. Plusieurs etablissements industriels: 
1 lilalure de coton, 4 fahriques de broderies, 3 de tissa^os 
de coton. 2 de lissai;es de la soio. I tuilerie, 1 pote- 
iie, ele. 

On a decouvert ä Bäretswil des monnaies romaines. An- 
cienne colonie de la periode alamane-franque. Tombeaux 
alamans pres de l'ecole d'Adetswil; en 741 Bäretswil se 
nommait Berofowilare, Perolfeswilare, plus tard Beroltes- 
wilare, Beroltswil. Au VIII" siede, l'abbaye de Saint-Gall 
possedait dejä des biens dans la commune. Au XIII e siecle, 
les comtes de Happerswil en eurent la hasse juridiction 
qui passa ensuite aus seigneurs de Greifenberg, dont le 
chateau se trouvait au sommet i\u Stollen (88(i in.), au N. 
du village de Bäretswil. Ku I408, le village devint la pro- 
priete de Zürich et lit partie du bailliage de Grüningen. 
A l'epoquo de la Reformation, les anabapiisles etaient nom- 
lireux dans la commune. On dit que, fugitil's, ils se seraient 
longtemps Caches dans les grottes de l'Allmann, au N. de 
Wappenswil d'oü le noin de «Täuferhohle» donne ä 
ces cavernes. En 1629, le village soull'rit beaucoup de 
la peste. (Studer : Uescliiclitr iicr Kirchgemeinde Bä- 
retswü.) 

B/ERETSWIL (KLEIN) (C. Zürich, D. Hinwil, Com. 
Bäretswil). 900 m. Hameau sur la route de Fischenthal ä 
Bäretswil, ä 3 Um. E. de cette derniere localite, ä2 km. 
S.-O. de la Station de Fischenthal, ligne du Tössthalhahn, 
Telephone. 12 mais., 63 h. protestants. Agriculture. 

B/ERFISCHEN (C. Fribourg, D. Lac). Voir Barbe- 

RECHE. 

B/ERFISCHENHAUS (C. Berne, D. Laupen, Com. 
Xeuenegg). 610 m. Hameau sur la route Laupen-Rosshäu- 
sern, ä 2 km. N.-E. de Laupen, ä 1 km. E. de la Sarine et 
ä 6,5 km. N.-O. de la Station de Flamatt, ligne Berne-Fri- 
bourg. 9 mais., 80 h. protestants. Agriculture. 

B/ER HEGEN (OBER, UNTER) (C. Berne, Ü. Trach- 
selwald, Com. Wasen). 875 et 902 m. Hameaux au pied S. 
du Bärhegenknubel, ä 800 m. N. de Wasen et ä 8 km. 
N.-E. de la Station de Lützelfluh, ligne Berthoud-Langnau. 
6 mais., 35 h. protestants. 

B/ERHEGENKNUBEL(C. Berne, I). Trachselwald). 
991 in. Point de vue entre AVasen et Dürrenroth, dans la 
chaine du Napf qui, pendant 15 km., du Hochenzi, sedi- 
rige dans la direction du N.-O , vers Sumiswald et Diir- 
renroth. Elle est limitee, au S., parle llornbachgraben et 
par la vallee de la Grünen; au N., par le Lutherngraben 
et la paitie superieure de la vallee de la Langeten jusqu'ä 
Dürrenroth et Huttwil. Au point de vue geologique, la 
colline se compose de Nagellluh el de mollasse d'eau douce 
superieure. Du signal du Bärhegenknubel, dont le sommet 
conique porta peut-etre un refuge celtique ou un castel 
romain, on jouit d'une vue charmante sur les collines de 
l'Emmenthal et sur le Plateau. 

B/ERISWIL (C. Beine. II. ßerthoud). 549 in. Com. et 
vge a 10 km. S.-O. de Berthoud, sur la route de Krauch- 
llial a Münchenbuchsee, ä 2,5km. E. de la Station de Schön- 
bühl, ligne Olten-Berne. Depot des postes. Voiture poslale 
Sehonbiihl-ISäriswil. 55 mais.. 501 h. protestants. Paroisse 
de Hindelbank. Agriculture; fromagerie. 

B/ERISWIL (C. Fribourg, lt. Singine, Com. Düdin- 
gcn). 670 m. Petit hameau a (i km. N.-E. de Fribourg et 
ä 4 km. S.-E. de la Station de Büdingen, ligne Berne-Fri- 
bourg. 8 mais., 44 h. catholiques. Agriculture. el eleve du 
betail. 

B/ERISWIL (C. Soleure, I). Soleure-Lehern, Com. 
Sel/.ach). 517 in. Hameau sur la pente S. de la Ilasenmatl, 
sur la route de Sei/ach a Lomniiswil, ä 1,5 km. N. de la 



Station de Sei/ach, ligne Olten-Bienne. 9 mais., 88 h. ca- 
tholiques. Agriculture. Horlogerie. 

B/ERLAUIALP (C. Schwyz, I). March, Com. Inner- 
thal). 1400 in. Grand alpage avec chalets, a 2 Km. S.-O. de 
Waggithal, sur la pente N. du Gross Auberg. Un sentier 
relie Bärlauialp ä Innerthal, (]!ii est ä 3 Um. au S.-E. Gel 
alpage esl arrose par le Bärlauibach, petit affluent de gau> 
che de l'Aa du Wäygithal. 

B/ERLAUIBERG (C. Schwyz, D. March). 1698 m. 
Plus connu sous le nom de Gross Auberg. Voircenom. 

B/ERSCHIS (C. Saint-Gall, h. Sargans, Com. Walen* 
stadt). 446 m. Vge a 3 Um. S.-E. de Walensladl ,-l a 1.5 
km. N. de la Station de Flums, ligne Sargans- Walenstadl 
sur le Herschnerhach. Le village est doniini', a l'E., par 
l'Alvier (233S m.). Bureau des postes, telephone. 82 mais., 
400 h. catholiques. Agriculture; fabrique defromage vert. 
Pelerinage ä la chapelle de Sainl-Georges (592 in.). 

B/ERSCHNERBACH (('.. Saint-Gall, II. Sai-ans). 

Voir Berschnerbach. 

B/ERSELBACH (G. Lucerne, l>. Entlebuch, Com. 
Fliihli). Ruisseau prenant sa source ä 1991 m. sur le ver- 
sant N. du Brienzer Grat, et qui, apres un parcours de 6 
km., sc jelte darls la Grande Emme (rive droilej, pres de 
Kublisbühlboden. 

B/ERSHOF (C. Thurgovie, D. Kreuzungen, Com. 
Langrickenbach). 541 m. 7 mais. sur la route de Sulgen ä 
Altnau, ä 4 km. N. de la Station d'Erlen, ligne Sulgen-Ro- 
manshorn. Voiture poslale LangricUenhach-Bürglen.38 h. 
protestants. 

B/ERSTANG (C. Appenzell, Rh.-Ext., I). Vorderland, 
Com. Rehetobel). 950 m. Hameau a 500 m. E. de Rehe- 
tobel, ä 4 km. S.-O. de la Station de Heiden, ligne Ror- 
schach-Heiden, et sur la route de Rehetobel a Heiden. Voi- 
ture postale jusqu'ä Saint-Gall. 8 mais., 59 h. protestants. 

B/ERSTEIN (C. Appenzell, Rh.-Int, Com. Schwendi). 
1350-1560 m. Alpage de 35 ha. sur la pente N. de l'Alpsie- 
gel. 

B/ERSWIL ou B/ERSCHWIL (Bermevkii.i.krI (C. 
Soleure, D. Dornegg). 469 m. Com. et vge ä 10 Um. E. de 
Delemont, dans une petite vallee laterale de la Hirse, a 
2 km. S. de cette riviere, a 2 km. S. de sa Station, ligne 
Delemont-Bäle. Depot des postes, telephone. La commune, 
avec le village de Wiler, compte 130 mais., 700 h. ; le vil- 
lage 70 mais., 342 h. catholiques. Cuiture des prairies, 
tissage de la soie et fabrique de cirnent. Carriere de cirncnt 
et de gypse. 

B/ETBUR (C. Zürich, D. et Com. Horgen). 430 in. 
6 mais. sur la route de Käpfnach a Wädenswil,ä 500 m. S. 
du lac de Zürich et de la Station de Käpfnach. ligne Zurich- 
Wädenswil. 52 h. protestants. Agriculture. 

B/ETERSHAUSEN (C. Thurgovie, D. Kreuzungen, 
Com. Allerswilen). 513 m. Hameau ä 1,5 km. S. d'Egels- 
hofen et ä 2,5 km. S. de la Station de Kreuzungen, ligne 
Romanshorn - Constance. Voiture postale Kreuzlingen- 
Bürglen. 15 mais., 48 h. protestants. Agriculture. A 10 
ininutes N. du village s'eleve la Jakobshöhe d'oü l'on jouit 
d'une vue splendide sur le pays environnant et le lac de 
Constance. 

B/ETTENALP (C. Berne, D. Interlaken, Com [selW 
wald). 1800 m. Grand alpage au-dessus d'Iseltwald ei du 
lac de Rrienz, s'etend sur les pentes E. et O. du Bältenalp- 
burg (2133 m.). II est arrose par le Mühlebach, le Harzers- 
bodenbach et le Fangisalpbach. A l'E., les quelques cha- 
lets de Fangis, sur le sentier qui descend a Iseltwald. 

B/ETTEN ALPBURG (C. Berne, D. Interlaken, Com. 
Iseltwald). 2133 m. Sommet a 3 Um. S.-E. d'Iseltwald; il 
forme un des contreforts N. du Faulhorn. II domine au 
N.-O. le lac de Brienz. On y jouit d'une tres belle vue sujj 
les lacs de Brienz et de Thoune et sur la contree environ- 
nante. On y monte en 3 ou 4 h. d'Iseltwald. 

B/ETTERICH (C. Berne, I). Thoune, Gem. Huchhol- 
lerberg). 1013 in. Hameau a 600 m. E. de l'ßglise de llei- 
menschwand et ä 6,6 Um. S.-E de la Station de Diesbaolg 
(ligne Berthoud-Thoune). Bätterich compte 35 mais., Ki6h. 
protestants. Eleve du betail. 

B/ETTERKINDEN (C. Herne, D. Frauhrunnen). 4S9 
m. Com. et vge sur la route de Berne ä Soleure, ä 22 krn. 
N. de la premiere, ä 8 km. S. de la seconde vi I le, sur 
la rive gauche de l'Emme, ä 1,5 km. O. de la Station | 
d'Utzenstorf, ligne Berthoud-Soleure. Bureau des postes, j 



BiET 

i,.|,-i;i|ilic, ic'U'plioni'. Voiture postale /Etigen-Utzenstorf 

in, is (bis par jour. La commune compte, avec le village 

de Krailigen, 170 mais.,1400h. 

protestants, le village möme 

[06 mais. 944 li.C'i sl um beau el 

grand village, ilans une contree 

Pertile, dont la populalion est 

miiIciiiI agricole. Cullu 

1,1,' el des pommes de lerre. 

Prairies. Deux fabriques de 

,|;nis la papeterie d'Utzenslorf 
el dans les ateliers de Gerlafin- 
ren. Le village esl expose" aux 
inondations de l'Emme ; la der- 

de 1896. Lieu de naissa 
Randicht Marti (1574), i 
Premiers botanistes alpins, et 
,lu compositeur Nicolas Käser- 
in.iiin (1755-1826). 

B/ETTWIL (C. Soleure, 
II. Dornegg). 362 in. Com. et \± e ° 
jge all km. S.-ü. de Bäle, sur 
Li poute d'Hofsletten ä Henken, 
|5ü0m. E. de lafrontier 
in.inile. Station de la voieetroite 
du Birsig.Depöt des postes, te- 
tephone. 31 mais., 220 h. ca- 
tholiques. 

B/EUCHLEN (C. Lucerne, 
D. Entlebuch). Voir Beichlen. 

B/EUMLIHOF (Häle- 

Ville). Voir Riehen (Klein). 

B/EZ {OBERER, UN- 
TERER) C. Uri, Com. An- 
dermatt). Alpage avec environ 
löetables, ä L440 el 1500 m. ä 
gauche de la Reuss, ä l'endroit 
oü celle-ci entre dans la gorge 
iles Schöllenen. 

B/EZBERG (C. Uri). 2550 
in. Montagne formant l'extre- 
iniii' E. de la crete X. de la vallee d'Urseren, au N.-O. 
d'Aiidermatt. L'arete E., fortement dechiquetee, se ter- 
mine au point appele « die Spitze » (2388 m.) d'ou d'iin- 

nses parois de rochers descendent a pic dans la gorge 

dos Schöllenen et vers le Pont du Diable. Le Bäzberg 
jene im röle important dans les f'ortifications du Saint- 
Bothard ; on a construit sur ses ilancs une route militaire. 

BAGESCHWAND (C. Herne, II. Signau, Com. Lau- 
Bersrwil). 830 m. Fennes sur les pentes de la rive droite 
de l'Emme, ä 2,3 km. N.-O. de la Station de Langnau, 
ligne Berne-Lucerne. Hl mais.. 69 h. protestants. Eleve du 
betau. 

BAGEWIL (C. Fribourg, D. Singine, Com. Hosingen. 
k21 in. 5 mais. sur la route de Wünnenwil ä Neuenegg, 
:'i 3 km.O. de la Station de Flamatt (ligne Fribourg-Htrne) 



HAG 



125 



I BAGNES (VALLEE DE) (C. Valais, ll. Entre Dt). 

I Vallee de 27km. de longueur, s'ötendantdu S.-E. au N.-O., 




30 li. catholiqi 



•s. Ai 



Hure et elove du betail. 



BAGGIA (MONTE) (C. Crisons, D. Moesa. Cercle et 
Cum. Mesocco). 1202 m. Alpages et chalets a 2 km. S. de 
Mesocco, sur la pente E. de la Cima di Gangella (2704 m.). 
II- dominent le village de Soazza situe au S. 

BAGGWIL (C. Herne. II. Aarberg, Com. Seedorf). 605 
in. Village sur la route d'Aarberg ä Berne, ä 1 km. S.-E. 
Be Seedorf, ä I km. O. de Frienisberg et ä 4 km. S.-E. 
ifl la Station d'Aarberg, ligne Lyss-Morat. 37 mais.,j234 li. 
gvotestants. Agriculture. 

BAGGWILGRABEN (C. Berne, D. Aarberg, Com. 
Seedorf). 643 m. Harn, ä 500 in. S. de Bag^wil. a la li- 
nite \ de la foret de Frienisberg, ä 2 km. E. de Lobsin- 
-'M. 12 mais., 95 h. protestants. Agriculture. 

BAGNADULO (C. Tessin, D. Valle Maggia, Com. Mo- 
j^egno). 455 m. Harn, ä 12 km. N.-O. de Locarno, sur la 
> • droile de la Maggia et vis-a-\is du village de Maggia, 
pBminant Moghegno, Habite pendant les mois de juin ä 
Beptembre par les habitants de Moghegno qui y tnon- 
leul avec du belail et y l'abriquent du beurre et du fro- 

lliage. 



agues. 

entre le Bec d'Epicoun au S. et la Pierre-ä-Voir au N. ; et 
de 5 ä 8 km. de largeur entre la chaine du Grand Combin- 
Six-Hlanc ä l'O. et celle du Mont Collon-Mont-Fort a l'E. 
In cirque de süperbes glaciers ferme la vallee au S. du 
rote de l'Italie ; ces glaciers donnent naissance ä la Dranse 
de ßagnes qui arrose la vallee et recueille l'eau de nom- 
lireux ruisseaux. Repoussee ä l'O., a partir de Chälile, la 
I Hanse s'esl ouvert un passage du eöte de Martigny par 
Sembrancher el Bovernier, c'est par lä que passe la s"eule 
route qui relie la vallee de Bagnes a celle du Bhöne. Un 
sentier conduit, par le Pas du Lens (1660 m.), de Chäble 
ou de Vollege a Saxon. La population de la vallee est 
d environ 4500 li. ; eile forme une seule commune sons le 
nom de Bagnes quoique aueun village ou hameau ne porte 
ce nom. Des villages et de gros haineaux sont groupes 
dans la partie hasse et movenne ; le plus important est 
Chäble (836 m.), 500 h.; une route postale le relie ä la 
gare de Martigny : 18 km. en 3 heures de voiture ; de Chä- 



I ISI ) 



plus haui.un chemin muletier conduit, par Fionnav (l'i!i:i 
m.) et Mauvoisin (1824 m.), jusqu'au fond de la vallee. La 
vallee de Bagnes, parfois tres piltoresque, est pour les 
touristes le centre de nombreuses excursions; les princi- 
pales ascensions sont Celles du Grand Comhin (4317 m.). 
du Mont Gele (3517 m.), du Moni Avril (H,'141 in.), de la 
Ruinette (3879 m.), de la Rosa Planche (33 't8 in.), du 
Mont-Blanc de Seiion (3878 m.), du Mont-Pleureur (3706 
in.). La Station principale des etrangers est Fionnav; on 
sejourne aussi ä Chäble et ä Mauvoisin. Deux cabanes du 
Club alpin suisse, l'une ä Chanrion (2460 m.), au fond de 
la vallee, lautre ä Panossiere (2715 in.), au pied du Grand 
Coinbin, facilitent l'acces des cols et soinmites. Les prin- 
cipaux glaciers sont ceux de Corbassiere, du Mont-Durand, 
d'Oteimna et de Gietroz. 

La vallee de Bagnes est reliee ä celle d'Entremont par les 
cols de Tzerzera ou du Six-Blanc (2337 m.), de Mille (2476 



I-J( 



BAG 



BAI 



in.», de Panosseyiv (3600 in.), de Boveyre (34X7 ni.i. des 
Maisons Manches f3426 m.), de l'Ane (3037 m.), du Sona- 
don (3489 in.) ; i l'ltalie par les cols de Bj ou Buy, de Fe- 
nötre (2786 m.), de CrSte Seche (2888 m.). de Giardonnet 
(3300 m.)., d'OulieCecca (3321 m.), d'Otemma (3400 m.), 
de Blanden, de la Reuse d Aroila ou d'Ollen ou d'Oren, au 
val d'Arolla par le col de Chermontane (3084 m.), le col 
de l'Evöque, le col de Serpentine et par le col de Bre- 
ney (3650 m.), et au val d'lleremence par les cols du 
Cret (3148 in.), de Severeu (3201 m.), de Vasevay (3-263 m.) 
et de Seiion (3250 m.) ; au val de Nendaz par les cols de 
la Chaux (2820 na.), de Cleuson (2916 m.) et de Louvie 
(2938 in.). La principale ressource des habitants est l'cleve 
du lielail, et, en ete. l'industrie des ötrangers. Les arbres 
fruitiers remontent jusqu'ä Lourtier (1060 m.); le petit 
vignoble de la Forclaz, au-dessus de Chäble, s'eleve jus- 
qu'ä pres de I00Ü in., la culture des cereales reussil fori 
liien jusqu'ä une altitude de 900 ä 1100 m. suivant l'expo- 
silion du lerrain; au Will 1 siede on exploitait les gise- 
inenls de plomb argentifere de Peiloz. 

La llore du val de Bagnes est une des plus riches et des 
plus interessantes des Alpes. Elle possede plusieurs es- 




peces alpines extremement rares, telles que : Crepis juba- 
la, pres de la moraine du glacier de Breney et Saxifraga 
diapensnides ä la Pierre-ä-Voir et ä Mazeria. Saxifraga 
Rudolphiana, Draba Wahlenbergi, Astragalus leontinus, 
Arenaria Marschtinsii, Arabis serpyllifolia, Adenostyles 
hybrida, sont disseminees dans la zone alpine de la haute 
vallee. Dans les lieux humides se rencontre le rarissime 
Carex ustulala accompagne des especes rares suivantes : 
Carex bwolur, microglochin et pauci/lora, Trig lochin pa- 
lustre, To/ieldia boreaiis. Deux gentianes rares : Genliana 
punctata x purpurca et (ientiana ulriculosa, meritent 
delrc signalees ainsi qu'une fougere : Woodsia hyperbo- 
ren. Pres de Mauvoisin on rencontre YHuguernnia tana- 
cebifolia, erneuere piemonlaise et inediterraneenne qui 
franchit rarement le versant nord des Alpes. Sculellaria 
alpina, labiee repandue dans la partie moyenne de la val- 
lee, possede la meine origine. Pres de Mauvoisin egale- 
ment, se trouvent quelques exemplaires d'une espece par- 
ticuliere de bouleau dediee au botaniste Murith (Hetula 
Murithii). Mauvoisin repose sur im aflleurernent de röche 
dolomitique qui donne ä la llore de ses environs un ca- 
ractere particulier. La grande variete geologique de la 
haute vallee explique la diversite de la llore qui s'y trouve. 
Aux environs de Fionnay, dans l'humus de la foret, sc 
rencontre la Listere ä feuille cordee. La llore de la partie 
hasse de la vallee presente le meine cachet de secheresse 
que celle de la vallee inferieure du Bhöne valaisan. 

Le val de Bagnes, avec les nornbreux glaciers qui l'en- 
l'erment, est constarnrnent expose a de redoutables debäcles. 



Iji 1818, la rupture du barrage forme par le glacier 'de 
Gietroz provoqua une terrible inondation qui dfvasi.i 
toute la contree jusqu'ä Martigny. Kn 1894 et en 1898 
une poche du glacier de Crete-Seche se vida subite- 
ment ; plus dun million de metres cubes d'eau vin- 
renl grossir La Dranse, emportant les ponts, coupant 
routes et chemins, causant aux eultures et aux prairies 
riveraines les plus serieux dommages. Cet aeeident s'est 
repete chaque annee avec plus ou moins dinlensili'. 
Des travaux importants sont en voie d'execution pour 
pievenir le retour de semhlables aeeidents, mais les gla- 
ciers de Bagnes resteront toujours une menace pour les 
paisibles et laborieux habitants de cette interessante 
vallee. 

Le nom de la vallee de Bagnes vient de Vallis balnem 
rum, il y avait autrefois une source sulfureuse tres fre- 
quentee pres de Bagnes ; eile fut detruite, en 1545, par un 
eboulement. En 1595 plusieurs villages furent empörtes. 
Le val de Bagnes fut donne, en 1150, par le cornte de 
Savoie, ä l'Abbaye de Saint-Maurice qui le conserva jus- 
qu'en 1798. 

BAGNES (C. Valais, D. Entremont). Grande commune 
comprenant toute la vallee de Bagnes. 
5 C'est l'une des plus etendues du Valais et 
meme de la Suisse avec ses 295 km- de 
superficie dont 126 km- de glaciers. La com. 
comple 589 mais., 4233 h. catholiques et 
comprendlesprincipaux villagesdeBruson, 
Le Chäble, Ghampsec, Cotlerg, Lourtier, 
Mediere,Montagnier, Fontenelle, Prarayer, 
Sarayer, Verbier, Versegere et Villette. L'e- 
glise paroissiale se trouve ä Chäble. Voir 
Bagnes (Vallee de). 

BAIE, BAY, BAYE, BEY. Terme 
frequent dans la Suisse Bomande et meme 
en Savoie, oii il signifie toujours ruisseau. 
On rattache hahituellement ce mot, sous 
sa forme ancienne, qui est bay ou baye, ä 
lallemand Bach. On retrouve une forme 
du meme mot dans un grand nombre de 
noms de lieux : Chandabec, Bolbec, Cor- 
bec, Corbach, etc. Dans l'ancienne latinile, 
on trouve Baia ou Baya, ainsi dans cette 
phrase : Infra aguas quoe Vivisia et 
« Baia » dieuntur. (Extrait des Mem. et 
Doc. Promesse de vente de l'avouerie de 
Vevey, 1 er mai 1257), ou encore dans : 
« Aqua Bayx » de Muslruez versus Vi- 
viacum (Extrait du meme ouvrage : Tratte 
de partage, concernant la Vidanice de 
Montreux), mot qui est devenu : Baie de 
Montreux, torrent qui traverse cette localite. On le trouve 
enlin dans le nom de Bex ; dans une Charte de 1189, il 
est question d'un Ludovicus Nicles de Baiz. 

BAIERBACH (G. Saint-Gall, D. Gaster, Com. Amden). 
Voir Sellbach. 

BAIGNE (OUJETS DE) (C. Valais, D. Entremont). 
Appele aussi col de l'Ane, de l'Azet, de Lana ou de Läget, 
passage ouvert ä 3037 m., entre le Follat (massif du Corn- 
bin) et la Luis-Neira, relie Liddes dans le val d'Entremont 
avec Le Chäble dans la vallee de Bagnes en 7 h. 

BAIL.L.ODS (LES)(C. Neuchätel, D. Le Locle, Com. 
La Brevine). 1135 m. Maisons disseminees ä 2 km. S. de 
la Brevine et ä 5 km. N. de la Station de Boveresse, ligne 
Neuchätel-Les Verrieres. 7 mais., 45 h. protestants. 

BAINOZ (LE)(C. Fribourg, D. Broye). Buisseau pre- 
nant sa source pres de Chavannes-)e-Chene, ä 4 km. S. 
de Cheyres, se dirige vers le N.-E., passe pres des villages 
de la Vounaise et de Bollion et se jette dans la Petite 
Gläne, rive gauche, ä Montet, ä la cote de 482 in., apres un 
parcours de 8 km. 

BAIRONEouBARIONE(C. Tessin, D. Locarno,Com. 
Mosogno). 238 m. Ham. ä 17 km. O. de Locarno, dans le 
val Onserone, sur la pente S. du Pizzo della Croce, 1 ä km. 
N. de la riviere et dominant de quelques metres la route 
de Locarno ä Busso. Voiture postale Locarno-Coinologno. 
50 h. catholiques, 16 mais. dont une jolie petite chapelle. 
Les femmes s'oecupent de l'industrie de la paille ; pen- 
dant l'ete, les hornmes emigrent dans la Suisse fran- 
caise, en qualile de macons, peintres, etc. 



HAL 



UM 



127 



balandes (bois des) (C. V.md. D. Nyon, Com 
Binginset Cheserex). Grande foröl se subdivisant enBoisdi 
Balandes-dessous el liois de Balandes-des- 
bub ; ''II«' s'etend sur le versanl S.-E. de 
la Döle, ä l'O. du village de Gingins, entre 
BO ei 1400 in., et au S. de la route de 
\\nii .1 Saint-Cergues. 

BLANKENBACH (C. IM, Com. 
■eedorf). Ruisseau prenant sa source sur 
la pente E. de l'Uri-Rothstock, porte dans 
sa partie superieure le nom de Brunni- 
bach et i .< oi I Ions los misselets qui des- 
(■.•iitloni de la paroi de rochers dos 
ptechenstöcke. II arrose la vall(?e de 
Ebenen el so jette dans la Reuss, apres 
im parcours de 7 km., ä la cote de 'i'iO tu. 
Kä-a-vis tl Allci r II ful dejä corrige par 
troi> l'ois ä cause de ses degats el de ses 
inondations. 

BALBALERA (MOTTO DI) (('.. Gri- 
sons. I). Bernina, Com. Poschiavo). 174 
im. Rocher terminanl brusquement la 
,linin> qui s'e"tend du passage du Ber- 
Una au S. entre l'ancienne et la nouvelle 
roulo, ä :> km. N. du village de Poschiavo, 
t'iilro Cavaylia el Angeli Custodi. 

BALBERTSWIL (C. Fribourg, It. 
Sinti i n.'. Com. Düdingen). 550m. Harn, sur 
la rive droite de la Sarine, vis-ä-vis du chä- 
toan de Grand Vivy, ä 7 km. N. de Fri- 
Earg et ä 2 km. N. de la Station de Dü- 
(lingen (Guin), ligne Berne-Fribourg. (i i 
jfcoliques. Agriculture. Moulin. 



oi de (MKMMt iniilos. Dans la partie N. du lac, od remarqi 
encore les traces d'une Station lacustre. Ce lac est u 




m ii 



BALCHEN- 

STALL (C. Zürich, 
I». Pfäffikon, Com. 
Hittnau). 620 m. 5 
niais. ä 1,5 km. 0. de 
Hittnau, sur la Lup- 
inen, ä 2 km. E. de 
la Station de Pfäffi- 
kon, ligne Pfäffikon- 
Winterthour et ä 2,5 
km. N.-E. du lac de 
l'fäl'likon. Telephone. 
1 fabrique, 1 moulin. 
%J 20 h. protestants. 

BALDEGG (LAC 

DE) (Baldeggersee) 

(C. Lucerne, 1). lloch- 

dorf). 466 m. lVlii 

lac ä 15 km. N. de 

Lucerne, appartenant 

au bassin superieur 

de l'Aa de Hallwil, 

reeoit du S. la Ron 

et a pour emissaire 

la Wag qui relie le 

' ic de lialdegg ä ce- 

ii de Hallwil ä 3,5 

in. plus an N. II S'e- 

■nil du S.-E. au N.-O. 

u 47' II', au 47 13' 

rtitude N., sur 5 km. 

de longueur et sur une 

largeur inaxiina de 

1,8 km., entre le 

Lindenberg, ä l'E., et 

'e Herrtfsberg, ä l'O. 

Sa su i face est de 5 

Ikm 2 , sa plus grande 

profondeur de 66 m., 

son niveau moyen de 

166,1 in. Entoure de 

nombreux hameaux et 

dans une contree fer- 

tile,il est appele par sa 

charmante Situation a devenir im lieu de villo^iature. Pres 

oii, on trouve un elablissemont de pisciculture 

dont la produetion annuelle est de 2000000 de coregones 




Vue du lac de Baldegg. 

priete particuliere. (Ouvrages ä consuller: Der neuent- 
deckte I 'falil ha ii um Hahlri/iii-isrr par Slul/, \ treiger für 
Sr/tirri:rrisr/ir .1 I Irrl n msl.ii mir . Dir I 'fulil Im n tenOMSgra- 

bungen am Baldeggersee parAmrein.) 

BALDEGG (C. I.ueerno, I». et Com. Hochdorf). 483 in. 
Petit village au s. du lac du meme nom, sur la roulo de 
Lenzbourg a Lucerne, a2 km. i\. de Hochdorf. Station de 
la ligne du Seethalbahn. Depot dos postes. Telephone. 29 
mais, 181 h. catholiques. A la place de l'ancien chäteau dos 

seigneurs de Baldegg so trouve aujourd'hui l'etablisse nl 

dos <i Siours de la üivine Providence », fondeen 1830. C'est 
un pensionnat avec un seminaire pour institutrices qui 
compte environ 100 eleves. 

BALDENSTEIN (SCHLOSS) (C. Grisons. I). Hein- 
zenberg, Cercle Domlesclin, Com. Sils). 711.") in. Chäteau ä 
I km. N.-E. de Sils et ä 2,5 km. N.-E. de La Station de 
Tlmsis, ligne Coire-Thusis. II domine l'Albula et com- 
mande l'entree des vallees de Schams et d'Albula. Berceau 
du naluraliste Thom. -Conrad von Haldenstein. 

BALDENWILfG. Appenzell Uli. -Ext., D. Hinterland, 
Com. Herisau). 800 in. 5 mais. a 4 km. (). de la Station de 
Herisau, ligne Winkel-Appenzell et dominant la route de 
Herisau ä Degersheim. 30 h. protestants. Eleve du betail. 

BALDER IG (HINTER, VOR DER) (C.Uri, Com. Spi- 
rillen,' ä jauche du Mühlebach exterieur. Le chemin qui 
les traverse abrege d'une heure le trajet du Klausen. 

BALDERN (ALTE, NEUE) (C. Zürich, D. All. .1 lern . 
Com. siallikon). 733 in. 2 fermes ä 4 km. (). d,- la Station 
de Bändlikon, ligne Zurich-Wädenswil, sur une eröte de 
l'Alliis, au S. de l'Uetliberg, et au N.-O. d'Adliswil. En . ■ I . • 
lieu d'excursion frequente. A I km. plus au S.. egalement 
sur la crete, les ruines du chäteau de Baldern ( «s 1 ; J m.). Cr 
chäteau tut probablement la propriete des comtes de Lenz- 
bourg-Baden. Eos chroniqueurs du XVI e siecle racontenl 
qu'Hildegarde et Bertha, lilles de Louis le Germanique, 
furent conduites par un cerf du chäteau de Baldern a la 
place du Fraumünster de Zürich. L'histoire de la destruc- 
lion du chäteau dans les comlials dos Regensberger re- 
pose sur une confusion avec l'Uetliberg. (A n:rnirr im- 
Schweizergeschichte 1886, I, 2. 3.) 

BALDINGEN (UNTER, OBER)(C. ArgOvie.D. Zur- 
/aclii. .V)l m. Com. et vge entoure de forets ä 2 km. S. de 
la Station de Rekineen, ligne Eglisau-Waldshut et ä S km. 
S.-E. deZurzach. Depot dos postos, telegrapheet telephone. 
:',.") mais.. 223 h. donl 'in protestants. Viticulture etelevedu 

juridiction de la commune appartint jusqu'en 1798. IIa 
change tres souvenl de proprietaire. 



128 



BAL 



BAL 



B4LDISTALHC Herne, D. Konolüngen, Com. Ami). 
S7."i in. 5 maisons si r la route d'Arnisagi ä Walkringen, ä 1 
km. N. de Biglen i ä 5 km. N.-O. de la Station de Zäziwil, 
ligne Berne-Lucerne. 30 h. protestants. Agriculture. 

BALE-VILLE , li.vsi l.-S l \n i I. Le eatilun elf Bäle-ViUe, 
_, le plus petit de Im Confederation, est silue entre 

f* 47 36'C et Vi 3I'2" latitude X. et entre 5° 21 '8" 

*•■ et entre 5 13'10" longitude E. de Paris (7°41'23" 
jt et 7 33*25" E. de Greenwich). Sa plus grande 
Ja longireui-, du N. au S., est de9,2 km. et de l'E. ä 

^y\s 1*0., de 10,4 km.; sa superficie est de 35,8 km 2 . 

— Canton frontiere, il est limite sur une ligne 

irreguliere de 20,5 km. de longueur, ä l'O. par l'Alsace et 

au N. par le Grand-Duchö de Baden, tandis qu'au S. il 

confine ä Bäle-Campagne. 

Urographie. Les trois quarts du canton sont situes dans 
la plaine du Rhin, ä l'endroit oü ce lleuve fait le grand 
coude <pii commence son cours ulterieur. Sur la rive droite, 
c'est-a-direducöteN., aud4bouchä de la vallee de la Wiese, 
le point le plus bas est la Schusterinsel (250 m.); de la, la 
plaine remonte en amont jusqu'ä 275 m. Sur la rive gau- 
che, laltilmle varie entre 260 et 200 in. Comme le lit du 
Hhin n'est qu'a 242 m., les af'lluents de ce lleuve, le Birsig 
et la Hirse, onl creuse dans la plaine des vallees plates. Celle 
du Hirsig traversetout le Grand-Bale. Sur lesdeux rivesle 
canton s'etend encore sur les hauteurs qui bordent la val- 
lee du Hliin: au S. jusqu'au Bruderholz, avant-mont du 
plateau jurassique, au N. jusqu'au Tüllingerberg couvert 



au jour l'argile a Septarias ou la marne bleue, qui retien- I 
nent les eaux souterraines. Sur celles-ci reposent les gres I 
et les argiles des couches Cyrenes, qui al'lleurent au Bruder- j 
hol/, puis le calcaire d'eau douce du Tüllingerberg qui ap- 
partient au Miocene inferieur. (Voir le Profil.) L'alläisse- 
ment provoque par le llecliissement indique ci-dessus I 
comporte environ 1000 m., de Sorte que le terrain autourde 1 
Bäle s'est affaisse d'environ 2000 m. en tout. Ces disloca- I 
tions, de meine que les dejeltements dans le Jura tabulaire, I 
ont ete des phenomenes concomitants de l'affaissement de 
l.i vallee du Rhin ; elles se sont produites avant l'epoque I 
miocene ou au debut de celle-ci, c'est-ä-dire avant le plis- I 
sement du Jura et ont eu une faible repercussion dans les | 
tremblements de terre de l'epoque historique. En fait de 
phenomenes sismiques, on connalt surtout le tremblement 
de terre devastaleur de 1356. Des lors on a observe : 

De 1356-1400 4 secoussea 

Au XV" 11 ' siede 5 » 

Au XVI'"" siede 26 » 

Au XVII""-' siede 62 » 

Au XVIII'" e siede 28 » 

Au XIX""' siede (jusq. 1« janv. 1899) 50 » 

La couche superlicielle dans toute l'etendue du pays est 
forinee partout par des graviers diluviens. Au Bruderholz 
et aulour du Dinkelberg sont des depöts de graviers des 
hautes terrasses recouverts d'une couche de löss atteignant 
jusqu'ä 10 m., tandis que les vallees sont remplies par les 
graviers des basses terrasses qui atteignent jusqu'ä 30 in. 




dapres C. ScJ>/r>/c/i 



mm 



1:33000. 



Niveau de la Mer 



Calcaires 
deau douce 



B BBS 



Wlarnes 
äeynenes 



Marnes 
a septarias 



Jurassique Keuper 



Muschel - 
-kalk 



Trias inl 

Bunhsand: 



Coupe geologique de Bäle au Grenzaeberhorn. 



de vignes et, au delä de la Wiese, jusqu'au Dinkelberg, 
couvert de forets, au sommet duquel on apereoit de loin 
Saint-Chrischona avec sa petite eglise, point le plus eleve 
du canlon (520 m.). Cette conliguration du terrain et sur- 
tout sa Situation au coude du grand lleuve a determine le 
developpement du chef'-lieu : tout le trafic remontant ou 
descendant le Rhin, pour la vallee de la Wiese ou les val- 
lees du Jura, devait passer par Bäle. Ce n'est que tout re- 
cemment, en 1891, qu'a ete construile une ligne de chemin 
de fer evitant Bäle et la Suisse, le cheinin de f'er strategique 
qui longe la frontiere S. de l'empire d'Allemagne et passe 
en tunnel sous le Tüllingenberg et le Dinkelberg pour re- 
joindre le Rhin ä Brennet, en aval de Sackingen. 

Geologie. Le territoire du canton de BAIe-Ville est situe 
en "ntier sur une zone d'afl'aissement, aussi ne presente- 
t-il quedes terrainsde formation relativement recente: le 
Trias et le Jurassique au Dinkelberg et le Tertiaire partout 
ailleurs. Par rapportau massif cristallin de la Foret-Noire, 
le plateau du Dinkelberg s'est all'aissede 1000 in. Le bord 
Occidental de ce dernier est forme par un flechissement 
qui s'dtend de Wandern, ä 19 km. N.-E.-N. de Bäle, jusqu'ä 
Ksdi dans la vallee de la Birse et le long duquel les cou- 
ches du Muschelkalk s'enfoncent profondement. Depuis le 
Hörnli en aval on peut, par les eaux basses, distinguer, 
dans le lit du Rhin, des couches presque verticales de 
Muschelkalk, de Keuper, de Lias, puis, apres une inter- 
ruption de Tertiaire, tandis quo, dans le prolongement dece 
prolil, au S. du Wenkenbot, on voit aflleurer le Dogger. 
Vers l'embouchure de la Birse, les couches lertiaires sont 
peu inclinees, elles constituent le sous-sol de Bäle. Dans 
les parties les plus basses de la ville, les fouilles amenent 



d'epaisseur. Le territoire de EAIe-Ville n'a point d'exploi- 
tations minieres. Les sondages operes, en 1889, sur le pla- 
teau de Bettingen pour trouver du sei, n'ont donne au- 
eun resultat utile ; on a perce ä une profondeur de 70 m. 
la couche d'anhydrite, qui ailleurs renferme du sei, sans en 
trouver des traces de quelque imporlance. On cite le fait 
qu'en 1277 on obtenait de l'or par le lavage des sables du 
Rhin. (Livrel-Guule grolngiijue, Lausanne 1894, et C. 
Schmidt, Umgebung von Basel). 

Culture. Par suite de la nature des couches superfiziel- 
les, le sol est tres fertile ; le löss est, en particulier, favora- 
ble ä l'agriculture. Les pentes tournees au S. du Tiillinger- 
berg et du Dinkelberg donnent un bon vin blanc et pres de 
Saint-Jacques on eultive le plant rouge dit: « Schweizer- 
blut » (sang des Suisses). Dans la plaine, ä cöte des champs 
se trouvent aussi des prairies, mais la secheresse estivale 
oblige ä les irriguer. Riehen eultive des arbres fruitiers, 
specialement des cerisiers. Le Dinkelberg seul a des forets 
de quelque etendue. La repartition du terrain est la sui- 
vante : 

Forets 

Vignes 

Champs 



pres, jardins . . 
Terrain produetif 

Rätiments 

Rivieres, ruisseaux . . . 

Voies ferrees, routes . . 

Rochers, deblais .... 

Terrain irnproduetif 



3,9 km s 






0,7 


» 






25,8 


» 








km* 


30,4 


= 81,9% 


2,4 


» 






1,3 


» 






2,8 


» ' 






0,2 


» 








km 2 


6,7 


= 18,1 % 




km 2 37,1 


= K'Hl "„ 




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BAL 



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129 



Flore. An poinl de vue de la llore, le petit territoire de 

BAle-Ville sc rattache aux plaines de l'Alsace. Les especes 

[es plus interessantes apparliennenl ä la Vegetation des 

plaini s du centre de l'Europe ; quelques-unes sonl ilrs es- 

le steppes ou du moins de regions arenacees. 

Du trouvera dans la Hora Basiliensis de Hagenhach, 

dans la Flora ruu Basel de Schneider, dans la Flore d'Al- 

sace de Kirsclileger, beaucoup d'indications sur la llore 

bäloise ainsi que sur celle du territoire alsacien imme- 

(li;iicnii'ii( voisin. 

La llore indigene secomposeessentiellement d'especes de 

re europco-nordasiatique, puis de quelques especes 
meiliterraneennes <|iii ont ömigre jusqu'ici. Parmi ces der 
nieres, on peul citer : Tamus communis, Eragroslis minor 

..Mi, Prunus Muhaleb, Trifolium scabrum, Verbas- 
ritm floccosum, Asperula arvensis, Buxus sempercirens, 

cus pubescens, Coronilla Emerus, Veronica praecox, 
Unmuts tectorum. Viennent encore un assez grand nom- 
lnv d'especes adventives dont la patrie doit etre cherchee 
Mi s , ä l'O. et meme en Amerique, ainsi Chenopodium 
Botrys, Silene dichotoma, Lepirlium perfolialum et nV- 
ginicum, Camelina microearpa, Humus orientalis, Berte- 

\cana Senebiera Coronopus et didyma, Erysimum 
repandum, Sisinnhrium siuapislruni, llibiscus Trionum, 

scornicitlata, Bifora radians, Bupleurum rolundi- 
folium, Vicia rillosa, Solanum rostralum. , Salvia silres- 
tris, Asperugo procumbens, Anchusa officinalis, Linaria 
striata, Ammimajus. Xauihium strumarium, Hesperis 
matronalis, Salsola Kali, Elodea canadensis, Coriiu/i« 



paea), qu'on rencontre de temps en temps, ne sont. sans 
doute, que des individuscaptifs qui se sont echappes.Quanl 
aux amphibiens, il j .1 qualre especes <le salamandres ( Tri- 
tun cristatus, alpeatris, helveticus e\ Salamandra niacu 
Insu), ei 9 espöcea de grenouillea el crapauds [Roma est u 

I rul n , fiisrn, 11 mit is, .1 li/lrs nlmtet cicn us, I 'eluhiitrs fnscus. 

Bombinator paehypus, Bufo vulgaris, calamita el Hyla 

arborea). Le libin h.6berge faune tres riehe (Cf. Leuth 

mit: Die miltelrheinische Fischfauna, Basel, 1X77), aussi 
la peche a-t-elle joue, de tout temps, im röle importanl dans 
l economie du canton. En 1899, on a dölivrd '_'!! permis de 
pöche el les deux etablisscments de pisciculture onl lache" 
dans la Hirse el dans la Wiese 34000 alevins de truites el 
68000 d'ombres. 

La statistique du betail donne les cliillics suivants: 
1876 1898 

Chevaux 1213 1855 

Atics 4 

Bötesäcornes 1961 1978 

Porcs 592 805 

Moutons 244 262 

Chevres 293 214 

Ruches d'abeilles .... -22s 537 

Climat. Le climal de la ville de Bäle et de ses environs 
iiiiiiH'ilinis se distingue parsa grande douceur. D'apres les 
observations de Pierre Merian, qui embrassent les annees 
1<S'2()-I874 et d'apres les indications de la Station meteorolo- 
gique. ouverte au Bernoullianum le 2juin 1874 (alt. 278 m., 
iat. 47° 33', long. 5° 15' E. de Paris, 7° 35' E. de Greenwich), 




April M 






August 



September Oktober November Dezember 



jy 



AK 



Variatiuas dans la hauleur de 



orientalis. II faiit signaler specialement la presence, dans 
les vignes, de l'Eruuthis hiemalis et celle de la Deliu sege- 
talis Duinorl qui alteint, au Bruderholz, sa limite Orien- 
tale. Kn outre, nous citons comme especes interessantes : 
Vasturtium pyrenaicum, Brassica nigra, Erucastrum 
incanum, Sisymbrium riparium, Diplola.ris muralis et 
tenuifolia, Draba muralis, Dianthus armeria, Medicago 
minima, Corrigiola lilloralis, Ghrysosplenium opposili- 
(olium. Le nombredes especes existant dans le canton n'a 
pas encore ete exaetement fixe. Les stations les plus riches 
sont la rive du Rhin, surtout la pente tournee vers Gren- 
zach, et le Bruderholz. (D'apres le D 1 ' A. Binz, qui publiera 
prochainement une Flore de Bäle et de ses environs.) 

Fuune. La faune presente aussi quelques traits caracte- 
ristiques. Le gibier est rare, — en 1899, on n'a delivreque 
six permis de chasse. — Cependant, d'apres les collections 
du Musee, on trouve, dans le canton, 259 especes de verte- 
bres, savoir 39 mammiferes, 173 oiseaux, 6 reptiles, 13 am- 
phibiens et 28 poissons. Les mammiferes sont representes 
surtout par de petiles especes : 12 cbauves-souris, 6 insecti- 
Mjres (herisson, taupe et 4 musaraignes : Snre.r ruhjnris, 
s,i,;:, pygmaeus, Crossopus fodiens, Crosidura araneus), 
8carnivores(renard, martie, putois, fouine, hermine,petite 
belelte, blaireau et loutre),ll rongeurs (rat noir, rat brun, 
Bpris domestique, souris des bois, rat d'eau, souris charn- 
pelre, inuscardin, loir, lerot, ecureuil, lievre); enfin on 
\üit, de temps en temps, dans le territoire de Bettingen, 
desebevreuils et des sangliers. Parmi les oiseaux, plusieurs 
sont des hötes d'hiver, comme la mouette et le plongeon ; 
d^autres ne fönt que passer. (Cf. Th. Bühler-Lindenmeyer, 
Kutuloi/ der Schweiz. Vogelfauna im Naturhislorischen 
Museum von Basel, 1895'.) 

Lessh especes de reptiles sont la vipere du .Iura (Vipera 
usins). la couleuvre lisse (Coronella laevis), la couleuvre ä 
Collier, l'orvet et troisle/ards(/.«c('/7aö(/ Uns, muralis et viri- 
dis) ; le lezard vivipare est venu du Jura, introduit avec les 
chargements de bois, tandis que les tortues (Emys euro- 



la pression moyenne est de 737,8""", la temperature 
moyenne (de 1864-1897) de 9,43° C, celle du mois le 
plus chaud (juillet) 19,17°, celle du mois le plus froid (jan- 
vier) — 0,'t'i- . La plus haute temperature connue est de 
37°, le 7 juillet 1845, etla plus basse —27°, Ie3fevrierl830. 
II gele, en moyenne, 66 jours par an, mais la temperature 
ne se maintient toute Ja journee au-dessous de zero que 
28,5 Ibis. A l'exception de quelques vallees alpestres etroite- 
ment fermees (Engadine et Valais), et de quelques locali- 
tes comme Geneve, Bäle est la contree de la Suisse la plus 
pauvre en pluies. La somme de toutes les preeipitations 
atmospheriques est de 837 mm par an, dont 15 % en hiver, 
24% au printemps, 34 ° u en ete et 27 % en automne. Le 
mois ou les pluies sont le plus abondantes est celui de 
juin, le moins pluvieux celui de janvier. La neige consti- 
tue le 6% des preeipitations. La neige couvre le sol pen- 
dant 32,8 jours en moyenne, mais la couche est souvent si 
mince qu'elle ne constitue pas une reelle couverture. L'in- 
solalion est de 1737 heures par an, soit, en moyenne, 4,7 
heures par jour; eile est la plus forte en aoüt, 7,3 heures 
par jour et la plus faible en decembre, 1,8 heute. Le brouil- 
lard, frequent dans l'interieur de la Suisse, est rare ä Bäle. 
Le vent le plus frequent et le plus froid est celui du N.-O. ; 
la Foret-Noire protege la contree contre les vents du N. 
et du N.-E. et ces deux courants d'air froid se changent 
en vents descendants d'un caractere analogue au föhn. 

Ces conditions climatiques ont pour consequence un 
(leuluppement precoce de la Vegetation; la iloraison du 
Syringa vulgaris, par exemple, a lieu, en moyenne, le 21 
avril. d'apres les observations des annees 1854-1874. Bäle 
est, en general, pour les iloraisons printanieres, de 8 
jours en avance sur Liestal et de 14 jours sur l'interieur 
de la Suisse. Par contre, l'arret de ia Vegetation se pro- 
duil assez tot; aussi, dans les annees seches, la vallee du 
Rhin devient-elle, ä la fin de l'ete. lamentablement aride. 
(A. Riggenbach. Die Geschichte der meteorologischen Beo- 
buclitungenin Basel. 1892. Die forstlichen 'Verhältnisse 

D1CT. GEOG. — FASC. II — 9 



130 



BAL 



des Kantons Baselland. Liestal, 1898. HI. Das Klima 

von A. Riggenbach). 

Population. Dans l'etc de 1835, denx 
ans apres la Separation de Bäle-Campagne, 

la population domiciliee du canton de 
B&le-Ville, c'ost-ä-dire de la ville et des 
communes de Kleinhüningen, Riehen et 
Bettingen, etait de -23 254 ämes ; le I« de- 
cembre 1900, eile selevait a 112842. Elle 
a donc presque quintuple en soixante-cinq 
ans. Cette enorme augmentation n'est pas 
due seulement a l'immigration, niais aussi 
ä l'excedant des naissances sur les deces. 
Dans les annees 1891-1895, cet excedant a 
ete de 11,9 00 /o» P ar an . ' e Chiffre le plus 
diu' de la Suisse, et les deces n ont 
atteint que 17,3 ü % , le chiffre le plus 
bas de la Suisse. Au 1« decembre 1900, 
on comptait, dans le canton, 112842 per- 
sonnes, dont 1650 n'etaienl que momenta- 
nement presentes, tandis que 1054 habi- 
tants etaient, ce jour-lä, absents de leur 
domicile ; la population domiciliee s'ele- 
vait donc ä 112246 personnes. 

La population de fait se repartissait, ä cette date, comme 
suit: 

a) Sexe : 

Ville Riehen Bettins>en Canton % 
Masculin 51324 1209 290 52823= 46,8 

Feminin 58430 1394 195 60019= 53,2 

109754 2603 485 112842 = 100 

b) Langue maternelle : 

Ville Riehen Bettin^en Canton "„ 

Allemand 104155 2578 472 107205= 95,0 

Francais 2720 15 6 2741= 2,4 

Italien 2348 9 4 2361= 2,1 

Romanche 102 102= 0,1 

Divers 429 1 3 433= 0,4 



BAL 

manuellere). L'industrie la plus importante est celle de la 
soie qui comprend le tissage des rubans, le filage, le mou- 




I.Vgl.s.' 



109754 
c) Confession : 

Ville 
Protestants 70520 
Catholiques 36524 
Israelites 1898 

Divers 812 



21103 



485 II 2842 



100 



Riehen Bettingen Canton % 

2146 460 73126= 64,8 

446 17 36987= 32,8 

5 1903= 1,7 

6 8 826= 0,7 



109754 2603 485 112842=100 
d) Origine : 

Ville Riehen Bettingen Canton % 

Bälois 27958 1099 222 29279= 25,9 

Suisses 39611 699 114 40424= 35,8 

Etrangers 42185 805 149 43139= 38,3 

109754 2603 485 112842 = 100 
La population domiciliee se repartit comme suit d'apres 
les professions. 

Ville Com. rur. Canton % 

Agriculture 1847 1203 3050= 4,1 

Industrie 36298 1454 37 752= 51,2 

Commerce 13153 239 13392= 18,2 

Transport 5731 283 6014= 8,2 
Adm., sciences 

et arts 6168 462 6630 = 9,0 

Domestiques 1943 66 2009= 2.7 

Sans profess. 4669 233 4902 = 6,6 



3940 73749 = 100 

Bäle-Ville est donc un canton allemand, en majorite 
Protestant. La predominance du sexe feminin doit etre 
signalee; eile est due, d'un cöte, ä la mortalite plus 
faible de femmes, de l'autre, ä une forte immigration 
de servantes et d'ouvrieres. Canton-frontiere, Bäle-Ville 
compte une notable proportion d'etrangers: il est eton- 
nant que leur nornbre depasse le tiers de la population 
totale malgre les facilites accordees pour la naturalisa- 
tion. 

Industrie. L'industrie est au premier rang des occupa- 
tions des habitants. Elle fait vivre plus de la moitie de la po- 
pulation. Meinedans les communes rurales eile occupe plus 
de bras que l'agriculture (culture des ehamps ou culture 



linage et la teinture. (Reinh.Sarasin : lieber die EnlwicM 
hing der Seideniudustrie. Zeilscltr. f. Schweiz. Statistik, 
1893.) Viennent ensuite l'industrie chimique, la fabrication 
des machines, la brasserie, l'imprimerie, la fabrication du 
papier et l'electrotechnique ; les divers metiers et l'indus- 
trie du bätiment sont aussi florissants. A la fin de 1899, 
226 etablissements etaient soumis ä la loi des fabriques; ils 
se repartissent comme suit : industrie de la soie 30, autres 
industries textiles 7, industries chimiques 7, alimentalion 
23, industries polygraphiques 33, travail du bois et carros- 
serie 47, travail des metaux et ferblanterie 54, tuilerie, 
poterie et fabrication du ciment 8, fabriques de papier 2, 
savonneries et fabriques de produits steariques 3, divers 12. 

Commerce. Le commerce et les transports sont en aug- 
mentation constante. Aucun autre canton suisse n'egale, 
ä cet egard, celui de Bäle-Ville dont les bureaux de doua- 
nes enregislrent le tiers du mouvement total des douanes 
suisses. Ceci tient ä la Situation geographique de Bäle, la 
vallee du Rhin etant, ä cet endroit, la grande porte d'entree 
et de sortie de la Suisse. Les 1633 maisons de commerce 
de Bäle s'occupent, en prerniere ligne, de l'importation 
en gros et de la commission pour les articles de consom- 
mation les plus divers ; le petit commerce prend une tres 
grande importance, ainsi que la banque, les agences d'ex- 
pedition et d'emigration ; la place de Bäle compte 25 mai- 
sons d'expedition. Aux 43 etablissements financiers exis- 
tants est venue s'ajouter, le 2 octobre 1899, la Banque 
cantonale, dotee d'un capital de 5 millions de francs. II y a 
deux banques d'emission, la Banque de Bäle et la Banque 
cantonale, dont l'emission atteint respectivement 24 et 10 
millions de francs. En 1899, 29 banques concessionnces 
etaient representees ä la Bourse, frequentee en outre par 
d'autres maisons, au nornbre de cinq en moyenne par mois. 
Le mouvement de la Bourse atteignait, cette annee-lä, la 
somme de 366840225 francs (en 1898: 396139057 francs). 
Des 13 agences suisses d'emigration, 5 ont leur siege prin- 
cipal ä Bäle, 2 autres y ont des sous-agents. 

Voies de Communications. Le Rhin etait autrefois une 
importante ligne de trafic ; il fut meme parcouru, un certain 
temps, par des bateaux ä vapeur. De 1838 ä 1842, les deux 
bateaux « Stadt Strassburg » et « Stadt Basel », puis de 
1840 ä 1843, le bateau « Adler » faisaient le trajet de Bäle 
ä Strasbourg : la descente par le Rhin et la montee par 
le canal Monsieur. Les deux compagnies de bateaux ä va- 
peur tomberent apres avoir subi de grandes pertes lors de 
l'etablissement des chemins de fer. Pour la meme raison, 
la navigation ä rames et par radeaux a diminue de teile 
sorte qu'elle n'a plus actuellement aucune importance. En 
1899, il a encore ete delivre 21 permis de navigation sur le 
Rhin, 8 radeaux ont aborde ä Bäle, dont 4 ont continue ä 
descendre le fleuve, tandis qu'en 1889 on comptait 404 ra- 
deaux, dont 378 passerent plus loin ; en 1856 leur nornbre 
s'elevait ä 4251. 

Le premier chemin de fer construit dans la direction de 
Bäle fut la ligne francaise de l'Est. La ligne Strasbourg- 
Saint-Louis etait exploitee depuis 1841, lorsque, le 15 juin 



BAL 

1844, fut inaugure le troneon Saint-Louis-Bäle (faubourg i 
de Saint-Jean). Vinrent ensuite les lignes du Central | 



BAI 

Le nombre des voyageurs a 
Periode de 30 ans. 

Le traue des 



131 




indisea a augmente 
tu. u m- proportion, 



a peu pres a; 

comme le proavent les chiflfrei süivants 

Marchandises: Arrhee, deparl ei Iransit: 

en 1839, 62338 tonnee: en 1869,707 887 
tonnes: en 1898,5979 704 Lonnes. 

\ la im de L899, les routes macadamise"es 
avaienl une longueur de 130 536 m., les 

place«, routes, eheniiiisreprescntaieiil une 
superncie totale de 2 046 265 metres ear- 
rös. 



Orga 

on. i. 



le 111 decembre 1854 le troneon Bäle-Lies 

juin 1855 Liestal-Sissach, le l<< mai 1857 Sissach-Läufellin- 

gen et le 1 er mai 1858, apres l'achevement du tunnel du 

Hauenstein, le troneon Läufellingen-Olten. Le 3 novembre 

1873 s'ouvrit la ligne de jonetion des deux gares, le 2 aoüt 

1S75, la ligne du Botzberg (Bäle-Pratteln-Brugg) et enfin, 

quelques semaines plus tard, le 25septem- 

brel875, la ligne du .Iura, Bäle-Delemont. , 

Toutes ces lignes partent de la gare du i 

Central oü aboutit aussi l'Est francais par 

Belfort-Mulhouse-Bäle et Belfort-Porren- 

truy-Bäle trains rapides Paris-Bäle-Aienne 

(actuellement chemin de fer d'Alsace). A la 

gare badoise arrivent les lignes Bäle-Leo- 

poldshöhe (ouverte le 20 fevrier 1855), Bäle- 

Grenzach (4 fevrier 1856) et la ligne du 

Wiesenthal, Bäle-Stetten (7 juin 1862). La 

loniiiieur totale des lignes ä voie normale 

su/le territoire du canton est de 20987 m. 

II faut y ajouter la ligne ä voie etroite du 
! Birsig, ouverte le 7 octobre 1887, ainsi que 
I lereseaudes tramwayscantonaux. Ces der- 

niers ont ete construits aux frais de l'Etat; 
; ensuite du decret du Grand Conseil du 26 

avril 1894, ils furent inaugures avec trac- 

tion electrique le 6 mai 1895 et le l e >' aoüt 
] 1900 les divei'ses lignes atteignaient dejä 
I une longueur de 19 855 m. 

Leschitfres süivants indit|uent le developpement du tra 

lie amene par l'ouverture des chemins de fer. 
Voyageurs : Nombre des vovageurs partant de Bai 

1839 " 1869 -1898 

par poste 19 527 ? 841" 

par bateau ä vapeur 10 000 

par chemin de fer 293 232* 2875468" 



airondlssemenl i'leeloi'al federal,qui noin- 

mera, a l'avenir, 6 d6put£s au Conseil na- 
tional ; il appartienl au 2 mo cei'de des assi- 
ses föderales; au 1 er arrondissement des 

douanes,au 5 arrondissement postal el ä 

la V 1 division d'armee. II fournit ä l'ar- 
mee föderale le batailjon 54 d'elite, le ba- 
laillon 118 de landwehr, la compagnie de 
guides 5, les batteries 28 el 52, la compa- 
gnie de position 6 et une partie du balaillon 
5 du glnie. Le nombre des hommes as- 
treints au Service, röpartis dans ces diverses unites tacti- 
ques, etait de 3502 au 1" janvier 1900 ; en outre 2742 hom- 
mes etaient repartis dans les troupes d'autres cantons.Le 
total pour l'elite et la landwehr s'elevait ainsi a 6244 hom- 
mes, le landsturrn comptait 7786 hommes. 

La Constitution du 3 octobre 1833,adoptee apres la sepa- 




29 527 



2ii:: ; 



2 876 3119 




i(ÄWÄN^ftfiill^ 



v Le Petit-Bule et le pont de Saiat-Jean. 

* Moitie du total des voyageurs arrivants et partants. 
•* Nombre des voyageurs insorits ä Biile. 
'••Fi lech.de f. badois, la moitie du total des arrivants et partants. 



Les trois ponts du Rhin, vus de la Rheinsehanze. 

ration du canton, divisa le canton de Bäle-Ville en deux 
districts dont le premier comprenait la ville meine de Bäle 
et le second les trois communes de Riehen, Bettingen et 
Ivleinhüningen. Cette division fut supprimee par la Consti- 
tution du 10 mai 1875. Les communes rurales etaient dejä, 
depuis le 1 er janvier 1874, en relations oflicielles directes 
avec le Petit Conseil, le prefet de district s'etant retire et 
sa place n'ayant pas ete repourvue. Le canton ne forme 
plus maintenant qu'un seul cercle admi- 
nistratif divise en communes. 

Le canton a des communes d'habitants 
et des communes bourgeoises; les pre- 
mieres sont chargees des Services pu- 
blics, les secondes de la question des 
biens de bourgeoisie et de corporations, 
de l'admission de nouveaux citoyens et 
de l'assistance de leurs ressortissants. 
II existe 4 communes bourgeoises : 
Bäle, Riehen, Bettingen et Kleinbünin- 
jjjj gen. II n'existe des communes d'habi- 
- tants qu'ä Rieben et ä Bettingen. C'est 
l'Etat qui gere les Services publics de 
la ville et, depuis le 1« janvier 1893, 
ceux de l'ancienne commune d'ha- 
bitants de Kleinhüningen; Riehen et Bettingen ont de- 
mande d'etre mises sur le meme pied, de sorte que 




132 



BAL 



BAL 



biontöt la oentralisation sera complete dans le canton. 

L'eglise nationale röfbrmee et l'eglise catholique chre- 
tienne sont placäes sous la baute surveillance de l'Ktatqui 
pourvoit aux frais de leur eulte. L'eglise catholique-ro- 
uiaine est coiiipletement sepaive dr l'Klat et s'ailininistre 
.lK-iiieiiie. II y a une paroisse catholique ehretienne et 
7 paroisses reibrmoes: 5 en ville, Riehen-Bettingen et 
Kleinhüningen. 

Au poinl de vue politique le canton est une democratie 
repräsentative. Le souverain, c'est-a-dire l'ensemble des 
electeurs, a les droits suivants : la nomination du Grand 
Conseil, du Conseil d'Etat, des tribunaux, du depute au 
Conseil des Etats et des conseillers nationaux, l'accepta- 
tion de la Constitution cantonale, le referendum facultatif 
et l'initiative ; l'exercice de ces deux derniers droits doit 
iire reclame par 1000 electeurs au moins. L'autorite supe- 
rieure est le Grand Conseil, dont les 130 membres sont 
nommes pour 3 ans par les quartiers de la ville et les com- 
munes rurales sur la base de la population totale. Les com- 
petences du Grand Conseil sont l'elaboration des lois, la 
surveillance de 1'adininistration cantonale, la fixation des 
impöts, le vote des emprunts, la ratification des Conven- 
tions ou eoncordats, celle des admissions de nouveaux ci- 
toyens, le droit de gräce. Le Conseil d'Etat, nomine aussi 
pour 3 ans, est Charge de l'exeeution des lois et de l'admi- 
nistration; les affaires sont reparties par departements en- 
tre ses 7 membres. La loi a adjoint, ä chaque departement, 
des eommissions, a celui de l'instruction publique le con- 
seil d'instruction publique, ä celui de justice la commission 
de justice, ä celui des finances la commission d'impots, ä 
celui des travaux publics la commission du plan de la 
ville, ä celui de l'hygiene publique la commission de sante, 
ä celui de l'interieur les eommissions pour le commerce, 
l'industrieet les metiers, pour le service du feu.pour l'agri- 
culture, le bureau de travail, etc. Le tribunal supeiieur est 
la cour d'appel. Les tribunaux de premiere instance sont 
le tribunal civil avec ses subdivisions pour les proces civils, 
pour les affaires matrimoniales et de tutelle, les tribunaux 
d'arbitrage industriel, le tribunal criminel et correc- 
tionnel, le tribunal de police et les juges des communes 
rurales. Le president et les 8 membres de la cour d'appel, 
les 3 presidents et les 12 membres du tribunal civil, les 
membres des tribunaux d'arbitrage industriel, les 3 pre- 
sidents et les 13 membres du tribunal criminel et correc- 
tionnel, enfin les juges communaux sont tous nommes 
pour 6 ans par le peuple. 

Ecoles. L'instruction publique a ete, de tout temps, l'ob- 
jet d'une sollicitude particuliere de la part des habitants, 
des associations et de l'Etat. Les etablissements destines 
ä l'education de la jeunesse sont tres nombreux. 4 creches 
sont entretenues en ville par des societes et leur existence 
a beaueoup contrjbue ä la diminution de la morlalite in- 
fantile. Les jardins d'enf'ants, crees par la Societe d'Utilite 
publique et par des particuliers, passent peu ä peu sous la 
direction de l'Etat, ensuite de la loi du 18 avril 1895.D'apres 
la loi scolaire du 21 juin 1880, la frequentation de l'ecole 
est obligatoire, de 6 ans revolus ä 14 ans revolus. L'ecole 
obligatoire se divise en ecole primaire et ecole secondaire 
qui comptent chaeune 4 classes. Les ecoles preparatoires 
aux ecoles superieures sont paralleles ä l'ecole secondaire. 
Ce sont : le gymnase inferieur, l'ecole reale inferieure, 
l'ecole inferieure des filles auxquelles fönt suite les 4 clas- 
ses du gymnase superieur, les 3 i / i classes de l'ecole reale 
superieure, les 2 classes de l'ecole superieure des filles; 
cette derniere a,en outre, des classes de perfectionnement 
comprenanttroisanneesd'etudes. Lecouronnement de tout 
l'edilice scolaire est l'Universite. Depuis 1882 il existe des 
cours de perfectionnement pour la jeunesse masculine; en 
1886 on a cree l'ecole professionnelle avec le musee indus- 
triel ; en 1892 on ouvrit des cours speciaux pour la forma- 
tion des instituteurs primaires,en 1893, l'etablissement de 
Klosterliechten pour l'enfance abandonnee et les cours de 
dessin ä Riehen et Bettingen, en 1894, l'ecole des travaux 
feminins, ainsi que les cours populaires, enfin, en 1895, 
des cours commerciaux qui ne tarderont pas ä se trans- 
former en ecole de commerce. Tous ces etablissements, 
sauf l'Universite, sont gratuits; le materiel scolaire et les 
manuelssontdelivresgratuitement a tous les eleves,suisses 
ou etrangers, des ecoles inferieures et moyennes. Les de- 
penses totales pour l'instruction publique, ycompris lacons- 



truetion et l'entretien des bätimehts, mais sans compter les 
frais de location, se sont elevees, en 1899, a fr. :i 157 457, 
ce qui donne, 
par tete de po- 
pula tion, un 
chiffre plus 
eleve que dans 
tous les autres 
cantons de la 
Suisse. En ou- 
tre, les etablis- 
sements sui- 
vants sont sou- 
mis ä la surveil- 
lance du de- 
partement de 
l'instruction pu- 
blique : les eco- 
les de repeti tion 
de la Societe 
d'Utilite publi- 
que (cours de 
francais, d'an- 
glais et d'ita- 
lien), le conser- 
vatoirede rnusi- 
que (soutenu 
par la meme 
societe), l'eta- 
blissement de 
sourds-muets ä 
Riehen , celui 
pour enfants 
peu douee, les etablissements de la Mission evangelique et 
les ecoles des maisons d'enfanls des missionnaires, l'ecole 
evangelique de predicateurs, la Pilgermission ä Saint- 
Chrischona, l'ecole populaire evangelique libre et 6 ecoles 
privees. La commune bourgeoise de Bäle possede une mai- 
son d'orphelins richement dotee et la Societe d'Utilite pu- 
blique entretient un asile d'aveugles. 

Economic sociale. La legislation scolaire, comme d'au- 
tres decrets et ordonnances, en particulier ceux qui con- 
cernent les ouvriers, l'assistance des pauvres et des ma- 
lades, ont un caractere fortement socialiste et cherchent | 
ä mettre en pratique le principe de la solidarite generale. 
C'est ainsi que Bäle avait dejä, depuis le lönovembre 1869, 
une loi sur les fabriques qui fut remplacee, 8 ans plus tard 
seulement, par la loi föderale. Meme apres la mise en vi- 
gueur de celle-ci, des ordonnances speciales furent pro- 
mulguees; ainsi, le 23 avril 1888 la loi pour la protection 




L'eglise de Saint-Martia au Petit-B 




des ouvrieres et le 13 avril 1893 la loi sur le repos du di- 
manche; il existe, depuis le l'juillet 1890, un Bureau pu- 
blic de travail. La loi sur l'assistance publique du 25 no- 






BAL 



BAL 



133 



Rubre 1897 a etabli, ä cöte de lassistance communale, 
paeistance generale. Celle-ci repose sur ['initiative privöe 




u ponl de Wettstein. 



avec Cooperation et Subvention de l'Etat qui rembourse au 
inaxinuiin le tiers des depenses annuelles. On assiste les 
Bprgeois qui tombent momentane'ment et involontaire- 
nniii dans le besoin, les Suisses d'autres cantons et les 
elrangers apres deux ans de domicile, mais ä condition 
(|iie la commune ou le pays d'origine participe aux se- 
cours. L'Etat prend soin des indigents doinicilies qui ont 
atteinl leur GQ mB annee, s'ils sont de bonnes mceurs et s'ils 

; ont travaille dans le canton pendant 25 ans dontau moins 
Öprecedant immediatement la demande d'assistance. La 
policlinique generale, creee par la loi du 17 fevrier 1890, 
esl dune grande importance pour la sante publique; eile 
assure gratuitement ä tont necessiteux, apres un sejour de 

I 6 inois, les soins medicaux (consultation ou visite ä domi- 
cile). les remedes et bandages, les bains, les soins dans un 
böpital ou une maison de sante pour 13 ou 26 semaines. 
Le canton possede un grand nombre d'etablisseinents sa- 
nitaires : 1" l'höpital bourgeois, tres richement dote ; 2 U eta- 
blissements cantonaux : l'höpital des femmes et l'hospice 

j d'alienes de Friedmatt; 3" etablissements entretenus par 
des societes avec Subvention de l'Etat: l'höpital ophthal- 




mique, l'höpital des enfants, le Sanatorium de Davos pour 
tuberculeux (en commun avec Bäle-Campagne) ; 4" etablis- 
sements entretenus uniquement par des societes ou des 



particuliers: le Sanatorium pour enfants ä Langenbruek, 
la maison pour enfants convaleseenls, les colonies de va- 
cances, la Btation de repos de Hofmatt, l'i- 
talilissementde diaconesses de Kielien et la 
maison de diaconat (Diakonenhaus) de Bäle 
(ees deux dernieres instilutions Bervent 
aussi a former des gardes-malades, hom- 
mes ou femmes), enfln l'hospice-orphe- 
linat catholique-romain (Kranken-Wai- 
sen- und Pfründerinnen-Anstalt). Par la 
loi du lönovembre 1885 l'inhumation gra- 
tuite a ete introduite dans tout le canton. 
(('.. f. Thun, Die Vereine und Stiftungen 
des Kanlons Baselstadt. Basel, 1$83. 
Adler, Basels Sovialjiolilih in neuester 
Zeit. Tübingen, 1896.) 

Finances. Les revenus de l'Etat provien- 
nent essentiellement des trois impöts di- 
rects : l'impöt communal, l'impöt sur le 
gain et le revenu et l'impöt sur la fortune. 
L'impöt communal est fixe d'apres le re- 
venu moyen et la posilion sociale du contribuable. L'impöt 
sur le gain et le revenu trappe tout revenu, qu'il provienne 
du travail ou qu'il soit le produit du capital ; le contri- 
buable se taxe lui-meme. 

Sontexernpts de l'impöt: les domestiques femmes, les ce- 
libataires, qui ont un revenu inferieur ä 1200 fr., lesmaries 
et veufs dont le revenu est inferieur ä 1500 fr. et les veuves 
avec un revenu inferieur ä 2000 fr. L'impöt est progressif 
de Vio % ä 5 %. L'impöt sur la fortune est au fond aussi un 
impöt sur le revenu, mais il ne trappe que la rente du capi- 
tal qui est ainsi triplement imposee. Comme pour l'impöt 
sur le revenu, le contribuable se taxe lui-meme. Le mini- 
mum de fortune exempt d'impöt est fixe de 5000 ä 20000 
francs, le taux est de 1 ä S 00 /^. Dans les dix dernieres an- 
nees, le capital imposable s'est augmente dans une Propor- 
tion exactement egale a celle de l'augmentation de la popu- 
lation. Lors de la derniere taxation, en 1898, le capital 
imposable s'elevait a fr. 81 1 207 000, soit ä 8000 fr. par tete 
djiabitant. Le nombre des contribuables etait de 7535 dont 
15't possi'daient un million ou plus et payaient ensemble un 
impöt de 947 787 fr. soit 51,96 " de l'impöt total pour une 
fortune de fr. 329 850 000, soit le 40,66% de la fortune to- 
tale. Si on y ajoute les fortes contributions ä l'impöt sur le 
revenu et ä l'impöt communal, puis les helles sommes afl'ec- 
tees ä la charite privee, on peut dire qu'ä Bäle les riches 
contribuent largement aux depenses publiques. 

Les droits de mutation constituent le plus important des 
impöts indirects.En 1899, les recettes de l'Etat se sont ele- 
vees ä fr. 11 039 457, les depenses ä fr. 12 680 977, ce qui 
constitue un deficit de fr. 1 641 502. La dette publique se 
monte ä 13 millions de francs. La commune d'habitants de 
Riehen possedait, au 31 decembre 1899, une fortune de 
fr. 90 570, celle de Bettingen de fr. 16 346. 

Les biens et fonds de Bourgeoisie presentent, au com- 
mencement de 1900, les chiffres suivants : 
Commune bourgeoise de la ville de Bäle : 

Biens de bourgeoisie Fr. 1 070 792 37 

Fonds d'assistance » 812 224 17 

Höpital bourgeois » 6 816 185 — 

Maison des orphelins » 1 902 874 39 

Fondation Christophe Merian ...» 10 894 523 78 
Autres fondations et legs ...» 892 676 — 

Corps de metiers et corporations . . » 2 860 219 84 

Fr. 25 249 495 55 

Commune bourgeoise de Riehen. . » 45 585 30 

» » de Bettingen . » 80 000 58 

» » de Kleinhüningen. » 100 894 61 

Fr. 25 475 976 54 

Dans ce canton-ville les terrains ont une grande valeur ; 
on a paye jusqu'ä fr. 1613 le metre carre ; memedansle 
territoire de Bettingen le prix de vente depasse souvent la 
valeur de taxation fixee d'apres le rapport du terrain. 
Un fait digne de remarque est queplus de 1/5 de la super- 
ficie totale du sol appartient ä l'Etat. A la fin de 1893, 
les immeubles etaient charges d'une dette hypothecaire 
de fr. 198 413 264, ce qui fait fr. 6,09 par m 2 . L'assu- 
rance cantonale contre l'incendie avait, au 31 decem- 



134 



BAL 



lue 1899. pour IV. 354 172 900 d'assures. (Bücher: Basels 
Steuereinnahme und Steuervertheilung, Basel, 1888. Ko- 
zak: Erhebungen betreffend Lieiie»schaftenrerkehr. 
Basel, 1899.) ' j'» 1 Edw. Zollager.] 

Eistoire. Pendant presque tont le MV siecle, la villede 

Bäle mit ä lutter pour son independance contre l'eveque, 
la uoblesse et la maison d'Autnche. Peu apres la bataille 
de Sempach (1386) eile acquit le Petit-Bäle,puis successi- 
vement tont l'ancien canton, savoir : I. En 1400, les baillia- 
ges de Liestal, Waidenburg ei Homburg. 2. En 1439.FÜ1- 
linsdorf et la juridiction de Frenkendorf. 3, En 1461, la 
seigneurie de Farnsburg avec le comte du Sisgau. 4. En 
1464, 1465 et l467.Zun7.gen, Sissacli, Hockten et Hingen. 5. 
A la meine epoquo. Holstein. 6. En 1487, Eptingen etOber- 
diegten. 7. En 1515, Mönchenstein, Wartenberg et Mut- 
tenz. 8. En 1518. La seigneurie de Harnstein avec Bretzwil. 
9. En 15-20, Enterdiegten et Tenniken. 10. En 1522, Riehen 
et Bettingen. II. En 1525, Frenkendorf et Pratteln. 12, En 
1526, Biel-Benken. 13. En 1532, Arisdorf. 14. En 1534, 
Binningen et Bottmingen. 15. Enfin, en 1640, Kleinhü- 
ningen qui etait, depuis 1385, propriete commune de Bäle 
et des margraves de Baden-Hochberg. 

En 1415, le roi Sigismond oll'rit ä la ville l'achat du ter- 
ritoire autrichien entre Bäle et Schaffhouse et, en 1462, 
l'Autriche elle-meme lit une proposition semblable pour 
Rheinfelden, Säckingen, Laufenbourg, Waldshut et llauen- 
stein, mais Bäle declina ces deux olfres, essentiellement 
par egard pour Berne. En 1426, on laissa Ölten ä la ville de 
Soleure qui cherchaitäacquerir aussi Farnsburg, Pratteln 
Mönchenslein et Muttenz et qui reussit ä obtenir Hornach, 
le plateau de Gempen, Gilgenberg et Mariastein. En 1547, 
l'eveque hypothequa les bailliages de Birseck, Pfeflingen, 
Zwingen, Laufon, Delemont, Saint-Ursanne et les Fran- 
ches-Montagnes ä la ville de Bäle, qui se häta d'y introduire 
la Reforme; en 1585, l'eveque Jacques-Christophe Blarer 
reclama non seulement cesconlrees, mais encore les terri- 
toires precedemment hypotheques de Liestal, Homburg, 
Waidenburg et le comte de Sisgau; Bäle paya, pour ces 
derniers, 250 000 llorins et rencnea ä la vallee de la Birse. 

Les territoires definitivernent acquis furent repartis en 8 
bailliages: Farnsburg, Homburg, Waidenburg, Ramstein, 
Liestal, Mönchenstein, Riehen et Kleinhüningen. En 1668, 
Harnstein fut reuni ä Liestal et en 1673 ä Waidenburg, de 
sorte que, jusqu'en 1798, la campagne bäloise ne comprit 
plus que 7 bailliages. 

Bäle fut recue dans la Confederation le 9 juin 1501 ; eile 
adopta la Reforme en 1529. Le peuple de la campagne prit 
part aux deux guerres des paysans.en 1525 ä la guerre al- 
lemande et en 1653 ä la guerre suisse. II eclata.en 1591, 
un nouveau soulevement^connu sous le nom de gueire 
des Rappes (Rappenkrieg). II ne fut apaise que trois ans 
plus tard, gräce ä la sagesse d'Andreas Ryf. En 1798, la 
campagne fut proclamee independante et les chäteaux 
baillivaux de Farnsburg, Waidenburg, Homburg et Mön- 
chenstein furent detruits. Mais l'assemblee nationale bä- 
loise ne dura que du 6 mars au 18 avril ; le canton de 
Bäle devint partie integrante de la Republique helvetique 
et fut partage en 4 districts : Bäle. Liestal, Gelterkinden et 
Waidenburg. Sous l'Acte de Mediation, Bäle fut deux fois 
canton-directeur (en 1806 et en 1812) avec les bourgmes- 
tres Andreas Merian et Peter Burkhardt. 

Au cominencement du XIX" ,e siecle, le canton de Bäle 
renonca ä l'acquisition du Frickthal, mais le 20 mars 1815, 
le Congres de Vienne reunit ä ce canton le Birseck qui 
appartenait auparavant ä l'eveque et les 9 communes ca- 
tholiques d'Arlesheim, Reinach, .Esch, Pfeflingen, über- 
wil, Therwil, Ettingen, Allschwil et Schönenbuch. 

Le principe adrnis le 18 decembre 1797 de l'egalite des 
droits entre la ville et la campagne ne fut jamais rigoureu- 
sernent applique. Dejä dans l'Assemblee nationale, il y 
avait deux tiers de bourgeois contre un tiers de paysans. 
L'Acte de Mediation et la Restauration rendirent la Propor- 
tion encore plus defavorable ä la campagne. Aussi le 18 
octobre 1830 une assemblee reunieaux bains de Bubendorf 
reclama l'egalite;la ville ne voulutpas l'accorder comple- 
tement; il s'ensuivit un violent conllit qui dura trois ans. 
Le 7 janvier 1831 s'organisa un gouvernement provisoire 
de la campagne. La ville ayant vaincu les campagnards, 
voulut punir severement les rebelles ; les commissaires 
federaux eux-memes ne purent la faire revenir sur sa 



BAL 

decision. Le 15 mars 1832, la ville rappela les fonctionnaires 
de 46 communes qui s'organiserent alors en groupe in- 
dependant et la Confederation ratilia cette Separation par- 
tielle. Apres la malheureuse campagne de la ville (3 aoüt 
1833), la Separation definitive fut accomplie le 17 aoüt de 
la meine annee. La ville ne conserva que les trois com- 
munes situees sur la rive droite du Hhin : Riehen, Bettin- 
gen et Kleinhüningen. La campagne recut les deux tiers et 
la ville un tiers de la fortune cantonale. Des lors les deux 
demi-cantons ont eu chacun leur existence propre ; les 
tentatives de reunion ont, jusqu'ici, toujours echoue. 

Le canton de Bäle-Ville se donna, le 3 octobre 1833, une 
nouvelle Constitution, et adhera ä la ligue de Samen. En 
1847, il chercba ä operer une mediation entre les deux par- 
tis, puis il se declara pour la guerre. II accepta les Cons- 
titutions föderales de 1848 et 1874 et organisa, en 1875, 
son petit menage interieur conformement aux besoins de 
l'epoque moderne. Le commerce et l'industrie prirent 
un remarquable essor, la legislation revetit un caractere 
social et humanitaire de plus en plus accentue. (Ochs, (be- 
schichte von Basel, Berlin und Basel 1786-1822. L.-A. 
Burckhardt, Der Kanton Basel -Stadt. Gemälde der 
Schweiz. XL St. Gallen 1841. Heusler, Basels Verfassung 
im Mittelaller 1860. Feddersen, Geschichte der schweizer. 
Begeneration 1866. NeujalirshliUler von 1876, 77, etc. 
Boos, Urliitmteuttuch der Landschaft Basel, 1883. Frei- 
vogel. Die Landschaft Basel. 1893. Birman-n's gesam- 
melte Schriften. 1894.) [Dr L. Freivouel.] 

BAL.E. Ville, chef-lieu du canton de Bäle-Ville, se trouve 
. ä l'extremite N.-O. de la Suisse. La cathedrale 

C* est sur le 47°33'27" de latitude N. et sur le 

"1 5° 15'23" de longitude E. de Paris (ä 7°35'38" de 

B longitude E. de Greenwich). Ce qui donne ä la 

ak ville un charme particulier, c'est sa Situation 
w\^t au bord du Bhin, ce fleuve aux eaux d'eme- 

^~^ raude. Venant de l'E., sa largetir est de plus de 
200 m.; il s'avance majestueusement,decrit un grand arc de_ 
cercle, se retrecissant ä son contour le plus vif, ä 172 m. de" 
largeur.puis se dirige auN.,abandonnant Bäle et laSuisse. 
Depuis 1871, le Departement föderal de l'Interieur donne, 
dans ses « Observations hydrometriques », d'interessants 




Paroisse de Münster, comprenant : A. Paroisse de Samt-Mar- 
tin; B. de Saint-Alban; C. de Sainte-Elisabeth; D. de Saint- 
Jacques; II. Paroisse de Saint-Pierre; III. de Saint-Leonard; 
IV. de Saint-Theodore; V. de Saint-Matthieu. 

details sur les variations du fleuve. Celles-ci serapportent ä 
l'echelle d'etiage qui se trouve en aval du vieux pont du ! 
Rhin et dont le zero, d'apres les donnees le plus recentesl 






BAL 



BAL 



135 



du nivellement de precision, est ä l'altitude de 247,206 m. 
E poinl n'indique pas l'endroit te plus bas du lii du Rhin. 




Inhanniterbrüeke, fut ouveit 
1882. G'esl le plus long de tous 
Qüespar \ \ 



ilcrln 



ä la circulatioD en juillet 

. II reposc Bur •"> arches son- 
dier* dans le fleuve avec les 
? chaque cöte\ //>"' Johan- 
lublie" par le meme döpar 
tement. Bäle 1882.) En amont de la ville, 
on trouve encore le p<jut du chemin de 
fer de jonction, avec un passage pour pie- 
tons. La circulation entre les deux parties 
de la ville est donc assuree par quatre 
ponts el par autant de baca quj transpor- 
leul rapidement les personnes d'une rive 
a lautre. 

Longueur 
entre les pieds-droi 

l'.uii du eh. de fer 210,00 m. 
Ponl Wettslein 193,94 » 

Vieux ponl du Rhin 195.53 a 



Largei 



is de la place de 

En 1900, celui-ci se trouvait 5,50m. plus bas, donc ä 24 1 , 7 m. 

La hauteur minimale d'eau observee jusqu'ä present etait 

a l."> cm. au-dessous du zero de l'echelle, tandis que la 

hauteur moyenne des eaux est a 1,6 m. au-dessus du zero, 

et la hauteur maximale (18-19 seplembre 1852) ä 6,63 m. 
Le tableau suivant montre la quantite d'eau que roule le 

ileuve : 

Haut, d'eau lit du fleuve a l'endroit Quantite 
a l'echelle: le plus profond : d'eau: 

Haut. min. - 0,15 m. 5,35 m. 280 m 8 

.. moy. + 1,60 » 7,31 » 1000 » 

» max. -f- 6,63 » 12,13 » 5855 » 

Taut que la hauteur du ileuve atteint plus d'un metre a 

l'echelle, il remplit parfaitement son lit, mais si le niveau 

de l'eau descend plus bas, la rive du cöte du Petit-Bäle est 

en partieä sec et le volume d'eau est encore rendu moins 

considerable par la diminution de la vitesse. Ce pheno- 

mene se presente presque chaque hiver, tandis qu'en ete le 

Ileuve augmente, comme le montre le graphique, p. 129. 
La ville est divisee en deux par le Rhin, le Grand-Räle 

s'eleve surla rive gauche, pluselevee que la rive droite ou 

se trouvent le Petit-Bäle et Kleinhüningen. 

La communication entre les deux rives 

de hauteur inegale presente de grosses 

diflicultes. Le vieux pont du Rhin, cons- 

truit probablement en l'annee 1225, utilise 

l'enfoneement que le Rirsig a creuse dans 

la rive gauche et gagne i'autre rive en 

direction horizontale. Le tablier de cepont 

venerable est construiten bois; une moitie 

repose sur des piliers en bois; lautre moi- 
tie sur des piliers en pierre ; celui du milieu 

porte une petite chapelle avec la Statue 

de l'eveque Henri de Thoune, construc- 

teur du pont. Ce monument des temps 

passes, ne suflisant plus actuellement ä la 

circulation toujours croissante, disparaitra 

bientöl pour faire place ä une construction 

moderne. Le deuxieme pont, le Wett 

sleinbi ücke, fut termine en 1879. II a un 

pente reguliere de 2,67",, du Grand-B; 

au Petit-Bäle. L'idce dun pont ä tabl 

incline est due au general Dufour, appel 

BD 1843 comme expert pour etudier la _ 

question des ponts. Ce pont franchit le 

Ileuve ä une assez grande hauteur; il a 4 

arches reposant sur 2 piliers construits sur 

terre ferme et sur 2 piliers construits dans le Ileuve. (D 

obere Rheinbriickeam Harzgraben, public par le depart 

mentdesTravaux publies, Häle, 1879). Le pont inferieur, 



6,4 m. 
12,6 » 
12,6 » 
Pont Sainl-.lean 225,31 t 12,6 » 

Petit-Bale (Kleinbasel). — Cette partie 
de la ville s'etend sur une plaine de 262 ä 
251 m. d'altitude qui s'incline doucement 
jusqu'au Rhin et dans la meme direction 
que celui-ci. Le developpeinent des cons- 
tructionsn'a renconln' ici aucunedifliculte 
orograpbique ce qui explique, que, non 
seulement dans la partie nouvelle de la 
ville, mais aussi dans le noyau de la vieille 
ville, les rues se croisent ä angle droit; les 
rues principalesaboutissentau Rhinou ont 
une direction parallele ä celui-ci. Une de ces dernieres se 
dirige au N. vers Kleinhüningen, qui s'etend sur les deux 
rives de la Wiese ä son embouchure, et, de lä, jusqu'ä la 
frontiere. Un canal industriel traverse le Petit-Bäle ; il 
existait dejä au XHU siecle et fut, depuis sa fondation, la 
propriete d'une Corporation. II recueilleles eaux de laWiese, 
et, dans la ville, se partage en deux pour se jeter dans le 
Rhin, en aval du Vieux-Pont. Le Petit-Räle lui doit son 
caractere industriel. Anciennement, il faisait marcher des 
moulins, des meules ä aiguiser, des fouloirs et des pilons, 
tandis que maintenant il fournit la force ä des minoteries, 
ä des teintureries de soie, ä des filatures de chapes, ä des 
usines d'appareils electriques et des fabriques de glace 
(Grüninger, Der Klein- Hasler Teich. Historisches Festbuch 
zur Baster Vereinigungsfeier. Bäle, 1892.) 

Au point de vue architectural, le Petit-Bäle estdecidement 
inferieur au Grand-Bäle. Vu de la rive gauche du fleuve, 
du Pfalz ou du Rheinsprung, par exemple, le Petit-Bäle ne 
presente qu'un profil assez uniforme de toits au-dessus 
desquels s'elevent quelques douzaines de cheminees de 
fabriques, puis les tours des eglises de Saint-Theodore, de 




■ : mm 



eglise des Gotdeliers (Musee historique) a Bäle. 

Sainte-Claire et la fine coupole de l'eglise de Saint-Mat- 
thieu. Le Rhin, qui coule au premier plan, et la sombre 
Foret-Noire, qui s'eleve ä l'horizon, encadrent si agrea- 



130 



BAL 



blement cette vue qu'elle charme toujours le spectateur, 
Le Grand-Bai E (Grossbasel) n'a pas seulement plus d'e- 




tendue, mais presente un aspect beaucoup plus varie que 
le Pelit-Bäle. La terrasse surlaquelle il s'eleve estcoupee en 
deux plateaux, Tun N.-O., l'autre S.-E., par le Birsig qui y 
avait creuse un vallon de 20 ä 25 m. de profondeur. Ces 
deux plateaux s'elevent jusqu'ä 286 m. et le vallon du Bir- 
sig descend jusqu'ä 255 m. au point le plus bas, pres du 
Vieux-Pont. Le Birsig debouche dans le Bhin en formant 
avec lui un angle aigu, dans lequel s'eleve une colline, con- 
tinuation du Plateau S.-E. C'est cet endroit qui offrit aux 
premiers Colons la protection la plus efficace contre les 
inondations et les surprises des ennemis; lä, entourant la 
place de la cathedrale, se trouve la partie la plus ancienne 
de Bäle, qui se nommait autrefois «Auf Burg». Des rues 





- 

* N |V|1 



?**.■■:*> 




BAL 

de l'embarcadere, au Marche aux poissons, ä la Place du 
marche et ä Celle des Cordeliers. Dans ces derniers temps. 
des quartiers entiers ont ete abattus, pour 
agrandir les places ou elargir les rues afin 
de faciliter la circulation toujours plus 
importante en cet endroit et d'ameliorer 
les conditions hygieniques de ces quartiers. 
Le centre de la ville s'etend jusqu'aux 
arges rues qui se trouvent entre le Wett- 
steinbrücke et le Totentanz et dont les 
noms : rue du fosse de Saint-Alban, du 
fosse de Saint-Leonard, du fosse de Saint- 
Pierre (Saint-Alban-, Leonhards-und Pe- 
tersgraben), rappellent les premieres for- 
tifications de la ville, dont elles occupent 
emplacernent. A ces rues se rattachent 
les faubourgs de Saint-Alban, de Sainte- 
Elisabelh, de Steinen, de Saint-Paul (Spa- 
"en), le faubourg neuf (Hebelstrasse) et 
celui de Saint-Jean ; ils etaient enfermes 
autrefois dans les murailles, les tours, les 
rcdoutes et les fossesde la deuxieme ligne 
de fortifications,mais aujourd'hui, ilssont 
entoures de jolies promenades. Les quar- 
tiers exterieurs, construils ces derniers 
temps, possedent, surtout pres de la ville, 
de jolies villas entourees de jardins, 
ainsi,[par 'exemple, dans le quartier Saint-Alban, ä Aes- 
chengraben, Steinengraben und Schützengraben, et fi- 
nissent, plus loin, par des massifs de grandes maisons de 
rapport. Dans les faubourgs et dans les quartiers exte- 
rieurs, les rues sont larges et regulierement distribuees. 
On peut distinguer deux directions de rues, l'une concen- 
trique autour de l'ancienne ville, lautre rayönnant vers 
le centre de la ville. (Vcir le plan historique de la ville de 
Bäle). Le Grand-Bäle possede aussi des canaux industriels 
appartenant.ä la commune. On trouvait, au XI e siecle 
dejä, l'etang de Saint-Alban, alimente par la Birse et qui 
faisait tourner, ä l'origine, les moulins de l'eveque ; ac- 
tuellement il actionne une scierie, une menuiserie, un 




Le Be 



illianum ä Bäle. 



L'Hötel-de-Ville ä Bäle. 

etroites et rapides, des escaliers conduisent dans la partie 
basse et, de l'autre cöte,sur le plateauN.-O.Lelitdu Birsig 
a ete voüte en differents endroits et son vallon comble, pres 



atelier mecanique, une fabrique de papier, etc. En 1316 
on capta dans un canal les eaux du Birsig, pres de Bin- 
ningen, pour les amener en ville sous le nom de Büme- 
linsbach. Deux moulins, un aiguisage, une menuiserie, un 
atelier de tourneur et un atelier de mecanique en utilisent 
maintenant la force motrice. 

Arclätecture et physwnomie de la ville. Le Grand-Bäle 
est riche en constructions de tout genre. Au premier rang 
se trouve la calhedrale, bätie sur une elevation et occupant 
le plus bei emplacernent de la ville. Elle est l'ceuvre de plu- 
sieurs siecles et allie avecgräce les styles roman et gothique. 
La tour N. de Saint-Georges a 66,6 m. de hauteur et la tour | 
S. de Saint-Martin 64,7 m. (Baugeschichte des Baslers 
Münsters. Bäle, 1895.) En second rang vient reglise de J 
Sainte-Elisabeth,constructionätroisnefs,en style gothique 
recent et ä facade richement decoree ; la tour ajouree a 
70.5 in. d'elevation. Cette belle eglise fut construite, de | 
1856-65, aux frais de Christophe Merian, l'auteur de la fon- 
dation qui porte son nom. Plusieurs autres edilices appar- i 
tiennent encore au style gothique, tels sont : l'eglise des J 
Dominicains, terminee en 1269, servant actuellement au I 
culle de la paroissevieillecatholique, l'eglise des Cordeliers, 1 



UAL 



BAL 



137 



ntant du XIV« siecle, servanl de musee historique, l'öglise 
de Saint-Löonard, bätie au XV" siecle sur l'emplacement 




Le monument de Saint-Jaoques ä B 



d'une autre eglise, enlin, dans le IVtit-Bäle, l'eglise de Saint- 
Matthieu dont la tour atteint TA m. de hauteur. L'eglise de 
hi Sainte-Vierge (catli. romaine), consacree en 1885, et 
Celles de Saint-Paul el de Sa int-Joseph(catholique romaine), 
eDcore en construction, se rapprocnent du style ruman. Les 
eglises de Saint-Martin,de Saint-Alban, de Sainl-Pierre, de 
Saint-Theodore, de Sainte-Claire(catholique romaine), et de 
Saint-Jacques sont dune architeclure tres simple ainsi que 
Celles de Klingenthal (qui n'est plus utilisee), de la Maison 
des Orplielins, de Kleinliüningen et de la paroisse framaise. 
La ville de Bäle possede donc 19 eglises, dont 17 servent 
aux differents cultes, 13 au culte Protestant, 5 au culte 
catholique romain et 1 au culte vieux calliolique; il faut y 
ajouter encore une douzaine de chapelles et d'oratoires et 
la synagogue en style oriental. Les 5 paroisses protestantes 
de la ville sont : 1" celle de la cathedrale avec les eglises 
filiales de Saint-Martin, Saint-Alban, Sainte-Elisabeth et 
Saint-Jacques ; 2° de Saint-Pierre ; 3" de Saint-Leonard avec 
l'eglise filiale de Saint-Paul ; 4" de Saint-Theodore ; 5° de 
Saint-Matthieu, auxquelles il faut ajouter la paroisse de 
Kleinliüningen. (Voir le plan, p. 134.) 

Parmi les autres bätiments publics, on remarque l'hötel 
de ville agrandi et actuellement en reconstruction. (Burck- 
nardt, Albert und Wackernagel, Rudolf, Das Rathaus zu 
Hasel. Mitteilungen der historischen und ant ig aarischen 
Gesellschaft. Neue Folge 3), le bätiment des Archivesdans 
le jardin de l'hötel de ville, construit en 1898, le grand 
bätiment des Postes, la Bihliolheque de l'Universite, le 
Musee et le Theätre. Les ecoles publiques coinptent 25 bä- 
timents, auxquelles 4 nouveaux viendront prochainement 
s'ajouter. (Schimpf, Die seit 1810 neu erbauten Schul- 
häuser. Bäle, 1887.) La grande caserne sert surtout aux 
cou is sanitaires.Beaucoup de Corpora tions possedent de tres 
beaux locaux. De nombreuses maisons partieulieres memo 
presentent une valeur historique ou artistique. , Rasier Rau- 
len des J8.Jahrhinulerts,e(\ilt' par la soeiele des ingenieurs 
l.uvhitecles. Bäle, 1899.) Quant aux monumenls'. le plus 
remarquable est celui de Saint-.lacques, neu vre de Schlölh, 
■n Souvenir de l'heroi'que bataille de 1444; le monument 
de Strasbourg, sculpte par le Parisien Bartholdi et donne 
i par le baron Gruyer, represente l'arrivee ä Strasbourg des 
i envoyes de Bäle et de Zürich pendant le siege de 1870. 
[Denkschrift zur Feier der Enthüllung des Sl-assburger 
Denkmals in Rasel, edite par le Conseii di'.tat, Bäle, 1895.) 
Quelques statues ont ete erigees ä la memoire des grands 
hommes du passe : celle de Munatius Plancus, le fondateur 



d'AuguBta Rauracorum, dans la cour de l'hötel de ville, 
celle d'CEcolampade, pres de la cathädrale, celle d i aac 
Isrlin, le fondateur de la Societe" d'utilite" publique, «laus la 
cour de la Corporation des forgerons, ei le buste de Jean- 
Pierre Hebel, devant l'eglise de Saint-Pierre. Beaucoup de 
places publiques sont ornöes de grandes fontaines döcorees 
de colonnes artistiques avec d tenses bassins; les plus 

helles SOnt Celles du niarelie au\ poiSBOns el d'llolliein (lans 

le faubourg de Saint-Paul. Les portes de Saint-Alban, de 
Saint-Jean, et, la plus helle, celle de Saint-Paul, sonl les 
seuls resies des fortifications du moyen äge. 

Les maisons d'habitation se dislinguent, en gdneral, par 
lern- simplicite. La diversite des maleriaiix etnployes pour 
les constructions privöes comme pour les bätiments pu- 
blics, le gres bleu el rouge du trias, le muschelkalk ä cou- 
leur grise de lievre, le calcaire blanc et jaune du Jura, el 
les briques de differentes couleurs, ainsi que la coutume de 
peindre les maisons, donne cependant aux rues et ruelles 
im caractere pitloresque.l »'apres lesdonneesde l'assurance 
immobiliere en 1900, les bätiments etaient au nombre de 
16160, les maisiins d'habitation de 8762, parmi celles-ci, 
d'apres le rapporl du departement de l'Interieur, il y en a 
27Ü con^lruites speeialeinent pour logements d'ouvriers, 
dont 161 par des societes, 1 12 par des patrons. La moyenne 
d'habitants par maison est de 12,5 ; en 1889, cette 
moyenne etait de 13,6. Ces chiffres prouvent que les habi- 
tations n'onl pas, en gencral, un grand nombre de loge- 
ments. Kn 1889, le 33,5% de toutes les habitations n'e- 
taienl la demeure que dune famille. (Bücher: Die Woh- 
nunqsenquele in der Stadt Rasel vom 1.-19. Februar 
IHK'.). Bäle, 1891.) 

Les autorites travaillent beaucoup ä ameliorer les con- 
dilions hygieniques de la ville. ("est ainsi qu on a eloigne 
toutes les induslries insaluhres, qu'on a entrepris la cor- 
rection du Birsig, et la canalisation de la ville qui doit 
etre terminee en 1903 [Göttisheim : Das unterirdische 
Basel. Bäle, 1868|. On a pourvu la ville de honne eau po- 
table. On a construit, en 1866, une grande inslallation 
d'eau qui fut completee, en 1882, par un Systeme de pom- 
pes agrandies des lors ä plusieurs reprises. Cette eau vienl 



MB T . ^ * m» 




WtWHk i 


mm ***** lm 





Le monument de Strasbourg ä Bäle. 

de la basse terrasse situee ä la sortie de la vallee de la 
Wiese; eile est de honne qualite et enquantite süffisante. I»e 
frequentes analyses chimiques et bacteriologiques garan- 



BAL 



BAL 



lissi'iit lapuretede l'eau. La consommalion moyenne d'eau 
parjour etait, en 1899, de 156 litres par töte dhabitant. A 
cöte de l'usioe ä gaz, In ville possodo ogaloinent une usine 
electrique qui, depuis le 4 novembre 1899, fourail lumiere 
(i Force motrice. 

Le modo de construction oü Ion ne menage pas l'espace 
de la ville el oü l'on cree de nombreux Squares ei jardins 
publics feit que la superficie totale de Bäle esl relativement 
considerable. A l'intirieur meine de la ville, on trouve des 
jardins et des places ombragöes; les feubourgs sont entou- 
re"s dune ceinture non interrompue de proraenades et, dans 
les quartiers extoriours, on a roserve quantite d'espaces li- 
bres qui ont ete plante's de nombreux arbres ; tels soni le 
parc de Sainle-Claire (Claramatte) et legrand parc des Au- 
nes (Erlenpark) au Petit-Bälej la terrasse de la cathedrale 
(Pfalz), la place de Saint-Pierre, le parc de la place du tir 
(Schützenmattpark), le bosquet des rossignols, la place 
Winkelried et le parc de Sainte-Marguerile, ce dernier 
situe de ja. sur le territoire de Bäle-Campagne. La surl'ace 
occupee par tous ces parcs et jardins publics esl de 1 10,36 
ha. 11 faut y ajouter le jardin zoologique, une des princi- 
pales curiosites de la ville; sa superficie est de 5,89 ha. II 
appartient ä l'Etat, mais est remis gratuitement ä une 

societe d'ac- 
tionnaires qui 
en soigne l'en- 
tretien et l'ex- 
ploitation. 

La plus belle 
vue qu'on ait 
sur la ville 
meme de Bäle 
est celle dont 
on jouit de la 
Rheinschanze, 
presde laporte 
Saint-.lean, 
tandis que, des 
tours de la ca- 
thedrale, on a 
une fort belle 
vue panorami- 
que circulaire. 
On a, de ces 
deux endroits, 
un tableau al- 
iant la gran- 
deur ä la 
gräce, reunis- 
sant, en une 
heureuse Va- 
riete les oeu- 
res de la na- 
ture et Celles 
de l'homme. 
Population. Le premier recensement de Bäle date de 
1610 et fut dirige par le medecin de la ville, Felix Platter: 
il accusa 16160 habitants. Comme il fut fait au moment 
on une epidemie de peste venait d'enlever 4049 personnes, 
la population devait etre passablement plus forte aupara- 
vant. II est meme vraisemblable qu'anterieurement, au 
XV e siecle par exemple, la ville de Bäle, alors au faite de 
sa puissance, avait une population encore plus considera- 
ble que quelques-uns estiment ä 30000 habitants. (Oser: 
Zunahme und Abnahme der Bevölkerung der Stadt Ba- 
sel. Beitrage zur Geschichte Basels. I, 1889.) La dimi- 
nution se fit encore sentir dans les temps qui suivirent, 
surtout ä cause des difficultes, voire meme des interdic- 
tions d'entree dans la bourgeoisie. En 1779, Isaac Iselin ne 
comptait plus que 15040 h., chiffre qui n'est assurement 
pas le plus bas que la population ait atteint depuis 1610. 
Alors commenca un accroisseinent qui se poursuivit pen- 
dant tout le XIX'' siecle, suivant de curieuses alternatives 
que inontre le tableau suivant. Ce tableau comprend la po- 
pulation domiciliee d'apres les donnees de Platter et d'Ise- 
lin, puis d'apres les recensements cantonaux, et, depuis 
1850, d'apres les recensements federaux. Pour avoir des 
chiffres d'exacte comparaison, on a indique le pour cent 
d'accroissernent, c'est-ä-dire l'augmentation annuelle sur 
100 h. calculee sur la base dune progression geometrique. 




L'egl 



Annee. Habitants. Augmentation 
annuelle ",,. 
1610 16120 
1779 15040 n os 
1795 15720 n'oo 
1815 16674 ''5'/ 

1835 21219 o„r 

1837 22199 d n^ 

1847 25787 }%i 

1850 27170 „':°-' 
1860 37915 d j\o 
1870 44122 'kl 

1880 60550 7-0 
isss 69809 o «n 
1900 109244 d,8U 
Au commencement du X IX'' siecle, en admettant ime pro- 
gression geometrique reguliere (1795-1815), la population 
devait Stre.de 15953 soit, en chiffres ronds, de 16000 ames 
environ; eile a donc, pendant ce siecle, plus que sextuplä 
Des periodes de forte augmentation ont ete Celles de 1830-40, 
1850-60, 1870-80 et 1890-1900. La cause en est due non 
seu lement ä l'exce Jant des naissances, mais principalement 
a rimrnigration croissante provenant : 1° des facilites de 
coinmunication (construction des chemins de fer apres 
1850), 2" de l'introduction des industries chimiques ä la 
meme epoque, 3° de l'annexion de l'Alsace-Lorraine par 
1'Allemagne, en 1871, et 4" du developpement de l'indus- 
trie, surtout en 1890 et dans les annees suivantes. II faut 
remarquer que pour 1900, la population de Kleinhüningen 
a ete comprise dans le recensement, ce qui n'etait pas le 
cas auparavant. L'immigration explique aussi, comme nous 
l'avons dit plus haut, la preponderance du sexe feminin; 
c'est aussi l'immigration qui modifie la proportion des di- 
verses confessions, ainsi que le montre le tableau suivant. 
Sur 100 h. la ville de Bäle comptait: 
En Protestants Catholiques Israelites Divers 
1837 83,4 15,7 0,6 0,3 

1847 81,2 18,2 0,4 0,2 

1860 74 24,9 0,5 0,6 

1870 71 26,8 1,1 1,1 

1880 67,3 30,2 1,3 1,2 

1888 67,2 30,7 1,5 0,6 

Les protestants qui, en 1837, formaient encore les cinq 
sixiemes de la population, n'en forment plus, en 1888, que 
les deux tiers. Les catholiques, en 1837, comptaient un 
septieme de la population et, en 1888, presque le tiers. Ce 
sont les israelites qui ont augmente dans la plus grande 
proportion ; en'l847, on comptait un israelite par 258 h., 
en 1888 on en compte un par 67 h. 

Par la loi du 23 juin 1892, la ville est partagee en 10 
quartiers: de la Cathedrale, de Saint-Pierre, de Saint-Jean, 
de Saint-Pau!, de Steinen, de 1'. Eschengraben de Saint-Al- 
ban, de Riehen, de Bläsi et d'Horburg. ( Voir le plan, p. 139.) 
Les resultats provisoires du recensement federal du 1" 
decembre 1900 sont les suivants : 

Population Population 

domiciliee de fait 

Quartier de la Cathedrale . . . 5429 5454 

» de Saint-Pierre . . . 4685 4819 

» de Saint-Jean .... 11343 11403 

» de Saint-Paul .... 15249 14220 

» de Steinen 7557 7552 

.. de l'.Eschengraben . . 14110 14980 

» de Saint-Alban .... 8642 8734 

Grand-Bäle 67025 67162 

Quartier de Riehen 8967 8926 

» de Bläsi 8181 8441 

» d'Horburg 23193 23040 

Petit-Bäle 4034I 40407 

Kleinhüningen 1878 L888 

La ville de Bäle 109244 109457 

Etablissements de Iransports. L'industrie, le commerce 
et les transports ont ete traites dans l'article consacre au 
canton (p. 130-131), il n'y a plus qu'ä indiquer les eUblis- 
seinents de transport. Bäle possede deux gares principales, 
celle du Central suisse dans le Grand-Bäle et celle de 



BAL 



BAL 



139 



Baden dans le Petit-Bäle. Toutes les deux, ne pouvanl 
plus sufßre au trafic toujours croissant, sont actuellemenl 
en reconstruction. La premiere conserve son ancien em- 
Bacement, mais les voies ferröes sont abaissöes de 2,7 na. 
I la ligne d'Alsace entre en gare en decrivant une large 
courbe autour de la ville. ('.es deux changements onl 6t6 
faits pour ne pas gdner plus longtemps la circulation des 
Maies ei des rues. <)n construit egalement une gare aux 
marchandises an Wolf et dans le quartier de Saint-Jean. 
La nouvelle gare hadoise se trouvera sur la peripherie de la 
villi' et les voies ferrees seronl relevees de 3 m. environ. 
I roll' di' ce's gares pour voie normale, il y a encore Celle 
du Birsigthalbahn, ligne ä voie etroile; on compte ainsi ä 
Bäle 4 gares desquelles partent 9 lignes dillerentes. Le 
developpernent des tramvvays cantonaux a l'ail disparaitre 
de la ville les voitures posiales; la derniere, celle d'All- 
sehwil, a lini son service le l ei juin 1900; eile part 
naintenant de la Station terminale du tranxway ä la fron- 
tiere cantonale. 

Les autres Etablissements de transports sont la posteavec 
un bureau central, 2 autres bureaux et 8 succursales, le 
Bagraphe avec un bureau principal, 3 bureaux speciaux 
et 5 bureaux de consignation, la Station centrale des tele- 
phones avec 7 stations publiques et 3422 abonnes. Les 




, Quartier de la Cathedrale ; II. de Saint-Pierre ; III. de Saint- 
Jean ; IV. de Saint-Paul ; V. de Steinen : VI. d'.Esehen^raben ; 
VII. de Saint-Alban ; VIII. de Riehen ; IX. de Bläsi ; X. d'Hor- 
burg. 

N.-B. — Les limites des quartiers sont formees par les rives 
du Rhin, la f'rontiere des eantons et le milieu des rues. 

douanes föderales ont des bureaux dans les gares princi- i 
pales etsur5routes traversant la f'rontiere; ilfaut y ajouter 
le poste de douane du Rhin. Un trouve en outre dans ! 
chacune des deux gares principales, un bureau secon- 
daire de I 1 " classe des douanes de l'empire allemand. 

Bäle est le siege du premier arrondissement des doua- 
nes suisses, du cinquieme arrondissement des postes et du 
deuxieme arrondissement des chemins de fer. 

Arls et sciences. Le centre de la vie scientifique est l'Uni- 
rersite, la plus ancienne de la Suisse. C'est ä son inlluence 
plusieurs fois seculaire qu'il fant attribuer le f'ait que les 
goüts scientiliques et artistiques ainsi que la überalite pour 
tout ce qui favorise la culture intellectuelle sont si develop- 
pes ä Bäle. L'Universite possede une fortune particuliere de 
fr. 1354482, ce qui lui permet de diminuer les charges 
qu'elle impose a l'Etat. Des riches societes la soutiennent 
aussi linancierement : ce sont la Societe academique (1809, 



£S 



fortune fr. 1009482, recettes fr. 53964, depenseB fr. 65909), 
la Societe >\u Musee (1898: fortune fr, 228085, re- 
cettea fr. 21100, ili'pi'iiscs IV. 10102) ei diverses l'onda- 
tions. 

Le uomlire des eluilianls, v compris \ i-l utlian les, s'esl 

eleve, pendanl le semestred'hiver 1809-1000, a V.I2, doni ;.'i 
en theologie, 43 en droit. 139 en medecine, ei 256 en Philo- 
sophie (lettrea et aciencea). Oütre les diffärents aeminairea 
qui se rattachent aux cours reguliere, l'Universite compte 
un grand nombre d'inatitutiona speciales installees pour la 
pluparl dans un bätimenl particulier, ainsi lesinstitutsde 
mineralogie ei de geologie, de botanique, de Zoologie 
(dana le bätiment derUmvereite), l'etabhaaement d'a8tro- 
nomie, de möteorologie, de physique el de chimie dans le 
Bernoullianum, construit en 1874 et donne ä l'Ktat ; les 
frais de construetion ont ete couverts par les allocations de 
la Societe academique, par une fondation et par des dons 
sunt ensuite les lahm aloires d'anatomie et de 

lan.le Vi'salianum.depalholi^ieanalo pie, 

1'institut d 'hygäene ei les differentes cliniques dans les ho- 
pitaux. Bäle est eelelire par ses collectinns, ouvertes übe 
ralement au public et eonstamment ui.lisr.es. Le mus£e, 
construit en 1843-1849, renferme l'Aula de l'Universite" avec 
les portraits des savants bälois celebres et des sommites 
ecciesiastiques ; il comprend une collection ethnologique, 
de lies riches collections d'histoire naturelle et la plus ce- 
lebre collection de beaux-arts de la Suisse, connue surtout 
par les ceuvres d'Holbein et de Böcklin. La halle aux sculp- 
tures, construite de 1887, possede une collection de niou- 
lage en gypse de la plastique grecque et romaine. Le mu- 
see historique, transporte dans l'eglise des Cordeliers, fut 
forme par la reunion, en 1894, de trois collections jusque- 
lä separees : celle du moyen-äge, celle de l'antiquite et la 
collection d'armes de l'arsenal. (Festbuch zur Eröffnung 
des historischen Museums. Bäle, 1894.) II contient des ob- 
jels antiques ä partir de l'epoque romaine et par son ar- 
rangement et sa distribution, il satisfait aussi bien ä l'in- 
teret historique qu'aux besoins de l'art industriel, qui a 
en outre, ä sa disposition, le musee industriel et l'ecole 
professionnelle. 

La bibliotheque de l'Universite, qui n'a pas sa pareille 
en Suisse tant pour son etendue que pour son Organisation, 
oecupe un bätiment construit de 1894 ä 1896. II a coüte 
8(1(1000 fr., dont la moitie a ete fournie par des dons volon- 
taires. Son origine remonte jusqu'ä la fondation de l'Uni- 
versite (1400). Cette bi- 
bliotheque fut surtout i 
enrichie par les collec- 
tions de livres de diffe- 
rentscouvents,par les 
dons des iinprimeurs, 
des legs de savants et 
par des achats ; eile 
compte aujourd'hui 
4000 manuscrits, 
2110 000 livres impri- 
mes et 150000 disser- 
tations. Sous le meme 
toit se trouvent encore 
la collection des car- 
tes de J.-M. Ziegler, 
l'ancienne bibliothe- 
que ecclesiastique, Cel- 
les des societes des 
sciences naturelles et 
de la societe d'histoire 
et d'archeologie; eile 
est ainsi vraiment la 
bibliotheque centrale 
de Bäle. Cet etablis- 
sement universitäre 
a aussi sa part des 
revenus de diverses 
fondations. Une salle 
d'exposition des Pre- 
miers et des plus an- 
ciens imprimes, une 
salle de lecture avec 

une grande bibliotheque usuelle, une salle de journaux et 
revues et la salle des catalogues sont toujours ouvertes 




HHHH 




140 



BAL 



BAL 



au public. La bibliotheque de la Societe generale de lec- 
ture est plutöt litle'raire; eile conlient 530U0 volumes dont 
l'usage est restreint aux membres seuls. La sociele d'uti- 
lite* publique soutient la bibliotheque bourgeoise qui compte 
7095 volumes, la bibliotheque de la paroisse franeaise avec 
18-20 volumes, la bibliotheque de la jeunesse avec 3357 vo- 
lumes et la bibliotheque ouvriere avec 4754 volumes, cette 
derniere gratuite. 11 taut unter eneore parmi les moyens 
de propagation de culture intellectuelle les 58 journaux et 
revues paraissanl ä Bäle. 

Les sciences sont cultivees par plusieurs societes: Celles 
des sciences naturelles (fondee cn 1817), d'histoire et d'ar- 
cheologie (1836), de medecine (1860), de statistique et d'e- 
conomie politique (1870), des juristes (1874), etc. Les so- 
cietes musicales sont eneore plus anciennes. Deja en 1704 
se fondait le «Collegium musicum », predecess'eur de la 
sociele generale de musique qui organise des concerts 
d'abonnements et, depuis quelque temps, aussi des con- 
certs populaires. La societe des beaux-arts, fondee en 
1863, a construit la galerie des beaux-arts ou se trouve une 
ex position permanente d'ceuvres d'artistes contemporains. 
Des ßälois y ligurent regulierement, car Bäle na jamais 
manque d'artistes comme de savants. On doit relever aussi 
l'interet general de la population pour les neuvres d'art et 
de science qui se manifeste en particulier par une vie 
musicale intense, par l'etal llorissant du theätre de la ville, 
par la grande frequentation des Conferences populaires, 
des cours publics et de tous les musees et collections. 

Utilite publique. Bäle est connue depuis longtemps 
par la liberalite de ses concitoyens. L'initiative et l'ac- 
tivile privee, ainsi que d'abondantes ressources materiel- 
les ont toujours aide et meme prevenu l'activite de l'E- 
tat. Ces prestations volontaires s'appliquent, comme nous 
l'avons dejä releve, au developpement des arts et des 
sciences, puis aux cpuvres religieuses et au soulagement 
des pauvres et des malades. (Thun. Die Vereine und Stif- 
luui/en des Kantons Basel-Stadt im Jahre 1881. Bäle, 
1883.) Les reuvres religieuses, qui ont fail connaitre Bäle 
au loin, emanent, en grande partie, de la Sociele chretienne 
allemande (Deutsche" Christentumgesellschaft), fondee en 
1780. Cette societe fonda, en 1804, la societe biblique pour 
la diffusion des saintes Kcritures, en 1815, l'elablissetnent 
des missions et en 1817 l'institution de Beuggen, deslinee 
ä former des instituteurs pour ecoles de pauvres. La So- 
ciete des missions evangeliques a actuellement 96 eleves 
et compte 189 missionnaires ä son Service, dont 85 en 
Inde, 25 en Chine, 
48älaCöte d'Or et 
31 dans le Kame- 
roun, en outre eile 
exploite une librai- 
rie, des entrepöts 
commerciauxetdes 
entreprises indus- 
trielles dans les 
pays paiens. Les 
recettesde 1889 ont 
atteint fr. 1584493 
dont fr.!56509pro- 
venant de Bäle, 
fr. 215000 de böne- 
fices des industries 
et du commerce de 
tablissement, 
fr. 20500 produit 
des journaux et de 
"brairie ; les de- 
penses ont ete de 
1769217. En 
36 se fonda la 
societe de theolo- 
gie chretienne (Ve- 
rein für christlich- 
theologische Wis- 
senchafte),dont les 
Bäte revenus servent ä 
payer le traitement 
l'Universite. La Societe 
fondee 




fontaine du Marche aux poissous 



de deux professeurs orthodoxes 

pour la formalion d'instituteurs chretiens en Sui 

en 1867, a depenseen 1899 fr. 9465. A cöte de la Mission des 



pelerins, fondee en 1840 ä Chrischona (voir ce nom), 
l'ecole evangelique des predicateurs, fondee en 1876, forme 




Bibliotheque et l'Universite. 
aussi des evangelistes et des predicateurs orthodoxes. II y 
a eneore une. quantite de societes et d'etablissements 
religieux; leur nombre seleve ä 61. 

Au premier rang des associations travaillant au bien pu- 
blic ligure la societe pour l'avancement du bien et de l'uti- 
lite publics, fondee par Isaac Iselin, en 1777. Son activite 
s'exerce dans tous les domaines, eile se donne comme täche 
de favoiiser, d'encourager et de repandre tout ce qui est 
bon, recommandable et utile ä l'ensemble des citoyens. 
Ses organes sont 59 eornmissions et delegations,qui dispo- 
sent soit des revenus de fonds speciaux et de fondations, 
soit d'allocations de la caisse generale de la societe. En 
1899, les recettes ont ete de fr. 61 995, les depenses de 
fr. 63 735 et le capital de la caisse generale etait de 
fr. 387 357, tandis que ses differents fonds atteignaient plus 
d'un million. A l'occasion de la celebration du 150'- anni- 
versaire de la naissanee de Henri Pestalozzi, on fonda ä 
Bäle une societe Pestalozzi qui, apres trois ans d'exis- 
tence, en 1899, avait fr. 14 249 de recettes et fr. 11 902 de 
depenses. Le nombre des societes, des fondations et des 
etablissements de bienfaisance depasse la centaine. Ainsi 
Bäle possede un certain nombre d'ecoles formant im com- 
plement aux ecoles publiques; telles sont les classes de 
n'petition pour les langues etrangeres, l'ecole de musique, 
les ecoles de travaux manuels pour gareons, Celles de cou- 
ture et de raecommodage et les ecoles de euisine. Une des 
commissions de la societe d'Utilite publique organise cha- 
que annee des Conferences populaires, une autre publie 
une feuille de Nouvel-An (« Neujahrsblatt ») et une societe 
distinete s'oecupe de repandre les bonsecrits. On se preoc- 
cupe aussi du developpement physique de l'enfance en 
encourageant la gymnastique, les jeux corporels, l'exercice 
du patin, et en entretenant des etablissements de bains et 
de natation. A cöte des asiles cantonaux, les ecoles de 
Saint-Luc, l'ondees en 1856 ä l'occasion du 500 e anniver- 
saire du grand tremblement de terre (jour de Saint-Luc 
en 1356), oecupent d'une maniere utile les ecoliers pau- 
vres pendant les soirees d'hiver et leur fournissent des 
souliers et du drap (Schülertuch). 

Pendant Tete,on distribue du lait aux enfants pauvres des 
ecoles primaires et secondaires, on s'oecupe d'eux pendant 
les vacances et, en hiver, on leur donne de la soupe. Des 
commissions speciales de la societe d'Utilite publique pren- 
nent soin des enfants abandpnnes et des orphelins non- 
bourgeois et partagent, avec l'Etat, l'assistance des indigents 
non-bourgeois. A cote du bureau officiel de renseignements 
pour ouvriers.on compte eneore deux bureaux prives. Ine 
commission de la societe d'Utilite publique cherche ä faci- 
liter le travail ä domieile par la vente ou le pret de machi- 
nes ä tresser, ä coudre et ä tricoter. Un etablissement de 
travail oecupe les indigents äges. II existe eneore une salle 
ä ecrire pour les sans-travail et une maison de travail qui 
fournit aux ouvriers en passage la couche et la nourriture 
en eehange dun travail facile. Pour la population ouvriere, 
ä cöte des salles de leeture, la societe d'Utilite publique a 
fonde le « Bläsistift » qui offre aux ouvriers une bibliothe- 
que, des salles de leclure et des chambres ä louer ä bon 
marche. Une societe speciale entretient les etablissements 
de l'Engelhof, comprenant une pension alimentaire avec 



BAL 



Ml 



141 



ehambres, une auberge en relations avec la maison de tra- 
vail el enlin des salles ou les travailleurs peuvent sc v6- 
creer el s'instruire par la lecture de bons livres, par la 
frequentation de rums. de. Divers restaurants, cuisines 
populaires et cafes de tempdrance permettenl au peuple 
ae se procurer une nourriture saine ä bon marchä. II laut 
riiiin citer une societe de secours pour ;il it'-iu'-s, deux so 
i iriis pour les delenus liberes el une fondation qui prend 
suin des familles dont le chef est en prison. 
Toutes ces institutions onl une grande importance dans 

mir grande ville com Bäle ; elles contribuenl ä adoucir 

bien des miseres. Elles sonl admirablemenl completees 
par les societes mutuelles de secours, dont la Situation 
lloiissante prouve d'une facon rejouissante le niveau elevö 
de l'etat moral de la population. En 1881, le professeur 
Kinkelin en comptait 82. (Thun. Die Vereine, etc.) Ce Chif- 
fre a encore augmente aepuis lors. D'apres les rapports 
du departementde l'Interieur, les principales sont : 2 cais- 
ses de retraite el de rente pour la vieillesse (1899: recettes 
IV. 12 494, depenses fr. 8287. fortune fr. 233 354); 9 caisses 
pour veuves el orphelins (recettes IV. I70 7U7, depenses 
IV. 83 248, Ibrtune IV. 2 075097);29 caisses ouvrieres de 
Secours pour maladie (recettes IV. I54 976, depenses 
IV. I54 074, fortune IV. ;!'.:.{ 891). 

Hisloire. La ville de Bäle l'ul fondee en l'an 374 de lere 
chretienne par l'empereur romain Valentinien I" sur 
l'emplacement du bourg celle de Robur. Les plus ancien- 
nes parties de la ville sonl la place de la calhedrale el ses 
alentours qu'on appelait encore « Burg d au siecle passe. 
C'cst la que s'etablirent plus tard l'eveque el ses cnanoi- 
nes; non loin s'eleva dejä de bonne heure la plus an- 
cienne eglise paroissiale, celle de Saint-Martin. En 917, 
la ville l'ul delruite par les llongrois, mais elje se releva 
rapidementde ses ruines, et en 1019 l'empereur Henri II, 
qui devint le patron de la ville, lit la dedicace de la ca- 
lliedrale nouvellement construite. 

Des lors la ville se developpa rapidement. Des artisans 
libres ou serfs, des gens de Service s'etablirent des deux cö- 
les du Birsig. Saint-Leonard el Saint-Pierre devinrent les 
- paroissiales du plattau N.-O. etdejä,dans le XI 1 ' sie- 
cle, on construisit, sur l'emplacementdes «Gräben» acluels, 
le miir interieurd'enceinte devant lequel s'eleva, avant l'an 
1 100. le couventde Sainl-Alban. L'eveque Henri de Thoune 
(1215-1238) fit voüter le Birsig, etablir la place du marche et 
construire le pont du Rhin. Tot apres les Freres precheurs 
(Dominicains) et les Cordeliers s'etablirent ä Bäle; les Pre- 
miers construisirent leur couvent dans le faubourg en 
avant de la Kreuzthor (Saint-.Iean) ; ce couvent devint, en 
1768, le Schellen werk ou la maison de force, et, en 1614, 
l'eglise Cut donnee aux protestants franeais ; c'est actuelle- 
uient l'eglise des vieux-catholiques. Les Cordeliers s'etabli- 
rent d'abord dans le faubourg de Saint-Paul, puis sur la 
place des Cordeliers. Cederniercouventfut.en 1846, employe 
comme entrepöt ; il abrite actuellement le Musee historique. 
L'edilice abandonne par les Cordeliers dans le faubourg de 
Saint-Paul futoccupe.en 1268, par des sceurs Ciarisse qui 
l'appeleient Gnadenthal, en 1573, on le transforma en halle 
aux grains et, en 1892, on y bätit l'ecole prol'essionnelle. Les 
Repenties s'etablirent dans le faubourg de Steinen ; leur 
maison est devenue l'ecole secondaire des jeunes ti lies, 
les Augustins construisirent, pres de la cathedrale, l'edilice 
iHviipc aujourd'hui par le Musee. A la meme epoque, le 
Petit-Bäle, qui avait dejä l'eglise Saint-Theodore, datant 
du XI" siecle, vit s'elever deux couvents de femmes, celui 

| de l'ordre de Sainle-Claire (aujourd'hui eglise catholique- 
romaine) et celui de Klingenlhal (transforme en caserne en 
1863), place sous la surveillance des Dominicains; enlin, 
au XV" siecle, fut construit le couvent des Chartreux, de- 

j venu, en 1669, la maison des orphelins. L'eglise de Saint- 
Theodore ainsi que le couvent de h'lingenthal se trouvaient 
en dehorsdesfortilications eleveesau milieudu X 111" siecle. 
Dejä avant le grand tremhleinent de terre de 1356, on 

i avait commence ä entourer de murs les faubourgs du 
Grand-Bäle, mais ce n'cst qu'apres cette catastrophe que 
l'ul achevee l'enceinte qui eniermait la ville jusqu'en 1860. 
La placedeSaint-Pierrei[iü fut planteed'arbresen 1277. mais 
nerecutsa forme actuellequ'en 1 778, apres la reconstnu lion 
de l'arsenal incendie en 1776, touchait aux fortilicaliutis. 
Le Grand-Bäle avait six portes: Celles de Saint-Johann, 
de Saint-Paul, de Steinen, d'.Kschengraben, de Saint-Alban 




et celle du Rhin, pres du ponl , le Putit-liäleavaii l.i p..riedc 

Fliehen et celle de Bläsi.On c Lenca dejä au X.VIII"siecle ä 

( 1 1 • 1 1 m > 1 1 1 1 ■ n partie l'enceinte inW 
rieure,quelques-unesdes portes 
interieures qui n'etaient qu'une 

simple arcaae, celle d'.i:schen- 

graben, de Saint-Paul, et celle 
du Rhin connue par le Tireurde 
langue (Lällenkönif) furenl en 
levees vera 1830. Lea portes de 
Steinen, d Eschengraben, de 

de 1860 ä 1870, ainsi que l'ar- 

caile interieure de Saiul-.lean el 

de Saint-Alban. II ne roste donc 
que les portes de Saint-.Iean, de 
Saint-Paul et de Saint-Alban. De 

blies sur l'emplaeemont des ;in- 
ciens fosses. Si on y ölevail des 
constructions, lecanton de Bäle- 
Campagne devait, d'apres le 
contrat de partage de 1833, re- 
cevoir une indemnitö; mais, en 
l,X(i:i, il renonca ä toutes ses 
pretentions contre le paiement 
d'une somme de fr. I20000O. 
La bourgpoisie qui s'(''tait de- 
veloppee et fortiliV-e pendant les 
XIII" et XIV" siecles eut ä lüt- 
ter contre l'eveque, la noblesse La porte Saint-Jean a Bäle. 
et la maison de Habshourg. La 

balaille de Sempach (1386) la delivra de son plus dange- 
reux enneini, le duc Leopold. Les corps de metiers s'or- 
i^auiserent alors ; il y en avait 15: 1. Les marchands ou 
la Clef. 2. Les monnayeurs ou l'Ours. 3. Les marchands 
de vin ou Gelten. 4. Les merciers ou Safran. 5. Les vigne- 
rons. 6. Les boulangers. 7. Les marechaux. 8. Les tanneurs 
et cordonniers. 9. Les tailleurs et pelletiers. 10. Les jar- 
diniers. 11. Les louchers. 12. Les Spinnwettern (ouvriers 
du bätiment). 13. Les tondeurs et peintres. 14. Les tisse- 
rands. 15. Les pecheurs et bateliers. Dans le Petit-Bäle, 
acquis par le Grand-Bäle en 1392, subsisterent les trois 
corporations du Griilon, du Hären et de la Treille (Reb- 
haus), qui organisent encore chaque annee, le 13, le 20 et 
le 27 janvier, un cortege oü (igurent leurs emblemes : le 
Gritlon, le Lion et le Sauvage ; la fete se termine par un 
repas dans la maison des Corporations (Cafe Spitz), pres 
du pont du Rhin. Les faubourgs du Grand-Bäle posse- 
daient des corporations 
faubouriennes : Saint- 
Alban celle du Hohen 
Dolder, d'.Eschengra- 
ben celle du Rupf, Stei- 
nencelle des3Confede- 
res, Saint-Paul celle de 
la Corneille et Saint- 
Jean celle de la Vierge 
(Mägd). Lesdeleguesde 
tous les corps de me- 
tiers formaient, avec le 
bourgmestre et le grand 
maitre jure, le Petit 
Conseil, compose de 64 
membres, mais partage 
en deux moities elues 
alternativement chaque 
annee et appelees l'an- 
cien et le nouveau Con- 
seil. Le pouvoir legis- 
latif etait exerce par le 
Grand Conseil compose 
du Petit Conseil, des 
chefs des corps de me- 
tiers (Sechser) el de 
ceux des trois corpora- 
tions du Petit-Bäle. II 

etait reelu chaque annee et pouvaitcompterjusqu'ä 282 mem- 
bres. Une grande quantite de Colleges (commissions) admi- 
nistraient les alläires : c'etaient le Conseil secret ou des 




142 



BAL 



treize, l'intendance de l'arsenal, la chambre des comptes 
ou economique, l'intendance des bätiments, le directoire 
ilu commerce, la commission des fabriques, celle des mon- 
naies, etc. I^'s deux trihunaux municipaux du Grand et 
du Petit-Bäle ei divers autres tribunaux administraient la 
justice. Pour le maintien de l'ordre et de la tranquillite de 
la ville, une garnison qui l'ut l'unique «armee perma- 
nente s de la Suisse ei ezista jusqu'ä la guerre de Crimee. 
En 1803, 1814 el 1847 füren t promulgiiees de nouvelles 
constitutions, mais ce o'esl quen 1872 que Bäle eut une 
Organisation politique repondant aus besoins modernes et 
aux exigences de sa nouvelle Situation. La Constitution 
actuelle date du 2 decembre 1889. 

L'Universite fut fondee en 1460 par le pape Pie II etre- 
organisee en 1532 apres la Reforme. Parmi les hommes 
qui l'ont illustree, on peul citer, dans la premiere periode, 
Sebastien Brant, Capiton et Erasme, au XVIII 1 ' siecle l'o- 
rientaliste Jean Buxtorf, Felix Platter, Bauhin, les Ber- 
noulli et Euler; a l'epoque moderne, Wilh. Wackernagel, 
Rütimeyer et ,lacob Burckhardt. Bäle compte, en outru, 
comme hommes celebres, le peintre Hans llolbein. les 
imprimeurs Amerbach et Proben, le reformateur (Kco- 
lampade, Thomas Platter, le bourgmestre J.-Rod. Wett- 
stein, Pierre Ochs, le directeur Legrand, Isaac Iselin, 
fondateur de la Societe d'Utilite publique (1776), divers 
membres des familles Fäsch, Burckhardt, Hagenbach et 
Wieland, etc. 

Les faits historiques les plus importants sont le Concile 
(1431-144!»), la bataüle de Saint-Jacques sur la Birse(1444), 
l'entree dans la Confederation suisse (1501 ), la Reformation 
1 1529), le soulevement des paysans (1653), la revolulion 
(1798), le partage du canton (1833). [Die Stadt Basel und 
l' ntiii'huiiij. Herausgegeben vom Verkehrsverein. Basel, 
1898. ( leering : Handel und Industrie der Stadt Basel. 
Basel, 1886. Streuber: Geschielt tu iiml Beschreibung der 
Stadt Basel. Basel, H. Georg. Hotz : Basel, eine Schilde- 
rung für Einheimische und Fremde. Basel, 1882. Hotz : 
Basels Lage und ihr Ein/Iuss auf die Entwicklung und 
Geschichte der Sladl. Beilage zum Bericht über das Gym- 
nasium. 1894. Stocker : Basler Stadtbiltler. Basler Jahr- 
buch 1896 und 1X99. Neujahrsblatl von 1893.] 

BÄLE-CAMPAGNE. Le canton de Bäle-Campagne 

ne date que de 1833. Autre- 

fois il formait, avec la ville de p 

Bäle, le canton de Bäle. En- 

suite de dillerends politiques, 

la ville et la campagne se se- 

parerent et formerent deux 

demi-cantons. 
tle-Campagne (Baselbiet) est situe ä 
l'angle N.-ü. de la Suisse, 47° 20' 18" et 
47>33'54" de latitude N. et entre 5°9'45" 
et 5°37'35" de longitude E. de Paris, 
7 C 29'59" et 7° 57' 49" longitude E. de Green- 
wich. II est limite, ä l'E., par une ligne 
sinueuse qui le separe du canton d'Argo- 
vie, au S. par les cantons de Soleure et de 
Berne oü les sommets du Jura forment 
une frontiere naturelle, ä l'O., par le 
canton de Soleure, et par l'Alsace, au N., 
enfin, par Bäle-Ville, Argovie et, le long 
du Rhin, par le Grand-Duche de Baden. 
Dans ses plus grandes dimensions, le 
canton mesure 35 km. de l'E. ä l'O., et 
25 km du N. au S., avec une superlicie de 
42454 ha. 

Urographie. Le canton est tout entier 
situe dans le Jura ; cependant on y dis- 
tingue facilement deux parties, l'une Orien- 
tale, plus grande, et l'autre occidentale, 
plus petite, separees l'une de l'autre par 
la ßirse qui, dans son cours inferieur, 
directernent du S. au N. 

La partie Orientale, la plus grande, comprend les trois 
districts de Liestal, Sissach et Waidenburg. La longue 
chaine du Jura se dresse au S. comme un puissant rem- 
part ae dirigeant du S.-O. au N.-E., sur une longueur de 
25 km. environ et avec une altitude de 700 ä 1160 m. Du 
haut de ce rempart on voit toute la partie E. du canton 
s'abaisser peu ä peu vers le N.,dans la direction du Rhin, 



BAL 

on eile n'atteint plus que 260 m. environ d'altitude. Celle ' 
partie du canton comprend ainsi toute une serie de mon- 
tagnes et de collines dont les ondulations se dirigent, en 
general, vers le N. et sont coupees par de nombreuses 
vallees suivant la meine direction. 

Les sommites les plus elevees se trouventau S., dans la 
chaine jurassique; ainsi, ä quelques Cents metres au N. 
du Passwang, le Vogelberg (1120 m.) et le Kellenköpfli 
(1160 m.), le poinl le plus eleve du canton, puis, au 5.-9 
le Bolchen (1102 m.), la Schmutzüufa el le Wiesenba 
(1002 m.). Les chainons ä la limite S. offrent dans leur 
strueture geologique de nombreuses perturbations dans 
la succession des couches et des terrains; elles sont toutes 
dues ä une poussöe horizontale venant du S. en meine 
temps qu'il se produisait un affaissement de la partie si- 
tuee au N. Dans cette zone de recouvrement, on trouve 
souvent des terrains tertiaires ä cöte du Muschelkalk, 
ainsi que des superpositions de couches plus anciennes 
sur des couches plus recentes. 

Les montagnes du reste du canton appartiennent au Jura [ 
tabulaire. Bien que bordees d'escarpements et de pentes 
souvent recouvertes de forets, ces montagnes ont une 
Croupe aplatie; on pourrait les comparer parfois ä des 
mottes de terre entre lesquelles on aurait ereuse des fos- 
ses. Sur ces hauts plateaux recouverts de champs et de 
prairies, se trouvent un grand nombre de villages, comme 
Ramlinsburg, Lampenberg, Titterten (661 m.), Arbolds- 
wil (633 m.j, Seltisberg (502 m.) et Anwil (603 m.). 

Parmi les eminences du Jura tabulaire, on peut citer la | 
Fluh, pres de Rotenlluh (680 m.), le Farnsberg avec son N 
chäteau historique, le Farnsburg (758 in.), ie Staufen 
(702 m.), la Sissacher Fluh (702 mO.le Domberg (624 m.). 
le Grainmont (591 m.), le Schleifeberg (611 m.), pres de 
Liestal, avec sa tour en fer de 30 m., le Rlomd, pres de I 
Rubendorf (554 m.), la Schauenburgerlluh (666 m.), au , 
pied de laquelle se trouvent des bains bien connus. Le Jura [ I 
tabulaire s'abaisse de plus en plus,ä mesure que l'on s'a- f 
vance vers la frontiere N". et N.-O. du canton. 

La vallee inferieure de la Rirse separe les deux parties I] 
du canton; eile est creusee, depuis Angenstein, dans les 
l'ormations diluvienne et tertiaire du Birseck. La partie I 
occidentale, plus petite que l'orientale, comprend la ma- 





dirige presque 



ton de Bäle-Campagne. 



jeure partie du district d'Arlesheim. Elle est appelee le Bas 
canton ou Birseck, ou Neubaselbiet (jusqu'en 1815 eile ap- 
partenait ä l'jiveche de Bäle). De meme que dans la partie 
Orientale, une chaine jurassique d'une certaine importance, 
le Blauenberg (836 m.) s'eleve aussi au S. de la partie oc- 
cidentale. La crete de cette chaine forme, sur une grande 
distance, la frontiere entre les cantons de Berne et de 
Bäle-Campagne. Elle s'abaisse rapidement au N. et se perd 
dans de petites collines tertiaires jusqu'ä la plaine du 



UAL 



UAL 



143 



llaut-Khin. La plus connue de ces collines, avant-postes du 
.hn.i tabulaire, esl le Bruderholz. C'est im plateau, forte 

ni boise par places, s elevanl entre la Birse el le Birsig, 

Kqu'ä une altitude de 395 m. (a)titude moyenne340-350m. i 
et coupe subilemenl au S. de Bäle. A l'O. de la vallee du 
Hrsigse trouve une eminence analogue, l'Allschwilerhöhe ; 
Hie descend doucemenl au N.-< ».. du cöte de l'Alsace, mais, 

I le le Bruderholz, eile esl subitement coup£e pres de 

dessus du la plaine du Haut-Rhin. 

Les \.illi'i's du canton sonl tres nombreuses ; tandis que 
pH la chaine du .Iura dies sonl le plus souvent loncitudi 
Klee el courenl parallc-lemenl ä la direction des plis des 
■Trains, dans le .Iura tabulaire nous trouvons des vallees 
qui doivent dtre considerees comme des fbsses d'affaisse- 
mcnt oii des vallees d'örosion. Dans la partie Orientale, les 
Bildes principales, Celles de ('Hintere et Vordere Frenke, 
de Diegten et de Homburg, sc dirigenl assez exactement 
du S. au N. et debouchent ä angle droit dans la vallee 
de l'Ergolz, qui sc dirige de l'E. ä l'O. Les pentes laterales 
Kg vallees sont, en general, raides, couvertes de forets 
oh de päturages. Par leurs chutes d'eau et leurs rochers 
Bcarpes, plusieurs d'entre dies swil tres pittoresques. A 
ro.se trouvent les deux vallee de la Hirse et du Birsig (appe- 
jee aussi Leimenthal) qui courenl paralle- 
lement vers le N. Ces deux vallees, avec 
llines qui les bordent et les grands 
villages qu'elles renferment, offrent de 
fecieux paysages. 

Geologie. Le sol du canton est cornpose 
dune grande variete de terrains qui vont 
du I Vias au Diluvien, ä l'exception du 
tailace, qui fait partout defaut. 

Les terrains les plus anciens appartien- 
neut au Muschelkalk et au Keuper. Le 
preuiier forme, au S., le long de la limite 
eutre la chaine du Jura et le.Iura tabulaire, 
Ete bände large de quelques kilometres 
qui se dirige presque en ligne droite de 
lirel/.wil a Läufellingen. Lescouches,d'une 
Kaisseur d'environ 200 in., sunt foi tement 
Beviees de leur stratification primitive et 
il souvent des terrains plus re- 
i-ents. Le Muschelkalk parait aussi ä la 
fintiere N. et N.-E. ; il en existe im lam- 
beau entre Muttenz et Mönchenstein et 
um 1 bände etroite se dirige par Giebenach 
Ere Alfdorf, Wintersingen et Buus, pour 
se continuer en Argovie. Dans l'anhydrite 
des couebes alläissees du Muschelkalk de 
la vallee du Rbin, se trouve le gisement 
la saline de Schweizerhalle. 

L'etage superieur du Trias, le Keuper, 
se presente sous la forme de marne fon- 
bigarree, de schistes marneux, de 
doloinite et de gres. Une bände etroite de Keuper s'etend | 
de Neuewelt, pres de Bäle, par Pratteln vers Arisdorf, Ols- 

I Giebenach, et, plus ä l'E., le Staull'enberg et le , 
Farnsberg sont encadres de couches de Keuper. Au S., une 
bände de Keuper s'etend de Bretzwil par Reigoldssvil, vers i 
Niederdorf, le long du Muschelkalk de la zone de recou- i 
Qt. Partout le Keuper, f'acilernent delitable, fournitun 
enl terrain de eulture. Les couches inferieures du 
Keuper (Lettenkohle), ä Neuevvelt, renferment une riebe 
Mure fossile (Pterophytes, Equisolacees et Fougeres). Les , 

uperiensdeHemmiken,qui sontutilises par l'indus- 
trie, presentent une llore analogue. ('.'est dans le bonebed 
de Niederschönthal, pres de Frenkendorf, qu'on a trouve les 
enormes vertebres et femurs du (ir/'ssli/osaiiriis Iti'ttimeyevi. 

La plus grantle partie du canton est constituee par les 
■bwiM -, assises des terrains jurassiques. Le Lias forme, en 
general, la base des pentes des vallees, ou il est entame par 
■ ruisseaux ; en quelques endroits seulement, comme 
1 ms les environs de Mönchenstein, Pratteln et Sissach, il 
presente des aflleurements d'une certaine etendue. 

Li Jura brun ä la plus grande extension superlicielle. 

Ses couches inferieures, marneuses et argileuses, souvent 

richesen (ossilesiAniDioiiiirsO^aiiiiits, lht»iii/irirsi,ntiis- 

rt)constituent les flancs de laplupartdes vallees dans 

n trale du canton ; elles fournissent, en se delitant, 

un sol favorable aux forets et aux prairies et forment, par 



leurimperm£abilite,un importan 
plcs aplatiea des montagne 



■re.Lescrou- 
>uredee ver 
ar la Grande 

•ur, d.rbnr 



mlsMUit constiluees.dans la n-jon Centn 

Oolithe, baue calcaire de 70 ä 80 m. d 6p 

par fentes et par l'erosion; sapuissancediminuede l'O. ä 

i E., ä n M 'su rc qu'on s'approche du. Iura argovien. \ Ba base, 
se trouve le groupetresröpandu des couches kCainocrinus, 
calcaire en Farnes minces forma tout entier des döbris du 
Cainocrinus Andrea. Pres de Liestal, ces echinodermeB 
soni intögralemenl conservös. La Grande Oolithe fournit 
une bonne pierrede construetion, quoique pas toujours 
tres ri'sistanti' au\ intemp£ries; eile esl exploit£e Bur une 
grande ccbclledans de nombreuses localites, comme Ar- 

lesheim, Muttenz, Lausen, etc. Dans ses assises superieu 

res, la Grande Oolithe est, un calcaire ä gros grains sur 
lequel reposenl des couches peu epaisses d'un calcaire 

marneux lies riel n fossiles. 

Au S. et au S.-K. du canton on trouve le.Iura blanc, re- 
pi'i'sentc essentiellemenl parsesetages inferieur e1 rhoyen, 
i'Oxfordien el le Rauracien (facies eoralligcnes de l.\rgo- 
virin. La ligne de Separation entre les deux formations 
dillcrentcs du Malm inlV'iicur ifacies oceidental et facies 
oriental) passe par le milieu du canton, sedirigeant au S. 




de Bäle-Cainpagne. Reigoldswil et le Kellenköpfli 



depuis Äugst, par Liestal et Bubendorf. Les deux facies se 
distinguent dejä dans l'etage le plus bas, le Callovien. A 
l'O. de la ligne indiquee, on trouve des argiles et des glai- 
ses, jaunes ou bleues, renfermant de nombreuses Ammo- 
nites ; ä l'E., on a l'Oolitbe l'errugineuse avec une faune 
analogue. Sur celle-ci reposent des bancs epais de cal- 
caire argileux avec des Spongiaires (Scyphia) bien con- 
serves, formant la base de FArgovien, tandis qu'ä l'O. les 
terrains du meine äge sont representes par des calcaires 
marneux grossiers renfermant des rognons arrondisfehail- 
les), atteignant la grosseur d'une tele d'homme. Sur ce 
(i terrain ä chailles », s'elevent, ä l'O., le calcaire Coralli- 
gene compact formant encore aujourd'hui des bancs Con- 
tinus. Ce calcaire Coralligene, dechire par des Sssures 
verticales et ronge par les agents atmospheriques, cons- 
titue les parties les plus pittoresques du canton | Schauen- 
burger Fluh, Reicbensteinerfels pres Ariesheim, chäteau 
de Birseck, Pfeflingen). Les calcaires argileux de I'Ox- 
fordien sont exploites, en plusieurs endroits, pour la fa- 
brication du eiment (Lausen, Ringen, Thalhaus pres Bu- 
bendorf). Le Malm superieur est represente uniquement 
et en peu d'endroits (Niederdorf, Wasserfalle) par le Se- 
quanien. Le Cretace manque absolument. 

Les formations terliaires n'apparaissent, dans le canton, 
qu'en larnbeaux plus ou moins etendus, qui se trouvent 
surtout ä l'angle N.-O., pres de Bäle, Binningen, Bruder- 



144 



BAL 



BAL 



hol/, Xherwil, Ettingen, Ariesheim, et appartiennent ä 10- 
ligocene. Ilsse composenl tantötde gres et de sables, tan- 
töl d'argile et de marnes argileuses qui donnent im tres 
bon sol de eulture. L'argile bleue de Neu-Allschwil fournit 
a ileu\ grandes tuileries une excellente mauere premiere. 
Les gres de Neu-Allschwil renferment, en grand nombre, 
des restes de feuilles, dont les plus importantes sonl celles 
du Cinnamomum et du Salix Daphnogene. Les gres de 
rÖligocene manquent dans le S. et le centre du canton. 
Les laml>eau\ lerliaires epargnes par l'erosion appartien- 
ueni a la Nagelfluh jurassique ei au calcaire d'eau douce du 
Miocene: lä premiere est un conglomerat de cailloux roules 
de calcaire, de quartzite et de gres bigarre ; eile recouvre, 
sous forme de langues allant du S. au N., la hauteur de 
liennwil jusqu'auZunzgerhardt, les hauteurs de Känerkin- 
den et "Wittinsburg, ainsiquela colline entre Hesberg,Nuss- 
hof et Sissach. Le calcaire miocene d'eau douce se trouve 
en petite quantite pres de Tenniken, Anvvil, Waidenburg, 
et renferme cä et la beaueoup de mollusques terreslres, 
des dents de mammiferes et des debris charbonneux. 

Le fond des deux vallees principales, Celles de l'Ergolz 
et de la Birse, est forme de depöts de galets et de sables 
de l'epoqueglaciaire. Les terrasses produites par leseauxde 




ton da Bäle-Campagne. Niederschönthal et Füllinsdorf 



fusion desglaciers, apres chaeune des deux grandes periodes 
glaciaires, la « haute terrasse » et la «basse terrasse », sont 
partout f'acües ä distinguer. La premiere, la plus ancienne, 
contient beaueoup de debris alpins (Schanzenau pres de 
Saint-Jacques, gare de Liestal, bains de Bubendorf); la se- 
condeesteomposee,en grande partie.de debris jurassiens. 
C'est dans celle-ci que se trouvent les restes des grands 
mammiferes, comme VElephas primigenius, les Bos pri- 
migenius et priscus; au Hard, pres de Birsfelden, on a 
trouve un bois de renne {Cervus tarandus). 

Un autre depöt de läge quaternaire, le Lcess, d'origine 
eolienne, se trouve ä l'angle S.-O. du canton, puis au Bru- 
derholz et dans les fosses creuses par les tuileries de Neu- 
Allschwil. 11 renferme presque exclusivement des restes 
d'animaux terrestres parini lesquels de nombreuses espe- 
ces de mollusques (Helix, Surcinea, Pupa, Clausilia). On 
trouve, en maintes localites, le Loess modifie etdepouille 
de calcaire (argile du Liess), qui est toujours un bon sol 
de eulture (Spitalwald, pres Ariesheim). A Monchenstein, 
se trouve encore, sur la haute terrasse, un banc de plusieurs 
metres d'epaisseur, compose de gros galets alpins dont la 
formation doit rernonter a une periode glaciaire ante- 
rieure aux deux grandes glaciations. 

Hydrographie. Le plus grand cours d'eau est le Bhin, 
limi'te du canton au N., dontla chute est de 7 m. environ, 
depuis la frontiere du canton, pres d' Äugst, jusque pres de 



la ville de Bäle. II doit elre prochainement utilise par la 
ville de Bäle pour l'obtention de la force electrique par 
l'etablissement d'un grand canal pres d'Augst. Les rivieres 
principales sont l'Ergolz, qui prend sa source ä la Schaf- 
matt et a pour aflluents, ä gauebe, le Homburgerbach, le 
Diegterbach, la Hintere Frenke, la Vordere Frenke; 
ä droite, le Hemmikerbach et le Bickenbächli, puis la Birse 
dans son cours inferieur et le Birsig qui a trois sources, 
dont deux dans le canton de Soleure et une en Alsace. Les 
rivieres et ruisseaux ont, en general, une pente assez forte 
pour pouvoir etre utilises au point de vue industriel, mais 
leur volume d'eau n'est pas constant. En temps de pluie, 
il deviennent trop souvent de redoutables torrents et, pen- 
dant les chaleurs de l'ete, ils sont presque ä sec. Quelque 
petits qu'ils soient, les ruisseaux et rivieres ont exige di- 
vers travaux de protection et de correction (correction de 
la Birse entre /Fsch et Dornachbrugg, canalisalion de la 
Hirse ä son ernbouchure, en commun avec Bäle- Ville 
diguements de la Frenke, du Birsig, etc.). 

Cidture du sol. Ainsi que cela ressort de la strueture 
geologique du sol, la composition chimique des terrains 
est, sur de grandes etendues, favorable ä la Vegetation fo- 
restiere. II y a naturellement des differences ; ä cöte d'un 
sol sec et maigre dans le Muschelkalk, 
on en trouve un tres fertile dans la 
Grande Oolithe ; le Lias est excellent 
pour le chene et le hetre. Le Keuper 
fournit partout un terrain tres propice ä 
la eulture des prairies; il en est de memel) 
des terrains tertiaires du N.-ü. du cantonjjl» 
le Lcess est excessivement fertile, ainsill^ 
que le sable argileux sur le Bruderholz 
et dans plusieurs autres localites de la 
partie inferieure du canton. On comprend, 
d'apres cela, que le canton de Bäle-Cam 
pagne figure parmi les cantons les plus 
riches en forets. La surface couverte 
de bois forme le 34 %• de la superfi 
cie totale ; dans quelques communes la 
Proportion est encore plus forte (Lies 
tal59%, Bothenfluh 52 ° , Waidenburg 
51 %, Arlesheim, Tecknau, Dieptlingen 
50$. 

Dans la partie inferieure du canton 

surtout dans les plaines, la eulture des 

champs et des jardins est tres importante; 

Allschwil est, ä proprement parier, le 

jardin maraicher de Bäle. Les collines 

exposees au S. sont, en plusieurs endroits, 

recouvertes de vignes qui, dans les bon 

nes expositions, ä l'abri de la gelee, pro- 

duisent encore du vin. Cependant, ä la 

suite d'une serie de mauvaises annees 

signalees par la gelee et par la grele, de 

nombreux proprietaires se sont deeides ä arracher leurs 

vignes. 

Le sol du canton se repartit comme suit : 

ha. % 



Forets 

Päturages . . . . 
Pres, champs et jar- 
dins 

Vignes 

Boutes,chemins, cons- 
truetions, cours d'eau 



14 503 
1116 



2'isr,;, 
460 



1 510 



34,2 
2,6 



58,5 
1,1 



3,6 



Total . . 42454 100 

La superticie totale des forets sur le territoire du c — 
ton est de 14503 ha. ; les forets appartenant au canton 
hors de son territoire representent 113 ha., soit, en tout, 
14616 ha., se repartissant comme suit : forets comrnunales, 
10 721 ha., forets appartenant ä d'autres communes. ä des 
coiporations ou des fondations, 501 ha., forets parliculieres, 
3394 ha. Depuis quelque temps l'amenagement rationnel 
des forets est l'objet de soins particuliers ; un forestier 
cantonal exerce la haute surveillance et a, sous sa direc- 
tion, les forestiers communaux ; il se donne, en outre, des 
cours pour forestiers. 27 communes ont des pepinieres de 
319 ha. de superficie. On a fait, en 1899 et 1900, les planta- 
lions suivantes : 



BAL 

1899 1900 

llrtirs 85 920 148 100 plants. 

Bapins blancs .... 45 300 74 400 » 

Bapins rouges .... 36 000 I!) 500 

Pins 5 600 19 950 

Autres arbres .... '23 560 30 650 



MAL 



145 



Total 196 380 292 (ioo plants. 
(in peul distinguer une Höre de la plaine et une 
Bjre de la montagne. La premiere so trouve dans les parties 
basses du canton qui touchent ä la plaine du Haut-Rhin ; 
eile ne se dietingue guere des llores analogues, si ce n'est 
E le fail que quelques plantes typiques des sables y ont 
■netre" depuis la plaine du Rhin et sont remontees passa- 

Ement au S. La Höre des prairies se compose, com 

partout, de nombreusesgramin^esentrelesquellespoussent 
Käme mauvaises herbes, des renoncules (Ranunculus 
Bris, bulbosus, etc.), des dents-de-lion (Leontodon Tara- 
mcum) et de grandes marguerites (Leucanthemum vul- 
Hre); iesdeux premieres transforment souvenl leschamps 
au printemps en une mer de fleurs jaunes. Parmi les 
fcuvaises herbes des champs et les plantes sauvages, il 
faut citer de nombreuses cruciferes, dont quelques-unes 
ont ete introduites recemment par le 
developpement des voies de communi- 
cations modernes et se sont repandues 
dune maniere etonnante (Sinapis arven- 
»•(.«, h'rueastrwni hiranum (introduit), 
ium offlcinale, Capsella Bursa 
Bastoris, Thlaspi arvense, etc.). La Ilore 
des collines et des montagnes est une 
Ilore calcaire typique, identique a celle du 
.Iura dans les autres cantons (Voir art. 
Jura). Quelques plantes alpines ont ete 

s par les glaciers jusque dans la 

Bgion des collines, par exemple VAlys- 
nihiuum (au Reichensteinerfels, 
pres Ariesheim. 490 m.), VArabis alpiiia 
(Schauenburgerlluh, 060 m. Reigoldswil, 
environ 500 m.). 

Parmi les plantes cultivees, citons ia 
pomme de terre et les cereales (froment, 
feigle, epeautre, orge et avoine, dans 
la partie inferieure du canton; grand 
et petit epeautre, froment d'ete, avoine 
et orge dans la partie superieure) ; la vigne 
dans la partie inferieure et tnoyenne (les 
crus les ineilleurs sont ceux de Winter- 
singen. Maisprach, Mönchenstein, Klus 
■res Esch). Les fruits ä noyau et ä 
■Spins sont abondamment cultives dans 
tout le canton et constituent Tun des 
plus importants produits du sol. Les cerises et l'eau de | 
cerises sont, en particulier, l'objet d'une exportation assez 
considerable. 

Les forets sont en grande partie d'essences melangees. 
Les principaux arbres ä feuilles sont le hetre (Fagus silva- 
lica), le charme (Carpinus betulus), les chenes (Quercus 
pedidiciilata et sessili/Iora), l'erable champetre et le plane 
(Acer campeslre et Acer pseudoplatauus) ; enlin, quelques 
especes de sorbiers. Les arbres resineux sont representes 
par les deux grandes especes de sapins, le blanc et le rouge 
(Abies peclinata et Abies excelsa), puis par le pin sylvestre 
il'huis silvestris). Le meleze (Larix europsea) prospere 
encore dans la region des collines. 

II faut citer parmi les buissons des foröts d'arbres ä feuil- 
les, deux emigrants venus du S., le buis (Buxus semper- 
oirens) et le lioux (Hex aquifolium). 

Faune. La faune de ce canton est ä peu pres la meine 
que celle des autres cantons de la region des collines. La 
faune primitive a ete, dans le cours des temps, profonde- 
mi'nt modiliee par lhomme et la civilisation. Un certain 
lioiuhre de grands animaux qui vivaient avec l'homme ä 
l'epoque prehistorique et encore a l'epoque historique ont 
i'ti\ soit cornfiletement detruits, soit chasses hors du terri- 
toire, ainsi le bison d'Europe, Tours, le lynx, le loup. On 
ne Signale plus que de rares apparitions du cerf (Cervus ela- 
phus), mais les magnifiques ramures conservees comme 
trophees de ehasse dans des bätiments officiels, tels que 
I'hötel de ville de Liestal, attestent sa frequence ä une 



epoque relativement röcente. Le chal sauvage (Feiis ca- 
tus ferus) a ögalement disparu de nos foröta ; le dernier 
exemplaire authentique a 6te tue,ilya 15 ans, pres de Rei 
nach. Le renard (Canis vulpes), Beul des grands carnivo- 
res, a räussi ä sc maintenir et, malen', i,. poison, les pie- 
ges et le plomb, il sernble plutöl augmenter, au grand 

d(''scspoir des c hassen rs de lievres, <ln | rouve sc|il especes 

de mustelides: la martre commune (Mustela martes), la 
fouine (Mustela foina), le putois (Mustela putorius), la 

grande et la petite lielelle, (Mustela Itennmra et Mustela 

vulgaris), leblaireau (Meles taxus) el la loutre(£wJra vul- 
garis). Les deux especes de heletles sont les plus com- 
munes; le blaireau cause souvent de grands dommages 
dans les vignes et la loutre dans les ruisseaus poisson- 
neux. Les ongules sauvages ne sont plus representes au- 
jourd'hui que par le chevreuil (Cervus capreolus) et le 
sanglier (SusscrofaJ ; lepremier, autrefois frequent partout 
dans le canton. n'a ete conserve que gräce ä des mesures 
de protection. Le sanglier se rencontre encore ici et la, sur 
tout le territoire du canton, mais sa derniere heure aura 
sans doute bientöt sonne; il sejourne encore en perma- 
nence dans la chaine du lilauen pres de Pfeffingen, et a la 
frontiere argovienne ä IE. 




Le caDton de Bäle-Campagne. Chateau d'. 



Sissachlhih. 



Les insectivores sont representes par une douzaine d'es- 
peces de chauves-souris, le herisson et deux especes de mu- 
saraignes dont l'une, la musaraigne d'eau (Sorexfodiens) 
ravage souvent les etablissements de pisciculture. En fait 
de rongeurs, on trouve partout le lievre (Lepus timidus)et 
l'ecureuil (Sciurus vulgaris) ; le loir commun (Myoxus glis) 
et le muscardin (Myoxus avellanarius) ne sont pas rares, 
mais ils sont peu co'nnus ensuite de leurs moeurs retirees. 
Le surmulot ou rat brun (Mus decumanus) a presque com- 
pletement extermine le rat noir (Mus rattus) qui n'existe 
plus qu"en quelques rares endroits. Le campagnol des 
champs (Arvicola terrestris) cause frequemment d'impor- 
tants domrnages en rongeant les racines des jeunes arbres. 

Le monde des oiseaux est assez richement represente, 
gräce ä la protection des lois et de la population. C'est le cas, 
en particulier, des oiseaux chanteurs dont quelques-uns, 
le merle par exemple ( Turdus merula),se sont si abondam- 
ment multiplies qu'ils deviennent presque une veritable 
plaie pourlesjardinsetles arbres fruitiers. Comme oiseaux 
rares on peut citer, parmi les Rapaces, le grand duc (Bubo 
maximus) et la buse pattue (Buteo lagopus); parmi les 
grimpeurs, le pic noir (Picus martius), qui n'habite plus 
que les parties les plus tranquilles des forets de sapins; 
parmi les passereaux, le rollier (Coracias garrula), le 
casse-noix (Nucifraga caryocatacles). Le süperbe ticho- 
drome (Tichodroma muraria) est un höte d'hiver, qui 
descend de ses retraites alpestres et vient jusqu'a Liestal. 
Presque toutes les especes de pinsons et de mesanges ont 

DICT. GF.OG. — FASC. II — 10 



U6 



BAL 



BAL 



leurs representants; L'hirondelle de rivage (Hirundo ripa- I 
ria), uiii creuse son nid dans les parois escarpees, i-si abon- I 



>'(<i). qu 




meuta malinella. Le phylloxera n'a pas cncore ete signali 
L'ecrevisse (As/act*s fiuviatilis) vit dans tous les 

seaux, mais eile a ete decimee par des ma- 
ladies. Le nombre des mollusques d'eau 
douce est tres petit en raison de la ra- 
pidite des cours d'eau. II y a, en echange, 
beaucoup d'especes d'escargots, dont la 
plus grande, YHelix pomatia, est ramas- 
see en automne et exportee ä bas prix 
au dela des frontieres du canton et de la 



: 



prise sur la route du Blauen 



dante partout. Dans les parties les plus retirees et les plus 
tranquilles des forets nichent encore aujourd'hui le coq de 
bruyere (Tetrao urogallus) et la gelinotte (Tetraobonasiu), 
on trouve, dans la partie inferieure du canton, ou il y a de 
nombreux champs de ble, la perdrix (Slarna cinerea) et 
la caille (Coturnix daclylisonans). L'absence de con- 
trees marecageuses n'est pas favorable aux echassiers et 
aux palmipedes qui sont peu nombreux et sont, pour la 
plupart, des hötes d'hiver; ils deviennent toujours plus ra- 
res ensuite de la canalisation et de l'endiguement des ri- 
vieres et ruisseaux. Le heron cendre (Ardea cinerea) qui 
visite les ruisseaux oü nagent les truites, n'est cependant 
pas une rarete, de meine que la cigogne (Ciconia alba). 
Le canard sauvage (Anas boscfiasj se trouve ä Äugst. 

Quant aux reptiles, le canton abrite deux especes de 
lezards (Lacerta agilis et muralis), l'orvet (Anguis fra- 
gilis) et trois especes de serpents parmi lesquels la vi- 
pere du Jura (Vipera aspis), tres frequente sur les pentes 
calcaires exposees au soleil; la vipere noire (Pelias berus) 
manque totalement. Les empoisonnements, par suite de 
morsures de vipere, sont cependant tres rares. Parmi les 
dix especes de batraciens, la plus repandue est le bot ou 
crapaud sonneur (Bombinator igneus); son cri, qui res- 
semble au son dune clochette de verre, anime agreable- 
ment les soirees tiedes du printemps et de l'ete. 

Si l'on fait abstraction du Rhin, on ne trouve que peu 
d'especes de poissons dans les cours d'eau du canton. Dans 
tous les ruisseaux, on rencontre la truite (Trutta fario), 
dont la couleur varie d'apres la nature du sol ; la conser- 
vation de ce poisson est assuree par l'elevage artificiel qui 
est regle par une loi ; cependant les travaux effectues dans le 
lit et sur les rives des rivieres et ruisseaux la prive de ses 
cachettes naturelles et nuitä son developpement. On ren- 
contre encore, ici etlä, l'omble (Thymallus vulgaris) dans 
les plus grands ruisseaux. Le saumon (Salnw salar) qui, 
precedemment, remontait en automne assez haut dans la 
ßirse et l'Ergolz, est maintenant arrete par les canalisations 
et les barrages. Ces deux rivieres sont habitees par le nase 
(Chiiixirostoma Kasus), le barbeau (Barbus /tuvialilis), la 
chevaine (Squatius cep/talus), le blageon (Squalius Agas- 
sizii), le chabot (Coltus gobio), le goujon (Cyprinus gobio), 
le vengeron (Leusiscus rutilus) et le veron ou blavin 
(Phoxinus varius), etc. En avril, les nases remontent sou- 
vent par milliers la Birse et l'Ergolz ; on les peche en grande 
quantite et on les mange volontiere, malgre leurs innom- 
brables aretes ; quelquefois meme, ä Birsfelden et ä Äugst, 
la peche est si abondante qu'on en nourrit les porcs et 
qu'on les emploie.comme engrais. 

Les insectessont, comme partout, les plus nombreux des 
invertebres. Parmi les insectes nuisibles, il faut citer le 
hanneton (Melolontha vulgaris) dont les annees d'appari- 
tion sont diflerentes dans la partie E. et dans la partie 0. 
du canton, puis le bostriche curvidente (Boslryehus curvi- 
dens) qui a fait beaucoup de mal pendant les dernieres an- 
nees dans les forets de sapin rouge, enfin deux especes 
de papillons, grands ennemis des arbres fruitiers, une pha- 
lene, la Cheimatobia brumata. et une teigne, YHypono- 



Animaux domestiques. La prciniere 
place est occupee par l'espece bovine qui U 
appartient presque entierement a la race || 
tachetee et qui, dans la partie montagneuse I 
du canton, passe l'ete sur les päturages. 
Les familles les moins aisees elevent des 
chevres, mais l'elevage du mouton est sans I] 
importance. Les chevaux sont, en general, [ ( 
de la race des Franches-Montagnes. Le 
porc, de race anglaise croisee, se trouve U 
presque dans chaque maison. Les poules 
sont naturellement de beaucoup les plus 
nombreusos parmi les oiseaux de basse-cour; lescanardsl 
et les oies sont assez rares et ne se rencontrenl que dans |i 
la region inferieure. L'elevage des volailles est, depuis II 
quelque temps, fortement encourage par la sociitc orni- 
thologique; l'apiculture aacquis, dans plusieurs localites, • 
une grande importance. 
L'etat du betau est le suivant : 







Valeur Fr. 


1876 1886 


1896 


1896 


Chevaux 2 085 2 027 


2 323 


1 865 000 


Betes ä cornes ... 14 739 17 669 


19912 


7 386 260 


Porcs 3 906 4 679 


6 679 


484 910 


Moutons 2 806 2 200 


1423 


35 700 


Chevres 4 817 5187 


5 774 


152 480 


Buches d'abeilles . . 5152 4 628 


5 949 


107 080 




10 031430 


Valeur totale du betau (sans les ruches d'abeilles) pour 


1896, fr. 9924350; par habitant, fr. 154 
On compte en 1896, sur 1000 h. : 










Districts : Arles- Lies- Sis- 


Waiden 


- Canton. I 


heim. tal. sach. 


bürg. 




Bace bovine . . 187 265 428 


474 


308 


Chevaux .... 41 34 31 


35 


36 


Porcs 113 75 113 


108 


103 


Moutons .... 28 11 15 


37 


22 


Ruches d'abeilles. 51 87 135 


128 


92 


Chevres . . .46 77 144 


174 


89 : 



Les particuliers et le canton s'interessent activeinent 
au developpement de l'elevage du betail. Le canton possede 
5 associations d'elevage, dont les produits ont obtenu 
fr. 4238 de prix en 1898. Pour le petit betail, il existe deux 
associations d'elevage de chevres. Les sommes allouees en 
faveur de l'elevage du betail et de l'agriculture se montent. 
en 1899, par le canton, ä fr. 30 320,'par la Confederation, 
ä fr. 22553, total, fr. 52 873 (annee 1898 total, fr. 48840, 
en 1897, fr. 49 950). 

La chasse et la peche appartiennent aux communes. 
Celles-ci en permettent l'exercice sur leur territoire. soit 
par location, soit par la delivrance de patentes : la location 
se fait habituellement pour une duree de 6 ans; seules 2 ou 
3 communes delivrent des patentes. Les recettes appartien- 
nent entierement aux communes. Elles se sont montees : 
Chasse. Peche. 

1890 6007 Fr. 3818 Fr. 

1895 9937 » 7080 » 

1897 5427 » 4695 » 

1899 10946 » 6645 » 

II existe 73 chasses communales, 1 chasse privee et 80 
locations de peche. 

Au commencement de 1899, on comptait 10 etablisse- 
ments de pisciculture avec un produit total de 301 000 
reufs de truites qui ont donne 273550 alevins. En 1899 on 
a lache 256050 alevins dans les cours d'eaux du canton. 
Outre les truites, on a eleve 17500 saumons, 1912000 
saumons bätards et 303 500 ombles. (Voir encore l'arlicle 
Faune.) 



BAL 



HAI, 



147 



tlimat, Le climat de Bäle-Campagne est, en gene>al, 
,lou\. Les endroits d une altitude de 260-280 m. et situes 
au bord du Rhin sont les plus favorises. Gräce ä la^faible 
.. ] 1 1 r 11 . 1 . - , l.i moyenne de la temperature annuelle y est plus 
flevee que dans les contrees du Sud. Tandis que l'hiver 
Sbne encore dans ces dernieres, les bords du lihincom- 
mencent dejä ä venlir. 

I,, peste du canton cependant, c'est-ä-dire la partie 
S.o. du Jura, appartienl egalement aux contrees privile- 
Aes de la Suisse. La Foret-Noire,au N.-E. et les dernieres 
mnifications du Jura forment une muraille protectrice 
■ntre les vents froids du N.-K. et de l'E. et au S., lachaine 
im .Iura est tm rempart de la plus grande importance pour 
i,, eiimat de Bäle Campagne. Les pluies apportees par les 
-..•in-, du N.-O. arrosent abondamment toute lacontree. Les 
■jpntagnes ne sunt pas assez elevees pour garder assez 
hngtemps la neige et influer defavorablement sur la 
Umperature de Pete. Klles sont cependant assez hautes 
mur barrer la route aux brouillards qui s'etendent, au 
mjntemps, pendant de longues semaines, sur tout le Pla- 
uti: suisse. Ces diverses circonstances fönt que le climat 
dt Bäle-Campagne^ne presente pas de trop brusques con- 
trastes. 

Aux fdifferences d'allitudes corresponilent, naturelle- 
laeht, des differences dans la temperature, dans la den- 
sity de la population et dans la preeipitation moyenne des 
ptaies. C'est ce qu'on peut facilement constater par le 
tableau suivant. 

I i temperature moyenne du jour es' 



ile ('270 m.) >i 

28 
9 35 
17°86 
9°45 



»ngle a Laojsnbmrk (713 
m.i an S. du C. 

3°03 
5°95 
14°32 

6°57 



Hiver - 28 - l°lü 

Printemps ... 9 35 7°94 

11, 17°86 16° 17 

1 Automne . . . 9"45 8°48 

Annuellement. . 9°10 7°88 5°95 

<ii -eeipitation d'eau mensuelle est de (moyenne des 

1883-1X97) : Bäle 734 mm., Buus, 1012 mm. Lan- 

uck 1 103 mm. {Die forstlichen Verhältnisse im Kan- 

r.nsellanil. Liestal, 1898. Edite par le Departement de 

I Interieur.) 

Population. II est certain qu'un canton campagnard 
comme Bäle-Campagne, qui n'a pas de grand centrecom- 
:ial, n'olTre pas le meine interet statistique qu'une 
■ die comme Bäle, par exemple, dont le developpement est 
■im et rapide. La population de Bäle-Campagne pre- 
sente une augmentation lente, mais reguliere, comme le 
montre le tableau suivant : 

Districts. 
irlesbeim. Liestal. Sissacb. Waldenburg. lüle- 
Nombre de com- Campagoe. 

munes .... 16 14 29 15 74 

IW 12003 11792 14331 9759 47 885 

1888 21903 14753 15701 9584 61941 

% 35,3 23,8 25,4 15,5 100 

1900 
Menases .... 5359 3200 3362 1829 13750 
Uabitants . . . 26416 16092 16564 9379 68451 
% 38,4 23,6 24,2 13,8 100 

Le district montagneux de Waidenburg et celui de Sis- 
sach restent plutöt stationnaires ; c'est ä peine si le nombre 
des naissances et des immigrants balance celui des deces 
et des emigrants. Dans de plus grandes localites, Lieslal, 
par exemple, l'accroissement a ele tres lent pendant Ja 
| Periode 1870-80 et plus tard encore. L'accroissement est 
isurtout sensible dans les grandes communes du district 
I Arleslieim situees dans le voisinage de Bäle oü l'immi- 
jration est tres importante gräce ä l'industrie qui s'est de- 

i'loppee dans ces contrees. Cet aecroissement ressort 
(mieux encore des indications suivantes : 

Aecroissement °%o. 

Districts 1850/60 1860/70 ) 870 80 18X0 88 ia50/88 
Griesheim . 16 8,9 25,4 11,6 15,7 

Lieatal. . . 3,4 7,6 9,3 2,4 5,8 

^issach . . 5 2,1 -0,9 3,3 2,4 

Waiden bürg . 2,4 -1,5 -4,4 1,9 -0,5 

anton. . .• 7 4,7 9,2 5,7 6,7 

Luisse ... 3,7 5,1 



c esi aussi le district d'Arlesheim qui est le plus peuple 

en IXXX, tm y COmptait par km- : 

dans le district d'Arlesheim 23-2 h. 

» de Liestal . . 180 h. 

■I de Sissaeli . 112 h. 

de Waidenburg 91 h. 

dans le canton 147 lt. par km'-'deterritoire. 

i) 153 h. " ie terra* preilotllra 

()n compte sur le total de 61914 h. : 30297 hommes, 
31644 i'emiiies, c'est-ä-dire 48,9 % des premiers et 51,1 % 
iles derniers. Le sexe femimin predomiDe comme partout 
ailleurs. 

Au point de vue religieux, la population se divise 
comme suit (1888) : 

Protest. Cathol. Isi ael. utrti cootMi Total. 
Arlesheim. . 1 1 250 10574 46 33 21903 

Liestal . . 13 1811 I 301 89 114 14J753 

Sissa.li . . I'i'.ll'. 756 30 I 15 701 

Waidenburg. 9_345 230 9 9 5x1 

Total . . . 48 698 12 921 165 157 61941 

% . . . . 78,6 20,9 0,3 0,2 100 

Le grand nomine de catboliques, dans le district d'Ar- 
lesheim, comparativement aux autres parties du pays, pro- 
vienlde ce que 9 communes de ce district ont apparlenu 
jusqu'en 1815 ä l'Evöche de Bäle. 

Sur 1000 h. on complait dans le canton : 

en 1850 en 1900 
l'rotestants . . . 811 767 

Catholiques ... 186 230 

Comme on levoit, le nombre relatif des protestants a di- 
minue au prolit des catholiques. On rernarque le meme 
phenomene dans tous les cantons protestants de la Suisse. 
II n'y a qu'une petite proportion d'habitants parlantune 
langue autre que l'allemand. La population d'origine ita- 
lienne a cepennant sensiblement augmente de 1890 ä 1900, 
une quantite d'ouvriers italiens elant venus s'etablir ä 
proximite de Bäle, ä la frontiere du canton. 
On comptait dans le canton : 

en 1888 en 1900 \ n . »» äimio. 
Orig.de leurs com. d'hab. 29 302 27 593 -1709 

D'autres communes . . 14 737 17 000 +2 323 

Suisses d'autres cantons 13 087 16 493 +3 406 

Etrangers 4 815 7 548 +2 733 

Total . 61941 68 694 +6 753 

Excedant des naissances sur les deces : 
en 1871/75 1870/80 I8XI/X5 18X0/90 1X91/95 1896 1897 
520 096 023 692 745 877 884 

°% 8,7 9,9 8,9 9,9 11,8 13,5 13,6 

Deces sur 1000 h. : 

1387 1377 1272 1162 1182 1075 1105 
25 23,7 21,1 20,3 18,6 16,6 17 

Industrie. Le canton de Bäle-Campagne peutetre compte 
au nombre des cantons industriels, car le 50 % de sa po- 
pulation est oecupe dans l'industrie (8421 hommes et 
7316 femmes, total 15737 personnes). 

La plus ancienne industrie du pays et la plus impor- 
tante est celle des rubans de soie, la passernenterie. Elle 
ne vit que conjointemnt avec celle de Bäle-Ville, dont eile 
doit partager les crises, dues aux caprices de la rnode. 
La fabrication des rubans de soie est centralisee dans une 
douzaine de grandes et de petites fabriques de la partie 
superieure du canton (le district de Sissach en premier 
rang), toutessoumises ä la loi federale sur les fabriques et 
se trou.vant pour la plupart, dans les mains de fabricants 
bälois. Cependant cette industrie est decentralisee dans la 
partie superieure du canton et s'exerce comme industrie 
domestique. Le tisseur (Posamenter) va chercher sa ma- 
uere prmiere dans les fabriques de Bäle-Campagne, ou 
bien eile lui est apportee ä domicile par les soins des eta- 
blissements de Bäle-Ville. Les relations entre le fabricant 
et le tisseur sont placees sous le contröle d'un inspecteur 
(Stublläufer), qui visite les metiersdans les habitations. En 
genöral, la position des tisseurscampagnards est loin dYtre 
brillante, l'industrie de la soie subissant de frequents chö- 
mages. Cependant, ä cöte du tissage, les ouvriers en soie 
s'oecupent habituellement d'agriculture, pour laquelle ils 
se fönt aider par leurs enfants des deux sexes. Dans leg 
villages des hauts districts, on entend, dans chaque habi- 



1-48 



BAL 



BAL 



tation. le bruit monotone des mutiere. On remarque aussi 
que les maisons y sont, en general. plus elevöes qu'ailleurs 




Le eanton de Bale-Campagnn. La Chaudir*re (Kessel) de l'Ergolz 



aans la campagne. Le metier ä tisser exige une certaine 
hauteur ; c'est ainsi que l'industrie a influe sur le mode 
de construction des maisons. Dans le Birseck, nous ne 
trouvons pour ainsi dire aucune industrie domestique ; le 
faible eloignement de la ville et les facilites otTertes par les 
trains d'ouvriers fönt que les ouvriers, et surtout les ou- 
vrieres, preferent aller travailler directement dans les 
fabriques de la ville. 

Le nombre des etablissements de l'industrie textile sou- 
mis ä la loi sur les fabriques est de 18 (dont une lilature 
de laine et une fabrique de drap). Le nombre des ouvriers 
travaillant dans cette industrie etait, en 1888, de 9761 dont 
6182 femmes et 3571* hommes ; 15 981 personnes vivent du 
produit de cette industrie. 

En 1888, le 62 % de tous les travailleurs industriels 
s'occupaient de la fabrication des tissus. 

Une industrie dependant directement du sol est celle de 
la terre cuite et de la fabrication des tuiles. La matiere 
premiere setrouve surtout dans la Birseck (voir Geologie), 
ä droite etägauchedu Birsigjusqu'ä Neu-Allschwil. Dans 
le district d'Arlesheim, on compte 6 grandes tuileries me- 
caniques soumises ä la loi sur les fabriques, et une quan- 
Üte de petites tuileries ä main. Ces dernieres annees, les 
fabricants de terre cuite ont eu une Situation diflictle. En- 
suite de la quantite de constructions nouvelles faites ä 
Bäle, de nombreuses tuileries se fonderent, parmi les- 
quelles d'importants etablissements; il s'ensuivit une 
concurrence intense qui abaissa de beaucoup les prix, 
mais sans succes. En 1900, les fabricants se sont enfin reu- 
nis pour relever les prix. A Lausen se fabrique la poterie 
line, dans le Birseck la vaisselle ordinaire. 

Les scieries et les rnenuiseries mecaniques sont nom- 
breuses. Elles utilisent la force fournie par les ruisseaux 
et les rivieres. La richesse en forets du canton permet de se 
procurer le bois ä bas prix. 1000 personnes environ sont 
employees dans l'industrie du bois, c'est-a-dire presque le 
16 % des travailleurs. II existe 12 grands ('-tablissements 
soumis ä la loi sur les fabriques. 

L'horlogeriefWaldenburgetenvirons, Maisprach), occupe 
environ 400 personnes (270 hommes, 130 femmes). 

Les deux villages de Muttenz et de Pratteln, situes ä 
proximite de Bäle, sur les lignes ferrees du Central et du 
Nord-Est, semblent appeles ä devenir des centres indus- 
triels. Le bas prix et l'abondance des terrains, aussi bien 
que leur position favorable sur deux lignes de chemin de 
(er, attirent les industriels bälois qui trouvent lä la main 
d'uuvre ä bon marche. On compte ä Pratteln (Schweizer- 
halle) et ä Muttenz, parmi les grands ('tablissements : 5 



fabriques de produits chimiques ; une de chicorce, un da 

blissement de construction de ponts, une fabrique de car- 

ton bitume, une fabrique de materiaux de 

construction, une zincature, une fabriqut 

de meubles, etc. 

Liestal, avec ses 25 fabriques, forme un 
autre centre industriel. 

La plus grande entreprise du canton 
est celle de la Societe d'electricite Alioth 
ä Mönchenstein, avec 900 ouvriers ei 
employes et une produetion d'environ f 
millions de francs par an. 

On comptait, le 31 decembre 1900, les 
('■tablissements suivants, soumis ä la loi sur 
les fabriques : 12 fabriques de produits 
chimiques, 12 tisseries de rubans de soie. 
4 lilatures de soie, 12 scieries, 1 parque- 
terie, 7 fabriques de machines (1 de velo- 
cipedes), 7 d'horlogerie, 8 de poteries et 
tuiles, 6 de eiment et d'objets en eiment, 
4 brasseries, 8 imprimeries, 3 fabriques 
de produits alimentaires, 2 de chaussures, 
2 de draps de laine, 2 fonderies,8 autres 
(•tablissements ; total 98 fabriques avec 98 
chaudieres ä vapeur et 5 laudiere* 
tubulaires. La Societe suisse des proprie- 
taires de chaudiere